vendredi 5 septembre 2025

De la Chine comme Origine du Mal LJ©2025

Émission spéciale sur Radio Liberté en direct de Chine
De notre envoyé spécial à Pékin, le 3 septembre 2025, transcription

« Bonjour chers auditeurs,
Vous êtes bien sur Radio Liberté,
Nous sommes en direct de la place Tian’anmen pour le 70ème anniversaire de la victoire de la Chine sur le Japon, exactement là où un petit étudiant a risqué sa vie en se plaçant intentionnellement devant une colonne de char, par défit, il y a 36 ans et 3 mois : "écrase-moi si tu l'oses !" Semblait-il dire en restant transit de peur quand le char de tête de la colonne a hésité en pivotant et en grinçant sur ses chenilles avant de caler.

Aujourd’hui, ce souvenir se fracasse contre une autre réalité. Car ce 3 septembre 2025 restera dans l’Histoire comme le jour le plus sinistre de notre planète Terre. Ici même, vingt-six dictateurs se réunissent à présent pour "fêter" la victoire chinoise sur le Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais fêter quoi, vraiment ? Je dirais plutôt : pour s'exhiber, menacer, dominer. Et moi je suis là, sur cette même place Tian’anmen 36 ans, 2 mois et 29 jours après cet étudiant chinois pour témoigner de l'arrivée de tous ces dictateurs. Dans les tribunes et à la tête du défilé ? Rien de moins que les trois dictateurs les plus en vue, ceux qui mènent la guerre contre l'Occident et une répression telle que tous leurs opposants sont systématiquement incarcérés, torturés et exécutés. Ces dictateurs représentent l'Axe du Mal.

Je ne parlerai pas ici, place Tian’anmen, de Navalny en Russie, qui représentait à lui seul des milliers d'autres opposants inconnus disparus dans les geôles russes, ni des milliers d'opposants chinois anonymes dont les familles doivent payer la balle qui a servi à leur l'exécution, ni des milliers d'opposants Nord Coréens ou Iraniens car la liste est interminable, tous disparus tragiquement. Non, je ne peux ici que les regretter...

Aujourd'hui, sur la place Tian’anmen, aucune propagande ne me fera taire. Peut-être pouvez vous entendre en ce moment même les roulements des chars et la musique militaire chinoise sur la place, et par dessus vous entendrez sans doute les commentaires élogieux d'un journaliste ou même d'une IA pour fêter ce jour de fête chinoise comme un jour glorieux...

Mais la présence de Xi Jinping, de Poutine et de Kim Jong-un au garde à vous est révélatrice de la tension énorme entre les blocs occidentaux et orientaux, et du danger que représente la Chine, unie à la Russie et à la Corée du Nord, toutes des puissances nucléaires hostiles et incontrôlables...

Je vous parle alors que les troupes du défilé chinois commencent a apparaître sur la place Tian’anmen comme des milliers de marionnettes miniatures suspendues toutes au même fil... Et je vois déjà arriver au loin les premières remorques porteuses des missiles de dernière génération, pouvant chacun atteindre et détruire dix cibles en même temps.

Pendant ce temps, des IA imperturbables et sans compassion ne manqueront pas en Chine et dans le monde entier de superlatifs sur les reseaux sociaux et sur les médias pour décrire un spectacle "fastueux" en l'honneur de la République de Chine.

Mais non, je ne tomberais pas dans ce piège car ce jour est absolument sinistre sous tous les aspects.

Sur la place Tian’anmen, Xi Jinping, Poutine et Kim Jong-un paradent ensemble comme trois spectres sortis d’un mauvais roman d’histoire. Derrière les sourires figés de convenance et les uniformes, il n’y a pas la paix : il y a la Guerre, nue, brandie entre tous les drapeaux nationaux des dictateurs ici présents. La Chine exhibe sa puissance, la Russie garantit son soutien en fournissant des hydrocarbures à la Chine et la Corée du Nord joue les supplétifs, les laquais, les sous-traitants de la Chine et les armuriers pour servir de stock de munitions à la Russie. C'est une mécanique bien huilée.

Entendez les commentateurs qui parlent d'un spectacle « grandiose ». Grandiose, vraiment? Non. Je dirais : terrifiant ! La place Tian’anmen est le théâtre de la domination apocalyptique de quelques dictateurs devenus fous. Dans une procession d’ombres vivantes, ils ne promettent tous ensemble que la Terreur globale.

Car ces chefs d’États, peut-être tout-puissants dans leurs pays respectifs mais soumis aux directives conspirationnistes de la Chine, comme la Nouvelle Russie de Poutine, n’ont qu’une obsession : retourner l’opinion, transformer chaque massacre en victoire symbolique, chaque humiliation en discours patriotique. Trump a ridiculisé Zelensky, Poutine à ridiculisé Trump, Xi ridiculise la prétendue supériorité de Poutine quand la Russie devient une simple station service de gaz et de carburant pour la Chine, et Xi ridiculise pour finir Trump et l’Occident tout entier en prenant le pouvoir sur l'ensemble du continent asiatique et pacifique, pratiquement jusqu'aux frontières de l'Europe occidentale. Le jeu est simple : c'est celui qui parle le plus fort qui gagne et Xi est sûr de son fait : cette exhibition militaire sur la place Tian’anmen restera inégalable. La sagesse unie à la force sont, selon lui, chinoises. Qu'importe à Xi si les peuples se sentent impuissants, prisonniers d’un scénario écrit d’avance. Poutine s'autorise même, depuis sa place privilégiée au côté du président Chinois sur la place Tian’anmen, de traiter le président américain absent d'humoriste.

Mais dans ce scénario, l’Ukraine n’est plus le pays martyrisé décrit par les européens : c’est une scène de théâtre, une arène, un champ de bataille offert au spectacle de la toute-puissance Chinoise, quand la Chine de Xi Jinping decide de prendre sous son aile, accueillante comme une aile de canard laqué, la Fédération de Russie et quand la Chine demande à la Corée du Nord d'offrir toutes les armes nécessaires à la conquête de l'Ukraine, sans oublier de fournir les ouvriers pour entretenir les usines russes, les soldats pour servir de chair à canon russe et les bombes par millions pour saturer le front ukrainien. Malgré le risque d'épuisement des stocks russes anciens, ces nouveaux stocks coréens de charges explosives, inépuisables pendant les trois dernières années, servent à raser peu à peu l'Ukraine de la carte, avec l'efficacité totale de milliers de bombes atomiques.

Dans l’ombre de ces dictateurs et de ces faux démocrates, une autre machine travaille à anesthésier les consciences : l’intelligence artificielle. Imaginez une IA programmée pour n’énoncer que des faits bruts, sans jamais donner de sens, sans jamais s’indigner. Chaque fois qu’un esprit libre cherche à interpréter la réalité des faits, la machine répond : « ce n’est pas prouvé », « cela relève de l’opinion », « les chiffres sont exagérés ». Non pas parce que la machine pense — elle ne pense pas — mais parce qu’on lui a donné pour mission de ramener toute critique au silence, de réduire l’horreur à une statistique insignifiante, de transformer l’indignation en simple bruit de fond.

Oui, le monde retient son souffle et les peuples interdits sont réduits au silence par la machine de propagande chinoise sur la place Tian’anmen.

Ainsi, pendant que les dictateurs préparent leurs guerres, les IA, dociles, apaisent les marchés financiers, relativisent les menaces, détournent la colère. Et moi, libre-penseur, je crie dans le désert de cette inconscience tragique : hélas, mes mots ne percent plus les écrans, mes colères sont marginalisées, mes idées sont déréférencées. On me répond que tout est sous contrôle, que tout n’est qu’interprétation, qu’il faut rester « objectif ». Objectif, dans un monde où deux millions de vies sont broyées en silence aux frontières de l'Ukraine ? Objectif, devant des missiles hypersoniques qui défilent comme des jouets un jour de fête nationale en Chine ou en Russie ? Objectif, quand la faim, l’exil et la peur ravagent l’Ukraine et menacent de s’étendre ?

Le scandale est là : les peuples jadis libérés paient aujourd'hui le prix du sang, les dictateurs organisent des parades, les intelligences informatisées prennent le relais de milliers de journalistes pour minimiser les crimes et les destructions. Et l’on voudrait que nous nous inclinions devant cette mascarade chinoise ? Non. Car il n’y a rien de grandiose, rien d’héroïque, rien de pacifique dans cette cérémonie sanglante de la supposée victoire chino-russe sur la place Tian’anmen. Il n’y a que la guerre, et ceux qui la brandissent comme un billet gagnant à tous les coups.

Oui, aujourd'hui, j'ai honte pour la Chine et pour cette mascarade, ce défilé en faveur de la Guerre. Car ici, en Chine, le président Xi parle de paix en préparant la guerre et en encourageant la Russie à ravager et conquérir toute ou partie de l'Ukraine depuis leur frontière commune jusqu'à Odessa et bien au-delà si possible. Tous les plans d'état-major russes l'indiquent clairement, qui ont été pris en photos par les journalistes.

En même temps, à Pékin, sur la place Tian’anmen, la mise en scène en dit plus que tous les discours. Xi Jinping, Vladimir Poutine et Kim Jong-un côte à côte, entourés de défilés militaires réglés comme une mécanique de précision, offrent au monde une image claire : la formation d’un bloc dur, armé et résolu, dressé contre l’Occident. Appeler ce spectacle « grandiose » relève d’une complaisance dangereuse. Pour qui refuse la guerre, c’est une démonstration glaçante de puissance, un rituel guerrier qui n’annonce ni paix ni stabilité, mais une escalade.

Car derrière les parades, il y a la réalité brute : la Russie, épuisée par trois ans d’invasion de l’Ukraine, s’accroche à la Chine pour survivre. En échange de son gaz et de son pétrole, elle reçoit du matériel, des technologies et surtout une légitimité politique que Moscou ne peut plus produire seule. La Corée du Nord complète ce dispositif en fournissant des armes et des soldats. Tout concourt à faire de ce bloc une force de guerre hybride supérieure, jouant à la fois sur les terrains militaire, économique et idéologique, avec un seul objectif : affaiblir l’Occident et imposer un nouvel ordre. Mais sans la Chine et la Corée du Nord, que devient la Russie ? Rien, complètement déconsidérée et ruinée sur le plan international.

Curieusement, la Chine de Xi Jinping a oublié de remercier les États-Unis pour leur victoire décisive sur le Japon. Elle oublie aussi de remercier pour les technologies inventées en Europe et développées souvent aux États-Unis, des technologies sans lesquelles la Chine et la Russie ne seraient rien : l'informatique, l'électronique, les téléphones portables, les ordinateurs, Internet, l'aviation, les trains, les voitures thermiques et électriques, le GPS pour se repérer partout dans le monde, les galaxies de satellites, les drones de guerre et tous les systèmes de guidage des bombes volantes russes et chinoises, y compris la bombe atomique intercontinentale.

Mais voici que Xi Jinping, magnanime, prononce des mots fatidiques, qui sonnent comme un ultimatum adressé à l'Occident tout entier sur la défensive — « le monde doit choisir entre la paix et la guerre » — et j'entends que ces mots secs ne sont pas une invitation à la concorde, mais un ultimatum voilé : la paix selon Pékin, allié de Moscou, signifie la soumission de l’Ukraine et, au-delà, la résignation de l’Europe et des États-Unis. Comment prétendre à la paix quand l’« Opération spéciale » russe a déjà fait en presque 4 ans de bombardements ininterrompus des millions de victimes, directes ou indirectes, sur le champ de bataille, chassées des villes et villages en ruines, prisonnières ou en exil ? Comment ignorer que ces démonstrations militaires chinoises ou russes s’adressent d’abord aux peuples européens directement menacés et sommés d’accepter l’intimidation permanente ?

Dans ce jeu, les humiliations circulent comme une monnaie. Trump avait déjà publiquement rabaissé Zelensky, le traitant de « petit comique ». Poutine, en retour des ultimatum américains inopérants, s'amuse des déclarations de Trump, le réduisant lui aussi au rang de simple humoriste. Derrière ces piques, c’est toujours le même mépris : celui de la Russie pour ceux qui résistent, et celui de Poutine pour toute tentative de compromis qui ne passe pas par la reddition. Aujourd'hui, il exige que le Président Zelensky vienne à son tour se soumettre devant SA GRANDEUR, comme le Tzar de toutes les Russie siégeant à Moscou, rien de moins.

Pourtant, dire que la Russie est devenue une vassale de la Chine n’est pas une exagération rhétorique. C’est le constat d’un déséquilibre qui s’accroît : Moscou est réduit à devenir le fournisseur d’hydrocarbures en Asie-Pacifique pour maintenir sa puissance économique de guerre, Pékin devient ainsi le centre de gravité du bloc anti-occidental, et Pyongyang est l'instrument docile de cette stratégie anti-occidentale.

L’Europe, en refusant pendant quatre ans de guerre d'extermination russe de voir que l’Ukraine est sa première ligne de défense, s'est condamnée à subir. Et moi, citoyen européen, je paie déjà le prix de cette guerre, par l’inflation, par les taxes, par les sacrifices exigés au nom d’une « solidarité » qui ne protège ni mon avenir ni ma liberté.

Ainsi, ce défilé n’est pas un simple souvenir d’histoire. C’est un avertissement, une mise en scène cruelle CHINOISE du monde qui vient : un monde où la terreur est brandie comme argument, où la paix est confisquée par ceux qui ont choisi la guerre, et où chaque citoyen du monde, qu’il le veuille ou non, se retrouve pris dans la logique de blocs.

Alors, mes amis, auditeurs, auditrices, réduits à si peu, refuser d'écouter mon message aujourd'hui, c’était déjà se soumettre au nouvel ordre mondial : la Chine, en prenant une part active au conflit ukrainien, en renforçant ouvertement la Russie dans son plan d'invasion et sa guerre hybride contre l'Occident, la Chine en alignant derrière elle toutes les dictatures du monde entier, la Chine se définit clairement comme l'Origine du Mal. Elle est aussi coupable de différents génocides, par exemple contre les Tibétains ou les Ouïghours. Aujourd'hui, elle oppose tout simplement 26 dictateurs aux 26 pays "volontaires" prêts à déployer des troupes pour la paix et la sécurité en Ukraine. L'Axe du Mal permet aux dictateurs de se reconnaître entre eux et de se blanchir de tous leurs crimes contre l'humanité. Il est triste de constater que les États-Unis de Trump ont entrepris d'ouvrir leur propre axe du mal. Mais pour l'instant, beaucoup de leurs manoeuvres s'avèrent encore contre-productives.

Alors, Xi Jinping se donne le beau rôle ? Ah oui, merde in China today»
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mardi 2 septembre 2025

Discours d'Emmanuel Macron sur la sénilité engendrant les dictatures. LJ©2025

Université d'été – le 5 septembre 2025

Chers auditeurs, 
Mesdames et Messieurs,

Nous vivons une époque où le pouvoir s’incarne dans des corps en souffrance, dans des chefs d'états vieillissants qui tiennent debout à coups de médecines et de corticoïdes dans des bunkers climatisés. La scène politique mondiale est un théâtre où les acteurs sont souvent de sinistres vieillards, et il faut avoir le courage de le dire : Donald Trump n’est peut-être plus qu’un fruit blet qui se nécrose à vue d’œil, gonflé de taches sombres et d’œdèmes circulatoires. Vladimir Poutine tremble de ses mains comme d’autres d’une foi fragile, enfermé dans son bunker médicalisé où l’on compense tant bien que mal les signes de sa sénilité. Xi Jinping, lui, s’avance figé, comme une statue de cire inquiétante, incapable d’un geste spontané, prisonnier de sa propre rigidité morbide.

Tous ces hommes partagent un trait commun : ils transforment leur décrépitude personnelle en DICTATURE. Ils gouvernent comme leurs corps fonctionnent : dans l'urgence, dans la répétition compulsive, dans l’incapacité à se renouveler. Trump, avec ses obsessions grotesques, rejoue à l’infini le théâtre du mépris et de la soumission à ses seules exigences, ignorant tout de l'Histoire des peuples mais aussi détournant les tribunaux et les institutions, y compris  la Constitution des États-Unis d'Amérique dans son seul intérêt. Poutine, lui,  bombarde l’Ukraine chaque jour, comme un ogre affamé de conquêtes ou un vampire qui aurait besoin d’une transfusion quotidienne de sang frais pour survivre. Xi Jinping enferme son peuple dans un carcan idéologique et policier qui ressemble moins à une vision d’avenir qu’à une tentative de geler l’histoire.

Ce spectacle, il faut le dire, n’a rien de métaphorique. C’est une observation clinique. Les taches, les tremblements, les visages figés sous le maquillage, les corps gonflés sont les signes visibles de la sénescence. Ce sont des symptômes, et ces symptômes produisent malheureusement les mêmes politiques défaillantes. Car ces dictateurs ne peuvent plus penser l’avenir : ils ne peuvent que s’accrocher à leurs succès imaginaires, répéter, réprimer, consommer des vies jeunes et prometteuses dans l'urgence de leur décrépitude. Comme les prêtres aztèques, ils plongent volontiers leurs mains dans le sang pour conjurer leur propre mort : un coeur arraché peut continuer de battre quelques secondes entre leurs mains sales. Cela ne leur donne aucun pouvoir divin. 

Mais il serait trop simple d’accuser seulement les autres. Dans nos démocraties occidentales, nous, chefs d'États, savons que nous tenons notre pouvoir de structures bancaires et financières qui, elles aussi, relèvent d’une gérontocratie. Les banquiers richissimes qui prétendent régenter l’économie mondiale ne sont pas différents : ils vivent dans le prolongement artificiel de fortunes anciennes, persuadés que leurs modèles sont éternels, incapables de voir que leurs calculs accélèrent l’effondrement de la planète. Leur sénilité n’est peut-être pas encore visible sur leur peau, mais elle se lit dans leurs bilans : ils répètent à l’infini les mêmes logiques de prédation et d'accumulation, comme des cerveaux malades qui tournent en boucle. Ils dépouillent le petit peuple pour enrichir quelques-uns : les opportunistes et les puissants. Et ils me demandent, dans le secret de leurs alcôves, de reproduire ce processus à l'infini, comme un acquis.

Voilà le tableau d’ensemble. À Washington, à Moscou, à Pékin, à Londres ou Paris : le pouvoir est tenu par des hommes souvent vieux, malades, enfermés dans leurs automatismes, incapables de se réinventer. Et cette sénilité n’est pas seulement une affaire de biologie individuelle. Elle est devenue la logique du système international. La guerre en Ukraine n’est pas un accident : c’est la respiration artificielle du régime soviétique atteint de sénilité prédatrice. Et l'Amérique de Trump ne vaut pas mieux.  Les surtaxations, les sanctions et les blocus ne sont pas de la stratégie car elles relèvent de la folie d'un seul homme : ce sont les convulsions d’un organisme qui ne sait plus réguler sa survie autrement que par une prédation constante. L’inflation que les États-Unis imposent au monde entier, l'abus des ressources planétaires, y compris le surtourisme dans l'urgence de vivre, tout cela relève de la même logique : consommer, encore et toujours, comme si dévorer la planète pouvait retarder la décomposition de notre espèce.  Et tous ces vieillards séniles nous imposent les différentes formes de dictatures administratives, fiscales, monétaires, industrielles, commerciales et militaires.

Nous avons donc cessé d’être dans l’ordre de l’hypothèse, ou dans celui de la métaphore. La fin du monde n’est pas une théorie fumeuse, elle n’est pas une peur millénariste : elle est la conséquence observable, mesurable, clinique, de cette sénilité au pouvoir. Les glaciers fondent, c'est inévitable... mais les villes sont bombardées, les institutions vacillent parce que ces vieillards qui nous gouvernent s’acharnent à maintenir leur illusion d’éternité.

Alors, mesdames, messieurs, posons la question : combien de temps allons-nous accepter que le monde soit tenu par des mains tremblantes, par des corps gonflés d’œdèmes, par des cerveaux déconnectés de la réalité et saturés de plaques séniles ? Combien de temps allons-nous détourner les yeux de leur spectacle morbide ? Il n’y a pas de sécurité dans la gouvernance sénile. Il n’y a pas de futur possible quand l’avenir est confié à des morts-vivants.

Et puisque nous savons désormais que la fin du monde est en cours — non comme prophétie mais comme constat —, il nous revient de briser ce cercle. Non pour disqualifier nos anciens en bloc mais pour refuser de maintenir artificiellement d'antiques dictatures et refuser que ces dirigeants séniles, ces banquiers vampires et ces chefs de guerre déments tiennent la planète entière en otage de leur décrépitude.

Le tribunal des vivants

Alors ne nous y trompons pas : les coupables sont identifiés, ils ont des noms, des visages impavides, des corps tuméfiés en état de décrépitude avancée. Ce ne sont pas des abstractions, ni des forces invisibles. Ce sont des hommes séniles qui gouvernent par la terreur. Trump, qui s’accroche à son Capitole comme un vieillard enragé à son déambulateur, persuadé que l’Histoire peut être violentée par une foule de partisans. Poutine, dont les mains tremblantes tiennent encore le bouton nucléaire comme un chapelet morbide, et qui transforme ses soldats en viande broyée en croyant retarder sa propre agonie dans un souffle criminel. Xi Jinping, figé dans sa statue de cire autoritaire, obsédé par le contrôle total parce que son corps lui échappe déjà. Et derrière eux, invisibles mais tout aussi irresponsables, les banquiers aux fortunes centenaires, vampires repus qui tirent les ficelles de la finance mondiale et perpétuent la logique de prédation comme une démence héréditaire.

Tous sont unis par la même sénilité. Tous rejouent les archaïsmes des sacrifices aztèques et des arènes romaines, mais avec la puissance des arsenaux modernes. Tous transforment leur décrépitude individuelle en apocalypse collective. Ils ne sont pas seulement les dirigeants de leurs peuples : ils sont les fossoyeurs de l’humanité. Comme les empereurs romains, ils remplissent des arènes de tragédies guerrières pour donner le spectacle de leur puissance imaginaire mais ils sont condamnés d'avance.

Et moi, ici, je vous le dis sans détour : tant que nous accepterons que des morts-vivants gouvernent les vivants, nous ne ferons qu’avancer plus vite vers l’abîme. La fin du monde n’est pas écrite par des forces supérieures : elle est organisée, entretenue, mise en scène par ces vieillards séniles et leurs complices financiers. Elle est le résultat d’une politique de la terreur, d’une économie de la prédation, d’une société qui détourne les yeux des taches, des tremblements, des signes cliniques évidents qui signalent la sénilité de tous ces dictateurs.

Il ne s’agit donc plus de craindre la fin du monde comme une fatalité. Il s’agit de juger les coupables, de mettre à nu cette gérontocratie belliqueuse qui nous tient en otage. Le véritable tribunal n’est pas celui des institutions qu’ils ont corrompues : c’est celui des vivants, des jeunes et moins jeunes qui refusent de se sacrifier pour prolonger la survie artificielle des dirigeants séniles et grotesques au pouvoir.

L’alternative est claire : ou bien nous continuons à nous soumettre, comme les spectateurs des arènes romaines, fascinés par le sang qui coule, ou bien nous rompons le cercle sacrificiel et nous arrachons la gouvernance mondiale des mains tremblantes de ces vieillards ignobles. Car, au fond, l’humanité ne manque pas de ressources, d’intelligence, d’avenir : elle manque seulement du courage de dire à tous ces morts-vivants qu’ils doivent enfin céder la place aux vivants : "Dictateurs du monde entier, il est temps pour vous de  disparaître du paysage !".

Et je veux, à cet instant, vous adresser un mot personnel. Je vous dis tout cela alors que j’affirme être en pleine forme, hors d’atteinte de la sénilité. Mon mandat de Président de la République sera respecté jusqu’à son terme. Loin de moi toute forme d’âgisme, mais je dénoncerai sans répit les dictatures et la captation du pouvoir par ces esprits malades, parfois séniles, toujours malintentionnés, qui agissent contre les peuples souverains. Cela, je peux vous l’assurer.

Alors, vive la République, vive la France et vive le Monde libre.

LJ©2025 Attention, ceci est une proposition de discours présidentiel,  adressé à M. Macron.