jeudi 7 novembre 2013

Le billet d'humour de Lou : « F. Hollande et son discours : étude de cas », l'actu revisitée dans le blogiblag du 08/11/2013

Moi, je l'aurais voulu un brin plus poilu, plus couillu si j'ose dire. Une espèce de capitaine Haddock et adéquat. Alors aujourd'hui, il veut convaincre. Ce jeudi 7 novembre, F. Hollande lance l'année du centenaire de la Grande Guerre 14-18. Son discours est préparé de longue date : il croit en la puissance des mots. Exit l'exemple de F. Mitterrand, il faut devenir un chef de guerre, un « Charles de Gaulle ». Mais est-il seulement crédible dans ce rôle ? Hollande chausse les bottes se sept lieues du géant et formule son discours ainsi : « Réformer, réunir, réussir ! Voilà l'ordre de mobilisation... ». Hollande a-t-il fait la bonne analyse ? Bien sûr, il a compris que sa force est devenue sa faiblesse : de « normal » à « transparent » il n'y a plus qu'un pas, une « nuance de gris ». Est-il seulement relié à la réalité ? Ses discours sont appréciés pour leur justesse mais de cet exercice de style, qu'en ressort-il ? Dans le dire, c'est bien mais dans le faire... c'est mieux.

Jusqu'ici, encéphalogramme plat depuis un an et demi, quoi, désespérant. Et puis voilà qu'il se manifeste, bouge un doigt, assène quelques mots bien sentis avec ce côté sphinx mitterrandien. Dans une culture de sur-médiatisation, cela peut-il fonctionner ? On interroge la Pythie des sondages : résultat, moins de 25 pour cent d'admirateurs, 23 pour cent peut-être (Ifop). Pour un chef d'état en fonction, ben, ça fait mal. Et c'est aussi le désespoir des journalistes : la mariée était blonde, zut ! C'est pas ça qui va alimenter la chronique.

Vous voulez l'interviewer ? Oui, il est là sans être là. Mais attention, il est tellement gentil qu'on ne peut ni lui taper dessus, ni le prendre en défaut. Détesté et par effet inverse, sa cote se serait redressée ou simplement stabilisée, mais F. Hollande continue d'arrondir les angles et de jouer les soldats du feu en pleine « cacaphonie » socialiste. Ainsi, il a mis son point d'honneur à intervenir en faveur de Leonarda. Après, les bretons et leur « beau-nez-rouge » (charade) par exemple, c'est chauve qui peut... Souvenez vous, Sarkozy à ce stade de son mandat épousait en février 2008 une très jolie ex-mannequin nommée Carla Bruni et s'apprêtait à l'engrosser. Du lourd, quoi, et tout un programme en soi : diplomate et pédagogue à ses heures, va-t-en-guerre plus tard avec Kadhafi, séducteur toujours. « Voilà monsieur », le bilan est fait ! Il a vécu à fond sa présidence mon Raymond. Maintenant, sa retraite n'est pas évidente et à tous les points de vue : trop « d'affaires » le désignent. Une sorte de présidence à l'envers ? Un peu comme Domi de Saint Kahn, l'ex-futur-président, qui lui n'aura vu baiser sa côte de copularité que récemment. Un recordman, n'est-il pas ? A lui tout seul il a fait le buzz pendant un demi quinquennat. D'ailleurs, on parle encore de lui dans les chaumières des larmes dans les yeux.

Alors, Hollande peut-il tomber encore plus bas ? Certainement, une présidence « en hiver », mais des sondages à moins de 20 pour cent d'opinions « favorables » ce serait comme de toucher le fond. J'imagine la France ainsi prête à s'enliser :
- Banc de sable à 20... 19... ding... ding... à droite toute.... ça passe... ouf... On a eu chaud mon capitaine !
Perseverare diabolicum... mais comment faire autrement ? Il a déjà du mal à rassembler son équipe, alors rassembler le peuple ? Et si ce n'est pas lui, sans doute est-ce son « premier sinistre » J-M Ayrault, plus gris que gris, qui doit dégager. Car un président normal chez les tocards , ben... ça ne le fait pas... Non, vraiment, il nous faut des boute-en-train, sans contrepèterie aucune. Et, les filles, un président en désamour, ça arrive tous les jours ! Mais en attendant, virons le premier ministre et toute sa cour. Nos analystes politiques le pressentent, qui font un ramdam d'enfer :
- Français, Françaises, il nous faut de nouvelles têtes et un nouveau programme, une bande qui bande, du sang neuf sacrebleu !

En fait, les ministres chevelus lui causent des problèmes quand les ministres chenus savent tenir leur rang. Hollande parie encore sur l'expérience et ne se laisse pas démonter : « Presse qui coule me casse les c... » comme dirait Florent Pagny. « En avoir ou pas ? », telle est la question. « Il faut laisser le temps au temps » est une réponse pleine de sagesse, mais en avons nous les moyens ? L'immobilisme, pour ne pas dire le gâtisme, guette notre belle France. Alors, quelle agence de presse n'appellerait pas de ses vœux en plein marasme sociétal une « Ségolène Royal » aux manettes ? Loin de moi l'idée que c'est un coup vicieux, histoire de se payer une bonne tranche de rire. Voyez-vous, « elle » est déjà troisième sur la liste après Aubry et Delanoë (sondage Ifop du 2 novembre 2013 par téléphone) avec 30 pour cent d'opinions favorables. Pour nous en convaincre, il suffit d'étaler les résultats de l'enquête de popularité style « baromètre OpinionWay » en pleine page : aucune autre manipulation n'est nécessaire car les électeurs interrogés appellent au secours qui ils se souviennent et les candidats au casse-pipe ne sont pas légion avant les élections présidentielles de 2017.

Vers un prochain remaniement ministériel ? Hollande y pense, mais peut-être pas tout de suite... D'abord il faut budgéter 2014 en espérant un mini-redressement économique, attendre les prochaines élections municipales et européennes, favoriser les partenariats internationaux avec leurs lots de contrats mal ficelés. Après, il lui restera à planter les graines du renouveau, redonner des billes au parti et mettre en valeur les copains : tout ce qu'un hyper-président ne pourrait pas faire. Mais à un président « normal » rien n'est impossible. Enfin... le printemps 2014 se pointe, le « Grand Jardinier » a tout prévu, la sève monte dans les bourgeons, les feuilles se déplient, et comme dirait Dodo la Saumure, « je sens que ça viens ». Quoi ? Des nouvelles têtes de gondoles pour la Une des journaux, des têtes à claques pour humoristes à la petite semaine ou bien quelques têtes de nœud pour nous agacer, vous avez le choix... car mauvaise foi ne saurait mentir.

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