mercredi 15 mai 2019

Macron contre Marine Ta-peine aux élections européennes de mai 2019: «L'heure de la revanche populiste a-t-elle sonné?», dans le blogiblag du 10/05/19 (LJ ©2019).

Non, ils ne l'ont pas vu venir, ce Zorro masqué de vert - Emmanuel Macron et voilà tous nos dinosaures de la politique pris au dépourvu comme des poulets de grain surpris par le renard, interloqués, siphonnés par notre Macron-biotic et sa liste Renaissance: tous ces démissionnaires passés ou à venir, les Yannick Jabot (Jadot d'Europe Écologie Les Verts) qui fait l'autruche en se préparant à re-démissionner au profit de la liste de Benoît Hamon (un communiste défroqué qui a coulé le parti socialiste il y a 2 ans sous le regard complice de Mélanchon et des Verts, un peu comme si Monseigneur Barbarin, le Pape et tous les pédophiles s'étaient joints pour couler l’Église catholique déconsidérée par leurs soins), mais aussi Laurent Veau-quiet (le Wauquiez des Républicains) qui regarde obstinément le bout de ses poulaines "so british" taille 48 devenues d'un coup beaucoup trop grandes pour l'avenir qu'il lui reste, obligé de passer le relais à son professeur de philosophie F-X Bellamy et puis le PS de R. Glucksmann qui découvre l'écologie comme une bouée de sauvetage au milieu de la mer méditerranée mais qui pagaie en sens inverse de la côte de peur de rejoindre le président Noland sur la plage des has-been (François Hollande, pas pressé non plus de revenir aux manettes de cette bande de gros nuls), et puis une trentaine de listes européennes menées par des chefaillons qui courent comme des canards sans tête en espérant au minimum se faire rembourser leurs frais de campagne... pour finir avec la seule opposante qui ose se planter devant Macron, la bourgeoise qui s'autorise à lancer l'anathème et l'hallali sur notre bon Président, l’inénarrable Marine Ta-peine (Le Pen) qui se console de sa dernière raclée aux élections présidentielles de 2017 (et de sa déconfiture à venir parce qu'elle est incompatible avec la République, ndlr) en enregistrant un regain inespéré pour le RN, son «Renouveau Nazi» inspiré par le FN familial, l'ex «Front des Négationnistes» du gégène-râle en chef Jean-Marie gna gna gna, son méchant papa-gâteux...

Évidemment, l'abstention massive de l'électorat français pour les intérêts européens devrait bénéficier au RN et à tous les europhobes réunis qui attendent de faire un score exceptionnel, sauf fausse manœuvre de dernière minute*, et le patriarche de tempêter par derrière :


_Mais quelle idée de monter ce parti de nulos pour me destituer? Et expliquez-moi ce que veut dire RN? «Route Nationale», «Rien à Niquer» sauf les chèvres en débarquant à Bab El Oued ou encore le «Rassemblement de Nazes» ? Mais quelle déchéance... Et c'est qui, ces vilains «Gilets jaunes», des black blocks entraînés à la guerre civile associés à des barbus intégristes et d'autres moustachus homosexuels genre «chauffeurs-routiers», tous rasés de frais sous leurs cagoules mais avec des boulons et des petites bouteilles d'essence siphonnée sous le couvert qui viennent embraser l'Arc de Triomphe de notre Jeanne d'Arc nationale et les commerces de luxe des Champs Élysées comme des roues de camion devant les péages d'autoroutes, puis qui menacent la tombe du Soldat inconnu et jusque nos forces de l'ordre françaises? Même Mélanchon, le nez dans son bol de quinoa, s'est désolidarisé de cette engeance révolutionnaire en adoptant le regard bas des Bolcheviks qui assistaient impuissants au déboulonnage des statues de Lénine et de Staline. Après le bordel des Gilets jaunes organisé en France toutes ces semaines passées, cette honte internationale, faut-il que deux soldats des forces spéciales se fassent tuer en mission au Burkina Fasso par des preneurs d'otages pour que la France retrouve pendant une minute de silence son honneur et celui de ses héros?

Bien sûr, tu n'as pas choisi ta famille, seulement tes amis politiques: Poutine et Trump les manipulateurs, Farage le brexiteur, Orban s'il veut bien, Salvini... Mais tant qu'à faire, ma fille, je préférais ta bande de peigne-zizi d'avant... Tiens... même ton bon ami Philipopotin, le «Patriote gay» qui nous a ridiculisés en tortillant du cul au FN (renommé le Fion National avant sa dissolution, ndlr), j'aurais tout supporté de ce neuneu plutôt que de voir des zoulous masqués et encapuchonnés qui se désapent derrière les portes cochères pour se mélanger à la foule genre «tu m'vois, tu m'vois plus», cette ignominie anarcho-libano-salafiste gna gna gna qui vient surtout piller les bijouteries et les banques juives, les petits joueurs... Des nazis d'opérette, des mauvais collabos qui font le salut à l'envers en se croyant malins! Et pourquoi pas leur demander de tracer des croix gammées et des étoiles jaunes sur les portes avec ta liste électorale européenne collée dessous? T'as raison de ne pas trop t'afficher avec tes nouvelles accointances en jaune et noir, ma fille, mais tu files quand même un mauvais coton. Macron et les communistes de chez Mediapart et de Libé vont te marquer à la culotte et tu ne pourras pas t'en sortir en ricanant bêtement gna gna gna... Ne rêve pas d'un troisième tour des présidentielles 2017 et remonte tes chaussettes, Marinette !

*Marine Le Pen a fait un selfie controversé mardi en Estonie avec un militant radical estonien "suprémaciste" du parti d'extrême droite local Ekre, photo instantanée sur laquelle les deux responsables font un signe familier des suprémacistes blancs, dont la présidente du RN a dit ignorer la signification et a par la suite demandé à ce que l'image soit retirée de Facebook. Sur ce cliché, les deux responsables forment un cercle avec le pouce et l'index, les trois autres doigts levés. Figure bien connue des plongeurs sous-marins pour signifier "ok", cette position de la main a depuis été reprise par les partisans de la supériorité de la race blanche aux États-Unis (et le tueur de Christchurch en Nouvelle-Zélande). Le déplacement de Marine Le Pen en Estonie fait partie d'une tournée européenne pour soutenir les alliés du RN en Europe en vue de constituer un grand groupe avec son allié italien Matteo Salvini, à l'issue des élections européennes du 26 mai. Le parti Ekre a défrayé la chronique pour compter dans ses rangs des personnes condamnées pour des actes de violences et des sympathisants néo-nazis. Aux Etats-Unis, après Charlottesville, le Congrès somme Trump de condamner les groupes suprémacistes blancs. /info Europe 1, 15 mai 2019

lundi 8 avril 2019

De Brigitte Bardot à Greta Thunberg: «Les déesses de la Nature et du Climat», dans le blogiblag du 08/04/19 (LJ ©2019)

Faut le dire, ces deux déesses n'ont rien de consensuel et sans suite car ce ne sont pas des starlettes: Brigitte Bardot (BB), icône décrépite du cinéma français et Greta Thunberg (GT), lycéenne handicapée en rupture de banc. Pourtant si différentes, tout les rassemble quand elles secouent les consciences avec la même énergie cosmique. Pour Brigitte, on connaissait son hypersensibilité animalière et pour Greta, on devine que l'autisme étend ses nerfs à toute la planète en souffrance. Ensemble, elles ressentent les tressaillements outragés d'une planète brûlante de fièvre, hurlante de terreur animale et couverte de bubons industriels.

Aujourd'hui, si notre galaxie est un arbre fruitier, notre Terre n'est plus qu'un fruit pourrissant tâché de brun. Pourtant, tout était fait pour que la vie se maintienne en équilibre pendant des millions d'années sur une planète climatisée par la végétation grâce aux températures régulées et aux équilibres gazeux. Depuis des temps incommensurables à notre échelle la Terre pouvait ainsi se vanter de tous les superlatifs: le plus grand aquarium de l'univers et les plus grandes forêts avec la plus grande variété de vie, les plus beaux océans et les plus belles glaces polaires servant de laboratoires du vivant, l'alternance douce de multiples saisons, les climats les plus propices à la vie sous toute ses formes et la planète la plus accueillante etc.

Quand on parle de «vie sauvage», il faut entendre la prédation naturelle et l'autorégulation des populations animales, mais rien à voir avec les dinosaures dévorateurs quand il a fallu un cataclysme planétaire pour en venir à bout et puis maintenant les hommes envahissants, cette plaie purulente compliquée en maladie mortelle. Mais qui pourra couper et désinfecter notre planète pourrissante et qu'en restera-t-il après notre passage? Nous ne sommes ni beaux ni formidables, contrairement à la vie animale qui se diversifie dans une nature vierge de notre présence.

Non, il ne faut pas confondre l'intelligence destructrice humaine et l'IA électromécanique, son prolongement aveugle en forme de prothèse, avec l'adaptation millénaire, infiniment souple et constructrice de l'IN, l'intelligence naturelle sélective inscrite dans les gènes des plus humbles formes de vie.

mercredi 3 avril 2019

Brexit: «Hard or flabby, telle est la question!», dans le blogiblag du 03/04/19 (LJ ©2019).

L'idée absurde et le fantasme d'une certaine élite anglaise adossée à des nationalistes et autres fanatiques de tous bords (rassemblés lors d'un Référendum sur l'appartenance du Royaume-uni à l'Union européenne) de quitter le nid douillet et les avantages sans nombre de l'Europe pour s'essayer seuls à une économie de libre marché à leur sauce est une idée «typiquement britannique». Mais comment imaginer que ce petit pays insulaire, pour tout dire une île pelée de quelques dizaines de millions d'habitants, devienne complètement indépendant des règles européennes et de tous ses échanges avec le vieux continent dont provient la majorité de sa main d’œuvre qualifiée rapportée et de ses capitaux, mais aussi 50% de ses importations-exportations de biens de consommation dont les produits agricoles et la nourriture, le bois, les métaux et nombre de produits manufacturés? Faut-il que les Anglais, ces résidus de bandits de grands chemins, d'armateurs et de financiers offshore habitués à tout marchander et aux pires trafics comme anciennement l'esclavage, nous prennent systématiquement pour des cons? Car ce processus entamé avec le Brexit de «négation de l'Europe» au profit de l'Amérique ou de l'Asie (une entreprise tellement habile de force et d'usure pour nous soumettre que même les ministres et les députés britanniques s'y perdent) sous prétexte de négocier de nouveaux accords avec le monde entier et de garder tous les avantages et tous les privilèges financiers (la toute puissance de la City) et monétaires anglais (la Livre sterling) sans jamais s'engager en rien avec les européens, leurs partenaires traditionnels, y ressemble fort. Pire, avec leur attachement à la Couronne, nos amis brexiteurs révèlent leur fond crapuleux, à l'égal des corsaires de jadis qui exerceraient aujourd'hui leurs activités délictueuses en temps de guerre économique avec la bénédiction de leur Reine, mais aussi des pirates et des flibustiers sans foi ni loi tous occupés à saborder l'Europe naissante des nations et à prendre ses enfants en otages.
 
Ce battage médiatique à base de "fake news sur tabloïds" en espérant nous voir souffrir de leur prochain départ, ce qui n'est pas le cas, me rappelle les mésaventures non pas de Tom Sawyer mais de Tom Squash, un ami à moi qui un soir de beuverie avait décidé d'expérimenter l'homosexualité soft et écologique en se plantant un concombre dans l'oignon. Tout allait pour le mieux pendant l'intromission mais la chose se compliqua pour réaliser le va-et-vient car la cucurbitacée refusait de sortir sans avoir pris la précaution préliminaire de l'oindre de vaseline. Avec l'objet du délit coincé de la sorte et ne pouvant plus s'asseoir, le pauvre homme fut contraint de rester allongé de nombreuses heures dans l'inconfort, avec des douleurs atroces entre le calcul rénal, la colique néphrétique, l'appendicite aiguë compliquée en péritonite et les douleurs de l'accouchement accentuées par l'excitation permanente du nerf vagal et surtout des hoquets qui le faisaient sauter en l'air en hurlant de douleur, un concombre dans le cul. Et de rire! Pardonnez-moi ce manque de sensibilité mais cette image étonnante me stupéfie.

Bien vite, on ne parla plus que de cela partout: sa famille, le voisinage puis la ville et le monde entier s'alarmèrent de sa situation, prenant fait et cause pour le malheureux ou s'esclaffant bruyamment, les uns dénonçant sa bêtise, les autres félicitant son courage et son «coming out» inattendu. Ainsi, une espèce de «Brexit mou» de nuit d'ivresse se compliqua-t-il en «Brexit dur» au petit matin, dans l'attente de sa délivrance car sa douleur était devenue telle que nul ne savait plus s'il fallait enfoncer le légume plus profondément en espérant qu'il se ramollisse ou au contraire l'extraire de force énergiquement, quitte à lui déchirer l'anus ou à lui perforer l'intestin et risquer l'hémorragie interne.

Alors, fuck in or fuck off: that is the question... Car messieurs les Anglais, vous êtes les seuls responsables de vos malheurs. Et se croire supérieur avec Shakespeare, les Beatles, la Tamise, Big Ben, Cambridge, la City et le chapeau de la reine d'Angleterre est bien présomptueux. Ah, oui, merde in England!

dimanche 31 mars 2019

Fin de quinquennat 2017: «La dernière maîtresse de François Noland», dans le blogiblag du 01/04/2019 (LJ ©2017).

Dans les rôles de :
François Noland        F. Hollande
Najem Belkaça          N. Vallaud-B

Le président avait donné «journée libre» à tous ses ministres et conseillers. Depuis 15 jours, le déménagement des dossiers, la numérisation et l'archivage des documents avait pris tout leur temps. Ce dimanche matin, à J-7 de son départ définitif de
l’Élysée, François Noland s'était commandé un excellent déjeuner: un cassoulet maison accompagné d'une bouteille de Saint-Emilion grand cru qu'il comptait bien se biberonner tout seul. En l'absence du cuisinier en chef, le commis de cuisine avait réchauffé à petit feu le cassoulet cuisiné la veille avant de le verser dans une grosse soupière, avec une louche et une écumoire à côté pour se servir à volonté.

C'est à midi passé que Najem Belkaça s'était jointe à lui, au propre comme au figuré.

_Allô, ma chérie, mais qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci rue de Grenelle... Tu fermes tes cartons et tu purges ta messagerie? Mais rejoins-moi... T'as pas mangé? J'ai un bon cassoulet... Tu préfères... Rassure-toi, le cassoulet du chef ne fait pas péter! T'évites de manger du porc? Mais c'est des manchons de canard et de la graisse d'oie! Bon, je te fais monter un petit encas... à tout de suite. Avec une demi-heure de retard, son repas arriva poussé sur un chariot. François avait fait rajouter in extremis par le commis un club-sandwich «saumon mariné à l'aneth», une assiette de frites, une bouteille de Jurançon, des fruits exotiques et quelques autres douceurs.

Najem se pointa pile poil dans le bureau présidentiel converti en cantine de luxe, et la suite fut un plaisir. Au début du repas, elle était encore furieuse d'avoir été stoppée devant l'Élysée par le convoi faussement présidentiel de Marine Le Pen, qui de fait avait installé son QG de campagne au 262 rue du Faubourg Saint-Honoré, prés de l'Arc de Triomphe et qui se payait le luxe de passer sous les fenêtres du palais:


_Tu te rends compte, la tribu des Le Pen qui crèche à deux pâtés de maisons d'ici en attendant d'investir l’Élysée, et le vieux débris qui dit: «J'ai été très étonné par la dimension donnée à la cérémonie en l'honneur du policier assassiné parce qu'on rendait surtout hommage à l'homosexuel...», non mais j'hallucine! Tu t'imagines serrer la main de ce vieux croûton en quittant l’Élysée pour lui céder la place?

François avait des préoccupations plus triviales:
 
_Et que penses-tu de la diète méditerranéenne? Fit-il en se servant une deuxième assiettée de cassoulet. 
_Avec l'huile d'olive? Tu sais, je suis une fille des îles: je préfère le poisson blanc au lait de coco et le monoï.
Il admirait sa ministre si pleine de fraîcheur enfantine mais aussi la femme d'aplomb qu'il avait dotée d'un portefeuille conséquent, celui du ministère de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le quotient intellectuel des étudiants français ayant baissé de 10 points en dix ans, tiré par le bas dans des classes surchargées de demeurés analphabètes et dyslexiques, c'est elle qui avait mis au point le tirage au sort du loto pour entrer à l'université (officiellement, c'était pour combattre l'injustice des banlieues et la méritocratie, c'est à dire les privilèges d'une classe dominante et décadente).

Il décida de flirter aimablement avec sa ministresse, portée sur le Jurançon d'une excellente cuvée:

_Pour la dernière semaine, tous les vols quotidiens sont complets en provenance des DOM-TOM parce que nos diplomates rapatrient leurs dossiers et leurs meubles, alors désolé mais on ne pourra plus recevoir le poisson du jour des Antilles.
 _Non! S'exclama la belle Najem Belkaça. Hier encore, j'ai mangé une délicieuse langouste tropicale... Le poisson sur les marchés de France est pourri et je vais mourir de faim...
 _hein hein... mais non! J'ai pensé à toi et j'ai demandé à la société Bleu-Lagon de nous livrer des «paniers fraîcheur» : c'est une start-up de fils de familles qui sert les Bettencourt, Arnault, Mulliez, Dumas et Dassault, nos cinq plus grandes fortunes de France, en paniers bios. Après, il faudra se réaccoutumer à l'ordinaire, à moins d'avoir les moyens mais il ne faudra plus compter sur la valise diplomatique.
_C'est gentil de penser à moi! Releva-t-elle d'un sourire carnassier.

Le repas expédié dans la bonne humeur et complètement ivres, François questionna Najem Belkaça de la sorte, en lui prenant le bras :

_Tu fais quoi cet après-midi?
_Je ne sais pas, et toi? 
_J'avais pensé à une sieste crapuleuse...
Elle contacta au préalable sur son smartphone un ami, en réalité le concierge discret d'un palace:

_Ah ah! Voyons... Bingo, on a une petite chambre de réservée!
Ils décidèrent joyeusement d'aller d'abord se promener ensemble incognito dans les rues de Paris. Pour cela, François Noland fit intervenir le «gang des postiches»: son habilleuse, sa maquilleuse et son coiffeur accompagnés d'un maître chapelier convoqués tous sur le champ.
Le président de la République se coiffa d'un chapeau rond:

_Qu'est-ce que t'en penses comme ça? 
_On dirait François Mitterrand!
François Noland se fit rajouter une moumoute de cheveux longs et des lunettes rondes aux verres fumés.
 
_Et comme ça?
_Maintenant, tu ressembles à un berger savoyard... Ah oui... Le cuisinier Marc Veyrat!
Noland, vexé, se colla une grosse moustache sous le nez qu'il fit retailler illico par son coiffeur-barbier. Elle éclata de rire:

_Maintenant, tu ressembles à un vrai bougnat!
_Tuullle, Tulle, tout le monde descend! Hein hein... Et voilà!

La transformation était satisfaisante. Najem se choisit un bonnet de laine, des Raybans et un fichu de chez Hermès pour cacher sa bouche et son menton. Après, ils se serrèrent tous les deux sur le scooter présidentiel, suivis par deux gardes du corps dans une voiture banalisée. Au cœur de Paris, il s'arrêtèrent près de la fontaine des Innocents et continuèrent à pied incognito sous la Canopée. Finalement, ils remontèrent à pied la rue Montorgueil, jusqu'à une dalle commémorative qui dit:


LE 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRÊTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ
ILS FURENT BRÛLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750.
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE
 

_On voit que 3 siècles après, on a toujours les mêmes problèmes avec nos pauvres petits pédés! Soupira François Noland.
 

C'est à ce carrefour qu'un coursier en scooter leur livra les clés de la chambre: il s'agissait en fait de rejoindre l'aimable pied à terre d'un héritier Qatari promu «Émir», ou quelque chose comme ça, et rappelé plus tôt à ses devoirs.
 

Dans la chambre, ils s'étaient déshabillés très vite, lui en boxer noir, elle en culotte de dentelle rose. Nue, avec son fichu en guise de paréo autour des hanches qu'elle avait larges, elle ressemblait à une peinture de Paul Gauguin. Elle entama pour lui quelques pas d'une danse haïtienne qui se transforma progressivement en une danse du ventre lascive. À la fin, elle s'agenouilla pour le sucer. D'abord, il se laissa faire avant de l'arrêter :
_Relève-toi, créature! J'aime dominer les femmes, mais pas comme ça.
Et donc, il la coucha en travers de ses genoux pour la fesser:
 
_Tu te rends compte? Tout ce temps que tu m'as fait poireauter?
_Il ne tenait qu'à toi...
Il redoubla de coups sur les fesses rebondies:

_Salope, t'as le droit de crier et de m'insulter si tu n'aimes pas ce traitement! 
_Aie, aie... Gros cochon, t'es bien content de te farcir  la petite marocaine de service... Mais tu prends mon cul pour un loukoum? Allez, plus fort, je sens rien!

Après l'avoir chauffée convenablement, il décida de la prendre dans la position du missionnaire puis façon brouette thaïlandaise. Noland savait mieux que quiconque qu'il faut s'imposer au premier assaut en tapant vite et bien. Sauf que là, ça sentait la fin de règne: il devait en même temps essayer de faire le deuil de la fonction présidentielle et de ses prérogatives.

C'est la fonction qui fait l'homme et pas l'homme qui fait la fonction
En bourrant le cul de la ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il avait l'obscur pressentiment d'outrager la République, mais il savait aussi qu'il devait absolument dépasser cette illusion dangereuse pour son moral. Au moment d'exulter, il conclut d'un sobre: «Vive la France!». Ce n'est qu'après ce premier assaut qu'il donna à sa partenaire des caresses et des baisers. Il s'attarda sur les tétons en léchant les aréoles comme un aveu de faiblesse enfantine: elle lui rappelait maintenant sa nourrice avec le goût anisé des filles de là-bas.

_Je t'ai senti en colère, François! Fit-elle en lui caressant la joue.
François se savait atteint de logorrhée et de sadomasochisme mais faisait tout pour le dissimuler sous un air bonasse:  
_J'avais renoncé à te séduire, avoua-t-il pour donner le change, et voici que tu t'offres à moi sur le tard... Je savais que t'étais bonne, mais pas à ce point... J'aurai des regrets en te quittant!

Un président peu en cacher un autre

Quand il se réveillèrent après une courte sieste, il observa la belle Najem Belkaça qui se prélassait entre deux coups de bite, les seins et le cul à l'air, avec juste le coin du drap sur son ventre. Il avait le chibre comme un piquet de tente et il lâcha un pet stratosphérique qui fit trembler jusqu'aux vitres:

_Tiens, un avion à réaction!
Mais Najem Belkaça ne broncha pas. Lui s'agaçait qu'elle ne monte pas
immédiatement sur son ventre  pour le soulager d'une érection de plus en plus douloureuse. Tout le temps de son mandat, il avait gardé la trique. 
_C'est incroyable, François, tu fais des discours en baisant, et même en dormant!
_Ah, oui? J'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé que j'étais une poupée russe, tu sais... les poupées gigognes qui s'emboîtent l'une dans l'autre, et j'accouchais de Jean-Marc Ayrault qui accouchait de Manuel Valls qui accouchait de Benoît Hamon qui accouchait d'Emmanuel Macron qui accouchait d'un jambon. Cherchez l'intrus? Qu'est-ce que c'est con, les rêves... Si Macron est élu, je pourrai dire que j'ai tout réussi, excepté la hausse imprévisible du chômage en mars. En attendant, tout le monde me prend pour une bille et je dois fermer ma gueule. Avoue que c'est rageant!

samedi 23 février 2019

Notre président se réinvente: «Macron l'ouvre... à la ferme!», dans le blogiblag du 24/02/2019 (LJ ©2019).

Ah, quoi de plus jouissif qu'un beau penseur, capable des meilleures synthèses... Bien sûr, je ne parle pas de Michel Onfray, le faux-losophe français le plus lu au monde avec son interprétation libre de la philosophie en cent ouvrages... mais pas une idée nouvelle!

Non, notre président Macron est pour moi d'un autre calibre! Bon, tout avait mal commencé: 2017, «anus horribilis» comme dirait Onfray. C'est vrai qu'Emmanuel Macron-de-Rothschild a commencé comme un bon banquier à taxer les petits travailleurs, les retraités, à réduire les intérêts de leurs livrets d'épargne sous la barre de l'inflation et à dégrever la fortune des ultra-riches. Même que les Gafas seront imposées au strict minimum, si jamais elles le sont un peu en France: une fiscalité forfaitaire de quelques millions rachète des dettes passées de plusieurs milliards d'euros d'évasion fiscale! Merci Bercy. Leurs profits réalisés seront bien plus taxés chez l'Oncle Sam (soit le père Trump ou un autre à venir) suivant la «théorie du ruissellement des gros profits» depuis les petits pays victimes de cette optimisation-délocalisation confiscatoire vers les grands pays opportunistes qui font la loi.

Bien sûr, qu'Emmanuel soit affilié à une famille de banquiers célèbres n'induit aucun racisme nauséabond dans mon esprit. Dans sa jeunesse, il fut un élève brillant avec «tout bien en place dans sa tête» selon sa professeure qui a dégagé onctueusement ce diamant de sa gangue avant de le polir sous toutes les facettes. Parfaitement dégauchi, il ne pouvait que séduire les Rothschild! Et maintenant, 2019 se présente pour lui sous les meilleures hospices, sous réserve de l'apaisement du mouvement violent et xénophobe-raciste-nazi des vilains «Gilets jaunes» associés. Faut dire pour sa défense que Macron n'a jamais fait partie du club des méchants. Et en se posant une kippa sur la tête le temps de se recueillir sur une tombe vandalisée, il a montré clairement son camps.

Après la guerre, les grandes puissances et tous les requins ont pris le pouvoir en se partageant le monde et plus précisément pendant la conférence de Yalta organisée entre la Russie (plus de dix millions de combattants morts face aux nazis) et les Anglo-saxons. Malgré tout, Charles de Gaulle a su tirer sa carte du jeu pour le meilleur et pour le pire: naissance des lobbys nationaux du nucléaire, de la pétrochimie et de l'agrochimie, industrialisation forcenée (avec par exemple des millions de victimes sur les routes en 70 ans au nom de l'industrie automobile et les rejets toxiques des hauts fourneaux qui empoisonnent l'atmosphère), destruction des campagnes et remembrement au service des grands céréaliers, constructions envahissantes et bétonisation, épuisement des sols etc. In fine, 200 essais nucléaires viendront couronner le pouvoir de destruction et de contamination* de la France! Après, même pendant le passage du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986 sous la présidence de Jacques Chirac (avec Sarkozy délégué interministériel pour le nucléaire), le lobby international du nucléaire va museler facilement les gouvernements des pays arrosés, les politiciens, les scientifiques et la presse en général: «Dormez bonnes gens! Tout va bien» comme disaient les veilleurs de nuit jadis. Quoi? La conspiration mondialiste a de très bons côtés quand, d'abord, elle est rassurante.

Hélas... En 2019,
les pesticides et les ondes électromagnétiques additionnés à la radioactivité résiduelle et à la contamination du vivant après Tchernobyl et Fukushima sont déjà responsables en 30 ans de la disparition de 80% des espèces sauvages, et d'abord les insectes et les oiseaux. Ce qui signifie qu'en 2050, 30 ans plus tard, 95% de la biodiversité  auront disparu définitivement et que les 5% restant seront les espèces nuisibles qu'il faudra éradiquer avec des pesticides encore plus puissants. Aujourd'hui, les paysans qui ont déclaré la guerre à la nature léguée par leurs parents, moins ceux qui se suicident quotidiennement, commencent à stériliser les sols avec des courants haute tension pour brûler les adventices et la biomasse autour avec l'espoir d'assurer les meilleurs rendements et de rembourser leurs emprunts faramineux. Mauvais calcul! La terre qui restera deviendra de la poussière et de la brique qui n'absorbera plus l'eau, comme sur la lune, sur Mars et dans les plaines de Beauce, s'érodant rapidement et composant avec la pluie et les vents des dunes, des nuages de poussière à l'égal des déserts et des torrents de boue. Tout semble écrit! Amen.

Mais hier, notre président «innocent comme l'agneau entre ses bras» est venu rectifier le tir s'il est possible, et son «discours d'admission au salon de l'agriculture» fut tout simplement remarquable: si Jacques Chirac venait tâter le cul des vaches et saucissonner d'un air débonnaire, Emmanuel Macron en a fait un exercice digne des hautes écoles. Ses proches ont beau dire qu'il vend du rêve, c'est magnifique et l'Europe toute entière devrait s'enorgueillir d'un esprit libre de cette envergure. Dans son discours, tout est dit: par exemple, la France veut devenir «le premier pays exportateur de vins sans glyphosate au monde» quand «pour la filière, il faut voir là une opportunité d'évoluer»! Mieux encore, le nouveau ministre de l'agriculture Didier Guillaume précisera un peu plus tard en aparté de lapin: il ne s'agit pas de remplacer une molécule dangereuse par une autre mais bien d'agréer des pratiques saines et pérennes. Cependant, on continuera de glyphoser dans au moins 15 % des cas, par exemple les vignes en terrasses et les légumes, sans parler des voies de chemins de fer, des aéroports et des bas-côtés qui échappent bien sûr au domaine de l'agriculture.

Le glyphosate est donc devenu un des marqueurs de la présidence Macron, en même temps que l'indépendance de notre agriculture chère au Général de Gaulle. Au bout de ce projet: l'excellence à la française hors d'atteinte des rouleaux compresseurs, des tribunaux et des droits de douane américains. Mais tout de suite, les journalistes et analystes se sont empressés de rabaisser ses prétentions: allons, l'ancien président Hollande annonçait réduire le chômage significativement et on voit où ça l'a mené, droit dans le mur! Alors, interdire le glyphosate c'est tout ou rien et plutôt rien... Non, surtout ne changeons rien, susurrent-ils, et laissons crever notre agriculture d'épuisement, roulée dans la souillure. Renonçons comme les Anglais avant nous: les journalistes sont très copains avec les lobbys pro-américains, pro-russes, pro-chinois, pro-brésiliens! Le gigantisme est-il la solution pour nourrir 10 milliards d'êtres humains? Non, répond Macron, soyons déjà autosuffisants et enseignons à l'Afrique à faire de même... Bien sûr, on veut décourager notre bon président en si bonne voie d'émancipation, avec une poignée de chausse-trapes. Et les lobbys avancent masqués: notre ministre Didier Guillaume prétend que les lobbys dénoncés par Nicolas Hulot n'existent pas au sein de ce gouvernement ni même en marge ou sinon toute organisation est un lobby, le gouvernement est donc lui-même un lobby ainsi que toutes les associations de défense des consommateurs, y compris les cabinets d'avocats et même Éric Dupond-Moretti à lui tout seul est un lobby. Moi-même suis-je un lobbyiste qui écrit des articles? Stricto sensu non car j'agis suivant ma seule initiative et sans intéressement aucun si ce n'est de servir l'intérêt général...

Face à la révolte des «Gilets jaunes», les grands esprits institutionnels, universitaires et chercheurs deviennent d'un coup beaucoup plus diserts: comme dans diverses tribunes du Figaro de ce jour, les uns nous expliquent que la seule réponse possible au malaise social consiste à réindustrialiser d'urgence la France; les autres affirment que si cette dernière révolte populaire n'aboutit pas à l'essor de l'Intelligence Artificielle, elle aura échoué lamentablement. Mais il me semble que derrière ces prises de position il y a les intérêts des grandes puissances envahissantes, des industriels et des milliardaires comme Trump, Carlos Ghosn, Steve Jobs, Elon Musk et tous ceux pour qui la sauvegarde de la planète est le cadet de leurs soucis, au nom du pragmatisme défendu conjointement en France par une multitude d'intellectuels climatosceptiques de petite vertu: les habituels Onfray, Finkielkraut, Enthoven, Ferry mais aussi Zhumour et Nullos, Moix, Consigny etc., y compris l'allègre "monsieur météo" Laurent Cabrol. Voilà le niveau! Comme disait Nicolas Sarkozy, présent au Salon de l'Agriculture en 2010: «ben les questions d'environnement... là aussi, ça commence à bien faire!». Depuis lui, on a vu toutes les velléités de défendre la planète échouer, quand le «sens pratique» faisait dire à Sarkozy: «...parce que si ça continue, on aura plus d'élevages de porcs! (sic)». Mais en quoi la bientraitance animale serait un obstacle à l'élevage? Et pourquoi désolidariser les hommes de la nature? Sur quel vaisseau spatiale, sur quelle planète alternative, avec quels ordinateurs et quels robots pour remplacer les proches et les animaux familiers, sous quelle «dictature IA», sous quel machinisme ultime?

Contre tous ces professeurs d'économie mortifère, de philosophie décadente et de bon sens aveugle ont défilé ce week-end à Paris la formidable Greta Thunberg et quelques centaines (seulement) de lycéens autour, suivis de près par Yannick Jadot et Anne Hidalgo... en espérant qu'ils soient chaque fois un peu plus nombreux à venir résister au «réalisme ambiant anti-écologique parisien» issu du jacobinisme économique, quand nos villes ne sont plus que des tumeurs malignes. Alors, je vous le dis sans ambages, merde in France!

*Le tir de la bombe H fut le plus puissant des essais nucléaires français enregistrés de 1960 à 1996 entre le Sahara algérien et la Polynésie française, sans qu'on sache au total des tirs le nombre de victimes indirectes à cause des retombées radioactives. Heureusement pour nos finances publiques, beaucoup de ces victimes sont mortes qui ne prétendront jamais plus à une indemnisation mais combien de victimes en France de tous âges sont atteintes à la thyroïde et d'autres cancers suite aux catastrophes nucléaires qui s'enchaînent sans arrêt?

mercredi 2 janvier 2019

Marcel Houelleback, ses succès en librairie : «Le sirop ou le suppositoire» et «Zerotonine», dans le blogiblag du 03/01/2019 (LJ ©2019).

C'est bien Michel Houellebecq et non pas Marcel Houelleback qui a reçu la légion d'honneur ce 1er janvier des mains du président Macron.  

Certains voudraient le voir comme un extralucide... Personnellement, je le vois comme un clone de Françoise Sagan en plus moche. A-t-il prédit l'attentat de Charlie Hebdo et la révolte des «gilets jaunes»? Bien sûr que non, n'est pas Élizabeth Teissier qui veut! Mais on nous le laisse entendre... la publicité est habile et l'art est difficile.

Ingénieur agronome de formation avant de se dédier à l'écriture, Houelleback avait-il seulement prévu les pics de pollution à la campagne comme à la ville, les cancers des paysans suite à l'usage des pesticides et le réchauffement climatique à cause des vaches qui pètent par millions? Non, car à l'époque l'agrochimie était en plein essor et personne n'osait s'insurger contre les méthodes destructrices des "agroculteurs", au vu des productions exceptionnelles attendues par tous ces industriels de mauvais aloi.

Reconverti comme informaticien, a-t-il prévu le succès de l'informatique personnelle, l'intelligence artificielle et le transhumanisme ? Non plus.

Établi finalement comme «écrivain à succès», ce qui n'est pas un métier, il a écrit «Insoumission» en 2014 pour le faire éditer en 2015, un ouvrage qui traite du sadomasochisme et de l'objetisation des femmes - à l'égal des animaux - partout dans le monde. Après sa parution, Marcel Houelleback s'est senti menacé par les femmes en colère avec des cris et des incitations au meurtre du genre #BalanceTonPorc. Craignant de se faire défenestrer depuis son appartement sis dans un quartier populaire du XIIIéme arrondissement, en haut d'une tour, l'écrivain a disposé longtemps d'un garde privé derrière sa porte.

Depuis lors, convaincu de devoir se mettre au vert, Houelleback a eu la bonne idée d'exploiter le filon de la ruralité et de la paysannerie profonde dans un dernier roman qui sortira ce vendredi: «Zerotonine» (
un mot-valise, mélange de «Prozac» et de «Nicotine» dont l'auteur abuse) qui fait suite a d'autres chefs-d’œuvre dont un magnifique prix Goncourt intitulé «Le sirop ou le suppositoire» mais aussi «Extension du domaine de la flûte», «Les Particules alimentaires», «La possibilité d'une couille» et «Insoumission».

Bien sûr, je n'ai pas lu ses
œuvres ou alors mon cerveau défaillant n'en a gardé aucun souvenir précis. Je me souviens seulement être entré une fois dans une librairie, plusieurs années après son succès en 2010 couronné du prix Goncourt, et d'avoir soupesé un de ses livres, d'en avoir consulté la quatrième de couv' avant de le replacer, tout dégoûté, dans son rayon : ce n'était, à mon avis, pas le meilleur! Trop racoleur, trop commercial.

Et puis, qui a envie de traîner dans la cervelle de Marcel Houelleback pour découvrir ses cogitations après un repas trop arrosé et ses phantasmes nocturnes? Cette espèce de fausse proximité alcoolique et tabagique me saoule rien que d'y penser. Non, en le lisant dans le texte, chose à laquelle je n'ai jamais pu me résoudre, je ne me sentirais pas plus éclairé ni plus intelligent. Heureusement que les journalistes sont là pour en faire le résumé... Surtout, je sais comment l'écrivain procède: son éditeur lui donne une avance conséquente en attendant le prochain brûlot et Houelleback lui écrit en échange une longue lettre critique qui, retravaillée par un nègre pendant un an, deviendra ce roman à la mode pour la rentrée littéraire de janvier de l'année suivante. Ainsi, Houelleback s'était-il plaint un beau jour à son éditeur de la faiblesse de ses émoluments - compte tenu de son succès-
en 1997 dans «Les miettes», devenues «Les particules alimentaires» en 1998.

Marcel Houelleback partage avec le chroniqueur «gros-niqueur» Yannick Moix sa déception des femmes: après s'être fait lécher le gland et les couilles (comme le héros de son dernier roman), à quoi peuvent-elles donc encore servir? Là, le travail intellectuel atteint son apogée paroxystique... Le pire, c'est que les femmes les plus intelligentes sont aussi les plus emmerdantes, d'où la bafouille enflammée adressée à son éditeur intitulée: «J'en peux plus... Je vais lui claquer le baigneur!»,  associée à d'autres lettres longuement retravaillées sous forme romancée et dont la compilation a pris le titre
d'«Extension de la lutte des sexes» et finalement d'«Insoumission» à la dernière minute, en entrant directement la correction sur l'écran de contrôle de l'imprimante.

En 2016, Houelleback était-il atteint de dépression et de neurasthénie? Il annonce fin 2017 son prochain mariage devant monsieur le maire comme «le traitement ultime de ma dépression» dans une longue lettre adressée à son éditeur et intitulée d'abord «Prozac, ce tueur de libido» puis «Zérotonine», pour ne pas contrevenir aux règles commerciales, où il dissertait ainsi: «Quoi, même vieux et con, comment se passer d'un vagin? L'homme n'est-il pas conditionné comme les saumons à remonter à sa source?». Oui, Vaste débat! Évidemment, derrière se cache un complexe d'infériorité sur-compensé par la réussite de l'écrivain célébré, c'est à dire l'obtention de la reconnaissance de ses pairs, l'admiration de ses jeunes lectrices et l'enrichissement rapide. Avec l'âge il ne craint pas tant la sécheresse vaginale et la ménopause chez sa femme (de vingt ans sa cadette) que l'aphanisis, le doute et l'impuissance depuis son andropause précoce (à l'âge de 45 ans), qui taraudent l'écrivain libidineux.

Et que faire quand les femmes s'émancipent, refusant d'être l'objet d'un désir pervers? Elles s'opposent alors aux hommes (plutôt que de leur complaire) soit par simple conviction, par domination, par des rejets systématiques ou suite au vieillissement, à l'aigrissement du caractère et à la solitude. Les femmes ne vont-elles pas se séparer complètement des hommes jusqu'à devenir une espèce différente? À ce moment, la procréation ne sera plus possible autrement que médicalement assistée, «in vitro» veritas, après un séquençage complet du génome et l'ablation de l'ADN corrompu.

Mais "une bonne suceuse reste une bonne suceuse" qui ne pose pas de problèmes, glorifiée dans le corps d'une poupée japonaise dernier cri, la bouche grande ouverte. Et c'est ainsi que Marcel Houelleback aime à reconsidérer les femmes dans ses livres: la femme-objet ou celle qui n'en est plus vraiment une parce qu'elle a pris la tangente...

*«L'amour rend faible, et le plus faible des deux est opprimé, torturé et finalement tué par l'autre, qui de son côté opprime, torture et tue sans penser à mal.» C'est ce qu'écrit Michel Houellebecq dans «La Possibilité d'une île»... Le rockeur dépressif et génial de la littérature française s'est transfiguré ce vendredi 21 septembre (2018) pour son mariage avec Lysis Liu: ni cigarette, ni parka mais costume, chapeau melon et bite de cire. /Le Fougaro

* Le Guronsan, le Prozac ou le Citalopram etc. sont des marques déposées citées en exemple mais «Serotonine» est la propriété intellectuelle de Michel Houellebecq.

vendredi 28 décembre 2018

Le monde brûle : « Trump est-il le diable ? », réédition du blogiblag du 29/07/2018 (LJ ©2018).

4 mois après cet article, Nicolas Hulot a démissionné et l'Australie à son tour est en feu, avec des températures proches de 50° #JeSuisGiletVert

Au moment où l'Amazonie brûle, le Canada brûle, la Californie brûle et surtout les glaces des pôles fondent, Trump a exclu l'Amérique de l'accord sur le climat.

Si les Mayas avaient annoncé la fin du monde pour 2012, en voici donc les premiers effets: l'enfer climatique.

Et notre ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de prévenir aimablement:

«Nous venons de vivre une semaine d'extrêmes climatiques: incendies en Grèce et en Suède, record de température en France, inondation puis canicule au Japon. Les scientifiques nous préviennent que ce n'est qu'une bande-annonce. Pendant ce temps, nous regardons ailleurs...

Nous avons collectivement une immense responsabilité, poursuit le ministre. Nous ne pouvons plus entretenir des divisions, réelles ou factices, alors que cet enjeu appelle une réponse universelle. La confrontation politique est nécessaire, mais sur ce point, faisons la paix. J'appelle à une union sacrée sur le climat...

Le feu est à nos portes, au sens propre comme au sens figuré... [quand] certains partis politiques rechignent encore à faire figurer le changement climatique et la biodiversité dans l'article premier de la Constitution, comme si c'était une préoccupation mineure».

Il a raison, quoi! Hélas, si nous prenons tous les hommes et femmes politiques des 50 dernières années, par exemple en Amérique, au Canada, en Chine, en Russie, en Espagne comme en France, tous ont nié en bloc le réchauffement climatique ou sinon, une fois arrivés au pouvoir, leurs entreprises pour enrayer le réchauffement et la destruction de la biosphère ont été nulles contre les intérêts industriels et les lobbys tout-puissants.

Notre président Macron n'échappe pas à cette tare politique: lui qui se prenait pour Jésus Christ avec son slogan «... en marche» finit par distribuer les «petits pains» directement dans la gueule des récalcitrants de la République. Et sous Hollande ? Les CRS envoyaient des «grenades à main» explosives jusque dans la capuche des manifestants pour se désencercler au milieu des champs! Pourtant, les zones vertes ne sont-elles pas essentielles pour faire respirer la Terre, absorber les eaux de ruissellement et rafraîchir l'atmosphère pendant les périodes de sécheresse? Pourquoi bétonner inutilement des hectares de terre, à la campagne comme à la ville, sous prétexte de combler «une dent creuse»?

Vu du ciel, la Terre devient un désert brun quand la végétation disparaît.

Notre civilisation se mesure-t-elle en tonnes de béton, d'asphalte, d'acier et de pétrole? Cette idée donnerait raison à Trump-le-bétonneur qui prétend construire le «mur du con» le plus grand du monde.

En France, Jacques Chirac fut parmi les plus braves en déclarant déjà en 2002 : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs».

En Europe, le président espagnol Mariano Rajoy de 2011 à 2018 a nié ouvertement le réchauffement climatique, les archives en témoignent, tout comme une majorité de politiciens et de lobbyistes industriels qui nous condamnent à l'Enfer et au feu de la géhenne pour leur seul profit.

«Par la grand'porte ouverte, on croyait assister à quelque scène de géhenne, parmi les ricanements des démons» (Pesquidoux).

Et Trump, dit «le Grand Foutre», démon entre les démons, le sait bien car ce diable nous entraîne allègrement dans les flammes. La queue à la main, il joue au billard "à trois bandes de cons", comme à son habitude: «Je prends la Russie pour taper sur l'Europe pour taper sur la Chine». Terrorisé, monsieur Junker a promis au nom de l'Europe d'acheter à l'Amérique de Trump plus de produits chimiques et pharmaceutiques, plus de gaz de schiste et de soja transgénique (le soja que les Chinois boycottent pour lutter contre les surtaxes américaines). En échange de toutes ces saletés contaminantes, l'Allemagne pourra vendre ses voitures outre-atlantique sans surtaxes douanières, fournir ses fermes automatisées de milliers d'animaux en tourteaux transgéniques à la place des céréales et du fourrage brûlés par la sécheresse (jadis en provenance de Russie) et elle continuera d'arroser l'Europe (suivant l'accord Monsento-Bayer) de «round up» et autres pesticides qui exterminent la faune et la flore, les rejetons du trop célèbre «agent orange». Nous achèterons aussi aux laboratoires américains, les yeux fermés, tous les traitements pharmaceutiques vendus "à prix d'or" et proposés aux Français comme aux immigrés qui viennent s'y faire soigner gratuitement au travers de nos hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux et pharmacies, pour espérer lutter contre les cancers mais aussi les virus, le sida et toutes les maladies infectieuses, épidémiques et tropicales.

Pris entre deux feux, le réchauffement climatique et les bombardements, des millions de réfugiés fuient l'enfer de leur pays de naissance pour venir nous demander secours. Mais Trump-la-Mort s'en lave les mains...

Si Trump joue sale avec l'Afrique, l'Amérique du sud et maintenant l'Europe, il épargnera si possible Merkel qui détient les clefs de la banque et Theresa May à qui il a expliqué comment quitter l'Europe avantageusement, et ne parlons pas des accords de convenance avec Poutine qui poursuit ses «poutinades diaboliques» et Kim-de-la-Jungle rebaptisé joyeusement «Rocket man» pour sa puissance de feu infernale!

En France, même nos philosophes de salon sont diaboliques et négationnistes (à l'inverse du siècle des Lumières) : Luc Ferry , alias Lucifer, milite en faveur des OGM «qui sont bons pour la santé», Michel Onfray lutte contre le christianisme en utilisant l'islamisme, nie le réchauffement climatique et annonce l'apocalypse, quant à Raphaël Enthoven, ce bellâtre viandard, il nie que la Terre soit devenue la plus grande boucherie de tous les temps et l'antichambre de la mort par asphyxie, égorgement, électrocution, tranchage, par balles ou piégeage etc. et tout ça au nom de quoi ? De notre grande CIVILISATION décrite par ces mêmes philosophes de crotte mais je devrais dire plutôt «de pétrole bitumineux», ceux qui par leurs présences prétentieuses et leurs écrits polluent l'air que respire le peuple autant qu'un million de camions, exactement comme le fait le plus grand navire de croisière en arrivant au port, l'admirable et surtout l'épouvantable «Symphony of the Seas».

Ces soi-disant philosophes sont les complices dévoyés des plus grands arnaqueurs/pollueurs de la planète, les Trump, Trudeau, Temer, Xi Jinping, Poutine etc. dont ils s'imaginent profiter du succès, à défaut de sagesse. Leurs mesures diaboliques sont le PIB, le dollars, l'or et le baril de pétrole. Et le battage médiatique autour d'eux agrègent les disciples de leurs théories absurdes comme le caca attire les mouches :

_ …Mais respirez moi ce bain de vapeurs vivifiantes : ce délicieux gaz carbonique, cet ozone transparent, ce soufre jaunâtre, cet azote vaporeux, cet ammoniac pestilentiel, ces vapeurs bleutées toxiques d'hydrocarbures extra-lourds et leurs particules fines dignes des plus grands aristocrates de la pensée, et tous ces pesticides réconfortants... Ah, merveille de nous! Ne cessent-ils de s'autocélébrer à cor et à cri, ces pignoufs, ces asticots lubriques, ces bousins à crête jaune, ces fientes mondialistes.

Alors, mes amis, à qui se fier maintenant, mis à part notre bon mais très impuissant ministre Nicolas Hulot? Merde in France.