lundi 12 juin 2017

Maso-schisme français : le « Parti Socialiste » devient « La République En Marche », dans le blogiblag du 12/06/2017 (LJ ©2017).

Ceux qui prétendent que F. Hollande et Manuel Valls ont coulé le PS sont à mon avis des imbéciles, là ou je ne vois qu'évolution et mutation : mutatis mutandis. Les socialistes se sont-ils dissous dans les élections présidentielles et législatives de 2017, comme le sucre dans le bol de café du matin ? Allons donc ! Billevesées, comme dirait Macron de Rothschild. Car, si les apparatchiks du socialisme ont bel et bien pris une veste, c'est qu'ils n'ont pas voulu suivre le mouvement naturel. Oui, les électeurs traditionnels ont fait le choix évident de Macron et quelques autres ont encore voté «La France insoumise».

Au début il n'y avait qu' "En marche", la devise volée à Jésus Christ par un petit banquier : c'est que Emmanuel Macron n'a jamais compté faire long feu (pas plus que JC ou Barack Obama), d'autant que d'ici dix ans son épouse Brigitte commencera à sucrer les fraises. Alors, pour se lancer dans la course sans autre espoir que celui du sacrifice de sa jeune personne, il faut être sacrément illuminé ! Par comparaison, les présidents Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande étaient des jouisseurs impénitents.

Si Hollande est Morpheus, alors Macron est Neo ?


En vérité, Hollande n' était déjà plus qu'un "social-démocrate" sous un reste de verni socialiste quand son digne successeur s'est présenté à lui sous le costume d'un vulgaire petit " libéral-démocrate "... Mais ainsi la boucle était bouclée : mon fils !

Quoi, me suis-je trompé ? Macron, c'était donc Luke Skiwalker contre son père dans Star Wars ? Y en a qu'un... Anakin. Papa !


Le seul problème, c'est qu'un Hollande très procédurier ainsi que les représentants du Parti Socialiste ont refusé de faire complaisamment la transition vers le libéralisme opportuniste proposé par Macron, en s'excluant de ce mouvement inattendu autant qu'improbable ( 90 % des parlementaires socialistes auront perdu leurs sièges le 18 juin 2017, à l'issue des élections législatives ). Du coup, la prise de pouvoir d'Emmanuel Macron est devenue une espèce d'OPA hostile, ce qu'elle n'était absolument pas au début, mais surtout le PS se voit d'ors et déjà privé des millions d'aides publiques alloués en proportion du nombre de bulletins favorables.

Et le parti « Les Républicains » de Sarkozy-Fillon ? Rétréci, il subsistera mais des Républicains se sont quand même ralliés à Macron sous le nom générique: « La République en marche ». Et si la Droite ne s'est pas faite complètement absorber, c'est qu'elle n'est pas totalement compatible : trop défensive, trop possessive, trop chrétienne... Aurait-elle pu mieux résister ? Oui, bien sûr, il aurait suffi pour cela que Marine le Pen s'écrase dans son coin gentiment pour que la France demeure une « démocratie chrétienne » élargie.

Plus précisément, il aurait fallu tuer sa candidature plutôt que de la préserver pour la finale rêvée. Autrement dit, c'est bien Marine Le Pen, la Droite toute entière et « Fillon les Gros Biftons » qui ont installé Macron au pouvoir, plus sûrement que les apparatchiks du PS qui ont simplement refusé de se convertir à la nouvelle doctrine. Et François Hollande ? Il a joué le rôle de Ripley dans « Alien » parce que le libéralisme l'a contaminé depuis longtemps comme une fatalité : oui, il s'est laissé faire parce qu'il porte le monstre en lui... Merde in France ! Valls lui était beaucoup moins conciliant, très pète-sec de droite, Hamon était furibond d'extrême gauche et Ségolène Royal beaucoup plus rêveuse qui est partie se recueillir à Cuba sur la tombe de Fidel Castro.

Non, Hollande n'a pas fait d'erreur : faut-il être obtus pour ne pas le comprendre ? Peut-être s'imagine-t-il remonter la mayonnaise socialiste autour des anciens, mais sans conviction, si Macron venait à échouer.


Vu ainsi, l'annonce de décès du parti socialiste dans Le Figaro, Cnews matin ou sur TF1, comme le coup de gueule du frondeur Gérard Filoche et des autres, ne sont qu'effets d'annonce, illusion et aveuglement. Car tous ces politiciens qui nous parlent encore d'un « vote de colère » ne sont que des malfaiteurs et des manipulateurs d'une classe politique dépassée, apoplectique et désuète, condamnée à disparaître ou à renaître de ses cendres.

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