mercredi 6 novembre 2024

MAKE AMERICA TRUMP AGAIN # 1 : “Petite leçon de géopolitique”, LJ©2024

La farce tranquille est en marche.

C’est officiel, Trump est de retour. Le mercredi 6 novembre 2024, le milliardaire à la mèche improbable a été réélu pour un deuxième mandat, prêt à devenir le 47ème président des États-Unis. Et pendant qu’il remet ses pantoufles dans le Bureau ovale, le téléphone rouge entre la Maison Blanche et le Kremlin risque de chauffer comme un vieux grille-pain soviétique.

D'ailleurs, Trump et Musk, ce tandem improbable, sont depuis longtemps soupçonnés d'entretenir des liens très cordiaux avec la Russie de ce bon vieux Raz-Putin. Mais qui pourrait les accuser "d'intelligence avec l'ennemi" ? Rappelons-le, les États-Unis ne sont pas en guerre (officiellement). Quant à fermer les robinets du pétrole russe ? Laissez-moi rire. Ça n’a jamais vraiment été au programme.

On imagine déjà Musk, le messie de la tech, en parfait intermédiaire au service de Trump, multipliant les appels Zoom à Moscou pour organiser un rendez-vous secret entre TRUMP et Raz-Putin, quelque part en Suisse ou ailleurs. Et pourquoi pas un joli "pacte de non-intervention" à la clé assorti d’une immunité à vie pour Poutine devant la Cour internationale ? La question ukrainienne serait vite réglée, enterrée sous quelques accords bilatéraux et promesses pour Raz-Putin de ne jamais être jugé pour ses crimes de guerre. 

Macron, le témoin silencieux des accords qu'il n'a jamais vus venir

Et bien sûr, dans cette comédie géopolitique, notre cher Emmanuel Macron se verrait peut-être invité, histoire de faire acte de présence. La France, éternelle médiatrice ? Peut-être. Mais n’oublions pas que nos "grands diplomates" d’antan ont été remplacés par une nouvelle génération, fraîchement sortie des grandes écoles et tout aussi prétentieuse qu’inculte. Les négociations se feront avec ou sans Macron, mais il pourrait être là, sourire crispé, pendant que les grands s’amusent à redessiner la carte du monde.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Macron a posté un message sibyllin sur "X" (l’ancienne Twitter, pour les nostalgiques) pour "féliciter" Trump tout en assurant être prêt "à travailler ensemble, comme nous avons su le faire pendant 4 ans… avec ses convictions et les miennes". On peut presque sentir le sous-texte : "Je sais que tu ne m’inviteras jamais car je te casse les couilles, comme avec Raz-Putin, mais j’essaie quand même de garder un pied dans la porte."

L’Ukraine : la grande oubliée de la diplomatie de salon

Zelensky, lui, peut faire une croix sur sa prochaine invitation à Washington et je ne l'imagine pas venir signer sa capitulation à la Maison Blanche. En attendant, le président ukrainien peut compter sur les vagues encouragements de Macron et sur quelques canons Caesar en Ukraine (ceux qui fonctionnent encore, bien sûr). Quant aux Mirages 2000, ils sont aussi rares dans le ciel ukrainien que la lucidité dans cette situation. Les pilotes des bombardiers russes doivent trembler d'effroi.

Parce que soyons clairs, Trump n’a que faire de la "souveraineté nationale" de l’Ukraine. La scène est déjà montée, le décor est planté : Trump, Raz-Putin, et Musk dans les coulisses, prêts à se jouer des frontières européenne à coups d'accords plus ou moins secrets. Les réactions de Zelensky ou de Macron ? Peu importe. Les vraies décisions sont prises entre "grandes puissances militaires", et tant pis pour les autres.

L'Europe en roue libre : entre incompétence et apocalypse

Et que dire des Européens ? Incapables de gérer une crise sanitaire comme le COVID, désorganisés face aux inondations catastrophiques en Espagne, et toujours prompts à envoyer les militaires bien après la bataille, histoire de bloquer les routes une fois les dégâts faits. Ce ne sont pas ces secours-là qui se montreront efficaces en cas de catastrophe nucléaire. Soyons honnêtes. Les Ukrainiens, eux, font preuve d’un courage que l’Europe a enterré sous des montagnes de bureaucratie et de discours creux.

Pendant ce temps, Raz-Putin, vicelard, attend son heure. Peut-être même espère-t-il l'élection de Marine Le Pen en 2027 pour finaliser son petit chef-d’œuvre géopolitique. Quant à Macron, il pourrait bien quitter la scène avant même la fin de son mandat, écrasé par ses propres contradictions.

Avec Trump de retour à la barre, Raz-Putin a toutes les cartes en main pour obtenir un "pacte de non-agression" qui clouerait l'OTAN au sol et interdirait le déploiement de nouvelles armes américaines en Ukraine. Simple comme bonjour.

"Make URSS great again !" Et tant pis pour nous.

Ah, l'ironie de voir le slogan "Make America Great Again" devenir un outil pour restaurer la grandeur de l'ex-URSS. Pendant que Trump se pavane et que Musk jongle entre ses ambitions spatiales et diplomatiques, l’Europe continue de jouer aux échecs avec des pièces en plastique face à des adversaires qui se jaugent avec la puissance de leurs missiles intercontinentaux. Le monde est un grand cirque, et nous, nous  sommes les dindons de Thanksgiving. Ah oui, tout était écrit :  "Merde in AMERICA", et plus que jamais, "merde in EUROPE".



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