mercredi 10 novembre 2021

Rep Qu'est-ce que la décroissance?(source France Info), blogiblag du 10/11/21

Comment comprendre la décroissance, prônée par certains candidats à la primaire écologiste?

La décroissance plaide pour une frugalité choisie afin de limiter les effets du changement climatique. Popularisée dans les années 2000, elle est de nouveau mise en lumière à l'occasion de la primaire écologiste.

"Nous sommes tous ensemble dans un train qui va à toute vitesse vers un précipice." Voici comment Delphine Batho, candidate à la primaire des écologistes pour la présidentielle 2022, décrit la crise climatique actuelle début août, après la parution d'un rapport choc du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Pour la députée des Deux-Sèvres, une seule solution : embrasser "la décroissance". De Sandrine Rousseau à Jean-Luc Mélenchon, elle n'est pas la seule, à gauche, à vouloir s'inspirer de ce mouvement qui prône une frugalité choisie afin de limiter les effets du dérèglement climatique. 

Vous n'êtes pas familier du concept ? Pas de panique, voici un cours accéléré pour tout comprendre à ce mot qui s'invite dans le débat politique.

Mais qu'est-ce que la décroissance ?

Il s'agit d'un courant de pensée philosophique, politique, social et économique popularisé en France au début des années 2000. Pour ses partisans, la croissance économique, mesurée par le produit intérieur brut (PIB), n'est pas soutenable du fait des ressources limitées de la Terre. Elle n'est pas non plus souhaitable au-delà d'un certain seuil car elle échoue depuis la fin des Trente Glorieuses à réaliser le plein emploi, la réduction des inégalités et la satisfaction de la population dans les pays développés, avancent-ils. 

Ses théoriciens proposent donc de lui substituer d'autres objectifs issus de la "réflexion sur ce que sont vraiment nos besoins fondamentaux et sur la façon dont on peut y répondre de manière soutenable écologiquement et plus juste socialement", explique Vincent Liegey, ingénieur et auteur notamment d'Exploring Degrowth : A Critical Guide (Pluto Press, 2020). 

Concrètement, ça passe par quels types de mesures ?

Plus qu'un véritable mode d'emploi pour parvenir à un système décroissant, ses adeptes proposent des mesures dans différents domaines. Une réflexion récurrente est de distinguer les biens et les activités en fonction de leurs conséquences sur le climat, comme avec un taux de TVA différencié en fonction des produits, ou un quota d'unités de charge écologique détenu par chaque consommateur et dans lequel il puiserait chaque fois qu'il achète un bien. Logiquement, nombre des propositions des décroissants touchent aux secteurs des transports, de la construction et de l'alimentation, particulièrement polluants selon l'Insee

Une autre réflexion qui traverse le courant décroissant est celle sur l'usage et le mésusage (l'usage abusif) des ressources. L'eau pourrait ainsi ne pas être payée au même prix selon qu'il s'agisse "de la boire ou bien de l’utiliser pour remplir sa piscine", explique Timothée Parrique, auteur d'une thèse en 2019 sur la décroissance, qui sera adaptée chez Flammarion en 2022.

Afin d'améliorer la justice sociale, certains décroissants imaginent une taxation plus importante des hauts revenus et la suppression des niches fiscales, dans la lignée des travaux de l'économiste de gauche et spécialiste des inégalités Thomas Piketty. Mais aussi l'instauration d'un revenu maximum ou d'un revenu universel. Enfin, sur le volet du bien-être, de nombreux décroissants prônent la réduction du temps de travail qui permettrait, selon eux, de partager l'emploi existant et d'investir davantage le temps libre pour l'art, la culture et les liens interpersonnels. 

Mais au fait, ça vient d'où ?

"La décroissance n'a pas attendu ce mot pour exister", note le philosophe Dominique Bourg, directeur de la revue La Pensée écologique et soutien de la candidate à la primaire écologiste Delphine Batho. Historiquement, la décroissance est la résultante de deux courants : la critique du développement et la prise en compte des questions écologiques. Le premier est conçu dès le début du XXe siècle par des penseurs pour qui développement ou technique ne vont pas nécessairement de pair avec le bien-être et le progrès humain. Le second naît dans les années 1970 avec un rapport intitulé "Les limites de la croissance" (en anglais) et les travaux de l'économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen pour qui la croissance infinie dans un monde fini est impossible.

Pourtant, "les débats sur la pensée écologiste ont disparu dans les années 1980 avec le rouleau compresseur du néolibéralisme" et l'effondrement du bloc soviétique, avance Dominique Bourg. Il faut attendre le début des années 2000 pour voir ressurgir une nouvelle prise de conscience, grâce notamment "aux rapports du Giec et à l'intérêt des médias dominants pour les conséquences du dérèglement climatique".

En 2002, la revue écologiste Silence consacre un numéro à la décroissance. Le mot est notamment popularisé par l'économiste Serge Latouche et le militant anti-pub Vincent Cheynet, et il est bientôt traduit en anglais par "degrowth", qui connaît un succès mondial. Le mouvement français connaît son apogée dans les années 2000 (lancement d'une revue et d'un parti politique, organisation de colloques et publication d'une multitude de livres...). Surtout à gauche, mais pas seulement. La décroissance est également reprise par certains milieux catholiques ou d'extrême droite, attirés par l'idée d'un certain ascétisme ou le rejet de la mondialisation, comme l'explique Le Monde.

Le bouillonnement militant et intellectuel autour de la décroissance se tasse pourtant dans la décennie suivante, notamment marquée par les divergences de vue entre ses promoteurs puis par le succès de la collapsologie. Pour autant, la décroissance a infusé certains cercles militants, qui la mobilisent pour justifier le développement d’alternatives concrètes comme les ressourceries, les monnaies locales, les jardins partagés et les coopératives.

Pourquoi m'en parlez-vous maintenant ?

Parce que le concept à été de nouveau placé sous le feu des projecteurs par la primaire écologiste, qui s'est tenue entre les 16 et 28 septembre. L'une des quatre candidates, l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, revendique la décroissance comme étant au cœur de son engagement. Cette dernière "est la seule voie réaliste", expliquait-elle le 10 août sur France Info. Si son intérêt pour le sujet est longuement expliqué dans une note de campagne sur le site de son parti, Génération écologie, la candidate en dit néanmoins très peu sur la manière dont elle compte la mettre en pratique.

S'ils n'emploient pas ouvertement le terme, les autres candidats à la primaire écologiste (mais aussi des figures de la gauche comme Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon) proposent également certaines mesures proches de la décroissance. L'économiste Sandrine Rousseau, qui souligne dans son programme que "notre Terre n'a pas de ressources illimitées", plaide pour "une véritable fiscalité carbone, en stoppant les subventions aux industries polluantes" et expliquait le 25 juillet dans l'émission YouTube "Backseat" qu'il faudrait "évidemment diminuer le volume de nos consommations". Le maire de Grenoble, Eric Piolle, qui expliquait sur France Inter le 6 juillet refuser de choisir une une religion entre "croissantistes et décroissantistes" promet dans son programme la mise en place d'un "ISF climatique" pour taxer les particuliers les plus pollueurs et souhaite "une loi sur la sobriété numérique qui vise la réduction de l’empreinte carbone de 40% du numérique" d'ici 2022. 

L'ancien chef d'entreprise Jean-Marc Governatori assure lui aussi refuser le débat entre "croissance et décroissance", même s'il souhaite "mettre en place dès maintenant une activité humaine compatible avec la biosphère dans des objectifs de pleine santé et de plein emploi". Egalement prudent lorsqu'il emploie le mot de décroissance, comme il l'expliquait sur France Inter début juillet, l'eurodéputé Yannick Jadot annonce néanmoins dans son programme qu'il veut "augmenter la TVA sur tous les produits et services polluants et à l'obsolescence programmée" et mobiliser "20 milliards par an dès 2021 et sur 2022-2027 pour la transformation des secteurs les plus polluants".

Est-ce que la décroissance a déjà été mise en pratique ?

La décroissance "n'a jamais été appliquée à grande échelle, reconnaît Vincent Liegey, mais il y a déjà un grand nombre d'espaces dans nos sociétés dans lesquels des mesures décroissantes sont expérimentées au quotidien". Entre autres exemples, on peut citer un fourmillement d'initiatives locales autour de la low tech, de la permaculture, des circuits courts, mais aussi des espaces comme des ressourceries ou le site de seconde main Leboncoin. Plusieurs pays ont par ailleurs proposé des indicateurs de progrès autres que le PIB, tels que la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Bhoutan... et même la France, depuis 2015. Le développement de la démocratie participative est également salué, avec des expérimentations comme la Convention citoyenne pour le climat. Les mouvements sociaux ne sont pas en reste, avec l'apparition de groupes de défense du climat comme Extinction Rebellion ou Fridays for Future.

Qu'en disent ses détracteurs ?

La décroissance rencontre un grand nombre de critiques, à la fois extérieures et intérieures à ses cercles. Voici les principales :

La critique du "retour en arrière". Pour certains, la décroissance est synonyme d'un refus de la modernité et des technologies. Comme Emmanuel Macron, qui ironisait en septembre 2020 sur ceux qui, critiquant le déploiement de la 5G, préféreraient "le modèle amish" et le "retour à la lampe à huile"Dans un monde décroissant, bye bye les SUV et les iPhone 12. Néanmoins, "la décroissance n'est pas anti-technique, mais pour une réappropriation de la technique au service de l'amélioration du bien-être humain", assure l'essayiste Vincent Liegey.

La critique du catastrophisme. Cette première critique va de pair avec une seconde, selon laquelle les décroissants font l'impasse sur l'innovation, qui aurait toujours permis à l'humanité de relever les défis présentés par la nature. "C'est par la technique qu'on résoudra les problèmes posés. Quand on voit les progrès dans le solaire, l'éolien (...), la mise au point de bactéries pour dévorer des sacs plastiques... Cela peut aller tout aussi vite que le progrès des technologies fondées sur le carbone au XIXe siècle", estimait ainsi l'essayiste libéral Gaspard Koenig en septembre 2019 auprès de l'AFP. Il ne faut pas avoir une "foi aveugle" dans le progrès, répondent les partisans de la décroissance. Contrairement à ceux qui soutiennent la "croissance verte" ou le "développement durable", ils mettent en avant que l'alliance entre croissance économique et progrès technique n'a jamais prouvé qu'elle permettait de réduire suffisamment (lien en anglais) les pollutions pour répondre à l'urgence climatique actuelle.

La critique sur le maintien de la pauvreté. Pour les économistes libéraux, la croissance est un préalable à la redistribution des richesses. Moins de 10% de la population mondiale vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, contre plus de 35% trente ans plus tôt, rapporte en effet la Banque mondiale. Pour ces critiques, les décroissants seraient donc partisans de la récession, et à terme du maintien de la pauvreté dans les pays en voie de développement. Mais la théorie de la décroissance est sélective et ne concerne "que les pays riches ayant déjà atteint des seuils de production suffisants pour satisfaire les besoins de leur population", répond l'économiste Timothée Parrique. "Les pays du Sud qui vivent dans la pauvreté doivent bien entendu produire ce dont ils ont besoin, mais pour ce faire, encore faut-il que les ressources soient disponibles – d'où la logique d’une décroissance dans les pays du Nord", ajoute-t-il. Pour éviter la confusion entre décroissance et récession, "il faudrait sans doute utiliser un terme comme celui d''acroissance', avec [un] 'a-' privatif", plaide Serge Latouche dans La Décroissance (Que sais-je ?, 2019).

La critique de la mise en œuvre. Les solutions avancées par les décroissants sont variées mais rarement présentées sous la forme d'un système cohérent qui permet d'envisager sa mise en œuvre concrète, notent plusieurs analystes, y compris parmi les adeptes de la décroissance. Quel système politique adopter pour la prise de décision en commun ? Jusqu'à quel point la production mondiale doit-elle décroître, et avec quelle population ? Comment concilier réduction du temps de travail et besoin accru de main-d'œuvre lié à une plus faible utilisation de la technologie ? "Tout le monde tâtonne là-dessus depuis dix ans et on n'a pas encore la réponse. Le design d'une société compatible avec la durabilité de la Terre est quelque chose qu'on doit encore créer et qu'on n'a pas devant nous", reconnaît Dominique Bourg.

Je n'ai pas eu le temps de tout lire, vous me faites un résumé ?

La décroissance est un courant de pensée issu de la critique de la technique et de la prise de conscience de l'urgence climatique, qui a connu son heure de gloire en France durant les années 2000. Selon ses partisans, la recherche de la croissance économique à tout prix est inutile et dangereuse, puisqu'elle ne permet ni le plein emploi, ni la réduction des inégalités et accroît les dérèglements climatiques. La décroissance est notamment défendue aujourd'hui par la candidate à la primaire écologiste Delphine Batho, mais irrigue toute une partie de la gauche – et même certains mouvements catholiques et d'extrême droite. Ses opposants estiment au contraire qu'il faut lui préférer la "croissance verte", sans renoncer au progrès technique comme moyen de surmonter la crise climatique.


vendredi 8 octobre 2021

Rep Le prix Nobel de littérature 2021 remis à A. Gurnah, blogiblag (source France Info) le 07/10/21

 Le prix Nobel de littérature Abdulrazak Gurnah appelle à changer notre regard sur les réfugiés, "des gens talentueux et pleins d'énergie"

Le romancier tanzanien de 74 ans a été récompensé jeudi 7 octobre du prix Nobel de littérature "pour son traitement sans compromis et plein de compassion des effets du colonialisme et du sort du réfugié dans le fossé entre les cultures et les continents".


Le romancier Abdulrazak Gurnah, lauréat jeudi du prestigieux prix Nobel de littérature 2021 décerné jeudi 7 octobre est né à Zanzibar et vit au Royaume-Uni. Ses oeuvres explorent l'empreinte du colonialisme et de l'immigration sur l'identité.

Lui-même exilé, il a appelé jeudi l'Europe à voir les réfugiés venus d'Afrique comme une richesse, en soulignant qu'ils ne venaient pas "les mains vides".

"Beaucoup de ces gens qui viennent, viennent par nécessité, et aussi franchement parce qu'ils ont quelque chose à donner. Ils ne viennent pas les mains vides", a affirmé l'écrivain dans une interview à la Fondation Nobel, appelant à changer de regard sur "des gens talentueux et pleins d'énergie".

"Ecrire de manière aussi vraie que possible"

Dans un article du quotidien britannique The Guardian, publié en 2004, Abdulrazak Gurnah expliquait avoir commencé à écrire à l'âge de 21 ans, peu après son installation en Angleterre. Il a déclaré être "tombé" dans l'écriture, sans l'avoir prévu. "J'ai commencé à écrire avec désinvolture, dans une certaine angoisse, sans aucune idée de plan mais pressé par le désir d'en dire plus", expliquait-il.

"Je veux simplement écrire de manière aussi vraie que possible, et essayer de dire quelque chose de noble", expliquait le romancier dans une interview donnée à Francfort en 2016.

Ses trois premiers romans, Memory of Departure (1987), Pilgrims Way (1988) et Dottie (1990), évoquent l'expérience des immigrants dans la société britannique contemporaine. Son quatrième roman, Paradis (1994, traduit en français aux éditions Denoël en 1997), se déroule dans l'Afrique de l'Est coloniale pendant la Première Guerre mondiale et avait été retenu dans la sélection du Booker Prize, prix littéraire britannique.

Admiring Silence (1996) raconte l'histoire d'un jeune homme qui quitte Zanzibar et émigre en Angleterre où il se marie et devient enseignant. Un retour dans son pays natal 20 ans plus tard trouble profondément son rapport à lui-même et à son mariage.

Des oeuvres "mélancoliques"

Pour l'universitaire Luca Prono, les oeuvres de Gurnah sont "dominées par les questions de l'identité et du déplacement et comment elles sont façonnées par l'héritage du colonialisme et de l'esclavage"

"Les récits de Gurnah reposent tous sur l'impact dévastateur que la migration vers un nouveau contexte géographique et social a sur l'identité de son personnage"

Luca Prono 

sur le site du British Council

Près de la mer (2001), récompensé en 2007 par le prix littéraire RFI Témoin du monde, raconte l'histoire de Saleh Omar, un demandeur d'asile âgé vivant dans une ville balnéaire anglaise. "Enracinés dans l'histoire coloniale de l'Orient africain, bruissants de légendes swahilies, servis par une langue ensorceleuse, les récits de Gurnah naviguent entre le conte initiatique, l'exploration des douleurs de l'exil, l'introspection autobiographique et la méditation sur la condition humaine", écrivait en 2010 Abdourahman A. Waberi dans Le Monde diplomatique. Gurnah "nous offre des oeuvres mélancoliques, désenchantées et superbement incarnées", ajoutait-il, dans cette critique du livre Desertion, publié en France sous le nom Adieu Zanzibar.

Son roman le plus récent, Afterlives a été publié en 2020 et se penche sur la colonisation allemande en Afrique. "Voyager loin de chez soi offre de la distance et de la perspective, ainsi qu'un degré d'amplitude et de libération. Cela rend plus intenses les souvenirs, qui est l'arrière-pays de l'écrivain." écrivait Abdulrazak Gurnah dans le Guardian.

L'écrivain vit à Brighton, dans le sud-est de l'Angleterre et a enseigné la littérature à l'Université de Kent.


vendredi 3 septembre 2021

Réchauffement climatique : 2 millions de morts (France Info), blogiblag du 03/09/21

Réchauffement climatique : "2 millions de morts dans 11 000 catastrophes" entre 1970 et 2019, selon l'ONU

Plus de 91% des victimes vivent dans des pays en voie de développement.

Selon ce rapport, "entre 1970 et 2019, les facteurs météorologiques, hydrologiques et climatiques ont été à l'origine de 50 % de toutes les catastrophes, de 45 % de tous les décès et de 74 % de toutes les pertes économiques dont il a été rendu compte".

"Une catastrophe d'origine météorologique, climatique ou hydrologique a été enregistrée en moyenne par jour au cours des 50 dernières années", pointe aussi ce rapport. Entre le début et la fin de cette période, "le nombre de catastrophes a été multiplié par cinq, sous l'effet du changement climatique et de la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes".

Entre 1970 et 2019, en moyenne, les catastrophes attribuées aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes ont entraîné "quotidiennement le décès de 115 personnes".

Le nombre de décès diminue mais il y a encore du pain sur la planche

L’Organisation météorologique mondiale note toutefois qu'entre le début des années 1970 et la fin des années 2010, le nombre de décès liés à ces catastrophes a presque été divisé par trois, "grâce à une amélioration des systèmes d'alerte précoce et de la gestion des catastrophes". 

"Il y a toutefois encore du pain sur la planche", observe l'OMM, puisque "seulement la moitié" de ses 193 membres "disposent de systèmes d'alerte précoce multi dangers et les réseaux d'observation météorologique et hydrologique souffrent de brèches en Afrique, dans certaines zones d'Amérique latine et dans les États insulaires du Pacifique et des Caraïbes".

Renforcer les systèmes d'alerte précoce

Face à cela, l'organisme préconise de "renforcer les mécanismes de financement de la lutte contre les catastrophes à l'échelle nationale comme internationale, en particulier dans les pays les moins avancés et les petits États et territoires insulaires en développement".

Quant au coût économique de ces catastrophes attribuées aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes "au cours de cette période de 50 ans", il se chiffre "en moyenne à 202 millions de dollars par jour", soit plus de 171 millions d'euros. Des "pertes économiques" qui "ont été multipliées par sept entre les années 1970 et les années 2010", estime l'organisme. D'ailleurs, "elles augmentent à mesure que l’exposition à ces phénomènes s’intensifie", souligne Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM.


mercredi 28 juillet 2021

François Hollande: "Mes vacances en juillet 2015", dans le blogiblag du 29/07/2021 (LJ ©2021).

Dans les rôles de :


François Noland               François Hollande
Manuel Walls                    Manuel Valls
Domi de Saint-khan        D. Strauss-Kahn
Sarko                                  Sarkozy
Macron de Rothschild    Emmanuel Macron
Ségolène Royale               Ségolène Royal
Julie G.                              Julie Gayet
Najem Belkaça                 Najat V-Belkacem


_Bon, les enfants, hein... Ce sont les grandes vacances... Je ne veux pas voir un poil de cul qui dépasse du slip de bain! Vous connaissez les paparazzis, la CIA et la NSA, je vous fais pas un dessin... Et vous restez en contact à deux heures d'ici, pas plus loin.

_Bah, deux heures en jet, moi j'ai vais à Barrcélone!

_Ah non, Walls, pas de conneries, le jet en famille c'est fini! Prends le TGV, ça te fera du bien...

Le premier ministre se rembrunit mais releva le menton avec un grand sourire pour dévisager la tablée. Même Ségolène piquait du nez en tripotant du bout des pouces son iphone.

_…Et je vous rappelle que les smartphones sont interdits pour m'appeler! Vous prenez le portable crypté Teorem, hein, c'est valable pour tous... Julie G. battit des cils en réponse. Ségo se fendit à son tour d'un sourire charmant tout en rabattant son caquet. Incroyable! «Dans ton cul» ne faisait pas partie de ses expressions favorites mais elle la pensa très fort.

Noland était dans un grand jour. Ses ministresses avaient sorti les jupes-raz-la-foune et les mini-shorts moulants pour le pique-nique dans les jardins de l’Élysée. La petite Belkaça l'émoustillait grave! Il rêvait de les buriner toutes à la fois au dessert après un délicieux concours de tee shirts mouillés: envoyez la crème! Mais bon, le jardinier avait coupé prudemment l'arrosage automatique une demi-heure plus tôt et l'après-midi commençait dans une moiteur de sous-bois.

François se perdait dans son verre de rosé, sa robe et ses reflets mouvants sous un rai de soleil qui transperçait les frondaisons. Il préférait l'ombre des arbres à la toile de tente, celle des campagnes napoléoniennes. Il était content d'être passé au travers de tous les pièges cette année, dont la célébration de Waterloo, morne plaine... Les Anglais, les Allemands et les Belges rejoints par les Prussiens avaient vaincu Napoléon au physique comme au moral, avec au terme de la bataille 50 000 de nos soldats blessés, morts ou disparus, plus que dans toutes les armées adverses réunies. Pas de quoi fanfaronner à Waterloo, même 200 ans après!

Et puis Noland se voyait mal caricaturé avec un bicorne sur la tête, celui de l'empereur à la cocarde. Pour se faire traiter de chef d'état «présomptueux et arrogant»? Simplicité, simplicité, basta des héros! En plus, la célébration de Waterloo aurait fait de l'ombre à celle du 14 juillet.

François fit un clin d’œil par dessus son verre de vin à son fidèle hussard Manuel qui n'attendait que cela, le regard mobile sous le sourcil pointu, à l'affût tel un chasseur de palombes. Ségolène Royale et Macron de Rothschild, l'Ancien et le Nouveau Régime, se faisaient des sourires compassés en se tendant le pot de caviar dans un essai méritoire de s'apprivoiser mutuellement:

_À la bonne franquette ma chère. Et surtout ne craignez rien: jamais l'ablette ne mangera la carpe!

Rêveusement, le Président lui se demandait comment faire pour accueillir plus de «migrants» en France contre toute logique, soit autant de chômeurs et de sans-abris par milliers. Et puis la Grèce, quelle catastrophe! Sarko n'avait pas tort de s'inquiéter de tout ce qui se passait par là... Les guerres balkaniques contre l'Empire Ottoman, Sarajevo et la Première Guerre mondiale, la Campagne des Balkans et la Seconde Guerre mondiale etc. L'affaiblissement de la Grèce et le jeu de la Russie étaient de mauvaise augure: l'Europe ne pouvait tout simplement pas lâcher ce petit pays à ce moment là de sa construction ni l'autoriser à une alliance contre-nature. Un Aléxis Tsípras avec sa tronche de cake s'imaginait jouer sur un échiquier à la manière d'un Poutine. Mais ce fouteur de merde devrait sauter bientôt et tous les services secrets travaillaient déjà sur le scénario de sa disgrâce... Ce faisant, Sarko prenait des airs de général en campagne pour venir lui donner ses "Leçons de pouvoir", bien que battu à plate couture aux élections de 2012: égal à lui-même dans ses échecs comme dans ses victoires, un père-la-vertu dans ses promesses et un va-t-en-guerre dans ses analyses.

Qu'importe, ruminait le Président Noland: la "provoc" fonctionne toujours pour l'opinion publique. Domi de Saint-Khan n'était-il pas pressenti (dans un sondage Viavoice) comme le meilleur candidat de la Gauche derrière Manuel Walls pour les présidentielles à venir? À l'heure de «YouPorn» tout semblait possible. Une sexualité «épanouie» n'était plus un handicap, passées les condamnations. Noland s'en félicitait par moments: qui pourrait lui en vouloir pour ses quelques aventures extra-conjugales? D'ailleurs, le couple politique original «François-Ségo» s'était reformé (comme prévu de longue date). Même le Président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, n'en finissait plus de renaître de ses cendres.

Oui, toutes les configurations étaient possibles pour être un bon candidat aux élections de 2017: une main de fer sous un gant de velours, celle d'une femme, d'un homo, d'un pervers, voire d'un tortionnaire, tous aimables et doux à la ville. Par opposition, les candidats refoulés devenaient des «jouisseurs sans destin», suivant la formule lapidaire autant qu'arrogante de feu le président Mitterrand.

Arrivé à ce point de réflexion, Noland se prit à soliloquer et toutes les conversations oiseuses engagées autour à sa table s'éteignirent. Sa voix se fit plus claire au fur et à mesure de son discours :

_ …le constat est amer les enfants: «Les Guignols de l'info» vont disparaître des écrans de nos concitoyens si je ne fais rien et la Une de «Charlie Hebdo» tutoie l'insignifiance: notre humour national issu du gros rire qui tâche, bien franchouillard et raciste, cède le pas à la bien-pensance internationale, à ses diktats et au politiquement correct. Les Français en viendraient presque à regretter papy Le Pen et ses mauvaises blagues...

Alors, Macron et Walls, vous me coincez Bolloré dans les chiottes et vous lui faîtes un shampoing "Canal Plus WC": il oublie ses conneries et devient amnésique! Si c'est un coup de jarnac de Sarko pour démoraliser les Français, je le saurai tôt ou tard... Je veux la France insouciante pour les vacances, je veux "Intervilles et ses vachettes", "Fort Boyard" et "la Carte au Trésor". Oui, fini de se prendre le chou à la téloche avec des concours et des débats à la con. De l'air, par pitié! Si on laisse la Droite-catho-facho prendre les rênes, on aura 65 millions de dépressifs à la rentrée: on va pas se laisser enfoncer! Heureusement, j'ai envoyé UberPop se faire voir chez Plumeau: c'est pas que je sois contre le progrès, mais il faut calmer les tensions pendant l'été et détendre l'atmosphère. (Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère? Songeait Ségolène sur le point de s'endormir assise).

...En même temps l'intelligence économique nous a désertés depuis que les Américains et les Chinois nous espionnent, nous contrent, nous copient et pompent tout le génie de nos chercheurs. Ils ont découvert nos points faibles, poussé à la roue de la déliquescence et coulé nos industries: c'est Waterloo dans le slip! Les "Five Eyes" sont redoutables mais je suis obligé de leur laisser carte blanche à deux pas d'ici puisque c'est eux qui nous renseignent sur les agissements de nos compatriotes, et vous devinez les risques avec le terrorisme. Mais c'est du donnant-donnant et la CIA-FBI-NSA en savent bien plus que nous...

Pour la création et l'innovation sociale, maintenant il faut chercher dans un triangle entre Reykjavik, Stockholm et Copenhague. C'est dire si les syndicats nous ont mis dans la merde tout ce temps... C'est la France qui prend des leçons de démocratie avec la Suède ou le Danemark: leur société est plus libre (moins de délinquance), plus chantante (gagnants récents du Concours Eurovision de la chanson 2015), plus travailleuse (moins de chômeurs), plus gastronome (les meilleurs restaurants classés au Top 50 après l'Espagne), plus verte (le vélo remplace la voiture), polyglotte (avec l'Anglais), décomplexée (plus de viols aussi), plus automatisée (suivant le modèle de l'industrie allemande) et plus industrieuse.

Chez nous, faut croire que les couilles et le cerveau marchent de pair, c'est pourquoi nous resterons toujours des French Lovers! Mais je ne veux plus de bras cassés dans mon équipe ni de petits joueurs, et n'oubliez jamais que nous avons une réputation à défendre, c'est tout ce qu'il nous reste en France. Ne revenez pas à l'Élysée pour vous faire cirer les pompes: je veux d'autres raisons de vous virer! Allez, je veux de la gaudriole, je veux du cuir et des gros seins, je veux de la vie dans ce gouvernement quoi... Vous avez défendu le "mariage pour tous", notre plus belle réussite alors soyez-en fiers, vivez à fond votre socialisme et donnez l'exemple. Baisez les filles, vous ne savez pas qui vous baisera! Pour la rentrée, je veux voir dans les couloirs des Montebourg amoureux et des Rachida Dati en cloque. Cet été, ne soyez pas économes de vos fluides, hein hein? Il faut que ça mouille dans les culottes et que ça jouisse dans les chaumières!

Avec Noland, c'était comme tourner à poil devant les caméras: on comprenait mieux son association avec Julie G.

_Bon, je continue ma tournée en Afrique. Si tout va bien, on se revoit officiellement pour la rentrée des classes... Et je ne veux pas de camions frigorifiques pleins de cadavres de petits-vieux qui tournent pendant la canicule! Vous me surveillez ça de près, et s'il fait trop chaud, faîtes péter les bornes incendie. Je ne peux rien vous dire de mieux... Alea jacta est!

Quand François releva la tête, il capta le regard interrogateur de Manuel Walls et l'étonnement d'Emmanuel Macron de Rothschild. Par contre, la petite Belkaça lui rendit un sourire éloquent plein de promesses. Surpris par cette leçon champêtre (de joie), la plupart de ses ministres n'étaient pas accoutumés à autant d'emphase présidentielle à propos de leur sexualité. Ce discours, c'était comme une main baladeuse dans la culotte, une ingérence dans les affaires intimes. Mais dans ces jardins, c'était l'heure du lâcher prise pour un président soit-disant "normal", après tant de contrariétés l'année passée... Alors, vous imaginez les vacances présidentielles de François Noland, quelle partie de rigolade!

mardi 27 juillet 2021

"Lettre ouverte à ma soeur", blogiblag du 27/07/2021-Copyright

 Ma chère soeur,

Je t'écris pour te dire qu'ici, tout va mal même si je n'ai pas trop à me plaindre. Peut-être te souviens-tu de la Peste noire et de la Grippe espagnole décrites dans les livres d'histoire, et bien c'est un peu la même chose: un virus invisible joue avec les hommes, mais aussi les femmes et les enfants, qui nous attaque à gauche puis à droite, qui est toujours le même mais chaque fois un peu différent et déjà il a fait 4 millions de morts dans le monde, sans compter les dizaines de milliers de morts seuls chez eux et sans attentions. 

Les pays riches parviennent par la publicité ou l'intimidation à vacciner le plus grand nombre d'habitants mais il y a encore chez nous des millions de récalcitrants anti-vaccins qui font de l'obstruction et l'épidémie peut s'installer tranquillement chez eux pour réapparaître plus tard et plus fort quand on croira l'avoir vaincue. Alors, je ne te dis pas la situation à venir des pays pauvres ou imprévoyants qui n'ont vacciné qu'une faible partie de leur population... Ils seront le départ de toutes les foyers de contamination à venir avec un virus qui s'adapte et use toutes les défenses immunitaires à la longue.

Imagine la panique rien qu'en France: combien faut-il de malades et de morts pour paralyser d'un coup un pays, quand les médecins refusent de les soigner et les croque-morts de les enterrer, quand les usines et les magasins ferment faute d'ouvriers, de vendeurs et de clients,  d'approvisionnements et de transporteurs? Quand les paysans ne travaillent plus dans les champs et que la nourriture fraîche n'arrive plus jusqu'à nous? Quand les transports s'arrêtent faute de conducteurs et de passagers? Quand les rayonnages des magasins se vident et que s'installe la pénurie? Heureusement, il existe des entrepôts gigantesques en banlieue d'où viennent les camions lourdement chargés. Pourtant, pendant quelques semaines la France s'est arrêtée une première fois avec peut-être 20000 morts et nous en sommes déjà au bout d'un an et demi à pas moins de 120000 morts (seulement ceux comptabilisés officiellement) et presqu'un an perdu, assignés à domicile. Le  pays tombera-t-il en ruine si le virus devient de plus en plus virulent avec un jour plus d'un million de morts en France?  Faudra-t-il enfermer nos ouvriers dans leurs usines, comme en Chine, pour les obliger à travailler et envoyer des citadins bien-portants secourir les paysans dans les fermes?

Les journalistes écrivent qu'il ne faut pas jouer à se faire peur car nous sommes encore loin des 500000 morts annoncés stupidement par quelques catastrophistes. Mais est-ce si stupide que cela? En Espagne, cent pour cent des soignants seront vaccinés fin juillet et plus de 90 % des adultes le seront fin août pour continuer d'accueillir les touristes de toute l'Europe. Quel électrochoc nous faut-il en France? 

Tout ça, le petit président Macron l'a forcément prévu qui demande aujourd'hui aux Français d'accourir aux centres de vaccinations mais des "trous du cul" irresponsables comme Florian File-au-pot et Francis L'a-l'âne disent de faire exactement le contraire: les ANTIVAX vont jusqu'à se mettre des étoiles jaunes sur leurs vestons comme les juifs condamnés à mort à Auschwitz et ils parlent de "crime contre l'humanité". Où va se loger la bêtise... Si l'humanité s'en sort avec l'aide des vaccins, ces derniers pourront toujours rentrer sous terre car leur carrière sera terminée. Même le professeur Raoult demande à tous de se faire vacciner, en expliquant que d'autres traitements complémentaires seront nécessaires car les "faux vaccins à ARN" comme les vaccins plus classiques ne sont pas la panacée universelle, pas plus que les antibiotiques ne sont éternels.

Les journalistes ont imaginé aussi que les nouveaux traitements igéniques soigneront bientôt les cancers, mais ne vaut-il pas mieux soigner les causes que les effets? Pourquoi jouer avec nos gènes quand on pourrait encore s'en passer en réduisant la voilure de cette "société de consommation" qui s'emballe sous la tempête. "Le bricolage génétique est aussi dangereux que l'invention de la dynamite", si j'ose dire. Et en parlant de cancer, tu sais de quoi je parle. Tu me manques...

Ça me rappelle l'histoire de Marie Curie et sa fille Irène après l'expérimentation des propriétés de la radioactivité naturelle et artificielle, une découverte offerte "en cadeau" à toute l'humanité! Les industriels commençaient déjà à mettre du radium partout dans les boissons énergisantes, les crèmes rajeunissantes, les dentifrices blanchissants, les couvertures chaudes pour bébés, les cadrans luminescents des montres et autres peintures industrielles etc. Ils annonçaient même que bientôt on soignerait les cancers mais les gens crédules ont commencé à souffrir le martyre et à mourir de cancers, d'anémies et de nécroses. Les bébés cuisaient littéralement dans leurs couvertures chauffantes mais cchhuuut... Les Curie le savaient déjà qui dissimulaient la dangerosité de leur découverte avec la dégradation de leur état de santé! Tu parles d'un cadeau...

Cent ans plus tard, des ingénieurs au service des lobbys nous expliquent patiemment comme à des enfants que la radioactivité civile n'a jamais tué personne en France... Peux-tu le croire? Des villages entiers radioactifs ont été ensevelis secrètement aux États-Unis, des millions de tonnes de poussières radioactives ont recouvert la terre et les océans jusqu'en Russie et au Japon mais nous en France, on contrôlerait parfaitement la filière des déchets radioactifs. Merci, monsieur Jancovici mais, par définition, une bombe atomique, un nuage radioactif ou un coeur de réacteur en fusion sont incontrôlables. Et nous traitons des déchets pour d'autres pays qui nous disent : "Et bien, gardez les!". Là, faut arrêter.

Enfin, le président Macron et son ministre de la Santé "se sont sorti les doigts du culte" pour obliger les Français à venir se faire vacciner. Après leurs débuts catastrophiques, ils ont décidé d'y croire... Un acte de foi pas très laïc au service de la communauté? Comment les en blâmer? 

Macron est même parti en Polynésie française, celle des cartes postales, pour faire son prêchi-prêcha en annonçant que les Marquises sont pressenties pour devenir "patrimoine mondial de l'Unesco", mais en oubliant les 193 essais nucléaires aériens réalisés en Polynésie par la France. Et pour traiter des retombées des explosions nucléaires militaires sur la population polynésienne, le président aurait pu se faire accompagner par son ministre de la Santé mais non, surtout pas, puisqu'il suffit de se faire vacciner en Polynésie pour que tout revienne à la normal, cocotiers et vahinés tout compris, quoi! Mais de qui se moque-t-on? 

Et puis, coup de tonnerre, ce mardi 27 à Papeete (mercredi matin ici à Paris), à l'issue de sa visite de trois jours,  le grand chef (d'État) qui marche (seul) et qui va loin -Te Hakaiki Taha'oa -  surprend les journalistes muets en reconnaissant ex-abrupto une "dette" envers la Polynésie française pour les essais nucléaires réalisés de 1966 à 1996 au dessus du Pacifique.   Étonné, j'ai même imaginé un instant que c'était ma "lettre ouverte" parue la veille en France qui l'avait encouragé de la sorte plutôt qu'un simple calcul politicien parce que "taire la vérité s'avère contre-productif". Oui, comme c'est bon pour Macron d'avouer enfin la vérité en se montrant plus humain que ses prédécesseurs, voilà : "J'assume et je veux la transparence et la vérité avec vous". En bref, dit-il avant de partir, compulsez les tonnes d'archives déclassées, parlez-en entre vous, dites-moi "oui ou non" la prochaine fois et on classera l'affaire peut-être dans 5 ou 10 ans lors d'une grande cérémonie, si jamais je reviens... La méthode est éprouvée en métropole concernant tous les sujets délicats. Assumer sans s'excuser, comprendre sans regretter, voilà un beau début pour un simple laïc mais Jésus Christ avait bien plus de poésie en disant:  "Prenez et buvez en tous, ceci est mon sang versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés". Allons, ne boudons pas notre plaisir: "En marche vers les élections présidentielles, quoi!". (Curieusement et "en même temps", cette lettre ouverte adressée à ma soeur  n'est plus accessible sur la plateforme logicielle blogger ce mercredi 27. Oui, peut-être que le sujet est embarrassant...).

Après, j'ai une sainte horreur d'olivier VÉRAN, le ministre de la Santé. Je l'associe par homophonie au VARAN, un charognard à sang froid. Je n'ai rien contre l'animal mais contre la perfidie de l'homme avec sa bave et son venin. La fonction fait-elle le ministre? Car  le voici devenu, il me semble (mais peut-être j'exagère un peu) un menteur pathologique, ce qui serait grave pour un médecin intègre, s'il en reste un seul... Faut l'entendre comment il ment ouvertement pour blanchir son ministère devant les journalistes du Parisien: on a fait tout bien, quoi! Moi, je crois que des milliers de personnes sont mortes à cause de  l'incompétence et de la suffisance affichées sous sa direction, quand il travaillait avec Jérôme Salomon. Il nous a d'abord expliqué avec son équipe que porter un masque pour se protéger était inutile et dangereux pour les béotiens car il fallait en changer toutes les deux heures comme dans les hôpitaux et se laver les mains jusqu'aux coudes pendant 5 minutes. Il a simplement confondu la rue avec une salle d'opérations. Aujourd'hui, il oblige tout le monde a en porter quand les gens gardent souvent le même masque toute la semaine. Après, Véran explique qu'il est médecin et que lui ne fait pas de la magie mais de la science... Merci de nous prendre pour des cons! Peut-être a-t-il trop d'orgueil et pas assez de jugeote? Est-il seulement épidémiologiste pour tout savoir sur les virus du Covid ? "Non, pas besoin... Je suis la science". J'y vois une nouvelle version du "Médecin imaginaire" ou du "Médecin malgré lui" qui cumule autant de mérites sur son CV qu'il dit de conneries. Après encore, il explique que l'hydroxychlroquine (et l'ivermectine) ne sert à rien, sauf que c'est lui qui en a complètement interdit l'étude et l'usage, même à titre préventif et en début de traitement (à cause d'une prétendue dangerosité). Mais il assure avoir accepté l'administration de la chloroquine "à titre expérimental" et seulement sur des malades en fin de vie: hélas, autant verser un flacon d'antibiotiques dans la bouche d'un mourant qui ne peut plus déglutir. Le professeur Raoult avait beau lui expliquer qu'un usage restreint aux moribonds était contraire à toutes les expérimentations qu'il menait pour baisser la charge virale et que la chloroquine est utilisée depuis des décennies par les voyageurs et par l'armée sans autre contre-indication... Mais Véran et toute sa clique ont préféré acheter à prix d'or les traitements inopérants des laboratoires pharmaceutiques américains (avec lesquels ses collègues étaient sous contrat) tout en déclarant une guerre stérile au professeur Raoult... Résultat, des milliers de malades âgés sont morts les premiers mois sans aucun soins, comme des pestiférés, et quelques autres malades en état grave ont été placés illico sous respirateurs artificiels dans l'attente d'un réveil improbable. La honte française soulignée jusqu'en Chine!  

Dans "Carnets de guerre, COVID-19", Didier Raoult dénonce en 4ème de couverture un confinement où les patients "positifs" contaminent leurs proches indemnes et attendent de ne plus pouvoir respirer pour qu'on les emmène en réanimation -  avec interdiction d'un médicament sans danger prescrit depuis des décennies mais bon marché donc pas rentable, au profit d'un produit à la toxicité connue mais très cher et qui a généré des fortune... Et de préciser : "Tout cela est ridicule, revenons aux choses sérieuses. La politique c'est la politique, la science c'est autre chose". Le problème, c'est que Véran a mélangé les genres.

L'Allemagne a fait 40000 morts et l'Espagne 50000 morts DE MOINS que la France jusqu'à ce jour, malgré l'excellence de notre médecine: est-ce un problème de prévention (les masques et le gel hydroalcoolique absents), de traitement (l'hydroxychloroquine interdite) ou de discipline (les retours sans aucun contrôle sanitaire depuis la Chine puis les confinements sévères à domicile favorisant la dissémination inter-familiale)? Sont-ce les Français qui ont échoué ou l'organisation était-elle déplorable? Moi, il me semble avoir coché toutes les bonnes cases jusqu'à respecter scrupuleusemente le confinement imposé quand d'autres pays ne se sont eux jamais confinés comme la Corée, la Suède, les Pays-Bas et même l'Allemagne qui n'a jamais confiné complètement et avec de biens meilleurs résultats! Après deux ans, les courbes de mortalité se ressemblent sans se rejoindre car le virus est persistant qui fini par infecter même ceux qui se croyaient à l'abris sans se faire vacciner. Mais d'ici a prétendre qu'on a fait au moins aussi bien que les autres ou que les autres n'ont pas fait mieux, c'est se foutre des morts.

Aujourd'hui, n'y a-t-il en France que la coercition pour vaincre les virus? On connaît nos tendances révolutionnaires franchouillardes... Les virus prospèrent-ils dans notre insoumission révolutionnaire? Le parlement le pense en menaçant les ANTIVAX révoltés de devenir des citoyens de seconde zone avec des amendes lourdes a payer en cas d'infraction, mais le sénat a retoqué l'amendement pour réduire les peines. Tout doit-il finir sous la contrainte, faute d'anticipation et de prévention des pouvoirs publics? 

Aprés 2 mois de confinement, un nouveau variant plus virulant est reparti de plus bel cet été 2021 comme en 2020. Tiens, on le voyait venir gros comme une maison... Manipulation: fallait-il que ce gouvernement attende d'être au pied du mur pour intervenir quand les vaccins étaient la seule thérapie proposée? Et peut-on contester les effets promis des vaccins sans se voir accuser d'ANTIVAX COMPLOTISTE par ce ministère? Au regard des informations accumulées par Didier Raoult dans son IHU à Marseille, ne peut-on examiner scientifiquement les effets de la vaccination par tranches d'âge et sa réelle efficacité sur une population globalement saine au départ? 

Le ministre Olivier Véran insiste insidieusement en assurant que la thérapie igénique date de 1960, qu'elle a été utilisées en médecine en 1990 et donc qu'elle est parfaitement éprouvée... Désolé monsieur mais passer d'une thérapie expérimentale pour des maladies orphelines sur quelques milliers de malades à une "vaccination de masse" avec des milliards de doses injectées vite-fait à des bien-portants (en échange d'un avenir radieux) modifie la donne, n'est-ce pas? Quelle base de données utilisez vous pour aboutir à vos conclusions? N'êtes vous pas sous influence: Gilead et le Remdesivir, Boris Johnson et le vaccin d'AstraZeneca, Trump et les vaccins expérimentés brièvement aux USA puis directement sur les populations, Macron  dans l'attente des prochaines élections présidentielles?  C'est pas ça, la science... J'espère sincèrement que vous aurez raison de vos choix vaccinaux, c'est à dire qu'ils arrivent ni trop tôt, ni trop tard sinon nos problèmes en France ne feront que commencer. Mais de là a organiser une opération de com' pour se présenter comme le sauveur des Français face aux terroristes ANTIVAX et redorer son blason en devenant épidémiologiste et médecin-urgentiste, la seringue à la main sur la photo, ça passe moyen. 

Aprés, Véran en France comme Macron en Polynésie ont fait le job et le service après-vente. Cette façon de se "sacrifier", c'est ce que j'appelle: "Le complexe de Jésus Christ". Tous les politiciens jouent de cette corde sensible en y mettant du pathos.

Ma chère soeur, j'espère que toi aussi tu ne vois pas l'avenir en noir depuis là-haut et que je te rejoindrai au paradis le plus tard possible avec Papa et Maman, dans 20 ans peut-être, riche de bons souvenirs à vous raconter car je veux mourir de ma belle mort. Ah oui, souhaite-moi "bonne chance", et merde in France! 


mercredi 14 juillet 2021

Marion Maréchal-Le Pen Vs Zemmour: «Cette jeunesse politicienne est un beau gâchis», Blogiblag du 14/07/21-Copyright

Marion Maréchal est-elle la copie conforme de sa tante Marine? Pas exactement, même si les deux LE PEN partagent la même blondeur car curieusement, la pauvre fille n’a plus aucune ambition politique... Décidément non, elle ne sera pas candidate à la Présidence de la République Française ni la nouvelle Marianne dont les Français rêvent en secret depuis la révolution de 1789. Les voici donc apparemment opposées, comme les deux faces d'une pièce d'un franc de jadis, sauf que Marion n'a pas le profil, contrairement à Marine... Ah bon ? C'est bien dommage !

Face au journaliste Jean-Jacques Bourdin, la filleule (qui n'est rien de moins que la directrice de l’ISSEP – un institut politique hybride de son invention-) révèle n’avoir aucune appétence pour les élections présidentielles de 2022 en même temps qu’elle ne croit pas à l’élection à la présidence de sa tante Marine: «elle ne pourra pas y arriver seule», c’est à dire que la candidate du RN n’est rien sans le soutien du LR, le parti voisin. Ce n’est pas un hasard si Marion travaille dans l'ombre à former une nouvelle classe de politiciens et aussi à perfectionner son discours, mais d'ici cinq ans, ne sera-t-elle pas défraîchie et passée de mode? Déjà, à 31 ans, elle n’est plus tout à fait le top-modèle de sa jeunesse, même en forçant sur sa blondeur et en rétractant son ventre devant les photographes du magazine Closer. Dans cet anonymat, la mère de famille et créatrice d'entreprise peut difficilement jouer les belles lianes comme Grace Kelly et se faire un prénom aimable comme Lady Diana. Et sans son atout charme qu'elle joue entre deux rires, Marion n’est finalement qu’une conne de plus… un peu comme sa tante. 

Et pourquoi donc Zhumour, du club des Zintellectuels associés, se propose-t-il à la présidence? Ses façons et sa faconde sur CNEWS, en même temps qu’il revêt ses plus beaux costumes, lui font une tête de présidentiable (grâce aux maquilleuses et aux gros plans favorables): c’est qu’il a compris (avec l’aide du milliardaire Vincent Bolloré) qu’on est jamais mieux servi que par soi-même et surtout que Marine Le Pen est une imbécile, qui ne fera pas l’affaire. À côté de cette bourgeoise manipulatrice, lui est un "intellectuel laborieux" issu du peuple et de l'immigration reconnaissante. Mais bien sûr, l’élection à la présidence de la République est ouverte à tout le monde, sans exclure les vieux radoteurs comme les jeunes cons de tous les partis en lice et le bellâtre a fini de ricaner pour afficher un air circonstancié. Son prochain livre et son plus gros succès commercial devrait sortir en septembre, mais comment faire sans les éditeurs récalcitrants Albin Michel ou Editis? Bof, c'est pas la première fois et sans doute trouvera-t-il à se faire éditer en Belgique ou ailleurs.

Mais Zhumour commet une double erreur (comme dirait Zemmour): premièrement, il n'a aucun parti, seulement des spectateurs et des fans. Deuxièmement, si les instituts de sondage lui accordent 15 à 20 % de votants au deuxième tour, sans doute ne fera-t-il pas mieux que Michel Colucci (dit Coluche) à qui on prédisait 15 % d'électeurs mais qui n’a pas réussi en 1981 à recueillir plus de trois signatures sur les 500 parrainages obligatoires pour faire agréer sa candidature devant les autorités compétentes. Pierre Dac lui avait précédemment renoncé à se présenter sous les pressions diverses et variées. Zhumour, notre Coluche-de-droite, ne risque-t-il pas ainsi de se griller dans son rôle habituel de chroniqueur contestataire et de ricaneur infatué? Présider, c’est prendre des décisions tous les jours et malheur aux timorés. Oui, c'est un métier dont il ignore toutes les ficelles, et fini de rigoler !

Marion Maréchal devrait quant à elle évoluer considérablement dans ses opinions et ses prises de parti pour paraître plus appétissante dans cinq ou six ans car aujourd’hui, malheureusement, elle nous fait du Zhumour et du Zonfray pur jus. Pourtant, elle pourrait conquérir d'autres voix que celles des Zintellectuels et fédérer une certaine jeunesse désabusée comme "la génération Z" qui se bat pour des idées stupides d'arrière-garde! En 2022, elle aurait pu emmener devant les urnes les plus jeunes, des adulescents de 18-24, voire de 25-34 ans ou un peu plus comme Mcfly et Carlito, pris à-pic la main sur le joystick à se faire du bien en chantant "On est tous du sperme". C'est la "génération S", qui n'a rien de spontanée: Carlito serait né sur un rouleau de sopalin après une partouze, Mcfly sur un tampon hygiénique vieux de neuf mois
 et Papacito dans le "trou de balle" d'un gauchiste à tendances homosexuelles (ce qui revient à faire un pléonasme dans les sphères d'ultra-droite). Mais ce n’est pas en s’alliant dans 5 ans avec papy Zhumour et toute la clique du LR que Marion Maréchal pourra se refaire une légitimité… Il lui manque de flirter avec la Gauche en passant par dessus le Centre mou.

Il existe par exemple une «écologie populaire» qu’elle ne devrait pas écarter avec ses propos caricaturaux (entendus chez Bourdin): «Sous couvert d’être écolo, ceux qui votent pour les petits oiseaux, la nature et les arbres sont des gens imminemment dangereux qui ont la haine de nos traditions, de notre passé, de notre terroir... le Tour de France serait polluant et machiste... eux qui rejettent les traditions séculaires et puis ensuite qui sont les premiers à poser la première pierre de la mosquée, entre autres choses… les premiers à défendre le burkini et le communautarisme avec des relations particulièrement ambigües avec des minorités agissantes islamistes... donc, ces gens qui étaient marginaux il y a dix ans demain seront peut-être les ministres de nos enfants… et à Gauche ils font de l’écologie marketing pour faire des jungles urbaines comme si c’était le sujet de l’écologie aujourd’hui… Et le problème de la collapsologie, c’est à dire que nous allons vers le cataclysme inévitable, est une manière pour moi de stériliser le débat et d’empêcher l’action… si cette amorce du réchauffement climatique est inéluctable, pourquoi agir ?», et patati et patata.

En cela, elle rejoint Zhumour et Valérie Pécresse: Marion mène le combat habituel des nantis contre les forces écolo-islamo-gaucho-antifas déconstructionistes et décroissionnistes. Sous ses airs de "petite bourgeoise innocente et revêche", elle voudrait nous faire croire que l'écologie n'est pas le remède mais le mal et que son invention diabolique menace de retourner le peuple contre l'ordre ancien, au nom d'une nouvelle "culture cancel" tantôt féministe, racialiste et indigéniste etc. suivant les besoins.

Mais non, Marion, réfléchis un peu: demain, les Français seront très vieux et les minorités deviendront des majrités agissantes. Comment dès lors cacher, par exemple, le commandement honteux des militaires français pendant le génocide des Tutsi au Rwanda… Pas besoin de faire de la "cancel culture woke" pour s'émouvoir de tant de cruauté. L'armée française nous coûte presque 40 milliards d’euros par an, 2500 milliards d'euros dépensés depuis 1945 soit l’équivalent de la dette publique française accumulée en 75 ans et tout ça pour partir massacrer des pauvres Tutsi après les guerres "oubliées" d’Indochine et d’Algérie?

Plus précisément, l'investissement militaire français au Sahel est de 1 milliard d'euros par an et chaque ennemi abattu coûte au contribuable français jusqu'à un million d'euros, ce qui fait penser occasionnellement aux économistes et à l'Etat-Major des armées que "cet argent serait mieux placé n'importe où ailleurs". Et quel a été le prix des 265 soldats morts depuis l'an 2000 en "opérations extérieures", dont 80 % au Sahel? Probablement un autre milliard d'euros. En plus, il faut compter plus de 10 milliards d'APD (Aide Publique au Développement) dans ces pays dont 3 milliards pour la seule Afrique subsaharienne. Après l'échec en Afghanistan, voici donc 4 milliards d'euros de plus sortis de nos poches et déversés chaque année dans la région incluant le Mali et la zone des 3 frontières, mais pour qui et pour quoi? On peut bien rappeler la moitié de nos effectifs militaires engagés, les coûts ne feront qu'augmenter avec le développement des technologies CYBER et SPATIALE. Actuellement, au moment de se retirer du théâtre des opérations, la moitié des ennemis désignés sont abattus par des drones américains. Les guerres asymétriques sont de plus en plus téléguidées et nos troupes n'ont plus rien à y faire que de mourir stupidement.

Pire encore, sous prétexte de défendre la science, comment soutenir (comme l’ingénieur Jancovici interrogé par une Natacha Polony entièrement conquise à ses thèses) que l’énergie des centrales atomiques n’a jamais tué personne (pas plus que les 3 réacteurs en fusion à Fukushima)… que les nuages radioactifs de Tchernobyl ou d'ailleurs continueront de passer "sans danger" au dessus de nos têtes et que les Japonais peuvent continuer de déverser tranquillement des millions de litres d’eau radioactive dans les océans… Peut-être que les poissons et les baleines sont contaminés qui meurent de cancers, mais pas nous bien sûr (grâce aux thérapies géniques développées pendant la dernière pandémie?, ndlr)… Non, TOUT VA BIEN, dormez bonnes gens... Même l'eau de nos rivières est gravement polluée, jusqu'à la sortie des robinets et la radioactivité est invisible et insipide. Alors, à moins d'un miracle, nous aurons tous notre petit cancer un jour ou l'autre: allo Lourdes, quoi, y'a quelqu'un ? 

Pourtant, comme l’a souligné JJ. Bourdin, Marion pourrait proposer de défendre une moindre consommation, le développement massif des énergies vertes, une loi punissant les écocides...

Ah non, insiste Marion Maréchal-Le Pen, rien de tout cela. Pourquoi revenir sur les acquis matériels? Elle préfère se battre par exemple contre les armateurs des navires naviguant sous pavillon de complaisance… VOILA UN VRAI SUJET, sauf que cela dépend du droit du commerce international et que ce n’est pas elle toute seule (avec ses petites mains) qui pourrait faire grand chose…

Mais bon, Marion est devenue une autre «lanceuse d’alertes» (à la façon de Nicolas Hulot: j’ai tout vu et j’ai démissionné), à défaut d’être présidentiable: à chacun ses combats, quoi ! Elle n’est pas blonde pour rien, cette "influenceuse sous influence" qui fait "la politique de grand papa" sans le vouloir, par atavisme. Mais Marion, ne te sens-tu pas un peu seule dans ton projet de société? Bon, finalement, t'as bien fait de t’abstenir car ce sont des élections faites par des vieux cons, pour des vieux cons et tu partages le même programme. En attendant, grand-père LE PEN fait des bonds sur sa chaise percée: "Bon sang, ma filleule, dépêche-toi! je veux chier dans les ors de la république...". Et oui, quoi, merde in France !