vendredi 5 mai 2017

Lettre ouverte d'un patriote convaincu: « L'amiral Macron, ce traître, a coulé notre Marine nationale!», dans le blogiblag du 06/05/2017 (LJ ©2017).

Mes chers compatriotes

Je dois vous le dire, à J-1 des élections présidentielles: je pense que Macron n'est qu'un paon parmi les dindons et les pintades, et toute cette classe politique d'arrivistes occupés à se faire reluire et à s'enrichir sur le dos du contribuable est indigne de notre Marine nationale.

Ce mercredi soir, en sortant du débat télévisé avec Macron, j'ai vu Marine désespérée: hélas, en voulant la jouer seule, sans l'avis des militants, son entretien a tourné au pugilat. Mais comprenez bien: issue d'une longue lignée de flibustiers borgnes et de coupe-jarrets, ses atavismes ont repris le dessus. Non, je ne lui cherche pas d'excuses car Marine est une maîtresse-femme, de ces dominatrices SM habituées à dompter les foules et voici qu'on lui sert sur un plateau un petit poulet de 84 jours, de ceux qu'on trouve sous cellophane dans les supermarchés, et la pauvrette se jette dessus: erreur fatale, c'était un piège! Car Macron-de-Rothschild venait déguisé en poulet pour mieux l'appâter et dans cette comédie, il lui avait réservé deux rôles peu glorieux: celui de la poissonnière et celui de l'héritière d'une extrême-droite haineuse.

Marine se présente ainsi «sans façons» comme une femme du peuple:
«je suis la femme de ménage et l'ouvrière de chez Whirlpool» après avoir divorcé de sa famille de parvenus! Mais voici que tous les médias, les faisans faisandés et les faiseurs, les magnats de la presse, les artistes du système et autres gigolos, les politiciens véreux, tous défroqués de Chez Fillon-Hollande-Mélanchon, lui tirent dessus à boulets rouges. Et la Une des journaux de se gargariser, ah, pauvre France sans avenir :

«Ma Dalton se fait braquer», «Volée de harengs pour la poissonnière» et   «Marine nous fait du Le Pen».

 
Mais comment tant d'amour de la France peut-il être foulé au pied par les technocrates du renoncement. Merde in France! Si seulement elle m'avait sollicité, je lui aurais mitonné un discours aux petits oignons... Par exemple :

Sommes nous racistes ou simplement réalistes? Voulons-nous le bien des Français?


Monsieur Macron, sur les 45 milliards que vous avez empruntés en 2015 aux banques à cause d'un budget national en déficit, 6 milliards net sont offerts à l'Europe, plus de dix milliards sont offerts à l'immigration (qui de plus accroît notablement le trou de la sécurité sociale), d'autres milliards ont été déversés pour acheter la paix des banlieues et des DOM-TOM (et dernièrement la Guyane), sans parler des aides à l'Afrique, des dotations à des organismes internationaux et des associations locales qui se radicalisent, et puis aussi le milliard versé à la Turquie pour qu'elle contrôle ses frontières etc. On constate donc que cette dette française de 45 milliards par an est due aux cadeaux et à la générosité folle de votre gouvernement, augmentés de 30 milliards supplémentaires d'intérêts composés qu'il faudra bien accepter de payer à nos créanciers dans les trente ans à venir... Alors, ne serait-il pas temps de dire comme Donald Trump dans son pays: «charité bien ordonnée commence par soi-même» et «La France d'abord»?

C'est l'Armée qui a creusé à elle seule pendant 70 ans notre déficit, soit 30 milliards d'euros pendant 70 ans qui égalent exactement notre déficit de 2100 milliards aujourd'hui
Papa Le Pen va s'énerver si on touche aux armées: pourtant, il faut savoir que le budget de l'armée française a été de 32 milliards d'euros en 2016 mais pour quels résultats, pour quels bombardements en Afrique et en Orient (la Libye par exemple a été livrée aux islamistes avec ses stocks d'armes) et les populations sont déplacées d'Afrique et de Syrie suivant des corridors humanitaires avec la France comme seule perspective au bout du couloir.

Et pourquoi ne pas choisir pour nous défendre une armée de proximité faisant appel aux civils comme en Suisse. Peut-être serait-il temps aussi de fondre l'armée avec la gendarmerie, la police et le renseignement pour diminuer au moins de 20 milliards leurs coûts astronomiques additionnés?

Ne vaudrait-il pas mieux revenir à moins d'Europe?

Pendant 50 ans, l'Allemagne a été exemptée de l'effort militaire et aussi d'une part de sa dette de guerre. Elle en a profité pour développer son industrie, aujourd'hui hautement mécanisée et robotisée comme son agriculture. La France a choisi (avec l'Angleterre d'avant le Brexit) de jouer les gendarmes de l'Europe et du monde entier, mais pour quels défraiements? Notre balance commerciale avec l'Allemagne est largement déficitaire et notre industrie n'est pas concurrentielle parce que nous n'avons pas fait les mêmes efforts au même moment et que nous sommes beaucoup moins discipliné: par exemple, l'Allemagne a su dire non du jour au lendemain à l'énergie atomique et créer une industrie des énergies propres. Récupérer notre indépendance industrielle et agricole exigerait de rétablir notre industrie mise à mal, sauf que l'Allemagne pratique aussi le dumping industriel et que la politique européenne nous asservit à ses pratiques: elle a fait venir 1 millions d'immigrés (et rejeté 500000) pour ses usines devenues en quelques jours ultra-concurrentielles en offrant à ces populations désespérées  un «salaire minimum» et des charges sociales et patronales très inférieures à la France. Non, nous ne pouvons pas lutte ! La France pour résister doit s'aligner par le bas, à coups de déductions, d'exemptions et de travailleurs détachés en méprisant ses ouvriers nationaux trop coûteux.

La France assistée n'est plus capable de nourrir seule sa population, un comble pour le pays agricole le plus vaste d'Europe et nos fermes sont concurrencées par les géantes allemandes. L'Allemagne est-elle vraiment notre amie ?

La politique réformiste est un mensonge
Par exemple, sachant que le nombre d'emplois disponibles en France est fixe ou en diminution, favoriser des classes de population (le privé contre le public, les immigrés contre les nationaux, les jeunes contre les vieux, les femmes contre les hommes, les diplômés contre les moins-diplômés etc.) pousse le chômage sans le combattre et ne sert qu'à cacher la misère croissante au prix de réformes de complaisance et d'un déficit budgétaire accru. De la même façon, la retraite à 62 ans qui a déjà rejeté 300000 seniors au chômage et la suppression de 300000 fonctionnaires attendue, sans la création d'autres emplois pour les Français au sein d'une Europe robotisée, est contre-productif et suicidaire.

Les choix de nos dirigeants sont chaque fois erronés et criminels
Favoriser le diesel, favoriser l'énergie atomique contre les énergies renouvelables, favoriser le minitel contre l'informatique, entretenir la pollution, accepter de sous-payer nos paysans, entretenir une guerre industrielle et agricole etc. est stupide et contre-productif.

Depuis 1945, il faut aussi parler de 500000 morts directes sur les routes et encore bien plus d'handicapés à vie sur les 10 millions de blessés: l'industrie automobile est criminelle et le «véhicule propre et autonome» est la seule issue envisageable.

Carte blanche au nom de la « décroissance économique »
Il faudrait trois planètes pour consommer sur le modèle français et six planètes pour consommer partout suivant le modèle américain.
60 millions de Français respirent un air pollué et chacun d'entre nous présente des taux de métaux lourds ou de pesticides jusqu'au bout des cheveux.
48 000 Français meurent prématurément à cause de la pollution de l'air.
2016 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée et les régulateurs de température que sont les glaces des glaciers et des pôles fondent à vue d’œil. Seules les exploitations pétrolières et minières y trouvent leur compte qui ravagent la terre et les océans.
En 2050, 90% des oiseaux marins auront avalé des bouts de plastique qui obstruent leurs estomacs avant de mourir de faim prématurément, à cause aussi de l'épuisement des ressources: nous allons être les témoins de la plus grande extinction des espèces marines jamais connue par contamination et manque d'oxygène dans l'eau, transformant les océans en des cloaques fumants et asphyxiants. les mouettes déjà se nourrissent sur nos tas d'ordures à l'égal des rats et nos plages remuent des soupes de plastique et d'excréments entre les algues putrides à la sortie des égouts.


Monsieur Macron, la sauvegarde de la planète n'est-elle pas la plus grande priorité, même devant le terrorisme? Toutes les ressources dégagées devraient aller à la nature au lieu de subventionner l'Europe, les armées, l'agrochimie, la pétrochimie, les flottes de bateaux de pêche etc.

lundi 1 mai 2017

J – 7 avant la fin du quinquennat: «La dernière maîtresse de François Noland», dans le blogiblag du 01/05/2017 (LJ ©2017).

Dans les rôles de :
François Noland        F. Hollande
Najem Belkaça N. Vallaud-Belkacem

Le président avait donné «journée libre» à tous ses ministres et conseillers. Depuis 15 jours, le déménagement des dossiers, la numérisation et l'archivage des documents avait pris tout leur temps. Ce dimanche matin, à J-7 de son départ définitif de
l’Élysée, François Noland s'était commandé un excellent déjeuner: un cassoulet maison accompagné d'une bouteille de Saint-Emilion grand cru qu'il comptait bien se biberonner tout seul. En l'absence du cuisinier en chef, le commis de cuisine avait réchauffé à petit feu le cassoulet cuisiné la veille avant de le verser dans une grosse soupière, avec une louche et une écumoire à côté pour se servir à volonté.

C'est à midi passé que Najem Belkaça s'était jointe à lui, au propre comme au figuré.

_Allô, ma chérie, mais qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci rue de Grenelle... Tu fermes tes cartons et tu purges ta messagerie? Mais rejoins-moi... T'as pas mangé? J'ai un bon cassoulet... Tu préfères... Rassure-toi, le cassoulet du chef ne fait pas péter! T'évites de manger du porc? Mais c'est des manchons de canard et de la graisse d'oie! Bon, je te fais monter un petit encas... à tout de suite. Avec une demi-heure de retard, son repas arriva poussé sur un chariot. François avait fait rajouter in extremis par le commis un club-sandwich «saumon mariné à l'aneth», une assiette de frites, une bouteille de Jurançon, des fruits exotiques et quelques autres douceurs.

Najem se pointa pile poil dans le bureau présidentiel converti en cantine de luxe, et la suite fut un plaisir. Au début du repas, elle était encore furieuse d'avoir été stoppée devant l'Élysée par le convoi faussement présidentiel de Marine Le Pen, qui de fait avait installé son QG de campagne au 262 rue du Faubourg Saint-Honoré, prés de l'Arc de Triomphe et qui se payait le luxe de passer sous les fenêtres du palais:
 

_Tu te rends compte, la tribu des Le Pen qui crèche à deux pâtés de maisons d'ici en attendant d'investir l’Élysée, et le vieux débris qui dit: «J'ai été très étonné par la dimension donnée à la cérémonie en l'honneur du policier assassiné parce qu'on rendait surtout hommage à l'homosexuel...», non mais j'hallucine! Tu t'imagines serrer la main de ce vieux croûton en quittant l’Élysée pour lui céder la place?

François avait des préoccupations plus triviales:
 
_Et que penses-tu de la diète méditerranéenne? Fit-il en se servant une deuxième assiettée de cassoulet. 
_Avec l'huile d'olive? Tu sais, je suis une fille des îles: je préfère le poisson blanc au lait de coco et le monoï.

Il admirait sa ministre si pleine de fraîcheur enfantine mais aussi la femme d'aplomb qu'il avait dotée d'un portefeuille conséquent, celui du ministère de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le quotient intellectuel des étudiants français ayant baissé de 10 points en dix ans, tiré par le bas dans des classes surchargées de demeurés analphabètes et dyslexiques, c'est elle qui avait mis au point le tirage au sort du loto pour entrer à l'université (officiellement, c'était pour combattre l'injustice des banlieues et la méritocratie, c'est à dire les privilèges d'une classe dominante et décadente).

Il décida de flirter aimablement avec sa ministresse, portée sur le Jurançon d'une excellente cuvée:

_Pour la dernière semaine, tous les vols quotidiens sont complets en provenance des DOM-TOM parce que nos diplomates rapatrient leurs dossiers et leurs meubles, alors désolé mais on ne pourra plus recevoir le poisson du jour des Antilles.
 _Non! S'exclama la belle Najem Belkaça. Hier encore, j'ai mangé une délicieuse langouste tropicale... Le poisson sur les marchés de France est pourri et je vais mourir de faim...
 _hein hein... mais non! J'ai pensé à toi et j'ai demandé à la société Bleu-Lagon de nous livrer des «paniers fraîcheur» : c'est une start-up de fils de familles qui sert les Bettencourt, Arnault, Mulliez, Dumas et Dassault, nos cinq plus grandes fortunes de France, en paniers bios. Après, il faudra se réaccoutumer à l'ordinaire, à moins d'avoir les moyens mais il ne faudra plus compter sur la valise diplomatique.
_C'est gentil de penser à moi! Releva-t-elle d'un sourire carnassier.

Le repas expédié dans la bonne humeur et complètement ivres, François questionna Najem Belkaça de la sorte, en lui prenant le bras :

_Tu fais quoi cet après-midi?
_Je ne sais pas, et toi? 
_J'avais pensé à une sieste crapuleuse...
Elle contacta au préalable sur son smartphone un ami, en réalité le concierge discret d'un palace:

_Ah ah! Voyons... Bingo, on a une petite chambre de réservée!

Ils décidèrent joyeusement d'aller d'abord se promener ensemble incognito dans les rues de Paris. Pour cela, François Noland fit intervenir le «gang des postiches»: son habilleuse, sa maquilleuse et son coiffeur accompagnés d'un maître chapelier convoqués tous sur le champ.
Le président de la République se coiffa d'un chapeau rond:

_Qu'est-ce que t'en penses comme ça? 
_On dirait François Mitterrand!
François Noland se fit rajouter une moumoute de cheveux longs et des lunettes rondes aux verres fumés.
 
_Et comme ça?
_Maintenant, tu ressembles à un berger savoyard... Ah oui... Le cuisinier Marc Veyrat!
Noland, vexé, se colla une grosse moustache sous le nez qu'il fit retailler illico par son coiffeur-barbier. Elle éclata de rire:

_Maintenant, tu ressembles à un vrai bougnat!
_Tuullle, Tulle, tout le monde descend! Hein hein... Et voilà!

La transformation était satisfaisante. Najem se choisit un bonnet de laine, des Raybans et un fichu de chez Hermès pour cacher sa bouche et son menton. Après, ils se serrèrent tous les deux sur le scooter présidentiel, suivis par deux gardes du corps dans une voiture banalisée. Au cœur de Paris, il s'arrêtèrent près de la fontaine des Innocents et continuèrent à pied incognito sous la Canopée. Finalement, ils remontèrent à pied la rue Montorgueil, jusqu'à une dalle commémorative qui dit:

LE 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRÊTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ
ILS FURENT BRÛLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750.
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE
 
_On voit que 3 siècles après, on a toujours les mêmes problèmes avec nos pauvres petits pédés! Soupira François Noland.
 

C'est à ce carrefour qu'un coursier en scooter leur livra les clés de la chambre: il s'agissait en fait de rejoindre l'aimable pied à terre d'un héritier Qatari promu «Émir», ou quelque chose comme ça, et rappelé plus tôt à ses devoirs.

Dans la chambre, ils s'étaient déshabillés très vite, lui en boxer noir, elle en culotte de dentelle rose. Nue, avec son fichu en guise de paréo autour des hanches qu'elle avait larges, elle ressemblait à une peinture de Paul Gauguin. Elle entama pour lui quelques pas d'une danse haïtienne qui se transforma progressivement en une danse du ventre lascive. À la fin, elle s'agenouilla pour le sucer. D'abord, il se laissa faire avant de l'arrêter :

_Relève-toi, créature! J'aime dominer les femmes, mais pas comme ça.
Et donc, il la coucha en travers de ses genoux pour la fesser:
 
_Tu te rends compte? Tout ce temps que tu m'as fait poireauter?
_Il ne tenait qu'à toi...
Il redoubla de coups sur les fesses rebondies:

 _Salope, t'as le droit de crier et de m'insulter si tu n'aimes pas ce traitement! 
_Aie, aie... Gros cochon, t'es bien content de te farcir  la petite marocaine de service... Mais tu prends mon cul pour un loukoum? Allez, plus fort, je sens rien!

Après l'avoir chauffée convenablement, il décida de la prendre dans la position du missionnaire puis façon brouette thaïlandaise. Noland savait mieux que quiconque qu'il faut s'imposer au premier assaut en tapant vite et bien. Sauf que là, ça sentait la fin de règne: il devait en même temps essayer de faire le deuil de la fonction présidentielle et de ses prérogatives.

C'est la fonction qui fait l'homme et pas l'homme qui fait la fonction
En bourrant le cul de la ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il avait l'obscur pressentiment d'outrager la République, mais il savait aussi qu'il devait absolument dépasser cette illusion dangereuse pour son moral. Au moment d'exulter, il conclut d'un sobre: «Vive la France!». Ce n'est qu'après ce premier assaut qu'il donna à sa partenaire des caresses et des baisers. Il s'attarda sur les tétons en léchant les aréoles comme un aveu de faiblesse enfantine: elle lui rappelait maintenant sa nourrice avec le goût anisé des filles de là-bas.

_Je t'ai senti en colère, François! Fit-elle en lui caressant la joue.
François se savait atteint de logorrhée et de sadomasochisme mais faisait tout pour le dissimuler sous un air bonasse:  
_J'avais renoncé à te séduire, avoua-t-il pour donner le change, et voici que tu t'offres à moi sur le tard... Je savais que t'étais bonne, mais pas à ce point... J'aurai des regrets en te quittant!

Un président peu en cacher un autre

Quand il se réveillèrent après une courte sieste, il observa la belle Najem Belkaça qui se prélassait entre deux coups de bite, les seins et le cul à l'air, avec juste le coin du drap sur son ventre. Il avait le chibre comme un piquet de tente et il lâcha un pet stratosphérique qui fit trembler jusqu'aux vitres:

_Tiens, un avion à réaction!
Mais Najem Belkaça ne broncha pas. Lui s'agaçait qu'elle ne monte pas
immédiatement sur son ventre  pour le soulager d'une érection de plus en plus douloureuse. Tout le temps de son mandat, il avait gardé la trique. 
_C'est incroyable, François, tu fais des discours en baisant, et même en dormant!
_Ah, oui? J'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé que j'étais une poupée russe, tu sais... les poupées gigognes qui s'emboîtent l'une dans l'autre, et j'accouchais de Jean-Marc Ayrault qui accouchait de Manuel Valls qui accouchait de Benoît Hamon qui accouchait d'Emmanuel Macron qui accouchait d'un jambon. Cherchez l'intrus? Qu'est-ce que c'est con, les rêves... Si Macron est élu, je pourrai dire que j'ai tout réussi, excepté la hausse imprévisible du chômage en mars. En attendant, tout le monde me prend pour une bille et je dois fermer ma gueule. Avoue que c'est rageant!

vendredi 21 avril 2017

Élections présidentielles : " Fillon le baron, barrons le Fillon ", dans le blogiblag du 22/04/2017 (LJ ©2017).

Le journal de François Noland à J – 1 du premier tour :
 
Hamon (comme Mélanchon) m'a déçu... Sous prétexte d'acheter la paix des banlieues, il veut offrir 100 milliards de « revenu universel d'existence » aux jeunes pour se lancer dans la vie et comme complément de salaire. Mais d'où va-t-il  sortir les premiers 35 milliards du RUE le 1er janvier 2018 ? Mélanchon, lui, assure une allocation de 800 euros par mois à tous les étudiants de 18 à 25 ans : mais pour quelles études supérieures et pour quel boulot correspondant à la sortie ? Hein, hein... Ça va surtout alimenter le jihadisme et les mosquées intégristes, les allers-retours vers les camps d'entraînement de Daech et la coke pour tous vu que le chichon dépénalisé, c'est juste pour les gosses. Moi, je prédis le cannabis à 13 ans et la première ligne de coke à 15 : « Te voici un homme, mon fils ! » Merci, Benoît ! Ouais, bonjour la dépénalisation et vive la jeunesse.

Hamon veut tirer librement sur le chichon, la beuh du benêt mais la nouvelle drogue qui fait fureur de Paris à Marseille ou Ajaccio, c'est la cocaïne ! Voudra-t-il aussi la légaliser ?

« Mais monsieur, on sniffe parce que nous, ici, on a pas d'avenir ». Et en plus, faudrait les plaindre, ces p'tits cons... Car sous prétexte de désarmer la police (devenue complice), Hamon veut organiser en toute impunité les mafias des banlieues comme en Russie ou au Japon, les gangs comme à New York ou Chicago, les cartels comme au Mexique ou en Colombie... Même que les pères recouvrent leurs filles d'un voile intégral pour ne pas qu'elles tombent dans la prostitution... Après, Hamon ( pour imiter Mélanchon ) ouvrira  les frontières en grand : notre déficit de plus de 2000 milliards augmenté de 500 milliards par an fera venir encore plus d'immigrés d'Afrique et d'Orient avec leurs familles nombreuses au nom du rassemblement familial et du « revenu laïc et universel d'existence pour tous »... Là, on ne parle plus des ouvriers détachés de Roumanie ou de Pologne ni des 35 heures "à la française" qui nous font passer pour des fainéants... L'Europe ne servant plus à rien, ben, abattons nos frontières et dressons un pont vers l'Afrique !

Non mais allô, t'es le président des Français et tu baisses ta culotte ? Bah, j'ai honte pour toi...

Et il s'étonne après d'avoir perdu des millions de voix ? A côté, Macron est un vrai guerrier, que dis-je ? C'est Hulk. Je voudrais pas vous dire de voter pour lui mais... D'accord, avec Manu on a offert au patronat 40 milliards (le CICE) mais on les avait en caisse après l'augmentation des impôts, quoi ! Après, le pognon s'est évaporé dans la nature, merde in France, et dire que ce sont les patrons qui devaient me faire réélire... Non, faut pas être crédule à ce point et je soupçonne Macron d'avoir poussé à la roue de la déliquescence.

Emmanuel Macron ? Le traître ! Aujourd'hui, c'est lui le godemichet entre les fesses de la Gauche et de la Droite et le pantin des banquiers bien sûr... Tiens, comme par hasard, 58 % des français sont des nantis qui épargnent un max dans les banques et ils ont une relation fusionnelle avec leurs banquiers. On a bien baissé les livrets d'épargne sous les 1 % de taux d'intérêts mais allez comprendre, ils se cramponnent à leurs économies comme la peste sur le pauvre monde : le fisc a prélevé tout ce qu'il pouvait et les banquiers leur comptent des « frais de garde et de gestion » que c'est un plaisir... Maintenant, comment s'y prendre pour leur faire cracher encore plus au bassinet ? Vas-y Manu, lance-toi puisque c'est ton tour !

Hamon fait sa tête de vaincu, pour ne pas dire « de vieux cul » et moi je m'empâte... Oui, je me suis lâché sur la bouffe à l’Élysée et mon nouveau costume apparaît trop grand pour cacher mon ventre. Avec Ségolène, j'aurais bien sorti la France du nucléaire mais c'est un lobby d'état. Ils croient quoi, Mélanchon et Hamon ? Qu'on va sortir du nucléaire en un claquement de doigts le premier janvier 2025 ?

Le père Fillon lui a bien appris sa leçon de calcul : « je pose dix millions et j'en retiens un... ». Non, c'est pas un voleur mais un bon élève et comment lui en vouloir puisqu'il se propose de sauver la France et les Français ? Même que toute la classe politique derrière lui est pourrie : tiens, il n'a jamais fait que respecter les usages... Les bras en V, il annonce déjà sa victoire. Mais ils ne feront pas illusion longtemps, ces faux gaullistes !

Fillon, le menton en avant... Con comme un brise-glace Français expédié en Russie !


Les trotskistes eux ferment le poing et cassent le bras façon « manivelle » : Arthaud, Poutou le faux gentil, Mélanchon le ronchon et Hamon. Ça leur donne un genre d'annoncer la révolution avec des airs de petit maître d'école !

Tous pourris et un Poutou !


Ils se disent tous révolutionnaires et prétendent gouverner par décrets et ordonnances, d'où les propositions les plus farfelues : on frise la correctionnelle avec le populisme pur jus ! Même Marine Le Pen se prend pour une révolutionnaire, qui n'est plus contrariée pendant ses démonstrations par les journalistes incrédules. Et la révolution de Macron de Rothschild ? C'est de la littérature de gare.

Depuis hier minuit, la publication des sondages a été suspendue. Ce matin, je parcours les rues de Paris en ce beau jour printanier et rien n'annonce la révolution... pas un frémissement dans l'air. Pourtant, Marine a été créditée la veille de 22,3 % d'intentions de vote, de quoi passer directement du premier tour au deuxième. Hélas, ce qu'elle annonce n'est pas tant la Révolution que le chaos avec la révolte des banlieues et les cavalcades de casseurs dans les rues.

Marine Le Pen a été comparée à Donald Trump mais de fait, elle est plus proche d'Hillary Clinton car dans tous les cas, au deuxième tour elle doit se ramasser : elle demeure, en dépit de tous les sondages favorables, un outsider. Et si, en attendant le premier tour, elle a pu distribuer les torgnoles « à la garçonne », au deuxième tour elle risque fort de se faire bourrer l'urne sur « l'Hymne à la joie » (à ne pas confondre avec l'hymen de la fille de joie). Alors, les fesses toutes endolories, avec ou sans son immunité, elle retournera discrètement s'asseoir sur les bancs de l'assemblée européenne... et voilà madame. Oui, ce jour là « république » rimera avec « raie-publique » et Marianne Le Pain se fera défoncer grave. D'ailleurs, le film des élections de 2017 pourrait s'intituler : « Les 11 salopards » et un peintre de pop art réalisera une « Marianne au chichon se faisant prendre par derrière ». Mais là, je m'égare puisque tout ça n'est que « fake politics » ou « fuck politik », c'est vous qui voyez...

Et moi ? Je ne suis plus qu'un président de rien du tout, François Noland dans toute sa splendeur à J – 1 du premier tour. J'ai reçus comme vous les programmes des 11 candidats en provenance de la Préfecture et je voudrais voter pour un petit, Jacques Cheminade qui lutte contre « la mondialisation financière de la City et de Wall Street » ou pour Jean Lassalle, un fil de bergers candidat « pour enlever leur contrôle aux fonds de pension étrangers », pour Nathalie Arthaud, lanceuse d'alerte « contre l'empoisonnement des citoyens, contre les banques et les grandes entreprises qui ont fait la preuve de leur irresponsabilité », voire les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan ou François Asselineau. Mais, malgré leur bon sens évident, je me dois de « voter utile » et si je pressens l'urgence de refonder la France par le bas et par le haut à la façon de Mélanchon, je crains nos petits révolutionnaires trotskistes et souverainistes presqu'autant que le FN de Marine.

Jean Lassale, grand comme le Général De Gaulle... Une guerre en retard, une guerre en avance.

Pour sûr, l'Europe de Mélanchon « ne va pas s'incliner platement devant la seule volonté politique d'un tribun obsédé de redistribution ». Et pourquoi pas la coke gratis et mille dollars à vie chaque mois au nom du « revenu universel », pour copier Benoît Hamon ? Les immigrés vont se battre à nos frontières pour venir recevoir cette manne providentielle et toute la jeunesse devrait s'incliner bien bas.

Alors, demain, vous tous les abstentionnistes et les indécis pouvez choisir de revenir « avant le référendum du 29 mai 2005 » en votant dimanche en faveur d'un parti anti-européen et souverainiste, ce qui ne serait que justice parce qu'on s'est bien moqué du peuple. Mais vous pouvez aussi voter pour Emmanuel Macron et disqualifier du même coup la classe politique entière, celle des Le Pen, Fillon, Hamon et Mélanchon en les renvoyant à leurs prétentions douteuses et à leurs chères études, parce qu'il nous faut craindre tous ces petits dictateurs ! Évidemment, vous ferez une fois de plus le jeu du capitalisme et des banquiers mais comment croire les mérites de tous ces autres petits révolutionnaires de pacotille ? Hein, hein... Je vous le dis : Merde in France.

mercredi 8 mars 2017

« Taste of Paris, symphonie gastronomique pour une dent creuse ! », dans le blogiblag du 09/03/2017 (LJ ©2017).

Quoi ? Si vous êtes un peu niais, doté d'un appétit d'oiseau et que vous supportez de vous faire plumer (… et la tête, alouette...), venez donc claquer quelques billets de 50 à l'entrée de la 3e édition de « Taste of Paris », le rendez-vous culinaire (prétendument gastronomique) qui fait accourir tout Paris - sauf votre serviteur - sous la Nef du Grand Palais.

Là, vous découvrirez une cuisine minimaliste et frugale échangée à prix d'or des mains d'un chef de cuisine réputé, de quoi vous boucher une dent creuse ou deux... Pour décorum, des baraques à frites ou « pop up restaurants » (comme disent les snobinards à Londres) et quelques Grandes Toques de la cuisine française qui s'agitent mystérieusement derrière leurs comptoirs : du 18 au 21 mai 2017 , ils vous composeront vite fait « sur le pouce » ou avec l'aide de « petites mains » des plats chiches disposés précautionneusement sur des assiettes en plastique.

Peut-être aussi pourrez vous apercevoir au milieu du bruit et de la cohue quelques nouveautés, de quoi réveiller votre curiosité : un cours de « cuisine d'assemblage », une « session à thème » digne des meilleurs salons de la «Street Food» ou bien un groupe de musique locale avec son chanteur qui s'époumone derrière un porte-voix, histoire de vous divertir entre deux queues interminables.

Au hasard de vos pérégrinations, pendant cette manifestation gastronomique vous testerez donc quelques unes des 70 minuscules portions servies sur les 19 stands au prix de 5€ à 12€ pièce, à additionner au prix du ticket d'entrée entre 18 et 75 euros, soit un prix moyen de 50 euros pour quatre bouchées et un petit verre de vin... Attention, ça ne plaisante pas car pour ce prix vous pourrez approcher quelques grands chefs étoilés ou, à défaut, leurs petits commis qui s'activeront derrière les réchauds et qui sont les talents de demain.

Mais, désolé, apprenez d'abord à vous serrer la ceinture : 2 bouchées dans une assiette en plastique après 30 minutes de queue ne vous combleront pas de bonheur, à consommer en traînant entre les stands de produits artisanaux genre « marché de noël » ou en vous reposant sur une table sale empruntée à une quelconque aire de repos d'autoroute.

Bien sûr, je ne prétends pas vous dégoûter de « Taste of Paris » mais seulement vous avertir d'une « manifestation gastronomique » indigente à mon goût et coûteuse, qui aura lieu du jeudi 18 en soirée au dimanche 21 mai 2017. Venez la parcourir en tous sens avec un « billet jour » de 11h à 16h ou un « billets soirée » de 19h à minuit, sous la Nef du Grand Palais ( 3, avenue du Général Eisenhower dans le 7e arrondissement).

En 2017, 21 cuisiniers et pâtissiers réputés officieront en ces lieux dont dix habitués des éditions précédentes et trois femmes : Guy Savoy (Restaurant Guy Savoy), Thierry Marx (Mandarin Oriental), Frédéric Anton (Le Pré Catelan), Romain Meder et Alain Ducasse (Alain Ducasse au Plaza Athénée), Stéphanie Le Quellec (La Scène au Prince de Galles), Nicolas Beaumann (Maison Rostang), Juan Arbelaez (Nubé à L'Hôtel Marignan), Kei Kobayashi (Kei), Pierre Sang Boyer (Pierre Sang in Oberkampf et Pierre Sang on Gambey), Julia Sedfdjian, (Fables de La Fontaine), Amandine Chaignot (Rosewood London), William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie), Jean-Baptise Lavergne (La Table du 11 à Versailles), Sylvestre Wahid (Thoumieux), Yoshitaka Takayanagi (L'Agapé), Tomy Gousset (Tomy & Co), Philippe Labbé (La Tour d'Argent) et Grégory Marchand (Frenchie). Côté sucré, les pâtissiers Guy Krenzer (Maison Lenôtre) et Christophe Adam (L'Eclair de Génie).

Pensez qu'ils ne seront présents au salon que de temps à autre : impossible pour la majorité d'être à la fois au four et au moulin, excepté le sérieux indéfectible de quelques uns qui paient de leur personne. Alors, peut-être serez vous tenté de revenir plusieurs fois pour apercevoir votre chef préféré, même fugitivement ? Vu que je serai absent à cette manifestation culinaire, vous pouvez d'ores et déjà découvrir cette expérience unique, celle  que j'ai vécue pendant l'édition 2016, en tapant dans votre moteur de recherche :
« Taste of Paris, la gastronomie de supermarché ! » dans le blogiblag du 13/02/2016 (LJ ©2016).

lundi 6 mars 2017

Billet d'humour : « Fillon IN, Juppé OUT, grandeur et décadence des politicards », dans le blogiblag du 06/03/2017 (LJ ©2017).

L'abbé Fillon a affiché ce week end ouvertement son populisme : « Laissez venir à moi tous les bénis-oui-oui ! » (200 000 manifestants pour les organisateurs mais 40 000 selon la préfecture de police), en plongeant papy Juppé dans une contemplation morbide. La « Manif pour tous » avait troqué ses banderoles anti-avortement contre des drapeaux bleu blanc rouge. Mais bon, au moins représentaient-ils cette tranche de la population méprisée par les laïcards et les gauchistes de tous poils. Même que Macron n'en finit plus de fourbir ses excuses : « pardon de vous avoir blessés ! » vu qu'il ne se situe pas vraiment à gauche.

Ce coup là, François Fillon s'est interrogé en public : « Est-ce que nous sommes seuls ? (bis) » devant une assemblée acquise à sa cause. François Hollande lui expliquait au journal « Le Monde » : « La menace existe, l'extrême-droite n'a jamais été aussi haute depuis plus de trente ans mais la France ne cédera pas ». Bien sûr, tout ce baratin... ce ne sont que des sophismes d'orateurs, des formules incantatoires entre le truisme et le déni de réalité, des concours de lapalissades et de syllogismes, doxa contre doxa. À Michel Onfray, Fillon répondrait de même : « Regardez moi ? Suis-je décadent ? » et à Marine le Pen : « Est-ce que vous voyez ici des racistes ? » parce que la question est vertueuse qui contient une réponse de bon sens.

Ainsi, avec Fillon observe-t-on une radicalisation quasi religieuse de la Droite française. Lui-même parle d'une politique de « rupture » mais avec qui et contre quoi ? Le libéralisme contre le socialisme ? La bourgeoisie du « pognon roi » contre les banlieues délinquantes et la pauvreté ? L'ordre ancien contre le désordre nouveau, la confirmation des vieilles habitudes crapuleuses et des lobbies qui épuisent la nature et ruinent tous les espoirs d'un monde meilleur... Merde in France !

Cette démocratie n'est qu'un mirage. Tout rêve n'est-il pas fait pour être brisé? Parce que sinon, ça s'annonce mal pour le petit peuple qui sera perdant à tous les coups. Alors, « tous pourris » ? Pas forcément... Si le « pouvoir » en tant que tel est une maladie caractérielle, celle d'opprimer, Juppé par exemple s'est sauvé in extremis du pire : alléluia ! Ce matin à 10h30, Juppé-le-fripon est devenu Jupon-le-frippé, un pauvre vieux pépère qui a fait son mea culpa devant les caméras en même temps que l'état des lieux de la classe politique - et son constat est amer -, pour finalement renoncer à sa candidature à la Présidence de la république française :

« Fillon avait un boulevard... et le voici dans une impasse ; les Français veulent un profond renouvellement de leurs dirigeants politiques, et à l’évidence, je n’incarne pas ce renouvellement ; les récentes péripéties ont encore accru l’exigence d’exemplarité des Français ; je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture aux démolisseurs de réputation ; quant à nous, la droite et le centre, quel gâchis ! Il est trop tard pour moi... mais il n’est évidemment pas trop tard pour la France. Il n’est jamais trop tard pour la France » ! Tiens, pour une fois qu'il parlait franchement, le vieux... Faut-il en rire ou en pleurer ?

samedi 4 mars 2017

Billet d'humour : « Fillon vs Juppé, la messe est dite », dans le blogiblag du 04/03/2017 (LJ ©2017).

Fillon a contracté la grippe aviaire... Pan, dans les plumes ! Non, pas de trêve pour les canards boiteux.

François Fillon assassiné, mais par qui ? Par la classe politique de Droite comme de Gauche parce que porter le titre de "tous pourris" , ben, c'est pas bon pour les affaires. Fillon, c'est un peu notre Jacques Chaban-Delmas, mais en moins beau, ou peut-être notre Dominique Strauss-Kahn de Droite.

Une centaine de serviteurs fidèles lui ont déjà tourné le dos car c'est une exécution en règle organisée par sa famille politique. Pour Fillon, il ne reste donc plus qu'a passer l'épreuve du feu dimanche sur l'Esplanade du Trocadéro, pendant une espèce de « Manif pour tous » : le fameux « Vox populi, vox Dei » qui devra raisonner haut et fort, une révolte catholique et cathodique pour demander sa canonisation présidentielle, tel un saint jeté dans l'arène médiatique. Mais les débordements de manifestations parallèles mal contrôlées risquent de le condamner définitivement en lui clouant le bec : « Vox populi, populus stupidus ».

En plus, Fillon se targue d'avoir été violenté par les magistrats qui ont perquisitionné son intimité et de porter des « balafres intérieures »... Un peu comme Théo? Non, rien à voir avec Charles de Gaulle.

Dimanche soir, il ne lui restera plus qu'à démissionner : « Fillon est mort, vive Juppé ! », et son concurrent aura encore 12 jours pour finir de collecter les 500 parrainages nécessaires à sa candidature. Au delà, c'est un peu comme jouer à la roulette russe avec l'Europe. Jusqu'où le portera son orgueil bafoué ?


Dans le blogiblag du 3 février, Sarkozy disait à Fillon (Il s'était proposé de le flinguer proprement, par amitié):

- Entre, mon Fifi, bon, j'ai pas trop le temps... je dois déposer Giulia à la crèche... Assis-toi, si tu veux, t'es chez toi... Bon, bon, voilà... J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que j'ai reçu la lourde tâche de te déposer de tes responsabilités... La bonne, c'est que tu as droit dès aujourd'hui à ta retraite à taux plein ! Voilà, c'est tout dit... J'y vais...

Fillon (goguenard) :

- Attends un peu... Hein ? Tu ne viens pas me flinguer comme ça dans le dos, après tous les services que je t'ai rendu ! J'ai été ton premier ministre assez longtemps, et j'aimerais un retour d'ascenseur... Tu vois la route devant nous? C'est moi le pilote et je continue de tracer droit devant.

Sarko ( en aparté : je préférais quand il fermait sa gueule ! ) :

- Mais non, mais non, chuuutt... Je suis juste mandaté par le bureau en tant que porte-parole... tu sais que j'ai pris mes distances et que je suis parfaitement impartial ! Je suis un peu comme ton copilote et je te vois passablement énervé... Maintenant, je te demande de faire un petit arrêt au stand pour faire la vidange ! Et je m'inquiète pour ta santé, tu vas pas tenir encore longtemps à ce rythme... Et Pénélope ? Elle est galeuse, personne n'en voudra plus, même dans les camps de réfugiés, alors « Première dame » au gouvernement... D'ici peu, on va vous accuser d'avoir pillé les troncs en allant à la messe. La rumeur enfle, enfle... Et tu l'imagines la pauvrette se faire traiter honteusement de " première voleuse de France ", même dans l'Humanité ou chez Rivarol ? Comment va-t-elle se faire inviter après par sa Majesté la Reine d'Angleterre ou par Donald Trump à la Maison Blanche pour venir s'occuper des œuvres de charité avec la First Lady ? Sinon, t'es prêt à te séparer d'elle en 18 mots (ndlr : comme Hollande avec Trierweiler) en lui rejetant la faute et à affronter les ligues féministes ? Et ton château de Beaucé acquis au quart du prix ? Et ta société de conseil ? Tu peux prouver que tu ne travailles pas pour les Russes ? Voyons, Fifi... Comment t'expliques tout ça ?

Fillon (rageur) :

- Tu veux me filer la honte ou quoi ? Entre requins, on se comprend... D'abord, ma femme n'est pas galeuse mais Galloise et la Reine, on s'en tamponne le coquillard. Ensuite, elle est innocente comme l'agneau qui vient de naître, ça saute aux yeux dans l'interview... Maintenant, tu veux me déposer au stand ? Prends-moi pour un con : le complot, il n'est pas à gauche! Mais je vous merde tous, un par un et en file indienne... Je con-ti-nue, zut !

Sarko ( Il commence à me faire chier) :

- Voyons, mon Fifi, je t'avais prévenu : le train de sénateur te convient mieux... L'Airbus A330 présidentiel, c'est plus risqué, t'es chahuté en l'air, t'es à découvert, ils vont te tirer comme un canard, hein ? T'entends pas, derrière toi ? C'est plus des casseroles que t'as au cul, c'est le feu et tu pars en vrille ! Il faut réagir... Il est encore temps pour toi d'ouvrir le parachute avant de te crasher ! Tu vas pas nous faire une « Cahuzac » quand même ?

Fillon (méprisant) :

- Allons, allons... Je voudrais savoir déjà de quoi on m'accable ? J'avais pas le droit de choisir mes assistants dans ma famille ? Première nouvelle. Stop à la chasse à l'homme ! Et vous me prenez pour qui ? Aquilino Morelle ? On m'a surpris à me faire cirer les chaussures à l’Élysée ? Je t'avertis solennellement, toi et ton bureau : j'en connais d'autres qui devront dégager avant moi et pas la peine d'écrire un livre pour ça. J'ai la liste !

Sarko (alarmé) :

- Allons, Fifi, je ne suis pas ton ennemi, hein ? Et rappelle-toi Bérégovoy... On l'a retrouvé le bec dans l'eau. Comprends-tu les enjeux de cette présidentielle et pourquoi nous nous sommes effacés pour te laisser la place ? Hein, il n'y a rien de pire que de foncer droit dans le mur. Fallait prévoir ! « Président », c'est une vocation et t'aurais dû commencer à t'y préparer il y a vingt ans, hein? Aujourd'hui, t'as survécu à la chasse à l'homme mais demain, tu feras quoi ? Les sondages te donnent déjà perdant au premier tour et l'alternance va nous passer sous le nez.

Fillon (rigolard) :

- Ah ah ! Les sondages ? C'est nous qui les faisons ! T'inquiètes, je continue avec mon casque. Les bruits de casseroles ne m'empêcheront pas de dormir, pas plus qu'à toi... Dès demain, j'irai me faire raser les sourcils gratos chez Karine Le Marchand et me faire rafraîchir les poils du cul chez Ruquier, ni vu ni connu que je t'embrouille, les petits pédés. Après, j'envoie trois tweetos de remerciement à mon fan club pour m'avoir soutenu dans cette épreuve et je conclus par : « Je reviens dans la course encore plus fort qu'avant ! ». Tu sais quoi ? Les bookmakers n'attendent que ça... Les taux d'intérêt sur la dette française vont retomber de trois points d'un seul coup pour saluer mon retour. C'est pas beau, la realpolitik ? Mais mon coco, faut garder son calme : explique leur, au bureau, que je garde le volant.

Sarko (douché) :

- C'est ça, t'as tout compris mon Fifi : amène ta paye avec la mienne, ça fera une bonne quinzaine... J'en rajoute un, j'en retranche cinq cent mille... et ça fait la rue Michel. Aie aie aie... Commence donc par rembourser ta dette à l'état, c'est ce que j'ai fait en revenant au parti « Les Républicains » après mon absence et même le petit Macron a payé sa dette... Mais surtout, François, rappelle-toi bien : que tu sois la fille du Roi d'Espagne, le premier ministre britannique ou un chef du gouvernement quelconque, en Roumanie ou ailleurs, le peuple finira par avoir ta peau. Tiens, tu peux garder le volant, mais si t'as plus la voiture, tu continues ? Tu vas te retrouver à poil comme un con sur la piste et ça fait très très mal au cul : faut pas avoir d'hémorroïdes, hein ! Je dis ça... Mais bon, je t'aurai prévenu...

mardi 28 février 2017

« En France, une certaine jeunesse est-elle en guerre ? », dans le blogiblag du 01/03/17 (LJ ©2017).

Je revois Mélanchon le poing levé : est-il un dangereux utopiste ? D'autant que les quartiers et les banlieues qu'il défend bec et ongles ont mauvaise presse : ce sont eux qui ont essayé de brûler vifs deux policiers dans leur voiture, ce sont eux qui sont représentés par Mehdi Meklat et ses tweets haineux contre les juifs, ce sont eux qui ont contraint le maire de Compiègne a fermer des entrées d'HLM et de reloger 25 familles de « petits blancs » menacés de brûler à l'essence dans leur cages d'escaliers ou d'exploser au gaz de ville dans leurs deux pièces-cuisine, ce sont eux qui ont essayé de brûler une mère de famille avec ses deux enfants dans une voiture suite à l'affaire Théo, ce sont eux qui continuent de tout casser ici et là et qui menacent directement l'État de droit.

Les politiciens essaient depuis 30 ans d'acheter la paix sociale mais sans succès, malgré des milliards déversés dans ce puits sans fond. Pour noircir le tableau et se poser en « sauveur de la nation », François Fillon évoque une situation de « quasi-guerre civile » sauf que cette fois ci, c'est à propos du bus des militants de Marine Le Pen attaqué par les opposants du FN et les gauchistes associés. On pourrait même croire que Fillon partage des intérêts communs avec l'extrême-droite en faisant face aux magistrats : Marine n'est-elle pas son meilleur ennemi puisque c'est elle qui doit le porter au final à la présidence ? Au deuxième tour, ce sera Le FN qui sera accusé d'attiser la guerre civile ! En attendant, Fillon frappe comme une brute sur le petit Macron... Ah, l'idiot !

Mélanchon lui parle d'une « onde de guerre généralisée ». Et curieusement, la Gauche ( avec le journal Libération ) trouve ses super-héros dans les banlieues, qui sont de fait des anti-héros avec un côté très sombre... Meklat ? C'est un chroniqueur, blogueur, réalisateur et écrivain français encensé depuis 2 ans mais qui se révèle par ses anciens tweets « raciste, antisémite, homophobe et misogyne ». Théo ? Sa famille est soupçonnée d'avoir détourné plus de 680 000 euros de fonds publics. Emmanuel Toula ? Ce sont ses copains qui manifestaient quand le jeune Emmanuel a sauvé une petite fille d'une voiture en flammes. En fait, tous ensemble ne valent pas mieux que le FN de Marine Le Pen ou que le LR de François Fillon mais pris séparément, Théo et Emmanuel sont formidables quand Meklat est détestable. C'est dans ces banlieues, en familles, en meutes ou en tribus qu'ils deviennent nos ennemis et fomentent leur petite « guerre civile ».

Alors, quand Mélanchon nous explique qu'il veut défaire la police d'intervention dans les quartiers et les banlieues pour imposer une police « amicale » faite de tous leurs proches et de leurs complices, j'ai comme un doute. Pour lui, il deviendra inutile d'entrer faire la police dans ces zones de non-droit, le « petit Maroc », la « petite Algérie », la « petite Somalie » ou le « petit Irak » etc., des enclaves protégées par « le grand Coësre » ou « le roi de Thunes », comme jadis à la Cour des miracles. Là, plus besoin de travailler, tout le monde aura un rôle et recevra un salaire ainsi que des aides et des subventions d'état à hauteur de ses talents :

Les « narquois » ou « drilles », faux soldats simulant des mutilations reçues au service du roi ; les « rifodés », fausses victimes du feu du ciel ; les « malingreux », faux malades ; les « francs mitoux », faux malades simulant des crises d’épilepsie ; les « piètres », faux estropiés ; les « marfaux » ou « marjauds », des souteneurs ; les « mercandiers », faux marchands ruinés par les guerres, par le feu, ou par d’autres accidents ; les « capons », chargés de mendier dans les cabarets et dans les lieux publics et de rassemblement, poussaient les passants au jeu auprès de quelques camarades à qui ils servaient de compères ; les « courtauds de Boutange », mendiants qui n’avaient le droit de mendier que pendant l’hiver ; les « millards », voleurs à la tire de provisions et pourvoyeurs de la société ; les « orphelins », jeunes garçons presque nus chargés de paraître gelés et trembler de froid, même en été ; les « hubains », porteurs d’un certificat constatant qu’ils avaient été guéris de la rage par l’intercession de saint Hubert ; les « prostituées » ; le « ragot », chef de la pègre sous Henri II ; le « chef-coësre », chef de la pègre ; les « cagoux » ou Ducs, lieutenants du chef-coësre ; les « coquillards », faux pèlerins arborant une coquille Saint-Jacques / Wikipédia.

Pour tout dire, le discours de Mélanchon l'Africain, me paraît légèrement alarmiste :

"... Je sens une onde de guerre généralisée qui part sur le monde et particulièrement en Europe ; je sens une onde de violence sociale qui traverse tout le vieux continent et jette les gens les uns contre les autres, ça tourne souvent au conflit ethnique... Enfin, je sais que le changement climatique est commencé et que la catastrophe écologique avance, donc je pars de cette extrême gravité et j'essaye d'y répondre mais comment ?... Comme il y a cette masse de rancœur, de désillusion, ça ne sert à rien de vouloir recommencer pour la millième fois l'accord d'appareil qui va permettre de regrouper tous ceux qui ont peur... C'est mon pari, peut-être que je vais me planter... Nous avons un peuple jeune... Je ne crois pas à la nation ethnique, je ne veux pas du droit du sang contre le droit du sol, je ne suis pas un nationaliste mais un patriote, je veux augmenter la dépense publique (financée par une banque d'état et la planche à billets), on travaillera en bonne intelligence, on redonnera des sous aux associations, on formera une police de proximité de gardiens de la paix où les policiers encadreront les jeunes dans leur service civique affecté aux tâches de police pour qu'ils ressemblent à la population dans un lien d'amitié, on réactivera tous les circuits de la prévention parce que c'est efficace et on offrira une allocation d'autonomie à tous les jeunes de 18 à 25 ans (qui n'auront plus besoin de travailler, comme leurs parents l'ont fait)... Enfin, on offrira des logements, des ressources et des allocations familiales à tous les jeunes, à tous les sans-abris comme à tous les immigrés parce qu'ils sont ici et que c'est entièrement de notre faute, les capitalistes et les colonisateurs ! ».

Ah, culpabilité, quand tu nous tiens ! Surtout, n'en déduisez pas qu'il encourage l'immigration du monde entier à venir en France... Enfin, sans rire: une fois Mélanchon élu, quel pays offrirait autant d'avantage avec sa seule planche à billets ? À moins que l'inflation conséquente ne tue ce beau rêve et ne jette la population dans la misère, comme en Argentine ou au Venezuela ?

Dommage, c'était un beau rêve... En attendant, Mélanchon ne devrait-il pas se contenter de sauver la Nature, d'encourager les énergies alternatives et de protéger la vie animale ? Car il ne pourra pas tout faire à la fois et je pense qu'il lui faut choisir son camp, maintenant. Bien sûr, son programme est formidable mais trop d'orgueil tue l'orgueil et je ne le vois pas devenir Président. Peut-être pourrait-il s'atteler à écrire un nouveau projet de Constitution européenne incluant la protection du vivant, dans le but de remplacer ou compléter la vision de Valéry Giscard d'Estaing, qui lui a publié en 2014 :
« Europa - La dernière chance de l'Europe ».

Emmanuel Macron, à l'opposé, est infiniment plus consensuel... et sans suites fâcheuses dans l'immédiat.