dimanche 19 mai 2019

Le Pen chez Salvini, un nid de scorpions: «Menaces sérieuses de guerre et risques d'insurrection en Europe après le 26 mai», dans le blogiblag du 19/05/19 (LJ ©2019).

Pour transporter mes beaux scorpions, je les avais enfermés provisoirement dans un bocal. Et que croyez vous qu'il arriva? C'est simple, ils se sont bouffés entre eux. Et le plus fort, le survivant? Je l'ai nommé Hitler.

Ainsi se comporte le monde réellement, ce qui hélas n'a rien à voir avec «les petits colibris qui s'unissent pour éteindre les incendies», même si l'image du conte de Pierre Rabhi est très belle. Quand des bêtes sauvages sont enfermées ensemble et contraintes à une trop grande proximité, même si elles n'ont pas faim, elles risquent fort de s'entre-dévorer.

Non, il ne s'agit pas là d'une simple allégorie qui renvoie à des considérations abstraites, car pas plus tard qu'hier divers partis d'extrême-droite se sont réunis en Italie, à Milan précisément, à l'invitation de Matteo Salvini. Apparemment, tous sont «copains comme cochons», mais n'en croyez rien car ce sont chacun les représentants de nationalismes exacerbés, au nom des intérêts de leurs pays respectifs. Et que se passera-t-il dans dix ans quand ils auront complètement détricoté l'Europe et qu'ils se retrouveront entre-eux, comme jadis une multitude de petits royaumes désunis? Sans autres ennemis qu'eux-mêmes pour décharger leur venin et réunis à la façon des scorpions dans un bocal, ils se déclareront la guerre plutôt que faire serment d'allégeance au plus puissant d'entre eux!

Et c'est ainsi que pendant des centaines d'années moyenâgeuses, l'histoire nous raconte comment les fils des plus grandes familles de la noblesse sont partis se battre entre eux et se faire tuer, les plus valeureux, les meilleurs, laissant à la tête de leurs royaumes des incompétents, des opportunistes, des vieux, des enfants, des femmes et des infirmes. Comprenant cela comme une opportunité, les Rois de France pour agrandir leur pays les envoyaient systématiquement à la guerre aux frontières lointaines pendant des années ou aux croisades le plus loin possible pour se débarrasser de ces familles tumultueuses et s'emparer de leurs royaumes respectifs, quand ces nobles ne s'entre-tuaient pas de retour chez eux dans des joutes féroces et des duels d'honneur. Il faut dire que chaque blessure pouvait être mortelle en l'absence de soins adéquats.

Aujourd'hui, des grands pays opportunistes comme les États-Unis de Trump, l'Union Soviétique de Poutine et la Chine de Xi Jinping poussent à la déliquescence de l'Europe pour continuer de se partager le monde et s'enrichir impunément au mépris des peuples et de la planète entière, habitués à se jauger et à se défier entre eux par dessus une myriade de petits pays vassaux soumis à leur hégémonisme: c'est par exemple le jeu de la géopolitique qui a permis à la Russie
d'annexer impunément la Crimée ou plus simplement de s'imposer à la tête des 41 pays concurrents du dernier concours de chant de l'Eurovision. C'est aussi la faiblesse de l'Union Européenne qui a autorisé l'ex-URSS à s'installer en Ukraine avec les séparatistes et c'est le silence de nos dirigeants qui conforte la Chine dans ses positions depuis l'invasion du Tibet en 1950! L'ancien conseiller de Trump, Steve Bannon, affirme même que c'est le Brexit, c'est à dire la sortie programmée du Royaume-Uni d'Europe, qui a poussé Donald Trump au pouvoir en 2016 et que c'est le succès des divisions populistes aux élections européennes et l'affaiblissement considérable de l'Europe qui le feront réélire en 2020. En bref, plus nous sommes divisés, plus les dictatures sont gagnantes.

Hélas,
ces dictateurs font un mauvais calcul:  quand les petits partis nationalistes d'une Europe jadis pacifiée n'auront plus d'horizon que leurs petites frontières et la menace armée des pays voisins (même la Suisse soi-disant paisible dispose officiellement de plus de deux millions d'armes civiles), ils se déclareront la guerre entre-eux. Ainsi, les partis de Marine LepHaine et de Matteo Sale-zizi aujourd'hui "camarades" se menaceront par dessus les Alpes et se foutront dans la gueule. Ce sera la guerre partout en Europe, la famine, la destruction et la désolation! Retour au moyen-âge... Et puis 5 ans après, un «parti-scorpion» aura vaincu tous les autres par destruction ou par absorption pure et simple: peut-être se nommera-t-il le «4éme Reich» ? Et que feront l'Amérique de Trump et la Russie de Poutine quand toute l'Europe marchera au pas du fascisme d'une seule voix? Ils ont raison dans cette perspective de s'armer jusqu'aux dents (et le budget de leurs armées est 20 fois supérieur au notre) mais pour quelles destructions à venir? Prévoient-ils d'anéantir l'Europe fasciste aux mains d'un nouvel Hitler puissance 10? Cette erreur stratégique majeure, ils la payeront au prix fort... Sauf que l'ennemi ne sera plus l'Islam envahissante désignée par Salvini, LePen etc. mais nous-mêmes. Alors, nous serons au bord de l'extinction de notre soi-disant civilisation.
 

Je vais donc vous citer les noms de tous les scorpions réunis dans le bocal de Salvini et je vous demanderai de surtout ne pas voter pour eux:
 
Pays-Bas (Parti de la liberté), Belgique (Intérêt flamand), France (Rassemblement national), Autriche (parti de la liberté d'Autriche), Italie (Ligue du Nord), Rép. Tchèque (Liberté et Démocratie directe), Estonie (Parti populaire conservateur d'Estonie), Slovaquie (Nous sommes des familles), Bulgarie (Pouvoir), Danemark (Parti populaire danois), Finlande (Vrais Finlandais), Allemagne (Alternative pour l'Allemagne), Espagne (Vox), Pologne (Droit et Justice), Hongrie (Union civique hongroise)

Et pour souvenir, l'Allemagne (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) soit le parti de Hitler arrivé au pouvoir en 1933 mais l'Europe était complètement aveugle à cette époque qui n'avait rien vu venir, n'est-ce pas ? Pas comme nous maintenant...

Déjà, si on envisage en France l'élection comme présidente de Marine Le Pen, il y a un risque majeur d'insurrection à venir devant ce résultat insupportable et inadmissible pour nombre de Français, qui risquent ensuite de communiquer leur rage à l'Europe toute entière. Alors, méfiez vous des
manœuvres géo-stratégiques de Trump et de Poutine, et surtout des petits manipulateurs à leur solde qui se présentent la gueule enfarinée comme Salvini-le-fourbe, Orban-le-méchant, Farage-le-Brexiteur et toute la clique derrière. Madame Le Pen a bien tort de crapauter avec eux dans cette mare:

Un nazi ne fait pas le printemps
Dix nazis ne font pas l'Europe.
(Proverbes du jour)

 Mais oui, ils jouent les artificier pour dynamiter l'Europe et si vous pensez vous aussi qu'il y a danger que tous ceux-là gagnent les élections européennes du 26 mai 2019, prévenez vos amis en tapant #Merde-In-Europe-le-26 et faite passer mon message, mais vite! Au pire, on me chambrera pour mes prévisions trop alarmistes: "mieux vaut prévenir que guérir", telle est ma devise.


vendredi 17 mai 2019

Arrêtons les pesticides: "Cédric Villani, le mathématicien, peut-il sauver nos parlementaires de la déraison?", dans le blogiblag du 18/05/19 (LJ ©2019).

Il y a des combats d'arrière garde, quand des dinosaures pétrifiés par des décennies de mauvaises habitudes refusent de se ranger à la raison: hélas, c'est le cas de nombreux décideurs parmi les industriels, les producteurs, les législateurs, les financiers etc. Par exemple, l'industrie automobile est l'industrie la plus criminelle après l'industrie de l'armement, qui continue de faire des millions de morts et des dizaines de millions d'handicapés à travers le monde depuis des années, au nom bien sûr de la vitesse et du progrès. C'est l'industrie criminogène et polluante par excellence, une «aberration industrielle totale» comme il en existe de nombreuses autres qui pourrissent la planète, mais que des lois obsolètes (maintenues par des parlementaires sans scrupules*) empêchent d'évoluer en bien. La voiture est-elle un bienfait du génie humain? Bien sûr que non. Au contraire, après tant de vies sacrifiées, écrasées et concassées, on ne peut que pleurer la stupidité de tous ça.

C'est aussi cette même vitesse et ce même progrès qui permet a une autre industrie calamiteuse de perdurer, celle de l'agrochimie dont nos paysans (de plus en plus suicidaires) sont les usagés, pour servir à désherber et à désinsectiser les cultures en un seul passage par aspersion de pesticides. Et quand vous savez le travail épuisant de la terre, tellement mal payé "à la tonne" par les centrales d'achat, comment retirer ces dangereux «produits phytosanitaires» à nos paysans déjà épuisés par un travail quotidien sans repos et si peu rémunérateur, faisant d'eux des esclaves modernes de la production agricole? Peut-être que certains producteurs en gros s'enrichissent et se mécanisent à outrance sur des propriétés de plus en plus grandes, mais d'autres stagnent en essayant de conserver simplement leurs terres jalousées par les promoteurs, d'autres renoncent sans pouvoir passer le flambeau: "celui de la passion et du dévouement pour les travaux des champs"  et d'autres en meurent.

Hélas, notre société moderne a remplacé «on a besoin de bras» par «on a besoin de tracteurs et de pesticides». Oui mais voilà, on meurt de respirer et de manger ces pesticides, et pas seulement les abeilles et les oiseaux. On se désespère aussi de voir des étendues de terres infinies arasées et moribondes, enrichies à l'excès d'engrais et de produits chimiques qui ruinent le milieu vivant, qui ruissellent dans les eaux de pluie, qui pénètrent les réserves d'eau potable, qui font mousser les rivières jusqu'aux océans pour répandre la désolation et la mort partout.

C'est pourtant sur ce thème tellement sensible que des «cons de sénateurs» au service des grands cultivateurs prennent la parole directement dans les journaux, quand ce n'est pas dans l'hémicycle, pour nous expliquer par exemple que le glyphosate associé aux biocides (et par extension tous les produits phytosanitaires qui facilitent le travail des champs et autorisent de meilleurs rendements) n'est pas nocif pour la santé. Tiens, pour en faire la démonstration, je leur propose d'en prendre une cuillère à café tous les matins... Mais qui veulent-ils convaincre, ces dinosaures? Faut-il qu'une seule voix, celle de Cédric Villani, ose s'élever contre le manque de discernement de ces parlementaires si peu scrupuleux, achetés par les industriels et les lobbys? Oui, que dire de ces sénateurs et même de ces ministres successifs qui défendent l'indéfendable et nous mentent effrontément depuis tant d'années?

Le vrai problème qu'ils devraient poser, c'est comment rendre la dignité et le courage à nos paysans, à nos éleveurs et tous ceux qui travaillent consciencieusement mais produisent malgré eux des aliments contaminés par des produits chimiques. Par quelles réformes résoudre leur cas de conscience? Comment les entourer et les chérir comme des parents? Comment leur redonner le goût du travail bien fait, celui de nourrir non pas des populations à moindre coût mais de travailler pour des amis, des frères, des voisins et des voyageurs curieux de connaître la France et ses régions. Comment réinventer pour eux l'amour de la Terre et du Vivant? Par quel chemin de pensée, par quelle noblesse d'esprit et de cœur, loin de tous les marchandages iniques. Et puis, comment prévenir les suicides des paysans et comment rendre hommage à tous ceux qui ont renoncé à vivre, pour que leur sacrifice ne soit pas fait en vain dans ce monde à la fois absurde et dérisoire?

Car on connaît les pays qui abusent des pires traitements chimiques dans le monde et qui piquent leurs animaux aux hormones pour accroître rapidement leur «production de viande sur pattes». Hélas, nous sommes le pays qui répand le plus de pesticides d'Europe sur ses terres agricoles, compte tenu de la superficie totale du pays, et nous ne pouvons donner de leçons à personne d'autre qu'à nous même. Et oui, merde in France!


*«L'un des rapporteurs d'une étude commandée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT), le sénateur Pierre Médevielle, a fait polémique dimanche en affirmant que «en l'état actuel de nos connaissances, le glyphosate est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge» (franceinfo). Faut-il donc que nos paysans ne produisent que... de la merde? En somme, rien n'est bon chez ces cochons! Avouez qu'il y a de quoi devenir végétarien... mais sans glyphosate.

mercredi 15 mai 2019

Macron contre Marine Ta-peine aux élections européennes de mai 2019: «L'heure de la revanche populiste a-t-elle sonné?», dans le blogiblag du 10/05/19 (LJ ©2019).

Non, ils ne l'ont pas vu venir, ce Zorro masqué de vert - Emmanuel Macron et voilà tous nos dinosaures de la politique pris au dépourvu comme des poulets de grain surpris par le renard, interloqués, siphonnés par notre Macron-biotic et sa liste Renaissance: tous ces démissionnaires passés ou à venir, les Yannick Jabot (Jadot d'Europe Écologie Les Verts) qui fait l'autruche en se préparant à re-démissionner au profit de la liste de Benoît Hamon (un communiste défroqué qui a coulé le parti socialiste il y a 2 ans sous le regard complice de Mélanchon et des Verts, un peu comme si Monseigneur Barbarin, le Pape et tous les pédophiles s'étaient joints pour couler l’Église catholique déconsidérée par leurs soins), mais aussi Laurent Veau-quiet (le Wauquiez des Républicains) qui regarde obstinément le bout de ses poulaines "so british" taille 48 devenues d'un coup beaucoup trop grandes pour l'avenir qu'il lui reste, obligé de passer le relais à son professeur de philosophie F-X Bellamy et puis le PS de R. Glucksmann qui découvre l'écologie comme une bouée de sauvetage au milieu de la mer méditerranée mais qui pagaie en sens inverse de la côte de peur de rejoindre le président Noland sur la plage des has-been (François Hollande, pas pressé non plus de revenir aux manettes de cette bande de gros nuls), et puis une trentaine de listes européennes menées par des chefaillons qui courent comme des canards sans tête en espérant au minimum se faire rembourser leurs frais de campagne... pour finir avec la seule opposante qui ose se planter devant Macron, la bourgeoise qui s'autorise à lancer l'anathème et l'hallali sur notre bon Président, l’inénarrable Marine Ta-peine (Le Pen) qui se console de sa dernière raclée aux élections présidentielles de 2017 (et de sa déconfiture à venir parce qu'elle est incompatible avec la République, ndlr) en enregistrant un regain inespéré pour le RN, son «Renouveau Nazi» inspiré par le FN familial, l'ex «Front des Négationnistes» du gégène-râle en chef Jean-Marie gna gna gna, son méchant papa-gâteux...

Évidemment, l'abstention massive de l'électorat français pour les intérêts européens devrait bénéficier au RN et à tous les europhobes réunis qui attendent de faire un score exceptionnel, sauf fausse manœuvre de dernière minute*, et le patriarche de tempêter par derrière :


_Mais quelle idée de monter ce parti de nulos pour me destituer? Et expliquez-moi ce que veut dire RN? «Route Nationale», «Rien à Niquer» sauf les chèvres en débarquant à Bab El Oued ou encore le «Rassemblement de Nazes» ? Mais quelle déchéance... Et c'est qui, ces vilains «Gilets jaunes», des black blocks entraînés à la guerre civile associés à des barbus intégristes et d'autres moustachus homosexuels genre «chauffeurs-routiers», tous rasés de frais sous leurs cagoules mais avec des boulons et des petites bouteilles d'essence siphonnée sous le couvert qui viennent embraser l'Arc de Triomphe de notre Jeanne d'Arc nationale et les commerces de luxe des Champs Élysées comme des roues de camion devant les péages d'autoroutes, puis qui menacent la tombe du Soldat inconnu et jusque nos forces de l'ordre françaises? Même Mélanchon, le nez dans son bol de quinoa, s'est désolidarisé de cette engeance révolutionnaire en adoptant le regard bas des Bolcheviks qui assistaient impuissants au déboulonnage des statues de Lénine et de Staline. Après le bordel des Gilets jaunes organisé en France toutes ces semaines passées, cette honte internationale, faut-il que deux soldats des forces spéciales se fassent tuer en mission au Burkina Fasso par des preneurs d'otages pour que la France retrouve pendant une minute de silence son honneur et celui de ses héros?

Bien sûr, tu n'as pas choisi ta famille, seulement tes amis politiques: Poutine et Trump les manipulateurs, Farage le brexiteur, Orban s'il veut bien, Salvini... Mais tant qu'à faire, ma fille, je préférais ta bande de peigne-zizi d'avant... Tiens... même ton bon ami Philipopotin, le «Patriote gay» qui nous a ridiculisés en tortillant du cul au FN (renommé le Fion National avant sa dissolution, ndlr), j'aurais tout supporté de ce neuneu plutôt que de voir des zoulous masqués et encapuchonnés qui se désapent derrière les portes cochères pour se mélanger à la foule genre «tu m'vois, tu m'vois plus», cette ignominie anarcho-libano-salafiste gna gna gna qui vient surtout piller les bijouteries et les banques juives, les petits joueurs... Des nazis d'opérette, des mauvais collabos qui font le salut à l'envers en se croyant malins! Et pourquoi pas leur demander de tracer des croix gammées et des étoiles jaunes sur les portes avec ta liste électorale européenne collée dessous? T'as raison de ne pas trop t'afficher avec tes nouvelles accointances en jaune et noir, ma fille, mais tu files quand même un mauvais coton. Macron et les communistes de chez Mediapart et de Libé vont te marquer à la culotte et tu ne pourras pas t'en sortir en ricanant bêtement gna gna gna... Ne rêve pas d'un troisième tour des présidentielles 2017 et remonte tes chaussettes, Marinette !

*Marine Le Pen a fait un selfie controversé mardi en Estonie avec un militant radical estonien "suprémaciste" du parti d'extrême droite local Ekre, photo instantanée sur laquelle les deux responsables font un signe familier des suprémacistes blancs, dont la présidente du RN a dit ignorer la signification et a par la suite demandé à ce que l'image soit retirée de Facebook. Sur ce cliché, les deux responsables forment un cercle avec le pouce et l'index, les trois autres doigts levés. Figure bien connue des plongeurs sous-marins pour signifier "ok", cette position de la main a depuis été reprise par les partisans de la supériorité de la race blanche aux États-Unis (et le tueur de Christchurch en Nouvelle-Zélande). Le déplacement de Marine Le Pen en Estonie fait partie d'une tournée européenne pour soutenir les alliés du RN en Europe en vue de constituer un grand groupe avec son allié italien Matteo Salvini, à l'issue des élections européennes du 26 mai. Le parti Ekre a défrayé la chronique pour compter dans ses rangs des personnes condamnées pour des actes de violences et des sympathisants néo-nazis. Aux Etats-Unis, après Charlottesville, le Congrès somme Trump de condamner les groupes suprémacistes blancs. /info Europe 1, 15 mai 2019

lundi 8 avril 2019

De Brigitte Bardot à Greta Thunberg: «Les déesses de la Nature et du Climat», dans le blogiblag du 08/04/19 (LJ ©2019)

Faut le dire, ces deux déesses n'ont rien de consensuel et sans suite car ce ne sont pas des starlettes: Brigitte Bardot (BB), icône décrépite du cinéma français et Greta Thunberg (GT), lycéenne handicapée en rupture de banc. Pourtant si différentes, tout les rassemble quand elles secouent les consciences avec la même énergie cosmique. Pour Brigitte, on connaissait son hypersensibilité animalière et pour Greta, on devine que l'autisme étend ses nerfs à toute la planète en souffrance. Ensemble, elles ressentent les tressaillements outragés d'une planète brûlante de fièvre, hurlante de terreur animale et couverte de bubons industriels.

Aujourd'hui, si notre galaxie est un arbre fruitier, notre Terre n'est plus qu'un fruit pourrissant tâché de brun. Pourtant, tout était fait pour que la vie se maintienne en équilibre pendant des millions d'années sur une planète climatisée par la végétation grâce aux températures régulées et aux équilibres gazeux. Depuis des temps incommensurables à notre échelle la Terre pouvait ainsi se vanter de tous les superlatifs: le plus grand aquarium de l'univers et les plus grandes forêts avec la plus grande variété de vie, les plus beaux océans et les plus belles glaces polaires servant de laboratoires du vivant, l'alternance douce de multiples saisons, les climats les plus propices à la vie sous toute ses formes et la planète la plus accueillante etc.

Quand on parle de «vie sauvage», il faut entendre la prédation naturelle et l'autorégulation des populations animales, mais rien à voir avec les dinosaures dévorateurs quand il a fallu un cataclysme planétaire pour en venir à bout et puis maintenant les hommes envahissants, cette plaie purulente compliquée en maladie mortelle. Mais qui pourra couper et désinfecter notre planète pourrissante et qu'en restera-t-il après notre passage? Nous ne sommes ni beaux ni formidables, contrairement à la vie animale qui se diversifie dans une nature vierge de notre présence.

Non, il ne faut pas confondre l'intelligence destructrice humaine et l'IA électromécanique, son prolongement aveugle en forme de prothèse, avec l'adaptation millénaire, infiniment souple et constructrice de l'IN, l'intelligence naturelle sélective inscrite dans les gènes des plus humbles formes de vie.

mercredi 3 avril 2019

Brexit: «Hard or flabby, telle est la question!», dans le blogiblag du 03/04/19 (LJ ©2019).

L'idée absurde et le fantasme d'une certaine élite anglaise adossée à des nationalistes et autres fanatiques de tous bords (rassemblés lors d'un Référendum sur l'appartenance du Royaume-uni à l'Union européenne) de quitter le nid douillet et les avantages sans nombre de l'Europe pour s'essayer seuls à une économie de libre marché à leur sauce est une idée «typiquement britannique». Mais comment imaginer que ce petit pays insulaire, pour tout dire une île pelée de quelques dizaines de millions d'habitants, devienne complètement indépendant des règles européennes et de tous ses échanges avec le vieux continent dont provient la majorité de sa main d’œuvre qualifiée rapportée et de ses capitaux, mais aussi 50% de ses importations-exportations de biens de consommation dont les produits agricoles et la nourriture, le bois, les métaux et nombre de produits manufacturés? Faut-il que les Anglais, ces résidus de bandits de grands chemins, d'armateurs et de financiers offshore habitués à tout marchander et aux pires trafics comme anciennement l'esclavage, nous prennent systématiquement pour des cons? Car ce processus entamé avec le Brexit de «négation de l'Europe» au profit de l'Amérique ou de l'Asie (une entreprise tellement habile de force et d'usure pour nous soumettre que même les ministres et les députés britanniques s'y perdent) sous prétexte de négocier de nouveaux accords avec le monde entier et de garder tous les avantages et tous les privilèges financiers (la toute puissance de la City) et monétaires anglais (la Livre sterling) sans jamais s'engager en rien avec les européens, leurs partenaires traditionnels, y ressemble fort. Pire, avec leur attachement à la Couronne, nos amis brexiteurs révèlent leur fond crapuleux, à l'égal des corsaires de jadis qui exerceraient aujourd'hui leurs activités délictueuses en temps de guerre économique avec la bénédiction de leur Reine, mais aussi des pirates et des flibustiers sans foi ni loi tous occupés à saborder l'Europe naissante des nations et à prendre ses enfants en otages.
 
Ce battage médiatique à base de "fake news sur tabloïds" en espérant nous voir souffrir de leur prochain départ, ce qui n'est pas le cas, me rappelle les mésaventures non pas de Tom Sawyer mais de Tom Squash, un ami à moi qui un soir de beuverie avait décidé d'expérimenter l'homosexualité soft et écologique en se plantant un concombre dans l'oignon. Tout allait pour le mieux pendant l'intromission mais la chose se compliqua pour réaliser le va-et-vient car la cucurbitacée refusait de sortir sans avoir pris la précaution préliminaire de l'oindre de vaseline. Avec l'objet du délit coincé de la sorte et ne pouvant plus s'asseoir, le pauvre homme fut contraint de rester allongé de nombreuses heures dans l'inconfort, avec des douleurs atroces entre le calcul rénal, la colique néphrétique, l'appendicite aiguë compliquée en péritonite et les douleurs de l'accouchement accentuées par l'excitation permanente du nerf vagal et surtout des hoquets qui le faisaient sauter en l'air en hurlant de douleur, un concombre dans le cul. Et de rire! Pardonnez-moi ce manque de sensibilité mais cette image étonnante me stupéfie.

Bien vite, on ne parla plus que de cela partout: sa famille, le voisinage puis la ville et le monde entier s'alarmèrent de sa situation, prenant fait et cause pour le malheureux ou s'esclaffant bruyamment, les uns dénonçant sa bêtise, les autres félicitant son courage et son «coming out» inattendu. Ainsi, une espèce de «Brexit mou» de nuit d'ivresse se compliqua-t-il en «Brexit dur» au petit matin, dans l'attente de sa délivrance car sa douleur était devenue telle que nul ne savait plus s'il fallait enfoncer le légume plus profondément en espérant qu'il se ramollisse ou au contraire l'extraire de force énergiquement, quitte à lui déchirer l'anus ou à lui perforer l'intestin et risquer l'hémorragie interne.

Alors, fuck in or fuck off: that is the question... Car messieurs les Anglais, vous êtes les seuls responsables de vos malheurs. Et se croire supérieur avec Shakespeare, les Beatles, la Tamise, Big Ben, Cambridge, la City et le chapeau de la reine d'Angleterre est bien présomptueux. Ah, oui, merde in England!

dimanche 31 mars 2019

Fin de quinquennat 2017: «La dernière maîtresse de François Noland», dans le blogiblag du 01/04/2019 (LJ ©2017).

Dans les rôles de :
François Noland        F. Hollande
Najem Belkaça          N. Vallaud-B

Le président avait donné «journée libre» à tous ses ministres et conseillers. Depuis 15 jours, le déménagement des dossiers, la numérisation et l'archivage des documents avait pris tout leur temps. Ce dimanche matin, à J-7 de son départ définitif de
l’Élysée, François Noland s'était commandé un excellent déjeuner: un cassoulet maison accompagné d'une bouteille de Saint-Emilion grand cru qu'il comptait bien se biberonner tout seul. En l'absence du cuisinier en chef, le commis de cuisine avait réchauffé à petit feu le cassoulet cuisiné la veille avant de le verser dans une grosse soupière, avec une louche et une écumoire à côté pour se servir à volonté.

C'est à midi passé que Najem Belkaça s'était jointe à lui, au propre comme au figuré.

_Allô, ma chérie, mais qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci rue de Grenelle... Tu fermes tes cartons et tu purges ta messagerie? Mais rejoins-moi... T'as pas mangé? J'ai un bon cassoulet... Tu préfères... Rassure-toi, le cassoulet du chef ne fait pas péter! T'évites de manger du porc? Mais c'est des manchons de canard et de la graisse d'oie! Bon, je te fais monter un petit encas... à tout de suite. Avec une demi-heure de retard, son repas arriva poussé sur un chariot. François avait fait rajouter in extremis par le commis un club-sandwich «saumon mariné à l'aneth», une assiette de frites, une bouteille de Jurançon, des fruits exotiques et quelques autres douceurs.

Najem se pointa pile poil dans le bureau présidentiel converti en cantine de luxe, et la suite fut un plaisir. Au début du repas, elle était encore furieuse d'avoir été stoppée devant l'Élysée par le convoi faussement présidentiel de Marine Le Pen, qui de fait avait installé son QG de campagne au 262 rue du Faubourg Saint-Honoré, prés de l'Arc de Triomphe et qui se payait le luxe de passer sous les fenêtres du palais:


_Tu te rends compte, la tribu des Le Pen qui crèche à deux pâtés de maisons d'ici en attendant d'investir l’Élysée, et le vieux débris qui dit: «J'ai été très étonné par la dimension donnée à la cérémonie en l'honneur du policier assassiné parce qu'on rendait surtout hommage à l'homosexuel...», non mais j'hallucine! Tu t'imagines serrer la main de ce vieux croûton en quittant l’Élysée pour lui céder la place?

François avait des préoccupations plus triviales:
 
_Et que penses-tu de la diète méditerranéenne? Fit-il en se servant une deuxième assiettée de cassoulet. 
_Avec l'huile d'olive? Tu sais, je suis une fille des îles: je préfère le poisson blanc au lait de coco et le monoï.
Il admirait sa ministre si pleine de fraîcheur enfantine mais aussi la femme d'aplomb qu'il avait dotée d'un portefeuille conséquent, celui du ministère de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le quotient intellectuel des étudiants français ayant baissé de 10 points en dix ans, tiré par le bas dans des classes surchargées de demeurés analphabètes et dyslexiques, c'est elle qui avait mis au point le tirage au sort du loto pour entrer à l'université (officiellement, c'était pour combattre l'injustice des banlieues et la méritocratie, c'est à dire les privilèges d'une classe dominante et décadente).

Il décida de flirter aimablement avec sa ministresse, portée sur le Jurançon d'une excellente cuvée:

_Pour la dernière semaine, tous les vols quotidiens sont complets en provenance des DOM-TOM parce que nos diplomates rapatrient leurs dossiers et leurs meubles, alors désolé mais on ne pourra plus recevoir le poisson du jour des Antilles.
 _Non! S'exclama la belle Najem Belkaça. Hier encore, j'ai mangé une délicieuse langouste tropicale... Le poisson sur les marchés de France est pourri et je vais mourir de faim...
 _hein hein... mais non! J'ai pensé à toi et j'ai demandé à la société Bleu-Lagon de nous livrer des «paniers fraîcheur» : c'est une start-up de fils de familles qui sert les Bettencourt, Arnault, Mulliez, Dumas et Dassault, nos cinq plus grandes fortunes de France, en paniers bios. Après, il faudra se réaccoutumer à l'ordinaire, à moins d'avoir les moyens mais il ne faudra plus compter sur la valise diplomatique.
_C'est gentil de penser à moi! Releva-t-elle d'un sourire carnassier.

Le repas expédié dans la bonne humeur et complètement ivres, François questionna Najem Belkaça de la sorte, en lui prenant le bras :

_Tu fais quoi cet après-midi?
_Je ne sais pas, et toi? 
_J'avais pensé à une sieste crapuleuse...
Elle contacta au préalable sur son smartphone un ami, en réalité le concierge discret d'un palace:

_Ah ah! Voyons... Bingo, on a une petite chambre de réservée!
Ils décidèrent joyeusement d'aller d'abord se promener ensemble incognito dans les rues de Paris. Pour cela, François Noland fit intervenir le «gang des postiches»: son habilleuse, sa maquilleuse et son coiffeur accompagnés d'un maître chapelier convoqués tous sur le champ.
Le président de la République se coiffa d'un chapeau rond:

_Qu'est-ce que t'en penses comme ça? 
_On dirait François Mitterrand!
François Noland se fit rajouter une moumoute de cheveux longs et des lunettes rondes aux verres fumés.
 
_Et comme ça?
_Maintenant, tu ressembles à un berger savoyard... Ah oui... Le cuisinier Marc Veyrat!
Noland, vexé, se colla une grosse moustache sous le nez qu'il fit retailler illico par son coiffeur-barbier. Elle éclata de rire:

_Maintenant, tu ressembles à un vrai bougnat!
_Tuullle, Tulle, tout le monde descend! Hein hein... Et voilà!

La transformation était satisfaisante. Najem se choisit un bonnet de laine, des Raybans et un fichu de chez Hermès pour cacher sa bouche et son menton. Après, ils se serrèrent tous les deux sur le scooter présidentiel, suivis par deux gardes du corps dans une voiture banalisée. Au cœur de Paris, il s'arrêtèrent près de la fontaine des Innocents et continuèrent à pied incognito sous la Canopée. Finalement, ils remontèrent à pied la rue Montorgueil, jusqu'à une dalle commémorative qui dit:


LE 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRÊTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ
ILS FURENT BRÛLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750.
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE
 

_On voit que 3 siècles après, on a toujours les mêmes problèmes avec nos pauvres petits pédés! Soupira François Noland.
 

C'est à ce carrefour qu'un coursier en scooter leur livra les clés de la chambre: il s'agissait en fait de rejoindre l'aimable pied à terre d'un héritier Qatari promu «Émir», ou quelque chose comme ça, et rappelé plus tôt à ses devoirs.
 

Dans la chambre, ils s'étaient déshabillés très vite, lui en boxer noir, elle en culotte de dentelle rose. Nue, avec son fichu en guise de paréo autour des hanches qu'elle avait larges, elle ressemblait à une peinture de Paul Gauguin. Elle entama pour lui quelques pas d'une danse haïtienne qui se transforma progressivement en une danse du ventre lascive. À la fin, elle s'agenouilla pour le sucer. D'abord, il se laissa faire avant de l'arrêter :
_Relève-toi, créature! J'aime dominer les femmes, mais pas comme ça.
Et donc, il la coucha en travers de ses genoux pour la fesser:
 
_Tu te rends compte? Tout ce temps que tu m'as fait poireauter?
_Il ne tenait qu'à toi...
Il redoubla de coups sur les fesses rebondies:

_Salope, t'as le droit de crier et de m'insulter si tu n'aimes pas ce traitement! 
_Aie, aie... Gros cochon, t'es bien content de te farcir  la petite marocaine de service... Mais tu prends mon cul pour un loukoum? Allez, plus fort, je sens rien!

Après l'avoir chauffée convenablement, il décida de la prendre dans la position du missionnaire puis façon brouette thaïlandaise. Noland savait mieux que quiconque qu'il faut s'imposer au premier assaut en tapant vite et bien. Sauf que là, ça sentait la fin de règne: il devait en même temps essayer de faire le deuil de la fonction présidentielle et de ses prérogatives.

C'est la fonction qui fait l'homme et pas l'homme qui fait la fonction
En bourrant le cul de la ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il avait l'obscur pressentiment d'outrager la République, mais il savait aussi qu'il devait absolument dépasser cette illusion dangereuse pour son moral. Au moment d'exulter, il conclut d'un sobre: «Vive la France!». Ce n'est qu'après ce premier assaut qu'il donna à sa partenaire des caresses et des baisers. Il s'attarda sur les tétons en léchant les aréoles comme un aveu de faiblesse enfantine: elle lui rappelait maintenant sa nourrice avec le goût anisé des filles de là-bas.

_Je t'ai senti en colère, François! Fit-elle en lui caressant la joue.
François se savait atteint de logorrhée et de sadomasochisme mais faisait tout pour le dissimuler sous un air bonasse:  
_J'avais renoncé à te séduire, avoua-t-il pour donner le change, et voici que tu t'offres à moi sur le tard... Je savais que t'étais bonne, mais pas à ce point... J'aurai des regrets en te quittant!

Un président peu en cacher un autre

Quand il se réveillèrent après une courte sieste, il observa la belle Najem Belkaça qui se prélassait entre deux coups de bite, les seins et le cul à l'air, avec juste le coin du drap sur son ventre. Il avait le chibre comme un piquet de tente et il lâcha un pet stratosphérique qui fit trembler jusqu'aux vitres:

_Tiens, un avion à réaction!
Mais Najem Belkaça ne broncha pas. Lui s'agaçait qu'elle ne monte pas
immédiatement sur son ventre  pour le soulager d'une érection de plus en plus douloureuse. Tout le temps de son mandat, il avait gardé la trique. 
_C'est incroyable, François, tu fais des discours en baisant, et même en dormant!
_Ah, oui? J'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé que j'étais une poupée russe, tu sais... les poupées gigognes qui s'emboîtent l'une dans l'autre, et j'accouchais de Jean-Marc Ayrault qui accouchait de Manuel Valls qui accouchait de Benoît Hamon qui accouchait d'Emmanuel Macron qui accouchait d'un jambon. Cherchez l'intrus? Qu'est-ce que c'est con, les rêves... Si Macron est élu, je pourrai dire que j'ai tout réussi, excepté la hausse imprévisible du chômage en mars. En attendant, tout le monde me prend pour une bille et je dois fermer ma gueule. Avoue que c'est rageant!

samedi 23 février 2019

Notre président se réinvente: «Macron l'ouvre... à la ferme!», dans le blogiblag du 24/02/2019 (LJ ©2019).

Ah, quoi de plus jouissif qu'un beau penseur, capable des meilleures synthèses... Bien sûr, je ne parle pas de Michel Onfray, le faux-losophe français le plus lu au monde avec son interprétation libre de la philosophie en cent ouvrages... mais pas une idée nouvelle!

Non, notre président Macron est pour moi d'un autre calibre! Bon, tout avait mal commencé: 2017, «anus horribilis» comme dirait Onfray. C'est vrai qu'Emmanuel Macron-de-Rothschild a commencé comme un bon banquier à taxer les petits travailleurs, les retraités, à réduire les intérêts de leurs livrets d'épargne sous la barre de l'inflation et à dégrever la fortune des ultra-riches. Même que les Gafas seront imposées au strict minimum, si jamais elles le sont un peu en France: une fiscalité forfaitaire de quelques millions rachète des dettes passées de plusieurs milliards d'euros d'évasion fiscale! Merci Bercy. Leurs profits réalisés seront bien plus taxés chez l'Oncle Sam (soit le père Trump ou un autre à venir) suivant la «théorie du ruissellement des gros profits» depuis les petits pays victimes de cette optimisation-délocalisation confiscatoire vers les grands pays opportunistes qui font la loi.

Bien sûr, qu'Emmanuel soit affilié à une famille de banquiers célèbres n'induit aucun racisme nauséabond dans mon esprit. Dans sa jeunesse, il fut un élève brillant avec «tout bien en place dans sa tête» selon sa professeure qui a dégagé onctueusement ce diamant de sa gangue avant de le polir sous toutes les facettes. Parfaitement dégauchi, il ne pouvait que séduire les Rothschild! Et maintenant, 2019 se présente pour lui sous les meilleures hospices, sous réserve de l'apaisement du mouvement violent et xénophobe-raciste-nazi des vilains «Gilets jaunes» associés. Faut dire pour sa défense que Macron n'a jamais fait partie du club des méchants. Et en se posant une kippa sur la tête le temps de se recueillir sur une tombe vandalisée, il a montré clairement son camps.

Après la guerre, les grandes puissances et tous les requins ont pris le pouvoir en se partageant le monde et plus précisément pendant la conférence de Yalta organisée entre la Russie (plus de dix millions de combattants morts face aux nazis) et les Anglo-saxons. Malgré tout, Charles de Gaulle a su tirer sa carte du jeu pour le meilleur et pour le pire: naissance des lobbys nationaux du nucléaire, de la pétrochimie et de l'agrochimie, industrialisation forcenée (avec par exemple des millions de victimes sur les routes en 70 ans au nom de l'industrie automobile et les rejets toxiques des hauts fourneaux qui empoisonnent l'atmosphère), destruction des campagnes et remembrement au service des grands céréaliers, constructions envahissantes et bétonisation, épuisement des sols etc. In fine, 200 essais nucléaires viendront couronner le pouvoir de destruction et de contamination* de la France! Après, même pendant le passage du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986 sous la présidence de Jacques Chirac (avec Sarkozy délégué interministériel pour le nucléaire), le lobby international du nucléaire va museler facilement les gouvernements des pays arrosés, les politiciens, les scientifiques et la presse en général: «Dormez bonnes gens! Tout va bien» comme disaient les veilleurs de nuit jadis. Quoi? La conspiration mondialiste a de très bons côtés quand, d'abord, elle est rassurante.

Hélas... En 2019,
les pesticides et les ondes électromagnétiques additionnés à la radioactivité résiduelle et à la contamination du vivant après Tchernobyl et Fukushima sont déjà responsables en 30 ans de la disparition de 80% des espèces sauvages, et d'abord les insectes et les oiseaux. Ce qui signifie qu'en 2050, 30 ans plus tard, 95% de la biodiversité  auront disparu définitivement et que les 5% restant seront les espèces nuisibles qu'il faudra éradiquer avec des pesticides encore plus puissants. Aujourd'hui, les paysans qui ont déclaré la guerre à la nature léguée par leurs parents, moins ceux qui se suicident quotidiennement, commencent à stériliser les sols avec des courants haute tension pour brûler les adventices et la biomasse autour avec l'espoir d'assurer les meilleurs rendements et de rembourser leurs emprunts faramineux. Mauvais calcul! La terre qui restera deviendra de la poussière et de la brique qui n'absorbera plus l'eau, comme sur la lune, sur Mars et dans les plaines de Beauce, s'érodant rapidement et composant avec la pluie et les vents des dunes, des nuages de poussière à l'égal des déserts et des torrents de boue. Tout semble écrit! Amen.

Mais hier, notre président «innocent comme l'agneau entre ses bras» est venu rectifier le tir s'il est possible, et son «discours d'admission au salon de l'agriculture» fut tout simplement remarquable: si Jacques Chirac venait tâter le cul des vaches et saucissonner d'un air débonnaire, Emmanuel Macron en a fait un exercice digne des hautes écoles. Ses proches ont beau dire qu'il vend du rêve, c'est magnifique et l'Europe toute entière devrait s'enorgueillir d'un esprit libre de cette envergure. Dans son discours, tout est dit: par exemple, la France veut devenir «le premier pays exportateur de vins sans glyphosate au monde» quand «pour la filière, il faut voir là une opportunité d'évoluer»! Mieux encore, le nouveau ministre de l'agriculture Didier Guillaume précisera un peu plus tard en aparté de lapin: il ne s'agit pas de remplacer une molécule dangereuse par une autre mais bien d'agréer des pratiques saines et pérennes. Cependant, on continuera de glyphoser dans au moins 15 % des cas, par exemple les vignes en terrasses et les légumes, sans parler des voies de chemins de fer, des aéroports et des bas-côtés qui échappent bien sûr au domaine de l'agriculture.

Le glyphosate est donc devenu un des marqueurs de la présidence Macron, en même temps que l'indépendance de notre agriculture chère au Général de Gaulle. Au bout de ce projet: l'excellence à la française hors d'atteinte des rouleaux compresseurs, des tribunaux et des droits de douane américains. Mais tout de suite, les journalistes et analystes se sont empressés de rabaisser ses prétentions: allons, l'ancien président Hollande annonçait réduire le chômage significativement et on voit où ça l'a mené, droit dans le mur! Alors, interdire le glyphosate c'est tout ou rien et plutôt rien... Non, surtout ne changeons rien, susurrent-ils, et laissons crever notre agriculture d'épuisement, roulée dans la souillure. Renonçons comme les Anglais avant nous: les journalistes sont très copains avec les lobbys pro-américains, pro-russes, pro-chinois, pro-brésiliens! Le gigantisme est-il la solution pour nourrir 10 milliards d'êtres humains? Non, répond Macron, soyons déjà autosuffisants et enseignons à l'Afrique à faire de même... Bien sûr, on veut décourager notre bon président en si bonne voie d'émancipation, avec une poignée de chausse-trapes. Et les lobbys avancent masqués: notre ministre Didier Guillaume prétend que les lobbys dénoncés par Nicolas Hulot n'existent pas au sein de ce gouvernement ni même en marge ou sinon toute organisation est un lobby, le gouvernement est donc lui-même un lobby ainsi que toutes les associations de défense des consommateurs, y compris les cabinets d'avocats et même Éric Dupond-Moretti à lui tout seul est un lobby. Moi-même suis-je un lobbyiste qui écrit des articles? Stricto sensu non car j'agis suivant ma seule initiative et sans intéressement aucun si ce n'est de servir l'intérêt général...

Face à la révolte des «Gilets jaunes», les grands esprits institutionnels, universitaires et chercheurs deviennent d'un coup beaucoup plus diserts: comme dans diverses tribunes du Figaro de ce jour, les uns nous expliquent que la seule réponse possible au malaise social consiste à réindustrialiser d'urgence la France; les autres affirment que si cette dernière révolte populaire n'aboutit pas à l'essor de l'Intelligence Artificielle, elle aura échoué lamentablement. Mais il me semble que derrière ces prises de position il y a les intérêts des grandes puissances envahissantes, des industriels et des milliardaires comme Trump, Carlos Ghosn, Steve Jobs, Elon Musk et tous ceux pour qui la sauvegarde de la planète est le cadet de leurs soucis, au nom du pragmatisme défendu conjointement en France par une multitude d'intellectuels climatosceptiques de petite vertu: les habituels Onfray, Finkielkraut, Enthoven, Ferry mais aussi Zhumour et Nullos, Moix, Consigny etc., y compris l'allègre "monsieur météo" Laurent Cabrol. Voilà le niveau! Comme disait Nicolas Sarkozy, présent au Salon de l'Agriculture en 2010: «ben les questions d'environnement... là aussi, ça commence à bien faire!». Depuis lui, on a vu toutes les velléités de défendre la planète échouer, quand le «sens pratique» faisait dire à Sarkozy: «...parce que si ça continue, on aura plus d'élevages de porcs! (sic)». Mais en quoi la bientraitance animale serait un obstacle à l'élevage? Et pourquoi désolidariser les hommes de la nature? Sur quel vaisseau spatiale, sur quelle planète alternative, avec quels ordinateurs et quels robots pour remplacer les proches et les animaux familiers, sous quelle «dictature IA», sous quel machinisme ultime?

Contre tous ces professeurs d'économie mortifère, de philosophie décadente et de bon sens aveugle ont défilé ce week-end à Paris la formidable Greta Thunberg et quelques centaines (seulement) de lycéens autour, suivis de près par Yannick Jadot et Anne Hidalgo... en espérant qu'ils soient chaque fois un peu plus nombreux à venir résister au «réalisme ambiant anti-écologique parisien» issu du jacobinisme économique, quand nos villes ne sont plus que des tumeurs malignes. Alors, je vous le dis sans ambages, merde in France!

*Le tir de la bombe H fut le plus puissant des essais nucléaires français enregistrés de 1960 à 1996 entre le Sahara algérien et la Polynésie française, sans qu'on sache au total des tirs le nombre de victimes indirectes à cause des retombées radioactives. Heureusement pour nos finances publiques, beaucoup de ces victimes sont mortes qui ne prétendront jamais plus à une indemnisation mais combien de victimes en France de tous âges sont atteintes à la thyroïde et d'autres cancers suite aux catastrophes nucléaires qui s'enchaînent sans arrêt?