La situation en Ukraine devient de plus en plus alarmante à mesure que le soutien militaire occidental, notamment celui des États-Unis, ne parvient pas à fournir les armes nécessaires au moment opportun. Chaque fois que les forces ukrainiennes semblent sur le point de réaliser une percée décisive – à Koursk ou à Pokrovsk – elles se retrouvent à court de moyens pour frapper les infrastructures militaires russes de manière décisive. Cette insuffisance pose des questions quant aux véritables objectifs de Washington dans ce conflit prolongé et sur l'opportunisme des marchands d'armes pour prolonger la guerre indéfiniment en sacrifiant L'Ukraine.
Depuis trois ans, l’aide militaire occidentale arrive de manière échelonnée et souvent trop tard. Peut-on encore qualifier les États-Unis d'alliés indéfectibles de l'Ukraine ? Alors que les troupes ukrainiennes déploient des efforts remarquables sur le champ de bataille, repoussant les forces russes, leur avancée se heurte à un mur : le manque d’armement adéquat. Les forces ukrainiennes, malgré leur courage et leur efficacité, ne peuvent rivaliser avec la puissance de feu russe, face aux bombes planantes et aux frappes aériennes de haute intensité.
Dès février 2022, l'armée ukrainienne avait admirablement résisté, notamment en stoppant l’avancée des colonnes russes vers Kiev. Des occasions stratégiques cruciales se sont présentées, comme la destruction du pont de Crimée ou de la flotte navale russe, et la neutralisation de bases aériennes vulnérables à proximité. Cependant, en raison du refus des États-Unis et de l’Europe de livrer des armes à longue portée, l'Ukraine a dû se contenter de drones artisanaux pour mener des frappes limitées, rendant impossible une défaite rapide des forces russes.
L'inaction de l’OTAN face à l’agression prolongée de Poutine a, sans nul doute, contribué à prolonger la guerre. Les forces russes continuent d'utiliser des armes telles que les bombes planantes de 3 tonnes, les missiles hypersoniques Kinjal, les millions d'obus nord-coréens et les drones Shahed, avec une menace croissante de missiles balistiques iraniens. Cela fait maintenant trois ans que l’Ukraine subit ces bombardements incessants, une situation honteuse pour l'Occident, dont l'inaction semble prolonger le conflit, au bénéfice des industriels de l'armement et d'un Vladimir Poutine désireux de renforcer son pouvoir.
Loin d'être une simple répétition de l’histoire, cette situation révèle l’incapacité des dirigeants occidentaux – qu'il s'agisse de Trump, Biden ou des chefs européens – à tirer les leçons des erreurs passées. Poutine, quant à lui, profite de la situation pour moderniser son armée tout en écoulant ses anciens stocks d’armements. Chaque jour qui passe sans intervention décisive de la part de l'OTAN conforte le dirigeant russe dans sa position de force, lui permettant de réorganiser son empire militaire et politique.
Le refus répété des États-Unis et de l'Allemagne de fournir les armes nécessaires, comme des missiles à longue portée, prive l’Ukraine des moyens d'atteindre les bases logistiques russes essentielles et d'interrompre les chaînes d'approvisionnement ennemies. Sans ces outils, la bataille décisive qui pourrait infliger une défaite stratégique aux troupes russes n’aura pas lieu. Cette absence de volonté d’aller jusqu’au bout rappelle l’incapacité de l’Occident à mettre fin à des conflits malgré sa puissance de feu décisive.
La bataille de Koursk-Pokrovsk qui se déroule en ce moment même aurait pu marquer un tournant, en infligeant des pertes massives à l’armée russe, avec potentiellement 50 000 soldats mis hors de combat, à l’instar de la défaite historique de Napoléon à Waterloo. Au lieu de cela, cette opportunité historique s’éteint faute d'armements appropriés, permettant à la Russie de continuer ses assauts sur le territoire ukrainien.
Le symbole de cette bataille manquée est poignant : Pokrovsk aurait pu devenir un nouveau Waterloo pour Poutine, mais l’inaction de l’Occident en a décidé autrement. Pendant que les forces russes avancent vers Pokrovsk et d’autres villes, épargnant soigneusement le territoire russe, l’armée ukrainienne continue de subir des pertes humaines et matérielles considérables autant qu'inutiles, l'obligeant à se replier continuellement. Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour que l’Occident fournisse enfin les armes nécessaires à la défense de l'Ukraine et à la défaite de Poutine ?
En fin de compte, il est difficile de ne pas déplorer l'attentisme des Alliés occidentaux. Si l’Ukraine doit attendre de fabriquer elle-même ses propres missiles à longue portée, il se pourrait que des années supplémentaires de conflit soient nécessaires avant qu'une issue favorable ne se dessine. La véritable gloire de cette guerre ne revient pas aux forces de l'OTAN ou aux États-Unis, mais aux courageux soldats ukrainiens, qui continuent de se battre avec ténacité malgré notre manque de soutien militaire décisif au moment opportun.
Ah oui, merde in Ukraine today.
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