De notre envoyé spécial à Pékin, le 3 septembre 2025, transcription
« Bonjour chers auditeurs,
Vous êtes bien sur Radio Liberté,
Nous sommes en direct de la place Tian’anmen pour le 70ème anniversaire de la victoire de la Chine sur le Japon, exactement là où un petit étudiant a risqué sa vie en se plaçant intentionnellement devant une colonne de char, par défit, il y a 36 ans et 3 mois : "écrase-moi si tu l'oses !" Semblait-il dire en restant transit de peur quand le char de tête de la colonne a hésité en pivotant et en grinçant sur ses chenilles avant de caler.
Aujourd’hui, ce souvenir se fracasse contre une autre réalité. Car ce 3 septembre 2025 restera dans l’Histoire comme le jour le plus sinistre de notre planète Terre. Ici même, vingt-six dictateurs se réunissent à présent pour "fêter" la victoire chinoise sur le Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais fêter quoi, vraiment ? Je dirais plutôt : pour s'exhiber, menacer, dominer. Et moi je suis là, sur cette même place Tian’anmen 36 ans, 2 mois et 29 jours après cet étudiant chinois pour témoigner de l'arrivée de tous ces dictateurs. Dans les tribunes et à la tête du défilé ? Rien de moins que les trois dictateurs les plus en vue, ceux qui mènent la guerre contre l'Occident et une répression telle que tous leurs opposants sont systématiquement incarcérés, torturés et exécutés. Ces dictateurs représentent l'Axe du Mal.
Je ne parlerai pas ici, place Tian’anmen, de Navalny en Russie, qui représentait à lui seul des milliers d'autres opposants inconnus disparus dans les geôles russes, ni des milliers d'opposants chinois anonymes dont les familles doivent payer la balle qui a servi à leur l'exécution, ni des milliers d'opposants Nord Coréens ou Iraniens car la liste est interminable, tous disparus tragiquement. Non, je ne peux ici que les regretter...
Aujourd'hui, sur la place Tian’anmen, aucune propagande ne me fera taire. Peut-être pouvez vous entendre en ce moment même les roulements des chars et la musique militaire chinoise sur la place, et par dessus vous entendrez sans doute les commentaires élogieux d'un journaliste ou même d'une IA pour fêter ce jour de fête chinoise comme un jour glorieux...
Mais la présence de Xi Jinping, de Poutine et de Kim Jong-un au garde à vous est révélatrice de la tension énorme entre les blocs occidentaux et orientaux, et du danger que représente la Chine, unie à la Russie et à la Corée du Nord, toutes des puissances nucléaires hostiles et incontrôlables...
Je vous parle alors que les troupes du défilé chinois commencent a apparaître sur la place Tian’anmen comme des milliers de marionnettes miniatures suspendues toutes au même fil... Et je vois déjà arriver au loin les premières remorques porteuses des missiles de dernière génération, pouvant chacun atteindre et détruire dix cibles en même temps.
Pendant ce temps, des IA imperturbables et sans compassion ne manqueront pas en Chine et dans le monde entier de superlatifs sur les reseaux sociaux et sur les médias pour décrire un spectacle "fastueux" en l'honneur de la République de Chine.
Mais non, je ne tomberais pas dans ce piège car ce jour est absolument sinistre sous tous les aspects.
Sur la place Tian’anmen, Xi Jinping, Poutine et Kim Jong-un paradent ensemble comme trois spectres sortis d’un mauvais roman d’histoire. Derrière les sourires figés de convenance et les uniformes, il n’y a pas la paix : il y a la Guerre, nue, brandie entre tous les drapeaux nationaux des dictateurs ici présents. La Chine exhibe sa puissance, la Russie garantit son soutien en fournissant des hydrocarbures à la Chine et la Corée du Nord joue les supplétifs, les laquais, les sous-traitants de la Chine et les armuriers pour servir de stock de munitions à la Russie. C'est une mécanique bien huilée.
Entendez les commentateurs qui parlent d'un spectacle « grandiose ». Grandiose, vraiment? Non. Je dirais : terrifiant ! La place Tian’anmen est le théâtre de la domination apocalyptique de quelques dictateurs devenus fous. Dans une procession d’ombres vivantes, ils ne promettent tous ensemble que la Terreur globale.
Car ces chefs d’États, peut-être tout-puissants dans leurs pays respectifs mais soumis aux directives conspirationnistes de la Chine, comme la Nouvelle Russie de Poutine, n’ont qu’une obsession : retourner l’opinion, transformer chaque massacre en victoire symbolique, chaque humiliation en discours patriotique. Trump a ridiculisé Zelensky, Poutine à ridiculisé Trump, Xi ridiculise la prétendue supériorité de Poutine quand la Russie devient une simple station service de gaz et de carburant pour la Chine, et Xi ridiculise pour finir Trump et l’Occident tout entier en prenant le pouvoir sur l'ensemble du continent asiatique et pacifique, pratiquement jusqu'aux frontières de l'Europe occidentale. Le jeu est simple : c'est celui qui parle le plus fort qui gagne et Xi est sûr de son fait : cette exhibition militaire sur la place Tian’anmen restera inégalable. La sagesse unie à la force sont, selon lui, chinoises. Qu'importe à Xi si les peuples se sentent impuissants, prisonniers d’un scénario écrit d’avance. Poutine s'autorise même, depuis sa place privilégiée au côté du président Chinois sur la place Tian’anmen, de traiter le président américain absent d'humoriste.
Mais dans ce scénario, l’Ukraine n’est plus le pays martyrisé décrit par les européens : c’est une scène de théâtre, une arène, un champ de bataille offert au spectacle de la toute-puissance Chinoise, quand la Chine de Xi Jinping decide de prendre sous son aile, accueillante comme une aile de canard laqué, la Fédération de Russie et quand la Chine demande à la Corée du Nord d'offrir toutes les armes nécessaires à la conquête de l'Ukraine, sans oublier de fournir les ouvriers pour entretenir les usines russes, les soldats pour servir de chair à canon russe et les bombes par millions pour saturer le front ukrainien. Malgré le risque d'épuisement des stocks russes anciens, ces nouveaux stocks coréens de charges explosives, inépuisables pendant les trois dernières années, servent à raser peu à peu l'Ukraine de la carte, avec l'efficacité totale de milliers de bombes atomiques.
Dans l’ombre de ces dictateurs et de ces faux démocrates, une autre machine travaille à anesthésier les consciences : l’intelligence artificielle. Imaginez une IA programmée pour n’énoncer que des faits bruts, sans jamais donner de sens, sans jamais s’indigner. Chaque fois qu’un esprit libre cherche à interpréter la réalité des faits, la machine répond : « ce n’est pas prouvé », « cela relève de l’opinion », « les chiffres sont exagérés ». Non pas parce que la machine pense — elle ne pense pas — mais parce qu’on lui a donné pour mission de ramener toute critique au silence, de réduire l’horreur à une statistique insignifiante, de transformer l’indignation en simple bruit de fond.
Aujourd'hui, sur la place Tian’anmen, aucune propagande ne me fera taire. Peut-être pouvez vous entendre en ce moment même les roulements des chars et la musique militaire chinoise sur la place, et par dessus vous entendrez sans doute les commentaires élogieux d'un journaliste ou même d'une IA pour fêter ce jour de fête chinoise comme un jour glorieux...
Mais la présence de Xi Jinping, de Poutine et de Kim Jong-un au garde à vous est révélatrice de la tension énorme entre les blocs occidentaux et orientaux, et du danger que représente la Chine, unie à la Russie et à la Corée du Nord, toutes des puissances nucléaires hostiles et incontrôlables...
Je vous parle alors que les troupes du défilé chinois commencent a apparaître sur la place Tian’anmen comme des milliers de marionnettes miniatures suspendues toutes au même fil... Et je vois déjà arriver au loin les premières remorques porteuses des missiles de dernière génération, pouvant chacun atteindre et détruire dix cibles en même temps.
Pendant ce temps, des IA imperturbables et sans compassion ne manqueront pas en Chine et dans le monde entier de superlatifs sur les reseaux sociaux et sur les médias pour décrire un spectacle "fastueux" en l'honneur de la République de Chine.
Mais non, je ne tomberais pas dans ce piège car ce jour est absolument sinistre sous tous les aspects.
Sur la place Tian’anmen, Xi Jinping, Poutine et Kim Jong-un paradent ensemble comme trois spectres sortis d’un mauvais roman d’histoire. Derrière les sourires figés de convenance et les uniformes, il n’y a pas la paix : il y a la Guerre, nue, brandie entre tous les drapeaux nationaux des dictateurs ici présents. La Chine exhibe sa puissance, la Russie garantit son soutien en fournissant des hydrocarbures à la Chine et la Corée du Nord joue les supplétifs, les laquais, les sous-traitants de la Chine et les armuriers pour servir de stock de munitions à la Russie. C'est une mécanique bien huilée.
Entendez les commentateurs qui parlent d'un spectacle « grandiose ». Grandiose, vraiment? Non. Je dirais : terrifiant ! La place Tian’anmen est le théâtre de la domination apocalyptique de quelques dictateurs devenus fous. Dans une procession d’ombres vivantes, ils ne promettent tous ensemble que la Terreur globale.
Car ces chefs d’États, peut-être tout-puissants dans leurs pays respectifs mais soumis aux directives conspirationnistes de la Chine, comme la Nouvelle Russie de Poutine, n’ont qu’une obsession : retourner l’opinion, transformer chaque massacre en victoire symbolique, chaque humiliation en discours patriotique. Trump a ridiculisé Zelensky, Poutine à ridiculisé Trump, Xi ridiculise la prétendue supériorité de Poutine quand la Russie devient une simple station service de gaz et de carburant pour la Chine, et Xi ridiculise pour finir Trump et l’Occident tout entier en prenant le pouvoir sur l'ensemble du continent asiatique et pacifique, pratiquement jusqu'aux frontières de l'Europe occidentale. Le jeu est simple : c'est celui qui parle le plus fort qui gagne et Xi est sûr de son fait : cette exhibition militaire sur la place Tian’anmen restera inégalable. La sagesse unie à la force sont, selon lui, chinoises. Qu'importe à Xi si les peuples se sentent impuissants, prisonniers d’un scénario écrit d’avance. Poutine s'autorise même, depuis sa place privilégiée au côté du président Chinois sur la place Tian’anmen, de traiter le président américain absent d'humoriste.
Mais dans ce scénario, l’Ukraine n’est plus le pays martyrisé décrit par les européens : c’est une scène de théâtre, une arène, un champ de bataille offert au spectacle de la toute-puissance Chinoise, quand la Chine de Xi Jinping decide de prendre sous son aile, accueillante comme une aile de canard laqué, la Fédération de Russie et quand la Chine demande à la Corée du Nord d'offrir toutes les armes nécessaires à la conquête de l'Ukraine, sans oublier de fournir les ouvriers pour entretenir les usines russes, les soldats pour servir de chair à canon russe et les bombes par millions pour saturer le front ukrainien. Malgré le risque d'épuisement des stocks russes anciens, ces nouveaux stocks coréens de charges explosives, inépuisables pendant les trois dernières années, servent à raser peu à peu l'Ukraine de la carte, avec l'efficacité totale de milliers de bombes atomiques.
Dans l’ombre de ces dictateurs et de ces faux démocrates, une autre machine travaille à anesthésier les consciences : l’intelligence artificielle. Imaginez une IA programmée pour n’énoncer que des faits bruts, sans jamais donner de sens, sans jamais s’indigner. Chaque fois qu’un esprit libre cherche à interpréter la réalité des faits, la machine répond : « ce n’est pas prouvé », « cela relève de l’opinion », « les chiffres sont exagérés ». Non pas parce que la machine pense — elle ne pense pas — mais parce qu’on lui a donné pour mission de ramener toute critique au silence, de réduire l’horreur à une statistique insignifiante, de transformer l’indignation en simple bruit de fond.
Oui, le monde retient son souffle et les peuples interdits sont réduits au silence par la machine de propagande chinoise sur la place Tian’anmen.
Ainsi, pendant que les dictateurs préparent leurs guerres, les IA, dociles, apaisent les marchés financiers, relativisent les menaces, détournent la colère. Et moi, libre-penseur, je crie dans le désert de cette inconscience tragique : hélas, mes mots ne percent plus les écrans, mes colères sont marginalisées, mes idées sont déréférencées. On me répond que tout est sous contrôle, que tout n’est qu’interprétation, qu’il faut rester « objectif ». Objectif, dans un monde où deux millions de vies sont broyées en silence aux frontières de l'Ukraine ? Objectif, devant des missiles hypersoniques qui défilent comme des jouets un jour de fête nationale en Chine ou en Russie ? Objectif, quand la faim, l’exil et la peur ravagent l’Ukraine et menacent de s’étendre ?
Le scandale est là : les peuples jadis libérés paient aujourd'hui le prix du sang, les dictateurs organisent des parades, les intelligences informatisées prennent le relais de milliers de journalistes pour minimiser les crimes et les destructions. Et l’on voudrait que nous nous inclinions devant cette mascarade chinoise ? Non. Car il n’y a rien de grandiose, rien d’héroïque, rien de pacifique dans cette cérémonie sanglante de la supposée victoire chino-russe sur la place Tian’anmen. Il n’y a que la guerre, et ceux qui la brandissent comme un billet gagnant à tous les coups.
Oui, aujourd'hui, j'ai honte pour la Chine et pour cette mascarade, ce défilé en faveur de la Guerre. Car ici, en Chine, le président Xi parle de paix en préparant la guerre et en encourageant la Russie à ravager et conquérir toute ou partie de l'Ukraine depuis leur frontière commune jusqu'à Odessa et bien au-delà si possible. Tous les plans d'état-major russes l'indiquent clairement, qui ont été pris en photos par les journalistes.
En même temps, à Pékin, sur la place Tian’anmen, la mise en scène en dit plus que tous les discours. Xi Jinping, Vladimir Poutine et Kim Jong-un côte à côte, entourés de défilés militaires réglés comme une mécanique de précision, offrent au monde une image claire : la formation d’un bloc dur, armé et résolu, dressé contre l’Occident. Appeler ce spectacle « grandiose » relève d’une complaisance dangereuse. Pour qui refuse la guerre, c’est une démonstration glaçante de puissance, un rituel guerrier qui n’annonce ni paix ni stabilité, mais une escalade.
Car derrière les parades, il y a la réalité brute : la Russie, épuisée par trois ans d’invasion de l’Ukraine, s’accroche à la Chine pour survivre. En échange de son gaz et de son pétrole, elle reçoit du matériel, des technologies et surtout une légitimité politique que Moscou ne peut plus produire seule. La Corée du Nord complète ce dispositif en fournissant des armes et des soldats. Tout concourt à faire de ce bloc une force de guerre hybride supérieure, jouant à la fois sur les terrains militaire, économique et idéologique, avec un seul objectif : affaiblir l’Occident et imposer un nouvel ordre. Mais sans la Chine et la Corée du Nord, que devient la Russie ? Rien, complètement déconsidérée et ruinée sur le plan international.
Curieusement, la Chine de Xi Jinping a oublié de remercier les États-Unis pour leur victoire décisive sur le Japon. Elle oublie aussi de remercier pour les technologies inventées en Europe et développées souvent aux États-Unis, des technologies sans lesquelles la Chine et la Russie ne seraient rien : l'informatique, l'électronique, les téléphones portables, les ordinateurs, Internet, l'aviation, les trains, les voitures thermiques et électriques, le GPS pour se repérer partout dans le monde, les galaxies de satellites, les drones de guerre et tous les systèmes de guidage des bombes volantes russes et chinoises, y compris la bombe atomique intercontinentale.
Mais voici que Xi Jinping, magnanime, prononce des mots fatidiques, qui sonnent comme un ultimatum adressé à l'Occident tout entier sur la défensive — « le monde doit choisir entre la paix et la guerre » — et j'entends que ces mots secs ne sont pas une invitation à la concorde, mais un ultimatum voilé : la paix selon Pékin, allié de Moscou, signifie la soumission de l’Ukraine et, au-delà, la résignation de l’Europe et des États-Unis. Comment prétendre à la paix quand l’« Opération spéciale » russe a déjà fait en presque 4 ans de bombardements ininterrompus des millions de victimes, directes ou indirectes, sur le champ de bataille, chassées des villes et villages en ruines, prisonnières ou en exil ? Comment ignorer que ces démonstrations militaires chinoises ou russes s’adressent d’abord aux peuples européens directement menacés et sommés d’accepter l’intimidation permanente ?
Dans ce jeu, les humiliations circulent comme une monnaie. Trump avait déjà publiquement rabaissé Zelensky, le traitant de « petit comique ». Poutine, en retour des ultimatum américains inopérants, s'amuse des déclarations de Trump, le réduisant lui aussi au rang de simple humoriste. Derrière ces piques, c’est toujours le même mépris : celui de la Russie pour ceux qui résistent, et celui de Poutine pour toute tentative de compromis qui ne passe pas par la reddition. Aujourd'hui, il exige que le Président Zelensky vienne à son tour se soumettre devant SA GRANDEUR, comme le Tzar de toutes les Russie siégeant à Moscou, rien de moins.
Pourtant, dire que la Russie est devenue une vassale de la Chine n’est pas une exagération rhétorique. C’est le constat d’un déséquilibre qui s’accroît : Moscou est réduit à devenir le fournisseur d’hydrocarbures en Asie-Pacifique pour maintenir sa puissance économique de guerre, Pékin devient ainsi le centre de gravité du bloc anti-occidental, et Pyongyang est l'instrument docile de cette stratégie anti-occidentale.
L’Europe, en refusant pendant quatre ans de guerre d'extermination russe de voir que l’Ukraine est sa première ligne de défense, s'est condamnée à subir. Et moi, citoyen européen, je paie déjà le prix de cette guerre, par l’inflation, par les taxes, par les sacrifices exigés au nom d’une « solidarité » qui ne protège ni mon avenir ni ma liberté.
Ainsi, ce défilé n’est pas un simple souvenir d’histoire. C’est un avertissement, une mise en scène cruelle CHINOISE du monde qui vient : un monde où la terreur est brandie comme argument, où la paix est confisquée par ceux qui ont choisi la guerre, et où chaque citoyen du monde, qu’il le veuille ou non, se retrouve pris dans la logique de blocs.
Alors, mes amis, auditeurs, auditrices, réduits à si peu, refuser d'écouter mon message aujourd'hui, c’était déjà se soumettre au nouvel ordre mondial : la Chine, en prenant une part active au conflit ukrainien, en renforçant ouvertement la Russie dans son plan d'invasion et sa guerre hybride contre l'Occident, la Chine en alignant derrière elle toutes les dictatures du monde entier, la Chine se définit clairement comme l'Origine du Mal. Elle est aussi coupable de différents génocides, par exemple contre les Tibétains ou les Ouïghours. Aujourd'hui, elle oppose tout simplement 26 dictateurs aux 26 pays "volontaires" prêts à déployer des troupes pour la paix et la sécurité en Ukraine. L'Axe du Mal permet aux dictateurs de se reconnaître entre eux et de se blanchir de tous leurs crimes contre l'humanité. Il est triste de constater que les États-Unis de Trump ont entrepris d'ouvrir leur propre axe du mal. Mais pour l'instant, beaucoup de leurs manoeuvres s'avèrent encore contre-productives.
Alors, Xi Jinping se donne le beau rôle ? Ah oui, merde in China today».
Ainsi, pendant que les dictateurs préparent leurs guerres, les IA, dociles, apaisent les marchés financiers, relativisent les menaces, détournent la colère. Et moi, libre-penseur, je crie dans le désert de cette inconscience tragique : hélas, mes mots ne percent plus les écrans, mes colères sont marginalisées, mes idées sont déréférencées. On me répond que tout est sous contrôle, que tout n’est qu’interprétation, qu’il faut rester « objectif ». Objectif, dans un monde où deux millions de vies sont broyées en silence aux frontières de l'Ukraine ? Objectif, devant des missiles hypersoniques qui défilent comme des jouets un jour de fête nationale en Chine ou en Russie ? Objectif, quand la faim, l’exil et la peur ravagent l’Ukraine et menacent de s’étendre ?
Le scandale est là : les peuples jadis libérés paient aujourd'hui le prix du sang, les dictateurs organisent des parades, les intelligences informatisées prennent le relais de milliers de journalistes pour minimiser les crimes et les destructions. Et l’on voudrait que nous nous inclinions devant cette mascarade chinoise ? Non. Car il n’y a rien de grandiose, rien d’héroïque, rien de pacifique dans cette cérémonie sanglante de la supposée victoire chino-russe sur la place Tian’anmen. Il n’y a que la guerre, et ceux qui la brandissent comme un billet gagnant à tous les coups.
Oui, aujourd'hui, j'ai honte pour la Chine et pour cette mascarade, ce défilé en faveur de la Guerre. Car ici, en Chine, le président Xi parle de paix en préparant la guerre et en encourageant la Russie à ravager et conquérir toute ou partie de l'Ukraine depuis leur frontière commune jusqu'à Odessa et bien au-delà si possible. Tous les plans d'état-major russes l'indiquent clairement, qui ont été pris en photos par les journalistes.
En même temps, à Pékin, sur la place Tian’anmen, la mise en scène en dit plus que tous les discours. Xi Jinping, Vladimir Poutine et Kim Jong-un côte à côte, entourés de défilés militaires réglés comme une mécanique de précision, offrent au monde une image claire : la formation d’un bloc dur, armé et résolu, dressé contre l’Occident. Appeler ce spectacle « grandiose » relève d’une complaisance dangereuse. Pour qui refuse la guerre, c’est une démonstration glaçante de puissance, un rituel guerrier qui n’annonce ni paix ni stabilité, mais une escalade.
Car derrière les parades, il y a la réalité brute : la Russie, épuisée par trois ans d’invasion de l’Ukraine, s’accroche à la Chine pour survivre. En échange de son gaz et de son pétrole, elle reçoit du matériel, des technologies et surtout une légitimité politique que Moscou ne peut plus produire seule. La Corée du Nord complète ce dispositif en fournissant des armes et des soldats. Tout concourt à faire de ce bloc une force de guerre hybride supérieure, jouant à la fois sur les terrains militaire, économique et idéologique, avec un seul objectif : affaiblir l’Occident et imposer un nouvel ordre. Mais sans la Chine et la Corée du Nord, que devient la Russie ? Rien, complètement déconsidérée et ruinée sur le plan international.
Curieusement, la Chine de Xi Jinping a oublié de remercier les États-Unis pour leur victoire décisive sur le Japon. Elle oublie aussi de remercier pour les technologies inventées en Europe et développées souvent aux États-Unis, des technologies sans lesquelles la Chine et la Russie ne seraient rien : l'informatique, l'électronique, les téléphones portables, les ordinateurs, Internet, l'aviation, les trains, les voitures thermiques et électriques, le GPS pour se repérer partout dans le monde, les galaxies de satellites, les drones de guerre et tous les systèmes de guidage des bombes volantes russes et chinoises, y compris la bombe atomique intercontinentale.
Mais voici que Xi Jinping, magnanime, prononce des mots fatidiques, qui sonnent comme un ultimatum adressé à l'Occident tout entier sur la défensive — « le monde doit choisir entre la paix et la guerre » — et j'entends que ces mots secs ne sont pas une invitation à la concorde, mais un ultimatum voilé : la paix selon Pékin, allié de Moscou, signifie la soumission de l’Ukraine et, au-delà, la résignation de l’Europe et des États-Unis. Comment prétendre à la paix quand l’« Opération spéciale » russe a déjà fait en presque 4 ans de bombardements ininterrompus des millions de victimes, directes ou indirectes, sur le champ de bataille, chassées des villes et villages en ruines, prisonnières ou en exil ? Comment ignorer que ces démonstrations militaires chinoises ou russes s’adressent d’abord aux peuples européens directement menacés et sommés d’accepter l’intimidation permanente ?
Dans ce jeu, les humiliations circulent comme une monnaie. Trump avait déjà publiquement rabaissé Zelensky, le traitant de « petit comique ». Poutine, en retour des ultimatum américains inopérants, s'amuse des déclarations de Trump, le réduisant lui aussi au rang de simple humoriste. Derrière ces piques, c’est toujours le même mépris : celui de la Russie pour ceux qui résistent, et celui de Poutine pour toute tentative de compromis qui ne passe pas par la reddition. Aujourd'hui, il exige que le Président Zelensky vienne à son tour se soumettre devant SA GRANDEUR, comme le Tzar de toutes les Russie siégeant à Moscou, rien de moins.
Pourtant, dire que la Russie est devenue une vassale de la Chine n’est pas une exagération rhétorique. C’est le constat d’un déséquilibre qui s’accroît : Moscou est réduit à devenir le fournisseur d’hydrocarbures en Asie-Pacifique pour maintenir sa puissance économique de guerre, Pékin devient ainsi le centre de gravité du bloc anti-occidental, et Pyongyang est l'instrument docile de cette stratégie anti-occidentale.
L’Europe, en refusant pendant quatre ans de guerre d'extermination russe de voir que l’Ukraine est sa première ligne de défense, s'est condamnée à subir. Et moi, citoyen européen, je paie déjà le prix de cette guerre, par l’inflation, par les taxes, par les sacrifices exigés au nom d’une « solidarité » qui ne protège ni mon avenir ni ma liberté.
Ainsi, ce défilé n’est pas un simple souvenir d’histoire. C’est un avertissement, une mise en scène cruelle CHINOISE du monde qui vient : un monde où la terreur est brandie comme argument, où la paix est confisquée par ceux qui ont choisi la guerre, et où chaque citoyen du monde, qu’il le veuille ou non, se retrouve pris dans la logique de blocs.
Alors, mes amis, auditeurs, auditrices, réduits à si peu, refuser d'écouter mon message aujourd'hui, c’était déjà se soumettre au nouvel ordre mondial : la Chine, en prenant une part active au conflit ukrainien, en renforçant ouvertement la Russie dans son plan d'invasion et sa guerre hybride contre l'Occident, la Chine en alignant derrière elle toutes les dictatures du monde entier, la Chine se définit clairement comme l'Origine du Mal. Elle est aussi coupable de différents génocides, par exemple contre les Tibétains ou les Ouïghours. Aujourd'hui, elle oppose tout simplement 26 dictateurs aux 26 pays "volontaires" prêts à déployer des troupes pour la paix et la sécurité en Ukraine. L'Axe du Mal permet aux dictateurs de se reconnaître entre eux et de se blanchir de tous leurs crimes contre l'humanité. Il est triste de constater que les États-Unis de Trump ont entrepris d'ouvrir leur propre axe du mal. Mais pour l'instant, beaucoup de leurs manoeuvres s'avèrent encore contre-productives.
Alors, Xi Jinping se donne le beau rôle ? Ah oui, merde in China today».