dimanche 31 mars 2019

Fin de quinquennat 2017: «La dernière maîtresse de François Noland», dans le blogiblag du 01/04/2019 (LJ ©2017).

Dans les rôles de :
François Noland        F. Hollande
Najem Belkaça          N. Vallaud-B

Le président avait donné «journée libre» à tous ses ministres et conseillers. Depuis 15 jours, le déménagement des dossiers, la numérisation et l'archivage des documents avait pris tout leur temps. Ce dimanche matin, à J-7 de son départ définitif de
l’Élysée, François Noland s'était commandé un excellent déjeuner: un cassoulet maison accompagné d'une bouteille de Saint-Emilion grand cru qu'il comptait bien se biberonner tout seul. En l'absence du cuisinier en chef, le commis de cuisine avait réchauffé à petit feu le cassoulet cuisiné la veille avant de le verser dans une grosse soupière, avec une louche et une écumoire à côté pour se servir à volonté.

C'est à midi passé que Najem Belkaça s'était jointe à lui, au propre comme au figuré.

_Allô, ma chérie, mais qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci rue de Grenelle... Tu fermes tes cartons et tu purges ta messagerie? Mais rejoins-moi... T'as pas mangé? J'ai un bon cassoulet... Tu préfères... Rassure-toi, le cassoulet du chef ne fait pas péter! T'évites de manger du porc? Mais c'est des manchons de canard et de la graisse d'oie! Bon, je te fais monter un petit encas... à tout de suite. Avec une demi-heure de retard, son repas arriva poussé sur un chariot. François avait fait rajouter in extremis par le commis un club-sandwich «saumon mariné à l'aneth», une assiette de frites, une bouteille de Jurançon, des fruits exotiques et quelques autres douceurs.

Najem se pointa pile poil dans le bureau présidentiel converti en cantine de luxe, et la suite fut un plaisir. Au début du repas, elle était encore furieuse d'avoir été stoppée devant l'Élysée par le convoi faussement présidentiel de Marine Le Pen, qui de fait avait installé son QG de campagne au 262 rue du Faubourg Saint-Honoré, prés de l'Arc de Triomphe et qui se payait le luxe de passer sous les fenêtres du palais:


_Tu te rends compte, la tribu des Le Pen qui crèche à deux pâtés de maisons d'ici en attendant d'investir l’Élysée, et le vieux débris qui dit: «J'ai été très étonné par la dimension donnée à la cérémonie en l'honneur du policier assassiné parce qu'on rendait surtout hommage à l'homosexuel...», non mais j'hallucine! Tu t'imagines serrer la main de ce vieux croûton en quittant l’Élysée pour lui céder la place?

François avait des préoccupations plus triviales:
 
_Et que penses-tu de la diète méditerranéenne? Fit-il en se servant une deuxième assiettée de cassoulet. 
_Avec l'huile d'olive? Tu sais, je suis une fille des îles: je préfère le poisson blanc au lait de coco et le monoï.
Il admirait sa ministre si pleine de fraîcheur enfantine mais aussi la femme d'aplomb qu'il avait dotée d'un portefeuille conséquent, celui du ministère de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le quotient intellectuel des étudiants français ayant baissé de 10 points en dix ans, tiré par le bas dans des classes surchargées de demeurés analphabètes et dyslexiques, c'est elle qui avait mis au point le tirage au sort du loto pour entrer à l'université (officiellement, c'était pour combattre l'injustice des banlieues et la méritocratie, c'est à dire les privilèges d'une classe dominante et décadente).

Il décida de flirter aimablement avec sa ministresse, portée sur le Jurançon d'une excellente cuvée:

_Pour la dernière semaine, tous les vols quotidiens sont complets en provenance des DOM-TOM parce que nos diplomates rapatrient leurs dossiers et leurs meubles, alors désolé mais on ne pourra plus recevoir le poisson du jour des Antilles.
 _Non! S'exclama la belle Najem Belkaça. Hier encore, j'ai mangé une délicieuse langouste tropicale... Le poisson sur les marchés de France est pourri et je vais mourir de faim...
 _hein hein... mais non! J'ai pensé à toi et j'ai demandé à la société Bleu-Lagon de nous livrer des «paniers fraîcheur» : c'est une start-up de fils de familles qui sert les Bettencourt, Arnault, Mulliez, Dumas et Dassault, nos cinq plus grandes fortunes de France, en paniers bios. Après, il faudra se réaccoutumer à l'ordinaire, à moins d'avoir les moyens mais il ne faudra plus compter sur la valise diplomatique.
_C'est gentil de penser à moi! Releva-t-elle d'un sourire carnassier.

Le repas expédié dans la bonne humeur et complètement ivres, François questionna Najem Belkaça de la sorte, en lui prenant le bras :

_Tu fais quoi cet après-midi?
_Je ne sais pas, et toi? 
_J'avais pensé à une sieste crapuleuse...
Elle contacta au préalable sur son smartphone un ami, en réalité le concierge discret d'un palace:

_Ah ah! Voyons... Bingo, on a une petite chambre de réservée!
Ils décidèrent joyeusement d'aller d'abord se promener ensemble incognito dans les rues de Paris. Pour cela, François Noland fit intervenir le «gang des postiches»: son habilleuse, sa maquilleuse et son coiffeur accompagnés d'un maître chapelier convoqués tous sur le champ.
Le président de la République se coiffa d'un chapeau rond:

_Qu'est-ce que t'en penses comme ça? 
_On dirait François Mitterrand!
François Noland se fit rajouter une moumoute de cheveux longs et des lunettes rondes aux verres fumés.
 
_Et comme ça?
_Maintenant, tu ressembles à un berger savoyard... Ah oui... Le cuisinier Marc Veyrat!
Noland, vexé, se colla une grosse moustache sous le nez qu'il fit retailler illico par son coiffeur-barbier. Elle éclata de rire:

_Maintenant, tu ressembles à un vrai bougnat!
_Tuullle, Tulle, tout le monde descend! Hein hein... Et voilà!

La transformation était satisfaisante. Najem se choisit un bonnet de laine, des Raybans et un fichu de chez Hermès pour cacher sa bouche et son menton. Après, ils se serrèrent tous les deux sur le scooter présidentiel, suivis par deux gardes du corps dans une voiture banalisée. Au cœur de Paris, il s'arrêtèrent près de la fontaine des Innocents et continuèrent à pied incognito sous la Canopée. Finalement, ils remontèrent à pied la rue Montorgueil, jusqu'à une dalle commémorative qui dit:


LE 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRÊTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ
ILS FURENT BRÛLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750.
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE
 

_On voit que 3 siècles après, on a toujours les mêmes problèmes avec nos pauvres petits pédés! Soupira François Noland.
 

C'est à ce carrefour qu'un coursier en scooter leur livra les clés de la chambre: il s'agissait en fait de rejoindre l'aimable pied à terre d'un héritier Qatari promu «Émir», ou quelque chose comme ça, et rappelé plus tôt à ses devoirs.
 

Dans la chambre, ils s'étaient déshabillés très vite, lui en boxer noir, elle en culotte de dentelle rose. Nue, avec son fichu en guise de paréo autour des hanches qu'elle avait larges, elle ressemblait à une peinture de Paul Gauguin. Elle entama pour lui quelques pas d'une danse haïtienne qui se transforma progressivement en une danse du ventre lascive. À la fin, elle s'agenouilla pour le sucer. D'abord, il se laissa faire avant de l'arrêter :
_Relève-toi, créature! J'aime dominer les femmes, mais pas comme ça.
Et donc, il la coucha en travers de ses genoux pour la fesser:
 
_Tu te rends compte? Tout ce temps que tu m'as fait poireauter?
_Il ne tenait qu'à toi...
Il redoubla de coups sur les fesses rebondies:

_Salope, t'as le droit de crier et de m'insulter si tu n'aimes pas ce traitement! 
_Aie, aie... Gros cochon, t'es bien content de te farcir  la petite marocaine de service... Mais tu prends mon cul pour un loukoum? Allez, plus fort, je sens rien!

Après l'avoir chauffée convenablement, il décida de la prendre dans la position du missionnaire puis façon brouette thaïlandaise. Noland savait mieux que quiconque qu'il faut s'imposer au premier assaut en tapant vite et bien. Sauf que là, ça sentait la fin de règne: il devait en même temps essayer de faire le deuil de la fonction présidentielle et de ses prérogatives.

C'est la fonction qui fait l'homme et pas l'homme qui fait la fonction
En bourrant le cul de la ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il avait l'obscur pressentiment d'outrager la République, mais il savait aussi qu'il devait absolument dépasser cette illusion dangereuse pour son moral. Au moment d'exulter, il conclut d'un sobre: «Vive la France!». Ce n'est qu'après ce premier assaut qu'il donna à sa partenaire des caresses et des baisers. Il s'attarda sur les tétons en léchant les aréoles comme un aveu de faiblesse enfantine: elle lui rappelait maintenant sa nourrice avec le goût anisé des filles de là-bas.

_Je t'ai senti en colère, François! Fit-elle en lui caressant la joue.
François se savait atteint de logorrhée et de sadomasochisme mais faisait tout pour le dissimuler sous un air bonasse:  
_J'avais renoncé à te séduire, avoua-t-il pour donner le change, et voici que tu t'offres à moi sur le tard... Je savais que t'étais bonne, mais pas à ce point... J'aurai des regrets en te quittant!

Un président peu en cacher un autre

Quand il se réveillèrent après une courte sieste, il observa la belle Najem Belkaça qui se prélassait entre deux coups de bite, les seins et le cul à l'air, avec juste le coin du drap sur son ventre. Il avait le chibre comme un piquet de tente et il lâcha un pet stratosphérique qui fit trembler jusqu'aux vitres:

_Tiens, un avion à réaction!
Mais Najem Belkaça ne broncha pas. Lui s'agaçait qu'elle ne monte pas
immédiatement sur son ventre  pour le soulager d'une érection de plus en plus douloureuse. Tout le temps de son mandat, il avait gardé la trique. 
_C'est incroyable, François, tu fais des discours en baisant, et même en dormant!
_Ah, oui? J'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé que j'étais une poupée russe, tu sais... les poupées gigognes qui s'emboîtent l'une dans l'autre, et j'accouchais de Jean-Marc Ayrault qui accouchait de Manuel Valls qui accouchait de Benoît Hamon qui accouchait d'Emmanuel Macron qui accouchait d'un jambon. Cherchez l'intrus? Qu'est-ce que c'est con, les rêves... Si Macron est élu, je pourrai dire que j'ai tout réussi, excepté la hausse imprévisible du chômage en mars. En attendant, tout le monde me prend pour une bille et je dois fermer ma gueule. Avoue que c'est rageant!

samedi 23 février 2019

Notre président se réinvente: «Macron l'ouvre... à la ferme!», dans le blogiblag du 24/02/2019 (LJ ©2019).

Ah, quoi de plus jouissif qu'un beau penseur, capable des meilleures synthèses... Bien sûr, je ne parle pas de Michel Onfray, le faux-losophe français le plus lu au monde avec son interprétation libre de la philosophie en cent ouvrages... mais pas une idée nouvelle!

Non, notre président Macron est pour moi d'un autre calibre! Bon, tout avait mal commencé: 2017, «anus horribilis» comme dirait Onfray. C'est vrai qu'Emmanuel Macron-de-Rothschild a commencé comme un bon banquier à taxer les petits travailleurs, les retraités, à réduire les intérêts de leurs livrets d'épargne sous la barre de l'inflation et à dégrever la fortune des ultra-riches. Même que les Gafas seront imposées au strict minimum, si jamais elles le sont un peu en France: une fiscalité forfaitaire de quelques millions rachète des dettes passées de plusieurs milliards d'euros d'évasion fiscale! Merci Bercy. Leurs profits réalisés seront bien plus taxés chez l'Oncle Sam (soit le père Trump ou un autre à venir) suivant la «théorie du ruissellement des gros profits» depuis les petits pays victimes de cette optimisation-délocalisation confiscatoire vers les grands pays opportunistes qui font la loi.

Bien sûr, qu'Emmanuel soit affilié à une famille de banquiers célèbres n'induit aucun racisme nauséabond dans mon esprit. Dans sa jeunesse, il fut un élève brillant avec «tout bien en place dans sa tête» selon sa professeure qui a dégagé onctueusement ce diamant de sa gangue avant de le polir sous toutes les facettes. Parfaitement dégauchi, il ne pouvait que séduire les Rothschild! Et maintenant, 2019 se présente pour lui sous les meilleures hospices, sous réserve de l'apaisement du mouvement violent et xénophobe-raciste-nazi des vilains «Gilets jaunes» associés. Faut dire pour sa défense que Macron n'a jamais fait partie du club des méchants. Et en se posant une kippa sur la tête le temps de se recueillir sur une tombe vandalisée, il a montré clairement son camps.

Après la guerre, les grandes puissances et tous les requins ont pris le pouvoir en se partageant le monde et plus précisément pendant la conférence de Yalta organisée entre la Russie (plus de dix millions de combattants morts face aux nazis) et les Anglo-saxons. Malgré tout, Charles de Gaulle a su tirer sa carte du jeu pour le meilleur et pour le pire: naissance des lobbys nationaux du nucléaire, de la pétrochimie et de l'agrochimie, industrialisation forcenée (avec par exemple des millions de victimes sur les routes en 70 ans au nom de l'industrie automobile et les rejets toxiques des hauts fourneaux qui empoisonnent l'atmosphère), destruction des campagnes et remembrement au service des grands céréaliers, constructions envahissantes et bétonisation, épuisement des sols etc. In fine, 200 essais nucléaires viendront couronner le pouvoir de destruction et de contamination* de la France! Après, même pendant le passage du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986 sous la présidence de Jacques Chirac (avec Sarkozy délégué interministériel pour le nucléaire), le lobby international du nucléaire va museler facilement les gouvernements des pays arrosés, les politiciens, les scientifiques et la presse en général: «Dormez bonnes gens! Tout va bien» comme disaient les veilleurs de nuit jadis. Quoi? La conspiration mondialiste a de très bons côtés quand, d'abord, elle est rassurante.

Hélas... En 2019,
les pesticides et les ondes électromagnétiques additionnés à la radioactivité résiduelle et à la contamination du vivant après Tchernobyl et Fukushima sont déjà responsables en 30 ans de la disparition de 80% des espèces sauvages, et d'abord les insectes et les oiseaux. Ce qui signifie qu'en 2050, 30 ans plus tard, 95% de la biodiversité  auront disparu définitivement et que les 5% restant seront les espèces nuisibles qu'il faudra éradiquer avec des pesticides encore plus puissants. Aujourd'hui, les paysans qui ont déclaré la guerre à la nature léguée par leurs parents, moins ceux qui se suicident quotidiennement, commencent à stériliser les sols avec des courants haute tension pour brûler les adventices et la biomasse autour avec l'espoir d'assurer les meilleurs rendements et de rembourser leurs emprunts faramineux. Mauvais calcul! La terre qui restera deviendra de la poussière et de la brique qui n'absorbera plus l'eau, comme sur la lune, sur Mars et dans les plaines de Beauce, s'érodant rapidement et composant avec la pluie et les vents des dunes, des nuages de poussière à l'égal des déserts et des torrents de boue. Tout semble écrit! Amen.

Mais hier, notre président «innocent comme l'agneau entre ses bras» est venu rectifier le tir s'il est possible, et son «discours d'admission au salon de l'agriculture» fut tout simplement remarquable: si Jacques Chirac venait tâter le cul des vaches et saucissonner d'un air débonnaire, Emmanuel Macron en a fait un exercice digne des hautes écoles. Ses proches ont beau dire qu'il vend du rêve, c'est magnifique et l'Europe toute entière devrait s'enorgueillir d'un esprit libre de cette envergure. Dans son discours, tout est dit: par exemple, la France veut devenir «le premier pays exportateur de vins sans glyphosate au monde» quand «pour la filière, il faut voir là une opportunité d'évoluer»! Mieux encore, le nouveau ministre de l'agriculture Didier Guillaume précisera un peu plus tard en aparté de lapin: il ne s'agit pas de remplacer une molécule dangereuse par une autre mais bien d'agréer des pratiques saines et pérennes. Cependant, on continuera de glyphoser dans au moins 15 % des cas, par exemple les vignes en terrasses et les légumes, sans parler des voies de chemins de fer, des aéroports et des bas-côtés qui échappent bien sûr au domaine de l'agriculture.

Le glyphosate est donc devenu un des marqueurs de la présidence Macron, en même temps que l'indépendance de notre agriculture chère au Général de Gaulle. Au bout de ce projet: l'excellence à la française hors d'atteinte des rouleaux compresseurs, des tribunaux et des droits de douane américains. Mais tout de suite, les journalistes et analystes se sont empressés de rabaisser ses prétentions: allons, l'ancien président Hollande annonçait réduire le chômage significativement et on voit où ça l'a mené, droit dans le mur! Alors, interdire le glyphosate c'est tout ou rien et plutôt rien... Non, surtout ne changeons rien, susurrent-ils, et laissons crever notre agriculture d'épuisement, roulée dans la souillure. Renonçons comme les Anglais avant nous: les journalistes sont très copains avec les lobbys pro-américains, pro-russes, pro-chinois, pro-brésiliens! Le gigantisme est-il la solution pour nourrir 10 milliards d'êtres humains? Non, répond Macron, soyons déjà autosuffisants et enseignons à l'Afrique à faire de même... Bien sûr, on veut décourager notre bon président en si bonne voie d'émancipation, avec une poignée de chausse-trapes. Et les lobbys avancent masqués: notre ministre Didier Guillaume prétend que les lobbys dénoncés par Nicolas Hulot n'existent pas au sein de ce gouvernement ni même en marge ou sinon toute organisation est un lobby, le gouvernement est donc lui-même un lobby ainsi que toutes les associations de défense des consommateurs, y compris les cabinets d'avocats et même Éric Dupond-Moretti à lui tout seul est un lobby. Moi-même suis-je un lobbyiste qui écrit des articles? Stricto sensu non car j'agis suivant ma seule initiative et sans intéressement aucun si ce n'est de servir l'intérêt général...

Face à la révolte des «Gilets jaunes», les grands esprits institutionnels, universitaires et chercheurs deviennent d'un coup beaucoup plus diserts: comme dans diverses tribunes du Figaro de ce jour, les uns nous expliquent que la seule réponse possible au malaise social consiste à réindustrialiser d'urgence la France; les autres affirment que si cette dernière révolte populaire n'aboutit pas à l'essor de l'Intelligence Artificielle, elle aura échoué lamentablement. Mais il me semble que derrière ces prises de position il y a les intérêts des grandes puissances envahissantes, des industriels et des milliardaires comme Trump, Carlos Ghosn, Steve Jobs, Elon Musk et tous ceux pour qui la sauvegarde de la planète est le cadet de leurs soucis, au nom du pragmatisme défendu conjointement en France par une multitude d'intellectuels climatosceptiques de petite vertu: les habituels Onfray, Finkielkraut, Enthoven, Ferry mais aussi Zhumour et Nullos, Moix, Consigny etc., y compris l'allègre "monsieur météo" Laurent Cabrol. Voilà le niveau! Comme disait Nicolas Sarkozy, présent au Salon de l'Agriculture en 2010: «ben les questions d'environnement... là aussi, ça commence à bien faire!». Depuis lui, on a vu toutes les velléités de défendre la planète échouer, quand le «sens pratique» faisait dire à Sarkozy: «...parce que si ça continue, on aura plus d'élevages de porcs! (sic)». Mais en quoi la bientraitance animale serait un obstacle à l'élevage? Et pourquoi désolidariser les hommes de la nature? Sur quel vaisseau spatiale, sur quelle planète alternative, avec quels ordinateurs et quels robots pour remplacer les proches et les animaux familiers, sous quelle «dictature IA», sous quel machinisme ultime?

Contre tous ces professeurs d'économie mortifère, de philosophie décadente et de bon sens aveugle ont défilé ce week-end à Paris la formidable Greta Thunberg et quelques centaines (seulement) de lycéens autour, suivis de près par Yannick Jadot et Anne Hidalgo... en espérant qu'ils soient chaque fois un peu plus nombreux à venir résister au «réalisme ambiant anti-écologique parisien» issu du jacobinisme économique, quand nos villes ne sont plus que des tumeurs malignes. Alors, je vous le dis sans ambages, merde in France!

*Le tir de la bombe H fut le plus puissant des essais nucléaires français enregistrés de 1960 à 1996 entre le Sahara algérien et la Polynésie française, sans qu'on sache au total des tirs le nombre de victimes indirectes à cause des retombées radioactives. Heureusement pour nos finances publiques, beaucoup de ces victimes sont mortes qui ne prétendront jamais plus à une indemnisation mais combien de victimes en France de tous âges sont atteintes à la thyroïde et d'autres cancers suite aux catastrophes nucléaires qui s'enchaînent sans arrêt?

mercredi 2 janvier 2019

Marcel Houelleback, ses succès en librairie : «Le sirop ou le suppositoire» et «Zerotonine», dans le blogiblag du 03/01/2019 (LJ ©2019).

C'est bien Michel Houellebecq et non pas Marcel Houelleback qui a reçu la légion d'honneur ce 1er janvier des mains du président Macron.  

Certains voudraient le voir comme un extralucide... Personnellement, je le vois comme un clone de Françoise Sagan en plus moche. A-t-il prédit l'attentat de Charlie Hebdo et la révolte des «gilets jaunes»? Bien sûr que non, n'est pas Élizabeth Teissier qui veut! Mais on nous le laisse entendre... la publicité est habile et l'art est difficile.

Ingénieur agronome de formation avant de se dédier à l'écriture, Houelleback avait-il seulement prévu les pics de pollution à la campagne comme à la ville, les cancers des paysans suite à l'usage des pesticides et le réchauffement climatique à cause des vaches qui pètent par millions? Non, car à l'époque l'agrochimie était en plein essor et personne n'osait s'insurger contre les méthodes destructrices des "agroculteurs", au vu des productions exceptionnelles attendues par tous ces industriels de mauvais aloi.

Reconverti comme informaticien, a-t-il prévu le succès de l'informatique personnelle, l'intelligence artificielle et le transhumanisme ? Non plus.

Établi finalement comme «écrivain à succès», ce qui n'est pas un métier, il a écrit «Insoumission» en 2014 pour le faire éditer en 2015, un ouvrage qui traite du sadomasochisme et de l'objetisation des femmes - à l'égal des animaux - partout dans le monde. Après sa parution, Marcel Houelleback s'est senti menacé par les femmes en colère avec des cris et des incitations au meurtre du genre #BalanceTonPorc. Craignant de se faire défenestrer depuis son appartement sis dans un quartier populaire du XIIIéme arrondissement, en haut d'une tour, l'écrivain a disposé longtemps d'un garde privé derrière sa porte.

Depuis lors, convaincu de devoir se mettre au vert, Houelleback a eu la bonne idée d'exploiter le filon de la ruralité et de la paysannerie profonde dans un dernier roman qui sortira ce vendredi: «Zerotonine» (
un mot-valise, mélange de «Prozac» et de «Nicotine» dont l'auteur abuse) qui fait suite a d'autres chefs-d’œuvre dont un magnifique prix Goncourt intitulé «Le sirop ou le suppositoire» mais aussi «Extension du domaine de la flûte», «Les Particules alimentaires», «La possibilité d'une couille» et «Insoumission».

Bien sûr, je n'ai pas lu ses
œuvres ou alors mon cerveau défaillant n'en a gardé aucun souvenir précis. Je me souviens seulement être entré une fois dans une librairie, plusieurs années après son succès en 2010 couronné du prix Goncourt, et d'avoir soupesé un de ses livres, d'en avoir consulté la quatrième de couv' avant de le replacer, tout dégoûté, dans son rayon : ce n'était, à mon avis, pas le meilleur! Trop racoleur, trop commercial.

Et puis, qui a envie de traîner dans la cervelle de Marcel Houelleback pour découvrir ses cogitations après un repas trop arrosé et ses phantasmes nocturnes? Cette espèce de fausse proximité alcoolique et tabagique me saoule rien que d'y penser. Non, en le lisant dans le texte, chose à laquelle je n'ai jamais pu me résoudre, je ne me sentirais pas plus éclairé ni plus intelligent. Heureusement que les journalistes sont là pour en faire le résumé... Surtout, je sais comment l'écrivain procède: son éditeur lui donne une avance conséquente en attendant le prochain brûlot et Houelleback lui écrit en échange une longue lettre critique qui, retravaillée par un nègre pendant un an, deviendra ce roman à la mode pour la rentrée littéraire de janvier de l'année suivante. Ainsi, Houelleback s'était-il plaint un beau jour à son éditeur de la faiblesse de ses émoluments - compte tenu de son succès-
en 1997 dans «Les miettes», devenues «Les particules alimentaires» en 1998.

Marcel Houelleback partage avec le chroniqueur «gros-niqueur» Yannick Moix sa déception des femmes: après s'être fait lécher le gland et les couilles (comme le héros de son dernier roman), à quoi peuvent-elles donc encore servir? Là, le travail intellectuel atteint son apogée paroxystique... Le pire, c'est que les femmes les plus intelligentes sont aussi les plus emmerdantes, d'où la bafouille enflammée adressée à son éditeur intitulée: «J'en peux plus... Je vais lui claquer le baigneur!»,  associée à d'autres lettres longuement retravaillées sous forme romancée et dont la compilation a pris le titre
d'«Extension de la lutte des sexes» et finalement d'«Insoumission» à la dernière minute, en entrant directement la correction sur l'écran de contrôle de l'imprimante.

En 2016, Houelleback était-il atteint de dépression et de neurasthénie? Il annonce fin 2017 son prochain mariage devant monsieur le maire comme «le traitement ultime de ma dépression» dans une longue lettre adressée à son éditeur et intitulée d'abord «Prozac, ce tueur de libido» puis «Zérotonine», pour ne pas contrevenir aux règles commerciales, où il dissertait ainsi: «Quoi, même vieux et con, comment se passer d'un vagin? L'homme n'est-il pas conditionné comme les saumons à remonter à sa source?». Oui, Vaste débat! Évidemment, derrière se cache un complexe d'infériorité sur-compensé par la réussite de l'écrivain célébré, c'est à dire l'obtention de la reconnaissance de ses pairs, l'admiration de ses jeunes lectrices et l'enrichissement rapide. Avec l'âge il ne craint pas tant la sécheresse vaginale et la ménopause chez sa femme (de vingt ans sa cadette) que l'aphanisis, le doute et l'impuissance depuis son andropause précoce (à l'âge de 45 ans), qui taraudent l'écrivain libidineux.

Et que faire quand les femmes s'émancipent, refusant d'être l'objet d'un désir pervers? Elles s'opposent alors aux hommes (plutôt que de leur complaire) soit par simple conviction, par domination, par des rejets systématiques ou suite au vieillissement, à l'aigrissement du caractère et à la solitude. Les femmes ne vont-elles pas se séparer complètement des hommes jusqu'à devenir une espèce différente? À ce moment, la procréation ne sera plus possible autrement que médicalement assistée, «in vitro» veritas, après un séquençage complet du génome et l'ablation de l'ADN corrompu.

Mais "une bonne suceuse reste une bonne suceuse" qui ne pose pas de problèmes, glorifiée dans le corps d'une poupée japonaise dernier cri, la bouche grande ouverte. Et c'est ainsi que Marcel Houelleback aime à reconsidérer les femmes dans ses livres: la femme-objet ou celle qui n'en est plus vraiment une parce qu'elle a pris la tangente...

*«L'amour rend faible, et le plus faible des deux est opprimé, torturé et finalement tué par l'autre, qui de son côté opprime, torture et tue sans penser à mal.» C'est ce qu'écrit Michel Houellebecq dans «La Possibilité d'une île»... Le rockeur dépressif et génial de la littérature française s'est transfiguré ce vendredi 21 septembre (2018) pour son mariage avec Lysis Liu: ni cigarette, ni parka mais costume, chapeau melon et bite de cire. /Le Fougaro

* Le Guronsan, le Prozac ou le Citalopram etc. sont des marques déposées citées en exemple mais «Serotonine» est la propriété intellectuelle de Michel Houellebecq.

vendredi 28 décembre 2018

Le monde brûle : « Trump est-il le diable ? », réédition du blogiblag du 29/07/2018 (LJ ©2018).

4 mois après cet article, Nicolas Hulot a démissionné et l'Australie à son tour est en feu, avec des températures proches de 50° #JeSuisGiletVert

Au moment où l'Amazonie brûle, le Canada brûle, la Californie brûle et surtout les glaces des pôles fondent, Trump a exclu l'Amérique de l'accord sur le climat.

Si les Mayas avaient annoncé la fin du monde pour 2012, en voici donc les premiers effets: l'enfer climatique.

Et notre ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de prévenir aimablement:

«Nous venons de vivre une semaine d'extrêmes climatiques: incendies en Grèce et en Suède, record de température en France, inondation puis canicule au Japon. Les scientifiques nous préviennent que ce n'est qu'une bande-annonce. Pendant ce temps, nous regardons ailleurs...

Nous avons collectivement une immense responsabilité, poursuit le ministre. Nous ne pouvons plus entretenir des divisions, réelles ou factices, alors que cet enjeu appelle une réponse universelle. La confrontation politique est nécessaire, mais sur ce point, faisons la paix. J'appelle à une union sacrée sur le climat...

Le feu est à nos portes, au sens propre comme au sens figuré... [quand] certains partis politiques rechignent encore à faire figurer le changement climatique et la biodiversité dans l'article premier de la Constitution, comme si c'était une préoccupation mineure».

Il a raison, quoi! Hélas, si nous prenons tous les hommes et femmes politiques des 50 dernières années, par exemple en Amérique, au Canada, en Chine, en Russie, en Espagne comme en France, tous ont nié en bloc le réchauffement climatique ou sinon, une fois arrivés au pouvoir, leurs entreprises pour enrayer le réchauffement et la destruction de la biosphère ont été nulles contre les intérêts industriels et les lobbys tout-puissants.

Notre président Macron n'échappe pas à cette tare politique: lui qui se prenait pour Jésus Christ avec son slogan «... en marche» finit par distribuer les «petits pains» directement dans la gueule des récalcitrants de la République. Et sous Hollande ? Les CRS envoyaient des «grenades à main» explosives jusque dans la capuche des manifestants pour se désencercler au milieu des champs! Pourtant, les zones vertes ne sont-elles pas essentielles pour faire respirer la Terre, absorber les eaux de ruissellement et rafraîchir l'atmosphère pendant les périodes de sécheresse? Pourquoi bétonner inutilement des hectares de terre, à la campagne comme à la ville, sous prétexte de combler «une dent creuse»?

Vu du ciel, la Terre devient un désert brun quand la végétation disparaît.

Notre civilisation se mesure-t-elle en tonnes de béton, d'asphalte, d'acier et de pétrole? Cette idée donnerait raison à Trump-le-bétonneur qui prétend construire le «mur du con» le plus grand du monde.

En France, Jacques Chirac fut parmi les plus braves en déclarant déjà en 2002 : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs».

En Europe, le président espagnol Mariano Rajoy de 2011 à 2018 a nié ouvertement le réchauffement climatique, les archives en témoignent, tout comme une majorité de politiciens et de lobbyistes industriels qui nous condamnent à l'Enfer et au feu de la géhenne pour leur seul profit.

«Par la grand'porte ouverte, on croyait assister à quelque scène de géhenne, parmi les ricanements des démons» (Pesquidoux).

Et Trump, dit «le Grand Foutre», démon entre les démons, le sait bien car ce diable nous entraîne allègrement dans les flammes. La queue à la main, il joue au billard "à trois bandes de cons", comme à son habitude: «Je prends la Russie pour taper sur l'Europe pour taper sur la Chine». Terrorisé, monsieur Junker a promis au nom de l'Europe d'acheter à l'Amérique de Trump plus de produits chimiques et pharmaceutiques, plus de gaz de schiste et de soja transgénique (le soja que les Chinois boycottent pour lutter contre les surtaxes américaines). En échange de toutes ces saletés contaminantes, l'Allemagne pourra vendre ses voitures outre-atlantique sans surtaxes douanières, fournir ses fermes automatisées de milliers d'animaux en tourteaux transgéniques à la place des céréales et du fourrage brûlés par la sécheresse (jadis en provenance de Russie) et elle continuera d'arroser l'Europe (suivant l'accord Monsento-Bayer) de «round up» et autres pesticides qui exterminent la faune et la flore, les rejetons du trop célèbre «agent orange». Nous achèterons aussi aux laboratoires américains, les yeux fermés, tous les traitements pharmaceutiques vendus "à prix d'or" et proposés aux Français comme aux immigrés qui viennent s'y faire soigner gratuitement au travers de nos hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux et pharmacies, pour espérer lutter contre les cancers mais aussi les virus, le sida et toutes les maladies infectieuses, épidémiques et tropicales.

Pris entre deux feux, le réchauffement climatique et les bombardements, des millions de réfugiés fuient l'enfer de leur pays de naissance pour venir nous demander secours. Mais Trump-la-Mort s'en lave les mains...

Si Trump joue sale avec l'Afrique, l'Amérique du sud et maintenant l'Europe, il épargnera si possible Merkel qui détient les clefs de la banque et Theresa May à qui il a expliqué comment quitter l'Europe avantageusement, et ne parlons pas des accords de convenance avec Poutine qui poursuit ses «poutinades diaboliques» et Kim-de-la-Jungle rebaptisé joyeusement «Rocket man» pour sa puissance de feu infernale!

En France, même nos philosophes de salon sont diaboliques et négationnistes (à l'inverse du siècle des Lumières) : Luc Ferry , alias Lucifer, milite en faveur des OGM «qui sont bons pour la santé», Michel Onfray lutte contre le christianisme en utilisant l'islamisme, nie le réchauffement climatique et annonce l'apocalypse, quant à Raphaël Enthoven, ce bellâtre viandard, il nie que la Terre soit devenue la plus grande boucherie de tous les temps et l'antichambre de la mort par asphyxie, égorgement, électrocution, tranchage, par balles ou piégeage etc. et tout ça au nom de quoi ? De notre grande CIVILISATION décrite par ces mêmes philosophes de crotte mais je devrais dire plutôt «de pétrole bitumineux», ceux qui par leurs présences prétentieuses et leurs écrits polluent l'air que respire le peuple autant qu'un million de camions, exactement comme le fait le plus grand navire de croisière en arrivant au port, l'admirable et surtout l'épouvantable «Symphony of the Seas».

Ces soi-disant philosophes sont les complices dévoyés des plus grands arnaqueurs/pollueurs de la planète, les Trump, Trudeau, Temer, Xi Jinping, Poutine etc. dont ils s'imaginent profiter du succès, à défaut de sagesse. Leurs mesures diaboliques sont le PIB, le dollars, l'or et le baril de pétrole. Et le battage médiatique autour d'eux agrègent les disciples de leurs théories absurdes comme le caca attire les mouches :

_ …Mais respirez moi ce bain de vapeurs vivifiantes : ce délicieux gaz carbonique, cet ozone transparent, ce soufre jaunâtre, cet azote vaporeux, cet ammoniac pestilentiel, ces vapeurs bleutées toxiques d'hydrocarbures extra-lourds et leurs particules fines dignes des plus grands aristocrates de la pensée, et tous ces pesticides réconfortants... Ah, merveille de nous! Ne cessent-ils de s'autocélébrer à cor et à cri, ces pignoufs, ces asticots lubriques, ces bousins à crête jaune, ces fientes mondialistes.

Alors, mes amis, à qui se fier maintenant, mis à part notre bon mais très impuissant ministre Nicolas Hulot? Merde in France.

dimanche 23 décembre 2018

Mon programme : « La Révolution 3.0, c'est celle du consommateur averti ! », dans le blogiblag du 24/12/2018 (LJ ©2017/2018).

On voudrait nous l'ôter avec nos derniers espoirs, la Révolution 3.0 ! Alors que l'État se désengage de ses obligations quotidiennes sous prétexte d'arbitrer d'autres grands enjeux de la société, nous - le peuple - avons la possibilité de décider de nos engagements et des progrès à venir jusqu'à orienter l'économie nationale et les investissements publics ou privés.

La révolution 3.0 n'est pas informatique mais volontaire : par exemple, ce sont les Allemands qui renoncent d'un commun accord à l'énergie atomique et déjà 35 % de la population génère son énergie particulière, ce sont les Américains qui réinventent l'emploi et 40 % deviennent créateurs d'entreprises individuelles. Ils ont aussi réinventé les transports avec l'autopartage et le covoiturage. Alors, que faisons-nous en France ?

Les profiteurs systémiques, dont les "politiciens" et les "économistes" font partie avec les industriels, nous ont déclarés inaptes, c'est à dire incapables d'inventer les conditions de notre liberté. Chaque nouveau candidat à la présidence (suivi de ses vautours attitrés) vient au chevet du malade imaginaire «France», une entité stupide imposable et corvéable à merci depuis le moyen-âge. Les élections présidentielles servent à réaffirmer ce pouvoir absolu: leurs programmes annoncent comment ils vont nous vider les poches pour mieux remplir les caisses de l'état et nous les élisons sur ces critères.

Nos nouveaux représentants nous sclérosent les neurones avec des programmes imbéciles, des priorités inventées de toutes pièces avec des tas de complications administratives: Emmanuel Macron, par exemple, n'est qu'un petit gestionnaire qui croit disposer d'un budget de centaines de milliards d'euros comme bon lui semble, en excluant autant que possible toute priorité humaine: il évitera les sujets qui fâchent comme les vieux sans maisons de retraite parce que c'est trop cher, les malades sans soins, les demandeurs d'emploi sans droits, les souffrances animales, les pollutions industrielles et l'air nocif pour la santé. Si les "gilets jaunes" protestent en bloquant la circulation des marchandises, il lâchera bien un peu de lest façon "père Noël", mais aussi pour les gardiens de la paix pour faire bonne mesure. Ainsi, des primes sont accordés aux smicards et aux fonctionnaires en colère (ceux-là même qui sont accusés par les instances européennes d'augmenter notre déficit budgétaire) mais absolument rien ne sera fait pour les chômeurs sans droits (dont font partie souvent les femmes seules avec des enfants à charge, celles-là même qui manifestaient sur les ronds-points). Un peu de compassion présidentielle suffit-il? Faut croire... et voilà! C'est injuste, mais le monde est mal fait.

Pour "nos vieux", la moyenne de leurs retraites est de 1100 euros mais le coût moyen d'entrée dans une maison de retraite est de 2200 euros en France! Que fait le gouvernement? Comme un vautour, il tourne autour du futur cadavre en attendant d'empocher les "droits de succession", c'est à dire sa part d'héritage garantie! D'où l'obligation faite à nos anciens de vendre leurs propriétés avant leur mort, surtout quand les héritiers ne pourront pas acquitter les frais d'héritage. On le voit, la priorité de ces fonctionnaires est de défaire les héritages de plusieurs vies d'effort pour s'en accaparer après la mort. Vous parlez d'une assistance médicale et d'une aide sociale comme d'un droit acquis? Ces opportunistes en sont encore au temps de la saignée.

Mais ce gouvernement et les suivants ont perdu d'avance à ce jeu. Les citoyens entrent peu à peu en résistance et les ordres de rébellion viennent de la rue. Comment se donner le beau rôle quand les gens sont ruinés et comment s'appuyer sur la grande industrie pourvoyeuse d'emplois pour orienter les chômeurs récalcitrants quand les dernières aciéries ferment et les usines s'automatisent? Des grands patrons comme feu Christophe de Margerie étaient les dinosaures d'une ère préhistorique mais Areva, EDF et les autres seront les prochains empires décapités puis soldés comme des vulgaires «listings clients» à d'autres multinationales prédatrices qui affichent leurs bénéfices records en dizaines de milliards sur les murs du Nasdaq !

Depuis longtemps, les monnaies sonnantes et trébuchantes d'or et d'argent ont disparu des comptoirs et des poches pour céder la place à des "vraies fausses monnaies" affichant une valeur nominale (ou faciale) convenue le temps nécessaire. Nous échangeons de moins en moins en Europe ces pièces de monnaie sans valeur réelle (en cuivre/nickel/zinc) pour préférer les porte-monnaie électroniques et les gros billets de banque qui sont accusés eux de favoriser les fraudes: des richesses non déclarées d'une année sur l'autre sont-elles dissimulées, au grand dam de l’État? Alors, tout est fait par l'administration fiscale pour contrarier le principe de l'échange de monnaie fiduciaire et mieux contrôler nos avoirs: la Banque centrale européenne a annoncé qu'elle cessera de produire et d'émettre des billets de 500 euros en 2019.

Pire encore, les multinationales de l'exemption fiscale, celles qui passent par dessus les états pour nous asservir, nous invitent déjà dans leurs mondes virtuels sous perfusion d'images, accessibles avec des gadgets coûteux qu'il faut renouveler sans cesse. Là, le bien-être semble collectif mais l'argent virtualisé glisse de nos doigts, simplement en appuyant sur une touche, directement vers leurs paradis fiscaux. Des fortunes colossales sont vite amassées et, en retour, des fonds de pension américains, par exemple, rachèteront nos appartements, nos maisons et nos jardins pour servir à la spéculation internationale. Tout n'est pas virtuel chez l'oncle Sam !

Ainsi, Paris devient un décors de cinéma, une sorte de "musée vivant" au moment où de plus en plus de Français sont dépossédés de leurs biens pour être "relégués dans des barres d'HLM en périphérie ou de lointaines zones pavillonnaires"*. Ici, les rues devraient fourmiller de clients autour des petits commerces de proximité, mais les murs épais de ces échoppes sont vides d'artisanat et de nourritures locales au profit de bureaux anonymes, d'industries et de commerces internationaux (les maisons en torchis d'Afrique et les cabanes en tôle aux bords des autoroutes sont plus vivantes). Est-ce la raison pour laquelle les dénommés "gilets jaunes" ont parcouru les grandes rues de la capitale en cassant tout ? Leurs héros sont Astérix et Obélisque contre les envahisseurs romains, l'abbé Pierre, Coluche et Les Tuche mais pas les dirigeants manipulateurs, les politiciens imbéciles et les multinationales de l'exemption.

Pour entrer en résistance, par exemple, pourquoi ne pas proposer une nouvelle monnaie emploi-service pré-fiscalisée (l'équivalent du prélèvement à la source) dans les bureaux de poste prêt à fermer, les tabacs (à la place des cigarettes cancérigènes et des jeux d'argent addictifs), et à tous les guichets pour appointer la main d’œuvre occasionnelle, les aides ménagères, les nounous, l'assistance à la personne, les livreurs de pizzas et tous les autres petits services que nous refusons de voir uberisés? Cette monnaie d'échange de services (appelée MES), l'exact contraire du "bitcoin" utilisé par des trafiquants internationaux, reste à créer pour rémunérer "l'entreprise individuelle pour tous" et concurrencer la mondialisation et l'uberisation généralisées, quand nos transactions les plus ordinaires passent par des "banques en ligne", par les multinationales des services, voire par la Californie uberienne (on parle encore de délocalisation). Oui, continuons de battre "monnaie locale" envers et contre tous, au service des entreprises de proximité, des petits et des sans grades!

Nos adolescents étudient volontiers, la tête pleine de formules mathématiques et de littérature, mais très peu sauront au final créer leur entreprise, tenir une comptabilité et prospecter des clients. Notre éducation et même la "formation continue" sont des leurres pour fabriquer in fine des ouvriers en nombre, des fonctionnaires, quelques scientifiques, des ingénieurs et au sommet de la pyramide des dirigeants issus des grandes écoles. Chaque étudiant ne devrait-il pas découvrir le commerce en tant qu'auto-entrepreneur ? Car tous les vieux schémas sont dépassés : les usines ferment, les collectivités débauchent, nos meilleurs scientifiques et ingénieurs sont achetés à l'étranger et seules quelques promotions des grandes écoles captent les postes proposés au gouvernement tous les 5 ans, sous prétexte d'entreprendre des réformes dangereuses mais indispensables.

Plus triste encore, les jeunes risquent de rester chez leurs parents jusqu'à 35 ans et plus pour poursuivre leurs études inutiles sans s'endetter mais au risque d'échouer à faire leur vie: dans ce cas, ces pauvres petits «infantilisés» perdent confiance, soit 2 millions de NEET ou Ni-Ni (Not in Education, Employment or Training, qui signifie ni étudiant, ni employé, ni stagiaire, des jeunes qui refusent comme au Japon de s'insérer dans un système social qu'ils abominent) . On trouve aussi maintenant des seniors sans travail ni formation (des Ni-Ni eux aussi, peut-être 2 millions au total) parce qu'ils ne trouvent plus d'engagements dès 45 ans et qui peuvent habiter honteusement chez leurs enfants, rejoignant ainsi la nouvelle «classe sociale élargie des pauv'cons sans avenir»: en somme, on peut estimer à 10 millions ces inactifs, ces précaires qui vivent plus ou moins d'expédients ou de petits travaux occasionnels, qui souvent ne pointent pas à Pôle-emploi (seulement 3,5 millions de véritables "sans emplois" sont inscrits à Pôle-emploi sur 5,649 millions). À tous cela s'ajoutent 100 000 "décrocheurs" qui sortent chaque année des différentes formations mais sans qualification. Et quand on sait les exigences des entreprises pour ne recevoir que des diplômés confirmés, on comprend l'explosion de faux diplômes sur les CV, mais ceux là ont-ils le choix ? Seules 2 millions de « femmes au foyer » trouvent une justification, principalement quand elles ont des enfants à charge.

Avant BIG BROTHER et ses multinationales, tout allait-il de travers en France? Je ne le crois pas. On veut nous culpabiliser, et c'est le milliardaire Xavier Niel, le PDG de Free, qui vient à notre rescousse : "La France est un pays où les choses vont plutôt bien", ose-t-il affirmer comme en son temps Bernard Tapie. Soutenu par François Hollande, il a installé une annexe de la Silicon Valley à Paris. Qui l'eut cru? Au moins il essaie mais curieusement seul de son espèce.

Oui, arrêtons de nous dénigrer pour favoriser les multinationales, américaines comme chinoises, qui viennent phagocyter notre économie! À l'inverse, en Chine comme en Arabie Saoudite, les gouvernants exigent que ces envahisseurs sans scrupule aucun s'associent à des entreprises nationales et donc paient (je suppose) les impôts habituels sur les bénéfices pour pénétrer les marchés intérieurs, en plus des transferts de technologie exigés couramment par la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Australie etc. (même que cela énerve monsieur Trump). Mais qu'attendons-nous pour imiter l'Arabie Saoudite? Les multinationales doivent participer à la richesse des pays d'accueil, pas à leur pillage systématique sinon qu'elles passent vite fait leur chemin.

Notre gouvernement d'énarques prétendra avoir résorbé le chômage quand la moitié des inscrits à Pôle-emploi auront été radiés des listes (mais pas comme auto-entrepreneurs), en priorité des jeunes exclus du système, des mères de famille, des handicapés et des seniors, pour revenir aux chiffres attendus du «plein emploi»: l'exemple de réussite le plus célébré n'est-il pas celui de l'Allemagne qui affiche le taux minimum de 5% de chômage... mais avec des salaires souvent réduits à 450 euros : des mini-jobs sans sécurité sociale pour 7 millions d'Allemands, c'est dire l'abandon de ces classes là... Et les immigrés sans emplois et sans droits, au contraire de la France, sont maintenant incités à retourner chez eux. Vont-ils venir se réfugier en France?

Ah, mais de qui se moque-t-on? Les Allemands nous donnaient des leçons de "savoir-vivre ensemble" mais ce genre de réforme miraculeuse (un tour de passe-passe avec enfumage) ne risque pas d'être apprécié en France, avec la paupérisation des classes laborieuses: l'emploi et les bons salaires sont les valeurs les moins partagées. La révolte des "gilets jaunes" fin novembre 2018 est un sérieux avertissement pour dissuader le gouvernement de prendre cette direction. Pourtant, on s'en doute bien, la remise au travail des "fainéants de Macron" pour un billet de 500 euros serait considéré comme une grande victoire en France et notre gouvernement pourrait dire à l'unisson avec l'Allemagne: "Nous avons vaincu le chômage!". Déjà, la réforme qui oblige à prendre un travail quelque soit le salaire proposé va dans ce sens.


Ainsi, un pont, celui de la paupérisation généralisée, s'est ouvert entre des jeunes de 15 à 25 ans et des seniors eux aussi stigmatisés dès l'âge 45 ans ou plus. C'est utile que les manifestation des "gilets jaunes" nous préviennent de ce danger.  Seulement, en harcelant les chômeurs, Macron risque de les pousser au suicide collectif!

Ce que le gouvernement Schröder a réussi en Allemagne voici des années est bien une sorte de miracle économique, mais avec un sixième de la population active allemande convertie de force à des emplois sous-payés. Les Américains et les Japonais eux aussi ont «redressé» leurs économies par des mesures semblables (on connaît la misère des personnes âgées et des petits paysans au Japon) mais tout semble se passer sereinement aux pays du yen comme au pays du dollars... Les familles d'Américains moyens et les étudiants s'endettent à mort, sans craindre la prochaine crise des subprimes! Hélas, capitalisme sans conscience n'est que ruine du peuple.

Peut-être faudrait-il que notre gouvernement commence par racheter sa dette? Le gouvernement Macron prélève plus de 1000 milliards de contributions de nos poches (impôts directs, CSG, TVA etc.) chaque année et prétend en pleurnichant que les 10 milliards de "trop-perçus" restitués aux travailleurs les plus pauvres en plus du coût économique du blocage des axes routiers par le mouvement des "gilets jaunes" augmenteront directement la dette publique en France de 0,2% à 0,4% du PIB.

Tiens, dans ce cas il faudrait accuser aussi ce gouvernement de dilapider les finances publiques en ne taxant pas les GAFA (10 milliards d'euros contre 600 millions attendus de redressement fiscal en 2019), en ne taxant pas non plus l'exil fiscal des plus fortunés (10 milliards d'euros), en offrant son aide publique au développement mondial (10 milliards d'euros à 110 pays, principalement d'Afrique), en favorisant une immigration incontrôlable (coût final estimé entre 50 et 100 milliards d'euros), avec le budget des armées sans cesse en augmentation (34,2 milliards d'euros en 2018) même si nous ne sommes plus en guerre contre nos voisins et le coût des opérations militaires extérieures à l'Europe (2 milliards d'euros) parce que les Français (en payant un maximum d'impôts) garantissent à leurs frais la paix dans le monde - mais avec des succès mitigés comme la mort programmée de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi qui ont fini par l'invasion de l'Irak et de la Libye par les islamistes.

Reste que nos armées, qui se plaignent sans cesse d'être sous-équipées, ont en priorité en France le rôle de garantir l'intégrité de nos frontières, même si depuis 2012 l'armée de Terre organise quotidiennement des patrouilles à pieds en ville, constituées de quelques hommes armés de fusils d'assaut qui circulent dans les quartiers touristiques menacés d'attentats. Par contre, pour partir faire la guerre en Afrique ou au Moyen-orient, les troupes américaines étant démobilisées, l'armée française s'équipera de transports de troupes flambants neufs et d'armements sophistiqués de dernière génération. Mais la fin justifie-t-elle les moyens? Voyons, l'Europe va-t-elle nous récompenser pour ces investissements coûteux au nom de la paix mondiale et de la lutte contre le terrorisme? Ben non, pas question, ni même d'avoir une armée européenne sous un commandement commun... celui de la France? Et à quoi sert la police dans nos villes et aux frontières, si c'est le travail de l'armée de venir repousser les menaces terroristes à coups de fusils d'assaut? Tiens, pendant les manifestations, les CRS, la police et les soldats se sont marchés sur les pieds et après ils ont fait grève parce que ce gouvernement a mis leurs vies en danger et que venir se battre les samedis contre les "gilets jaunes", ben, c'est fatiguant : Ah bon? Pour une fois qu'ils prouvaient leur efficacité en s'unissant pour résister aux casseurs et rétablir l'ordre en France! Résultat : ce sont les chômeurs qui manifestent et ce sont les forces de l'ordre qui reçoivent des primes! Si c'est pas un échec présenté comme un franc succès, c'est le monde à l'envers.

Le président Trump lui a choisi fin décembre 2018 de rapatrier ses forces armées de Syrie : pourquoi les États-Unis (et donc aussi la France à moindre échelle) devraient-ils continuer de s'endetter pour jouer les gendarmes du monde?* Charité bien ordonnée commence par soi-même! Ignorant ce principe laïc (faussement chrétien), notre président europhile et mondialiste continuera de distribuer l'argent des contribuables français partout ailleurs dans le monde en se désintéressant
chez lui des jeunes chômeurs, des populations marginalisées comme nos "petits paysans", des ouvriers licenciés du jour au lendemain et des jeunes précarisés à l'excès, des femmes oubliées, des seniors sans espoir de reconversion qui doivent tout accepter et des retraités surtaxés pour alimenter "un cercle vertueux". Peut-être faudrait-il d'abord revoir complètement la distribution des différents budgets pour parier sur lui, le petit peuple sacrifié (celui des "gilets jaunes"), le temps de réduire à 60% notre déficit public.

Il faudrait aussi organiser un nouvel espace numérique à la place de l'espace commercial unique proposé par les géants du net, pour contrer leur appétit vorace et retrouver notre identité culturelle. 

Un bel exemple caractéristique d'enfumage international est "Disneyland Paris", le complexe touristique sur le modèle américain le plus visité d'Europe, qui paie des intérêts faramineux à son banquier qui n'est autre que... sa maison mère aux États-Unis : la "Walt Disney Company", de sorte qu'avec quinze millions de visiteurs en France et plus d'un milliard de chiffre d'affaire, 20 ans après ils sont toujours endettés. Allons donc! De même, Total amasse des milliards mais se dit déficitaire dans notre beau pays (comme si le prix de l'essence à la pompe était sous-évalué) bien que notre première entreprise nationale avoue acquitter 15 milliards de dollars d'impôts à l'étranger! Dommage qu'elle ne fasse pas le même effort en France... Savons nous faire entrer l'impôt chez nous ? Ben non ! Les 4 grandes firmes américaines, les GAFA, paieront à peine quelques millions d'impôts en France en 2019 au nom de l'optimisation fiscale, mais aussi la Starbucks Company et plein d'autres encore. Bien sûr, Areva et EDF sont également plus ou moins exemptées d'impôts en France (parce que le prix de l'électricité est toujours trop bas malgré la dernière réévaluation?), la SNCF de même (parce que le prix des billets n'est pas suffisant?) et ainsi de suite...

La banque Parisbas à même payé des milliards de dollars aux États-Unis pour avoir osé chasser sur leurs plates-bandes à Cuba! Un racket géant sous formes de pénalités économiques (qui n'ont plus rien à voir avec de simples amendes) est organisé par les administrations américaines qui court-circuite la concurrence française partout dans le monde : Technip en 2010, Total en 2013, Alstom en 2014, Crédit agricole en 2015, BNP Paribas en 2014 et en 2018, Société générale en 2018. La dernière en date est Airbus, condamnée par le ministère américain de la Justice... Non, n'en jetez plus! On a compris où passent nos milliards d'impôts et de frais bancaires.

Oui, libre à nous les consommateurs d'acheter les smartphones d'Amérique et d'Asie, les services sur les réseaux et le Big Data Américain, les BMW d'Allemagne etc. et de creuser notre déficit commercial. Après la guerre, nos parents appelaient l'opératrice au téléphone pour un prix modique et roulaient en Peugeot-Citroën, moyennant quoi ils ne sont pas morts endettés. La dette publique française s'est envolée en 1974, après Pompidou et le premier grand choc pétrolier : le pétrole nous tue mais nous en consommons toujours plus... Allez comprendre!

Surtout, libre à notre gouvernement de faire venir ce pétrole du Moyen-Orient (qui nous achètera des armes en échange), les jouets de Noël ou les smartphones de Chine, le gaz de Russie, les fruits d'Espagne etc. en s'endettant à mort. Tout ça pour s'affoler : "La France est déficitaire, l'Europe va nous gronder !" Mais qu'ils cessent de nous prendre pour des cons: n'est-ce pas à nos dirigeants d'organiser une économie soutenable? Plus souvent, nous devons préférer les offres de proximité qui réduisent les trajets et les intermédiaires, pour favoriser les producteurs locaux de qualité. Faut-il craindre à ce point les représailles de Trump et de Xi Jinping pour se laisser envahir par leurs productions pléthoriques? Faut-il continuer de trembler devant l'OPEP au moment de diversifier nos sources d'énergie?

Et puis, même les multinationales françaises ont des patrons qui se rémunèrent à coups de millions comme Carlos Ghosn. Alors, faut le dire haut et fort : c'est du foutage de gueule ! On ne s'étonnera pas que certains "gilets jaunes" se reconnaissent entre eux comme des exclus, se réunissent sur les ronds points et demandent de remettre le système à plat... Bien sûr, au milieu de ces rassemblements hétéroclites, des camps et des partis poussent vers la révolution "communiste" (assimilée à la Révolution française par M. Mélanchon) ou la révolution fasciste (associée au nationalisme de la famille Le Pen), ce qui finalement reviendrait au même en cas de succès car le pays deviendrait vite ingouvernable, prix de convulsions sociales.

Non, nous ne sommes pas responsables des errances de nos gouvernements et les 35 000 euros de dette qui soi-disant pèsent sur la tête de chaque français est une belle invention pour nous courber l'échine : cet argument fallacieux ne tient pas quand on apprend que le patrimoine immobilier français s'élève à 14 000 milliards d'euros, soit 208 581 euros pour chaque citoyen (même si la moitié des français ne se partage en réalité que 8% du patrimoine). De plus, en ajoutant les richesses personnelles et culturelles, la formation et les savoirs-faire d'une population éduquée depuis des centaines d'années, chaque français vaut bien autour de 250 000 euros. Cela fait des envieux, ajouté aux avantages sociaux proposés. En comparaison, combien valent un Africain, un Chinois, un Australien ou un Américain ? Cette question peut paraître xénophobe mais elle correspond à une réalité : nous ne sommes pas des boloss quand même ! Et si c'est plus facile d'entreprendre en Angleterre, en Australie,  au Canada ou aux
États-Unis, encore faut-il y entrer.

On sait que les pays anglo-saxons (Canada, États-Unis, Australie etc.) ont mis la barre très haute pour sélectionner les candidats à l'immigration et les immigrés les plus appréciés peuvent exiger des avantages particuliers. Au contraire, dans les pays du Sud la vie seule ne vaut plus grand chose avec l'explosion démographique : l'Éthiopie déclarée mourante en 1985 (l'Éthiopie meurt peu à peu...) par l'association "Chanteurs sans frontières" est passée depuis cette date de 40 millions à plus de 100 millions d'habitants en 2018 : cherchez l'erreur! Et à quoi leur ont servi les aides internationales et les dons des particuliers?  Alors, quels critères de sélection peut s'autoriser la France sans se déjuger pour continuer d'accueillir "au pays des droits de l'Homme" de telles explosions démographiques?
le Pacte mondial de Marrakech de 2018 sur la migration répond-il bien à la question? Réfléchissons, en 2050 l'Afrique aura peut-être doublé sa population avec 2 milliards d'habitants (sur une population mondiale de 10 milliards). Est-ce du racisme ou du bon-sens que de poser des limites: le bon sens voudrait qu'en échange de nos secours, ils appliquent la solution du planning familial : donant-donnant, non? En attendant, les Français paient plein pot leurs impôts.

Et qu'est-ce qui pourrait décourager à la longue les multinationales américaines de venir pratiquer l'exemption fiscale en France ? Quoi, L'Irlande mais aussi la Suède, le Danemark et la Finlande se sont opposées à une taxation minimale de 3% sur le chiffre d’affaires des grandes entreprises du numérique et Donald Trump se frotte les mains... Ce ne sont pas nos révolutionnaires d'extrême-gauche ou de droite qui défilent en colère sur les Champs-Élysées en brisant les vitrines des magasins de luxe qui vont résoudre le problème. Ce n'est pas non plus ce gouvernement promu dans les grandes écoles de la mondialisation... C'est donc à nous consommateurs de poser des limites aux GAFA comme à toutes les multinationales, avec un usage responsable des réseaux : nous voulons des acteurs qui s'impliquent dans la société, qui répondent à nos exigences de qualité, qui offrent des contenus respectueux de nos vies, de nos valeurs et qui rémunèrent en proportion suffisante la création et le droit d'auteur.

Au contraire, pour nous dissuader de reprendre ce pouvoir, les multinationales et leurs lobbys s'opposent à payer l'impôt solidaire et travaillent à ruiner le "Contrat social", celui de Jean Jacques Rousseau. L'état ne touche pas les impôts et les taxes qui lui sont dus ? Macron tergiverse avec des airs de vierge effarouchée : nous sommes endettés jusqu'au cou mais je ne peux pas couper dans les traitements des fonctionnaires, donc je coupe dans les aides sociales, je rembourse un peu la frange des travailleurs qui touchent le salaire minimum et je concède des avantages inespérés aux plus riches pour les rassurer : n'ayez crainte, la France ne va pas virer au rouge communiste! Et boum boum badaboum! La classe intermédiaire, celle des "petits possédants qui triment dur pour presque rien", se révolte.

Nos énarques convaincus (con-vaincus) et nos intellectuels décadents nous expliquent à longueur de journée que "le bon temps est mort qui ne reviendra pas", qu'il est dangereux de vouloir revenir en arrière parce que nous avons vaincu les guerres, les insectes et les maladies, que le progrès est inévitable, que notre pouvoir d'achat à augmenté (pas pour le pain, les loyers, l'essence et l'électricité mais pour acheter des smartphones et se connecter aux réseaux), qu'il faut voir en somme tous les bons côtés de la mondialisation. Et puis les technocrates lobbyistes ne travaillent pas qu'à l'Assemblée nationale, tels les marchands d'armes et le lobby du nucléaire: il y en a plein Bruxelles, des chimistes qui nous empoisonnent en prétendant que "ce n'est pas prouvé scientifiquement" (notamment pour les pesticides), des conseillés de l'exemption fiscale et d'autres profiteurs patentés rémunérés sous cape par les multinationales.

Allons nous payer des pénalités pour notre déficit public de 3,2% du PIB en 2019 (4,3% sous Hollande/Valls) suite aux "cadeaux fiscaux" d'Emmanuel Macron ? La priorité, c'est d'entendre la colère du peuple, a-t-il souligné devant le conseil de l'Europe à Strasbourg en renonçant provisoirement à ses rêves d'Europe unie sous l'égide de la France (Manuel Valls, avant lui, était parti défendre son déficit devant Merkel Merveille et Cameron de Jambe. Hollande l'avait même médaillé en récompense de son abnégation. Un peu de modestie est donc nécessaire, M. Macron : "Pardonnez-moi, j'ai voulu aller trop vite!". Quoi, un peu d'amateurisme?). Hélas, tous ces dirigeants savent parfaitement qu'aucun Français ne voudra renoncer à ses administrations et ses services sociaux (bientôt virtualisés), à sa sécurité, sa police et ses armées (qui déjouent tous les jours des attentats), à ses allocations (même réduites) et à son livret A à 0,75% (bien en dessous de l'inflation), à son petit confort en général, à toutes les marchandises d'importation qui accroissent le déficit de la balance commerciale, au travail d'esclave des petites mains d'Asie et surtout au pétrole, cette huile asphyxiante qui remplit les réservoirs et brûle salement dans nos moteurs quand elle ne sert pas de base aux plastiques envahissants. De plus, l'Amérique nous impose ses lois et sa domination économique, en partage avec la Chine : nous sommes sous leur tutelle !

Voilà, puisque les habitudes sont prises, vive la pollution, la surconsommation et la dette! Il ne manque à l'état français que de se déclarer prochainement en faillite et en cessation de paiement des fonctionnaires : un shutdown à la française! Car, malgré la "bonne volonté" relative de nos voisins européens, la hausse subite des taux d'intérêts (adossés à la rétrogradation de notre note d'estime par Standard & Poor's) peut nous asphyxier rapidement en accroissant notre dette de façon exponentielle.

Heureusement, le gouvernement réagit avec force : déjà, la révolte des "gilets jaunes" est dénigrée, des responsables sont désignés et condamnés pour manifestations illicites, dégradations, violences et port d'armes; ses extrémistes sont accusés de racisme et de néo-nazisme; les membres fédérateurs auto-désignés comme Francis Lalanne, Bernard Tapie, Alexandre Jardin du coup sont moqués, traités d'opportunistes ou de has-been, enfumés avant de retourner dans leurs tanières. Car la méthode de l'état est parfaitement rodée depuis Joseph Fouché, un ministre de la Police implacable, pour couper les têtes de l'hydre une à une, jusqu'à ce que les mouvements sociaux improvisés s'étouffent et que leurs porte-paroles se ringardisent.

Mais nous, le peuple, on s'en fout : nous avons la Révolution silencieuse 3.0 ! Je ne parle pas de celle bruyante de Mélanchon et de son «Assemblée constituante» pour une nouvelle république à la façon de la Révolution Française (On les connaît, ces révolutionnaires à la mords-moi-le-nœud). Je ne parle pas de la menace lepéniste, pas plus que du Printemps Arabe (ils en sont encore à chercher qu'est-ce qui a foiré dans leur révolution, quand la corruption et la religion sont leurs meilleurs ennemis).

Cette révolution 3.0, c'est de choisir notre façon de consommer, contre les lobbys des multinationales et les politiciens véreux qui les servent. Notre industrie doit retrouver une dimension humaine, presque familiale, et pas seulement la couleur verte «bio» industrielle à la mode. Nous devons partager des valeurs qui ressouderont notre société, rejeter les mensonges de la surconsommation nécessaire, de la croissance sans fin et de l'endettement obligé au profit des multinationales, des banquiers et des bourgeois.

Mais comment nos grandes et moyennes surfaces sont-elles devenues les entrepôts de la mondialisation ? Pourquoi nos petits commerces sont-ils condamnés à disparaître ou à vendre tous les mêmes "merdes internationales" ? Pourquoi Amazon commence à les remplacer? Pas loin de chez moi, Carrefour Express vend des herbes aromatiques sous blister en provenance d'Israël (à 3277 km de Paris en avion) et des avocats du Pérou (à 9863 km d'ici). Mais cultiver des herbes aromatiques et des fruits est-il un problème en France? Manque-t-on d'espaces de culture et de main-d'œuvre? Et pourquoi ne pas fabriquer aussi notre énergie solaire et planter des éoliennes sur nos toits, pourquoi ne pas constituer nos réseaux de proximité et définir nos engagements pour lutter contre les mondialistes et les pollueurs qui eux combattent nos acquis sociaux pour mieux nous asservir et détruisent la planète à toute vitesse ?

C'est parce que nous aurons fait les bons diagnostics et les bons choix que notre gouvernement, qu'il soit de Gauche comme de Droite, nous suivra et pas le contraire. Alors, je vous le répète, consommons intelligemment et posons les bonnes questions à nos dirigeants tout en dénonçant les taxations abusives du gouvernement Macron et sa collusion avec les riches: ils doivent commencer à s'inquiéter de notre liberté de penser. #JeSuisGiletVert

* Les 23 octobre 2014 et 24 avril 2017 j'affirmais que la Révolution 3.0 est en route : «Le pouvoir politique reviendra bientôt aux consommateurs avertis» !

*12000 habitants ont quitté Paris chaque année depuis 5 ans, suivant les résultats de l'Insee du 26 décembre 2018

*Donald Trump s'est rendu ce mercredi 26 décembre en Irak pour se justifier: "Les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde..."

lundi 17 décembre 2018

Sauvons la planète : « #J'ai-mal-à-ma-Terre, #JeSuisGiletVert», dans le blogiblag du 18/12/2018 (LJ ©2018).

Je l'avoue, je suis apolitique : mon seul parti, c'est la nature et les petits oiseaux. Mon principal regret n'est pas le prix excessif du diesel/gazoil/fioul mais c'est que la nature soit maltraitée et épuisée : les forêts ravagées en Allemagne pour extraire la lignite après l'abandon du nucléaire, la forêt amazonienne ravagée au Brésil pour cultiver le soja et les forêts primaires abattues d'Afrique et d'Asie jusqu'en Océanie pour les bois précieux et les cultures de palmiers à huile, l'extermination par exemple de la faune et la flore des îles de Madagascar, Bornéo et Sumatra transformées en déserts rocheux  en moins de 50 ans, la Terre toute entière devenue un abattoir gigantesque où succombe chaque jour des milliards d'animaux d'élevage ou sauvages et encore plus d'animaux marins - jusqu'à épuisement des soi-disant «ressources naturelles», ce à quoi par bêtise ou ignorance nous résumons «3,8 milliards d'années d'évolution  du vivant à partir des premiers organismes unicellulaires»... Non, n'en jetez plus ! #SOS-GiletVert.

Des demeurés dignes du moyen-âge, des politiciens, des scientifiques et des industriels prétendent organiser raisonnablement l'exploitation  de ces ressources naturelles
à notre service puisque, bien sûr, la Terre tourne autour de l'Homme !

 Alors, je cherche une religion ou un prophète qui nous dise : maintenant, ça suffit ! Mais c'est le grand vide... Là, je peux vraiment parler de conspiration internationale contre le vivant. Pourtant, les animaux devraient faire l'unanimité car ces pauvres bêtes ne revendiquent aucune nationalité ni le droit du sol, seulement le droit de vivre.

Je cherche aussi un philosophe qui organise le monde dans une philosophie respectueuse de la Nature (réduite un peu trop facilement au seul "environnement"), mais je ne trouve que des petits profs égoïstes et malfaisants, des Enthoven viandards, des Ferry trans-humanistes et des Onfray haineux etc., j'en passe et des meilleurs. Bien sûr, Socrate, Kant, Bergson ou Sartre n'essayaient pas de protéger le vivant et de sauver la planète : bien allumés, ils étaient déconnectés de la réalité.

Et puis, je comprends que la philosophie ne parle pas à l'humanité en général mais seulement à des minorités d'intellectuels qui brassent des concepts comme les ventilateurs brassent inutilement l'air chaud de la canicule, pour nous donner l'illusion de la fraîcheur. L'écologie ne doit pas devenir un système de pensée philosophique puisqu'elle peut être vécue directement par nous, le peuple, et d'abord comme un retour bienfaisant aux sources de notre humanité.

De toutes les façons, je me dis qu'il n'y aurait rien de pire que de systématiser la nature, comme la réduction de l'humanité à ses gènes par les scientifiques, ou l'explication de la vie animale par «la raison du plus fort» (pour parodier La Fontaine) car les dernières observations révèlent que la coopération inter-espèces à aussi des milliards d'années d'existence, quand la Nature ignorait encore tout de l'espèce humaine invasive et des billets de banque qu'elle échange en société. Après, aucun philosophe, aucun politicien, aucun industriel, aucun citoyen ne peut justifier d'exterminer la vie primitive (qualifiée de sauvage et dangereuse), celle antérieure à tous nos commerces et à nos manipulations génétiques.

Oui, toute exploitation forcenée de la Nature, scientifiquement et
mécaniquement, est criminelle: arracher les sols, remplacer les forêts primitives par des "essences commercialisables rapidement", organiser les monocultures et encourager l'agrochimie comme au Brésil font des catastrophes planétaires qui agissent sur les climats. Les dévastations industrielles et minières, dont l'extraction du charbon, du pétrole et de l'uranium sont galopantes, qui s'emballent avec la main mise des grandes puissances et de leurs multinationales. Même la pêche durable (anciennement soutenable) n'est plus qu'un mensonge si elle ne réduit pas drastiquement les captures d'animaux marins. Quant aux chasseurs, ils avouent en proportions variables le goût du jeu, du défi sportif et de la "viande de brousse", des chairs délicates autant que de la venaison, l'attente du profit et surtout l'instinct de meurtre comme motivations ancestrales et moyenâgeuses pour abattre avec des fusils (et des fusils à lunette s'il le faut!) ou piéger honteusement des espèces animales, rapidement en voie d'extinction.
 
Je me dis que la nature gagnera dans les jardins de France quand chacun de nous pourra s'essayer avec amour à cultiver ses légumes et à élever quelques animaux qui ne soient pas destinés à finir leur vie brutalement dans des abattoirs.

Je me dis que chaque paysan gagnera le respect de ses concitoyens quand éleveurs et cultivateurs abandonneront les méthodes ravageuses de la grande production à coups d'OGM, d'hormones, d'engrais et de pesticides. Alors, nous viendrons tous jusqu'à leurs fermes avec confiance pour y acheter directement notre nourriture, sans passer par les multinationales de la distribution qui captent presque tous les bénéfices, avec les cours de la bourse pour dicter les prix.

Je me dis que chaque maire de France doit ouvrir une «ferme école» dans sa commune qui serve de modèle à une agriculture qui respecte enfin "l'environnement  et la beauté de nos campagnes": ce n'est qu'une question de discernement et de volonté. Et le plus évident, c'est qu'il n'y a pas besoin de faire de la politique pour essayer de faire le bien : Greta Thunberg en est l'exemple parfait, la lycéenne qui annonce la révolte des enfants et la victoire du peuple contre nos dirigeants impuissants et menteurs. 


La nature respectée est belle qui peut se régénérer seule après les blessures que nous lui infligeons. Hélas, les niveaux de destruction atteints sont souvent irrécupérables.

Malgré tous  ces avertissements, les grands groupes industriels insistent pour utiliser l'agrochimie, décrite comme "une chimie raisonnée" (héritière de l'agriculture raisonnée des "Trente glorieuses"). Maintenant, ils nous font croire aux "pesticides neutres" qui ne s'accumulent pas dans les végétaux, la terre et ne ruissellent pas dans l'eau. Incroyable ! Et quand ils produisent des tonnes de gaz carbonique et de méthane, ils prétendent par différents stratagèmes à "un bilan neutre". Nous prennent-ils pour des cons ?

Je me dis que la Nature est le début et la fin de l'humanité et que si nous aimons nos plantes et nos animaux sans les massacrer à tours de bras, ils nous rendront chaque jour plus humains. Alors, nous serons reconnaissants envers cette nature prodigieuse (qui utilise la chaleur du sol et le soleil pour se développer, soit la géothermie et l'énergie solaire)  et nous nous sentirons entourés de ses bienfaits : commencera véritablement la révolution verte, pour que chacun de nous, en échange de ses efforts et de ses petits renoncements, trouve à manger sainement et à se rassasier.

Mais nos scientifiques, assistés par des petits professeurs de pensée comme Luc Ferry, ne parlent que de la troisième révolution industrielle et de l'intelligence artificielle  (des systèmes experts) pour pimenter leurs exposés inutiles.

Luc Ferry juge que "les philosophies de la décroissance sont un retour en arrière", ce qui signifie que les industriels vont accélérer la destruction de la planète et qu'ils refuseront de payer pour leurs déprédations: ravage des terres et des forêts, pollution de l'air et de l'eau, bétonnage des terres et plastification du vivant, massacres multiples par les armements, les contaminations et les accidents de la route principalement, asservissement des populations, destruction des richesses naturelles obligeant les populations à s'exiler, fonte des glaciers et augmentation du niveau des mers de plusieurs mètres, réchauffement climatique insoutenable et mort des espèces originaires... Refuser la décroissance et organiser l'impunité des industriels au nom du "progrès obligé" de Luc Ferry et du "progressisme" d'Emmanuel Macron est donc tout simplement criminel et aberrant.

Au contraire, au sein de la nature retrouvée, les hommes ne seraient plus obsédés par la surproduction, la domination des autres et la dévoration du vivant: commencerait une véritable évolution spirituelle, celle que j'appelle de mes vœux depuis que je suis enfant, quand on me traitait d'idiot parce que je ne parlais pas mais ma tête était pleine de rêves et je n'ai pas changé.

Aujourd'hui
je rêve de revêtir un «gilet vert» fluorescent au milieu de la circulation routière et de brandir une pancarte disant :

Soyez plus humains...
Rendez-nous l'air pur
Rendez-nous la vie
Rendez-nous nos sentiers de sable blanc et nos vertes collines
Rendez-nous nos chemins de trèfles et nos vols de papillons
Rendez-nous nos bourdons et nos sauterelles
Rendez-nous nos mûres juteuses et nos merises
Rendez-nous nos bois parfumés et nos sentiers de fougères
Rendez-nous nos prairies de fleurs sauvages multicolores
Rendez-nous nos lézards et nos grillons
Rendez-nous nos lapins confiants devant leurs terriers
Rendez-nous nos vaches rêveuses près des clôtures et à l'ombre des haies
Rendez-nous nos nids d'oiseaux et leurs couvées bruyantes
Rendez-nous nos arbres morts et leurs vieilles souches habitées
Rendez-nous nos petites pierres micacées et nos rochers pour s'asseoir
Rendez-nous nos serpents craintifs et nos carabes dorés
Rendez-nous nos crapauds immobiles, nos feuilles mortes et nos champignons
Rendez-nous nos hérissons qui traversent sans crainte les petites routes de campagne
Rendez-nous nos cerfs bondissants et nos biches aux yeux timides
Rendez-nous la nature magnifique !
Rendez-nous nos promenades contemplatives
Rendez-nous nos sens éblouis
Rendez-nous nos petits vieux penchés sur les siècles passés...
Et cachez vos voitures qui roulent à tombeau ouvert dans une course aveugle, prêtes à nous écraser entre un hurlement de pneu et un grand... « Merde, c'est pas d'ma faute !»*

*On estime à plus de 1.2 million le nombre de victimes qui chaque année dans le monde perdent la vie à la suite d'accidents de transport, dont la majorité sont des accidentés de la route, et à 50 millions le nombre de personnes blessées ou handicapées dont l'existence sera compliquée. L'OMS prévoit qu'en 2030 2.3 millions de personnes mourront à la suite d'un accident de la circulation routière si rien n'est fait pour automatiser et sécuriser la conduite.Le coût social de cette espèce de folie suicidaire depuis la fin de la seconde guerre mondiale est déjà incommensurable et les responsables de cette industrie mortifère échapperont sans doute à tout jugement devant les tribunaux.