vendredi 14 décembre 2018

Macron et Onfray : « Frères ennemis à mort, amor, amor ! », dans le blogiblag du 14/12/2018 (LJ ©2018).

J'ai longtemps imaginé, dans mon innocence, que Michel Onfray était «Le phénix des hôtes de ces bois». Je me suis bien trompé... Notre faux-losophe de salon est un escroc de la pensée philosophique et j'en ai acquis la certitude peu à peu, tant ses sujets d'étude sont insignifiants et dérisoires comme... un trou du cul! Avec autant de doigté et de perspicacité, Onfray aurait pu entreprendre la fabuleuse carrière de proctologue, mais philosophe? Encore un métier de fainéants.

Ah, j'aurais tant aimé qu'il nous délivre des analyses puissantes du monde en péril et de ses urgences, mais Michel Onfray n'a pas l'art pictural d'un Nagasawa Rosetsu, un peintre japonais excentrique du XVIIIème siècle, pour dépeindre la vie et la société. Au mieux, il bave et invective en émettant ses thèses complotistes favorites. Onfray attaque et dénonce convulsivement les méfaits d'untel ou untel et l'intégrité de notre personne lui importe peu: allez vous faire mettre, c'est vous qui les avez élus!


Le faux-losophe à des pairs (de couilles) qui se nomment Fine-kel-croute et Lucy-fer (Alain Finkielkraut et Luc Ferry) qui ont encouragé eux aussi les destructions des «gilets jaunes», des brigades masquées et armées. Vous parlez d'une démocratie! Par contre, l'intégrité de notre planète en péril et la défense des animaux leur sont des concepts complètement étrangers: n'est-ce pas un nouveau complot?
 
Mais que pourraient dire ces trois là à propos de cette petite lycéenne* qui encourage les écoliers du monde entier à venir faire  «la grève scolaire pour le climat»,
comme elle tous les vendredis devant le Parlement suédois ? C'est autre chose que ces lycéens de petite vertu en France, le visage masqué et associés à des délinquants, qui mettent le feu aux poubelles, aux décorations de Noël et peut-être à la porte de leur établissement pour soi-disant protester contre «la réforme du baccalauréat et le Service national universel».

Ainsi, les violences des «gilets jaunes» associés aux casseurs à fait tâche d'huile chez les jeunes, mais Mi-chouette Onfray les défend tous bec et ongle: quoi! Il ne faut surtout pas faire d'amalgame selon lui, même si les «gilets jaunes» sont ravis d'accueillir dans leurs rangs des malfaiteurs... Mais c'est pas nous, c'est eux, se défendent-ils... Alors, allez savoir qui fait quoi dans la bataille: l'un jette les boulons, l'autre vide les vitrines et les flics en civil les pourchassent. Après, le doute profitant toujours aux salopards, il n'y aura pas de preuves suffisantes et les tribunaux les relaxeront tous ensemble. 

Dans ce vide apparaissent les thèses complotistes. Peut-être nous manque-t-il une bonne dictature, comme il en existe tant ailleurs, pour comprendre ce qu'est l'ordre et le respect?

Souvent, les prises de parole d'Onfray sur les plateaux des studios d'enregistrement sont compulsives et répétitives, à propos de la religion catholique, du jacobinisme et maintenant pour défendre les «gilets jaunes» car dans sa logorrhée, il remâche sans cesse les mêmes sujets. Et c'est peut-être pour compenser cette propension qu'il écrit de façon ininterrompue sur tout et rien, quand il ne parle pas. Même qu'en avril dernier il a fait  publier un nouveau journal de ses dernières observations et commentaires*, soit un volume d'environ 400 pages, références et pages de garde inclues.

Ce tome que j'ai consulté à la bibliothèque municipale s'intitule: «Zéro de conduite». Là, personne ne trouve grâce à ses yeux, et surtout pas le président Macron.


Toute notre vie politico-sociale n'est-elle que mensonges et vulgarité? Difficile de faire des choix de société dans ce contexte... Mais notre faux-losophe Onfray est-il lui-même juste, sage et bienveillant? Bien pire encore, suite à  un tas d'élucubrations superflues il nous livre sur Youtube une nouvelle lettre ordurière intitulée «Lettre à Manu sur le doigté et son fondement». Là, Onfray le Chiatique tente d'imiter Diogène le Cynique en lisant son infâme bafouille: voyez, devant l'objectif de son smartphone et loin des prémisses d'une démonstration en bonne et due forme, ce crétin de haut vol se délecte à lire un torchon  plein d'images ignominieuses pour nous convaincre de la perfidie de Macron-de-Rothschild, toute une démonstration scolasticot-rhétorique du style: «admirez comment cet usurpateur nous attrape par derrière et nous glisse un à un dans l'anus d'abord les cinq doigts, puis la main, puis le bras tout entier!». D'abord, si cela était vérifié, ce serait  un abus déchirant des plus douloureux... Pas de quoi appeler Manu "mon chéri".

Se faire payer pour propager des insanités ne dure qu'un temps... Est-ce à cause de ses propos sans filtre ni capote qu'Onfray (de la princesse) a été de son propre aveu «viré du Service public»? Je l'ignore mais juridiquement, il y a dans sa dernière description des pratiques anales extrêmes qu'il impute à Macron en même temps que des détournements de fonds répétés «délit d'outrage à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique. L'outrage est puni par l'article 433-5 du code pénal de 7 500 euros d'amende».

Ainsi, notre Onfray-
beau-gars national se désigne-t-il de son propre chef «l'ennemi public du gentil président Macron»: dans le jeu des sept familles, j'appelle le fils Losophe et le fils Fucking! Faut-il avoir du temps à perdre pour débiter autant de conneries à la minute et pourquoi tant de haine? Notre philosophe de salon a-t-il trouvé un bon prétexte pour s'exiler avec sa fortune, suite au courroux attendu d'Emmanuel Macron? Faudrait encore que Manu se rabaisse à le lire.

À la façon de Voltaire, se voir contraint de s'exiler en maudissant le Roi est estimable. Hors des frontières, Onfray serait enfin considéré comme un rebelle, avec toute l'admiration de l'opposition girondine en France et celle appréciable des «gilets jaunes»: tiens, c'est le cas du catalan Puidgemont, un politicien qui s'est réfugié en Belgique après avoir fomenté la révolte et la sédition au royaume d'Espagne. Sauf qu'Onfray ne semble pas prêt de partir! En plus, Voltaire avait un niveau de compréhension très supérieur à cet imbécile vaniteux avec son humour  «trou de balle»  à trois balles.

J'avais imaginé précédemment que ce pauvre Michel Onfray, suite à de nombreuses épreuves comme la mort de son épouse mais aussi une crise cardiaque et deux AVC, avait trouvé un regain d'énergie qui le faisait écrire compulsivement et s'exprimer à tout-va et sur tous les sujets... Sauf que les cas de «rémission provisoire» et de «lucidité terminale» précèdent de peu la mort, quand Michel Onfray n'a jamais été aussi en forme: il croque la vie et les plateaux 
des chaînes de télévision à pleines dents. On nous le présente souvent comme un épicurien, voire un hédoniste! Dommage... Non pas que je souhaite sa mort, mais j'attends qu'il élève sa pensée vers d'autres sphères et d'autres trous noirs que nos fesses... Le plus bel exemple de rémission restera pour moi celui du chanteur Freddie Mercury qui, se sachant atteint du Sida et condamné à mourir, a écrit et joué les plus belles pages de sa vie.

Non, la vérité m'apparaît beaucoup plus triviale: la vidéo insultante de Michel Onfray* au sujet de l'anus horribilis de notre Président de la République est concomitante à l'édition de son ouvrage intitulé «Zéro de conduite». Cela ne serait donc qu'un coup de pub supplémentaire en profitant de la baisse de popularité de Macron-de-Rothschild? Ah, tristesse de nous! Merde in France.


*Vidéo de Michel Onfray: "Lettre à Manu sur le doigté et son fondement"
 
*Greta Thunberg, la jeune Suédoise en «grève scolaire pour le climat» devant le Parlement depuis le mois d'août est à l’origine, à seulement 15 ans, d’un mouvement mondial des collégiens et des lycéens qui font l’école buissonnière les vendredis pour réclamer des actions urgentes contre le changement climatique et les dernières 17 années les plus chaudes jamais enregistrées.
 
* «Zéro de conduite» de Michel Onfray, j'aimerais vous en parler mais commenter les commentaires est de peu d'intérêt et surtout, je ne suis pas payé pour ma prose, au contraire du «philosophe de mes fesses» Michemiche.

dimanche 9 décembre 2018

Gilets jaunes : « les tressaillements d'une fausse civilisation qui doit mourir pour sauver la planète », dans le blogiblag du 09/12/2018 (LJ ©2018).

J'aimerais vous dire qu'une planète qui brille la nuit, vue du ciel, c'est beau... Mais non, une planète qui brûle son énergie sans compter jour et nuit, une planète de lave et de cendres comme une planète de lumières électriques et de béton est une planète qui se consume. Surtout, la vie sur la Terre s'est partagée depuis des milliards d'années entre le jour et la nuit et renier la vie nocturne est un crime: les oiseaux s'écrasent sur nos vitrages et les animaux des forêts les plus primitives brûlent dans les incendies forestiers et les torchères des puits de pétrole.

Quelque part, ces gilets jaunes qui revendiquent leurs privilèges, ceux de polluer beaucoup à peu de frais, sont les crétins de service qui font le jeu abjecte des multinationales et des places boursières. Les richesses naturelles sont brûlées ou dévorées: la végétation et les animaux en surface, les richesses minières dessous avec tous ses poisons extraits des roches quand des milliards d'années de ruissellement des eaux les avaient enfouis au plus profond pour nous laisser un air pur et parfumé. Mais au lieu de cela, nous respirons un dangereux cocktail de gaz toxiques et de particules charbonneuses ou radioactives qui  amoindrissent gravement nos capacités intellectuelles et finissent par
nous tuer. En même temps, Internet et tout un flot d'images à gogo saturent nos esprits et nous empêchent de réfléchir. Les inventeurs au service des industries nous obligent à consommer leurs «nanoparticules miraculeuses» disséminées dans les produits chimiques qui passent avec succès toutes nos défenses immunitaires jusqu'à la barrière hémato-encéphalique pour s'insinuer jusqu'à nos cerveaux, à la façon des microbes et des virus.

Comprenez bien, la chimie est notre ennemie quand le vivant est notre allié mais tous ces prétendus savants et industriels bien informés nous expliquent le contraire! C'est de cela qu'ils traitent à propos de faire «l'éducation des foules»... Le peuple gagne-t-il vraiment les guerres? Non, seulement les marchands d'armes et les chimiquiers.

En attendant de mourir empoisonné et cancéreux (dans nos villes et banlieues plus ou moins pacifiées), faut-il «détruire plus pour consommer plus» ou «détruire moins pour consommer mieux» ?

Ben, le «gilet jaune» s'en bat les couilles qui ne veut surtout pas voir atteint son «niveau de vie»: en cela il représente le PEUPLE et la voiture est l'élément principal de sa mobilité, de son commerce et de son confort. Allez donc lui expliquer que la voiture à moteur est criminelle et que les nouveaux véhicules seront entièrement automatisés et électriques... La France a connu des révolutions causées à l'origine par la famine, pour réclamer du pain, ou des jacqueries contre l'excès de taxes et d'impôts mais des révoltes pour baisser le prix des carburants, celui des tracteurs des paysans, des antiques michelines, des camions des transporteurs routiers, des cuves à fioul et des bateaux de croisière? C'est bien la première fois en France.

Pourtant, nous avons compris que la civilisation pétrole-charbon-atome doit mourir pour céder la place à une «nouvelle civilisation des énergies renouvelables»: l'eau pure, les vents réguliers, la géothermie et surtout le soleil sont les principales sources d'énergies renouvelables. Les déchets radioactifs font de l'énergie atomique la plus dangereuse qui contamine durablement les sols et demeure totalement invisible. On comprend mieux pourquoi les anciens égyptiens adoraient le soleil et les animaux! Non seulement nous devons éliminer d'urgence toutes les énergies polluantes mais nous devrons sans doute blanchir nos toits et nos routes pour recomposer une surface réfléchissante des rayons du soleil qui nous protégera des excès de chaleur et compensera la perte inéluctable des glaciers polaires et des neiges prétendument éternelles.

Ah, oui, quoi de plus con qu'un «gilet jaune»? Deux gilets jaunes (qui en plus nous caillassent). Les slogans qui m'ont interpellé ce samedi 8 décembre 2018 n'étaient pas «Macron démission» mais «Arrête de niquer ta mer» et «Gilets jaunes, planète bleue, tous en vert» pendant la marche mondiale pour le climat.

Mais par quel raccourci imbécile d'énarque de mes deux Macron prétend-il remplir les caisses de l’État et encourager en même temps les pratiques vertueuses? S'ils suffisait de surtaxer les Français pour lutter contre la pollution, la France serait le pays avec l'eau et l'air les plus purs étant donné que nous sommes depuis longtemps le peuple le plus surtaxé du monde... Mais dites moi, quel est l'économiste qui le conseille?

À la moindre jacquerie, les journaux appellent à s'exprimer les concurrents évincés pendant les élections présidentielles pour obtenir d'eux quelques déclarations fracassantes: les Mélanchon/Le Pen viennent bravement rejouer leur programme comme si de rien n'était, et «la dissolution de l'Assemblée Nationale» pour le communiste-écolo, et «plus de réponses sociales» mais «sans condamner les interpellations»
pour la fasciste-démago. On croit rêver... Les journalistes nous prennent-ils pour des cons?

L'enjeu n'est-il pas la sauvegarde de la planète envahie d'humains? Le président Macron, lui, accompagné de son dernier ministre de l'intérieur Christophe Castaner, y voit surtout l'occasion de développer une nouvelle police mobile et un nouvel arsenal répressif façon «Brigades du Tigre», soit la possibilité de tracer les activistes avec leurs commentaires révolutionnaires sur leurs smartphones, sur internet et les réseaux sociaux à l'aide de logiciels policiers espions et pour soit-disant «en déduire les mouvements de foule à venir et les contrer», ce qui est plus facile que d'anticiper les tremblements de terre, les irruptions volcaniques et les tsunamis. Ne sommes-nous pas tellement prévisibles pour ce prétendu «petit génie»?
 
Toutes les simplifications et les raccourcis sont dangereux et les autres chefs d'état auront prié Macron d'éteindre la mèche des révoltes populaires pour éviter par contamination européenne les effets d'un « nouveau Mai 68».

En attendant, les pollutions s'aggravent comme jamais avec la destruction programmée de la planète par les industriels et les gouvernements successifs au nom «du PIB et de ses fameux points de croissance  (qui remplacent haut les mains «le Père, le Fils et le Saint-Esprit») et l'aide très intéressée des banquiers: ces escrocs de haut vol ont imaginé une croissance «sans fin » quand l'argent rémunère l'argent, suivant la fameuse pyramide de PONZI. Évidemment, Macron-de-Rothschild est un très bon client. Quand je vous dit que c'est un petit génie...

Je propose une piste de réflexion aux «gilets jaunes» et à Macron pour dialoguer: la pollution ne commence pas avec le peuple mais avec le mépris que nous portent les industriels et leurs financiers. Alors, faut-il autoriser que les gouvernements de Macron en France ou du socialiste Pedro Sánchez en Espagne soient les complices des multinationales du pétrole, de l'OPEP et des autres pétroleurs, des constructeurs automobiles et de leurs millions de morts sur les routes, de la pollution atmosphérique, du chauffage de la planète et de la destruction du vivant en général?

Notre seul avenir est-il «une poignée d'homme sur un caillou brûlant», la Lune ou Mars? Et qui seront les heureux élus? Trump, Elon Musk, Mark Zuckerberg, Bill Gates, Jeff Bezos, Warren Buffett et les autres? Parce que pour Paul Allen ou Steve Jobs, l'affaire est réglée: les cancéreux ne font pas de vieux os. Amen! Et Van Allen lui fait ceinture. Mais quelle bande de cons! Des fois, j'ai envie de les gifler un par un chacun son tour: non, ne me parlez plus de respect, ils n'en ont aucun pour nous.

dimanche 30 septembre 2018

Les regrets de monsieur Hulot: «Sous le règne des empoisonneurs, des dépeceurs et des pédophiles de la Terre!», dans le blogiblag du 01/10/18 (LJ ©2018).

Mon cher Nicolas Hulot,

Nul doute qu'en annonçant votre démission du gouvernement Macron le 28 août 2018, au micro de France Inter, vous avez éprouvé le «Syndrome du Titanic*» et j'éprouve moi-même ce mal tous les jours, en parcourant comme un zombie le désert de nos villes puantes, entre béton et asphalte.

Vous êtes un lanceur d'alerte et un modèle, mais «lanceur d'alerte» n'est pas un métier, tout juste une malédiction comme celle de Julian Assange et des journalistes assassinés un peu partout sur la Terre. Et voilà pourquoi les yeux vous piquent... Le ministère de la Décroissance et de la Dépollution n'était que le projet illusoire d'un jeune prétendant à la présidence qui vous a arnaqué en deux temps trois mouvements.

Bien pire que de vivre sous le règne des dinosaures, en plus des militaires et des polices assassines qui officient partout dans le monde, nous voici sous l'emprise totalitaire de Macron-de-Rothschild et plus généralement, dans la société civile, nous sommes sous le règne des empoisonneurs de la planète et des dépeceurs, par exemple des agriculteurs-jardiniers imbéciles qui aspergent les plantes de pesticides ou des bourreaux-équarrisseurs-bouchers obtus qui se prennent pour des grands professionnels indispensables à la société. Mais où va-t-on? Demandez ce qu'en pensent les végans...

Car ce monde n'est pas «simplement cruel» mais «absolument ignoble»: nous sommes la plus grande boucherie «à ciel ouvert» de notre galaxie (et peut-être de l'univers) avec 140 milliards d'animaux terrestres exécutés chaque année dans le monde entier pour nous servir de viande (20 animaux en moyenne par personne) et 2740 milliards d'animaux marins transpercés et asphyxiés (des centaines de poissons, mammifères marins, coquillages et crustacés par personne) car oui, nous vidons les océans «nourriciers», ce réservoir de vie sauvage comme un merveilleux aquarium planétaire emporté au grès des courants cosmiques, pour en faire un égout puant, c'est à dire l'évacuation de nos chiures, de nos poisons et de nos emballages plastiques dans des mers mortes.

Les hommes aussi sont à leur tour traités «en gros», vu leur masse grouillante, par les gouvernants et c'est ce qui fait dire à notre bon président Macron arrivé aux Antilles Françaises le 27 septembre 2018 à propos de l'empoisonnement de générations d'Antillais au chlordécone, le pesticide utilisé dans les bananeraies: «L’état a sa part de responsabilité … mais si je disais qu’on va indemniser tout le monde, c’est impossible même budgétairement, et ce serait irresponsable... Il n’y a pas aujourd’hui de preuve scientifique établie!». Sauf que 97% des Antillais sont contaminés et que l'on trouve près de 200 composés chimiques nouveaux dans les cheveux, le sang et les urines des Français: nous sommes des bombes chimiques vivantes susceptibles «d'exploser» à tout moment d'un AVC, d'un infarctus ou d'un cancer.

Curieusement, au grès des «scandales sanitaires» nos présidents passés ont dit de même pour l'amiante, pour les contaminations radioactives (Moruroa ou Tchernobyl) et il faut s'attendre à un scandale à venir encore plus grand avec tous les pesticides pulvérisés sur les cultures "innocemment" par les Français (comme le Roundup) au nom d'une agriculture scientifique, quand les composants chimiques actifs sont des poisons violents tel l'arsenic associé au trop fameux glyphosate, dans des formules tenues secrètes par les grandes sociétés chimiques et pharmaceutiques, Monsanto-Bayer et les autres.

Tiens, Macron baisse les yeux et met son mouchoir par-dessus... On pourrait aussi parler de l'air devenu irrespirable en France et dangereux pour nos poumons, des millions de morts dus aux accidents de la route, à la malbouffe, à l'alcool, aux drogues ou en fumant des cigarettes etc... et toujours cet «État complice» derrière qui s'occupe seulement de remplir ses caisses au dépens des imbéciles mais aussi des enfants qui ne seront jamais que des victimes.

Alors, mon cher Nicolas Hulot, je comprends ce divorce entre toi et ces vendus. Ton message de préservation de la planète est sali, réduit à peau de chagrin quand les partisans de la décroissance sont décrits comme des « pro-tiers-mondistes anti-capitalistes»: la pensée humaniste est ainsi continuellement détournée ou simplement méprisée au profit des commerces criminels et des industries sales. Oui, Nicolas, notre gouvernement est plein de technocrates et d'incultes des grandes écoles et les lobbys œuvrent librement en son sein.
 
Aujourd'hui, quand des leaders honnêtes et prévenants osent parler de préserver l'homme et la planète (le Pape ou le Dalaï-lama par exemple), ils sont chacun son tour dénigrés comme les représentants des pires déviations sexuelles, celle des abuseurs et des pédophiles dissimulés dans leurs rangs comme partout ailleurs. Mais que dire des tueurs de planète, des coupables de la 6éme extinction de masse des espèces, des pédophiles qui violentent chaque jour Gaïa et ses enfants, notre Terre reçue en héritage?

Les philosophes et les sages sont disparus, remplacés par des prétentieux qui font commerce de leur langue comme Michel Onfray, l'homme aux deux AVC et un infarctus, mais qui continue de pondre un manuel de philosophie tous les 4 jours avec sa bouche de poisson mort, ses yeux vitreux et sa cervelle qui phosphore comme une allumette... Je comprends grâce à ces prétendus philosophes que notre monde post-moderne (avec tous les cons qui nous commandent) se divise dorénavant entre les «ultra-épicuriens» et les «infra-stoïciens», c'est à dire les «jouisseurs-hédonistes» qui épuisent la nature dans l'urgence de la dévoration du vivant (vive la consommation!) et les nouveaux «communistes-naturistes» qui eux prônent un retour économe à la nature, le respect du vivant dans lequel nous nous inscrivons bêtement et la diminution indispensable des énergies brûlées pour contrer le réchauffement climatique
(ce qui ne les empêche pas de jouir).

 Il y a aussi dans ce post-modernisme les trafiquants du genre humain, les «fous de dieu» ou les «transhumanistes»: l'humanité aurait son avenir «hors sol» soit au paradis, soit dans des éprouvettes et sur des vaisseaux spatiaux après l'épuisement de la Terre (dixit Elon Musk).

Remarquez, l'horreur que les petits «jouisseurs-épicuriens» décrivent n'est pas celle de la dégradation alarmante de notre planète mais celle de la décroissance économique: «Quoi, vous voulez nous empêcher de jouir? À quoi va servir tout notre pognon?». Les asticots, ils s'imaginent pouvoir tout acheter... comme si la nature et les océans étaient inépuisables pour servir leur seul appétit : «Il faut soutenir la consommation!» répètent-ils sans cesse.

Ici, je dois parler des lobbys du pognon qui tirent les fils, de ces milliardaires propriétaires des médias d'information et des banquiers mais aussi de nos gouvernements qui encouragent les empoisonneurs de notre Terre moribonde –quand tous les poisons ensevelis pendant des millions d'années par le Temps (le travail de Dieu?) sont remontés à la surface en quelques décennies (le travail du Diable?)  au nom du «PIB national» (la formule maléfique)
- mais en réalité par derrière ce ne sont que des financiers qui cherchent à se remplir les poche avec des procédés infectes: ceux du libéralisme capitaliste boursicoteur, du lobbyisme sectaire, de l'entrepreneurisme à la con défonceur de la planète et sa ribambelle d'opportunistes industriels impénitents... Merde in France!

* «Le Syndrome du Titanic» est un film documentaire réalisé en 2008 par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, sorti le 7 octobre 2009. Il fait suite au livre éponyme sorti en 2004: Le Syndrome du Titanic où Nicolas Hulot développe les thèmes de l'impact de l'homme sur l'évolution de l'environnement et l'érosion de la biodiversité. /Wikipédia

vendredi 24 août 2018

Comment Macron a recadré Hulot : « Pendant le Conseil des ministres, je te demande de te taire ! », dans le blogiblag du 25/08/18 (LJ ©2018).

Quand Nicolas Hulot se présenta devant le bureau d'Emmanuel Macron pour un debriefing, il était encadré façon "patrouille de France" par Édouard Philippe à gauche et Gérard Collomb à droite. Macron avait décidé de "déminer son ministre de la Transition écologique… sinon il va me péter sa dem! ", pensa-t-il.

_Les vacances étaient bonnes, Nicolas? Il savait que non mais c'était une formule de politesse.

_ Avec les affaires... Je suis viré?

_T'espères vraiment que je te vire? Tes problèmes, c'est du pipi de chat! Et qu'est-ce qu'elle t'a dit, la vieille chouette?... Enfin, comment tu l'appelles, la vieille bourrique, la vielle bique?

_ Ah, Brigitte? Non, j'ai beaucoup respect pour elle. Je l'appelle madame Bardot. Mais là, elle m'a insulté, tu comprends? Non, je voulais parler du reste...

_Tu parles de ta déclaration de guerre contre Monsento-Bayer? La dernière fois que t'as fait une déclaration contre le Roundup, les ventes ont grimpé de 10% parce que tout le monde prévoit de faire des stocks en cas de pénurie. Alors, je te recommande d'être beaucoup plus prudent dans tes déclarations. Bardot t'a remis en selle mais pour cette réunion du Conseil des ministres, je te demande de te taire. Pas de fanfaronnades inutiles!

_Mais j'avais raison et maintenant, les tribunaux américains sont avec moi... Pourquoi toujours baisser sa culotte, hein? Les ressources planétaires sont polluées, l'eau est polluée, les couches-culottes contiennent du glyphosate et la seule façon de réagir, c'est d'accuser les écologistes? C'est pas comme ça que je vais gagner leur confiance! Avons nous le droit de confisquer la parole du peuple quand c'est lui qui tremble et qui meurt de notre incompétence? Il nous reste trois ans pour supprimer le glyphosate? Très bien, instituons un moratoire sur tous les pesticides, c'est le temps nécessaire pour que la terre se régénère un peu, et désignons dans chaque commune de France une « ferme témoin» des bonnes pratiques qui emploiera si nécessaire des chômeurs, des érémistes et des immigrés si ça leur chante! Mettons à leur disposition les outils pour désherber facilement, prouvons que c'est faisable, quoi! Pour les produits contaminés mis en vente, il suffira d'imprimer sur les étiquettes d'emballage les taux de polluants et de pesticides et les consommateurs feront le tri. Il existe maintenant des applications comme « Yuka » qui lisent les codes-barres et indiquent la valeur nutritionnelle... Pourquoi ne pas indiquer les taux de pollution? C'est...

Le Président Macron en avait assez entendu. C'était tout ce qu'il craignait: un Hulot remonté à bloc qui explose tout. L'heure était venue de le remettre à sa place.

_Nicolas... Nicolas! Le problème n'est pas là. Si demain j'interdis le glyphosate, d'abord je me mets à dos l'Allemagne qui vient de racheter Monsanto, ensuite tout le monde agricole! Et puis, si nous mettons des indicateurs de pollution sur les emballages, comment exporter nos produits devenus «toxiques» du jour au lendemain?

_L'Allemagne? Je m'en tape le coquillard comme dirait Brigitte bardot. Merkel a arrêté ses centrales atomiques et a relancé du même coup ses centrales à charbon archi-polluantes sans nous demander notre avis. Pour l'agriculture, l'Allemagne est le pays d'Europe le plus productiviste, le plus automatisé et le plus destructeur...

Macron s'agaçait sérieusement devant cette tête de mule, un vieux copain de B.B, qui reprenait les propos enfantins d'Allain Bougrain-Dubourg avec «la nature et les petits oiseaux ».

_Nicolas, si demain j'arrête les pesticides, les trains ne pourrons plus rouler: la SNCF, c'est 50 millions de dette et c'est 60000 km de voies à désherber avec au minimum 30 tonnes de glyphosate (ndlr: nos agriculteurs en consomment au minimum 8 500 tonnes), les avions ne pourrons plus décoller sans désherber à fond et si les sociétés d'autoroute ont besoin de Roundup pour nettoyer les bandes d'arrêt d'urgence, que faisons nous pour assurer la sécurité des automobilistes? Avec toi, le TGV deviendrait une grosse tondeuse à gazon et l'économie française s'arrêterait net: Nicolas, tu veux la révolution et la ruine de notre beau pays?

Quand la sagesse populaire montre les dangers de la pollution, le politicien montrent le PIB et les dettes...

_ Monsieur le Président... si tout est mort... si les plantes et tous les animaux restant sont systématiquement empoisonnés dans les champs, au bords des des routes et des voies ferrées? J'ai traversé la France de Lille à Marseille à la fin du printemps sans rencontrer un lapin, un hérisson, une alouette, ni la moindre abeille, le moindre papillon, la moindre fleur sauvage et sur mon pare-brise, pas même une mouche écrasée! C'est ce désert aseptisé que nous voulons léguer à nos enfants? Tiens, on va offrir 500000 alouettes au lobby des chasseurs cet automne, une espèce d'oiseau chanteur en péril, pour faire de la « friture de petits oiseaux» et du pâté? Si je peux me permettre: il ne faudrait pas confondre «niche écologique» avec «niche économique» !

_Nicolas, je dois faire des arbitrages: oui, c'est cela gouverner et tu commences à me courir sur le haricot, si je puis utiliser cette métaphore légumière. Les alouettes, il en restera toujours assez, comme l'ours et le loup, et le glyphosate est trois fois moins dangereux que le café.

_Alors je peux vous en verser trois cuillerées dans une tasse d'eau légèrement radioactive parce que c'est soi-disant bon pour la digestion? Le glyphosate est le principe actif mais le Roundup est dix fois plus toxique à des doses infinitésimales: c'est un cocktail dont la composition gardée secrète contient des métaux lourds, des résidus de cuves de pétrole (huile fossile stable) additionnés de suie animale et d'arsenic (hors la loi) comme désherbant actif : vous reprendrez bien un peu de thé? Le problème, c'est que les abeilles sont dix mille fois plus sensibles que nous et que les doses de pesticides que nous supportons dans l'eau, l'air et la végétation leur sont fatales, en même temps que les  ondes électromagnétiques et la contamination radioactive. Ne croyez pas les fake news: la nature n'est pas «résiliente» autant que nous et  elle ne régénérera pas ses forêts abattues, ses marais asséchés et les populations animales disparues avant des millions d'années! Si c'était le cas, nous aurions déjà des truites, des brochets et des écrevisses dans la Seine. Je pense qu'il nous faut y mettre beaucoup plus de volonté, monsieur le Président...

_Nicolas, je te le répète, le glyphosate, le Roundup, le Gaucho, tout ça... c'est le cadet de mes soucis. On fabrique du miel de synthèse à base de sucre et on fertilise les plantes avec des drones, c'est ça le progrès, voilà! L'INRA cherche des solutions avec des molécules de substitution, alors en attendant tu fermes tes dossiers, tu mets tes mains dans tes poches et on en reparlera une autre fois, quand je te ferai signe.

Mais Nicolas Hulot, après cet effort hors du commun pour dialoguer avec Emmanuel, s'était évadé dans sa tête: il se grattait sous les aisselles comme un singe et il essayait de s'attraper le nez avec sa lèvre inférieure. Quand notre ministre de la Transition écologique commença à hululer stupidement en se tapant la tête des deux mains, le président Macron sut qu'il l'avait perdu encore une fois. Il appela l'infirmière pour qu'elle lui donne son médicament mais c'était presque un cas de maltraitance animale... Merde in France!

mercredi 15 août 2018

Vers une nouvelle société plus écolo ? : " Macron versus Pompidou ", dans le blogiblag du 16/08/18 (LJ ©2018).

Pompidou fut pour commencer un petit professeur de lettres qui enseignait le français, le latin et le grec puis un combattant de la Seconde Guerre mondiale. Après la fin de la guerre, par promotion sociale il accèdera aux plus hautes responsabilités jusqu'à devenir le président de la République française. Cette présidence, quoique écourtée par la maladie, sera des plus actives jusqu'à la fin de sa vie: en cinq ans, il a établi une "nouvelle société", pas exactement celle rêvée par son premier ministre Jacques Chaban-Delmas mais les deux visions se complétaient.

Auparavant, Georges Pompidou a acquis l'expérience de premier ministre en dirigeant quatre gouvernements successifs, sous la présidence du général de Gaulle. Il entraîna dans son sillage politique trois générations de futurs présidents: Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac.

Il décrivit François Mitterrand «sur les rives paisibles de l'opposition, comme les émigrés de l'Ancien Régime sur les rivages de l'Angleterre» et il lui dit : «l'avenir n'est pas à vous... L'avenir n'est pas aux fantômes». Et Mitterrand, une fois devenu président, fut tout aussi féroce avec ses adversaires: de DSK, il jugea que «C’est un jouisseur sans destin». Et DSK lui-même, viré du FMI, affirma à son tour que «Le PS n'a pas d'avenir et c'est une bonne chose».

Pompidou accepta finalement à contre cœur que la Grande-Bretagne, le cheval de Troie des États-Unis, entre dans la CEE, au risque de mettre en péril la Politique agricole commune (la PAC). Et la Grande-Bretagne montrera ses exigences et sa volonté d'indépendance, jusqu'à ce dernier référendum très récent pour sortir de l'UE, le Brexit.

Humaniste, Pompidou osa en son temps demander à redistribuer en partie les richesses accumulées pendant les «Trente glorieuses» par les nouveaux riches et offrir quelques avantages inespérés aux pauvres, aux ouvriers, aux femmes et aux handicapés dans les années 1970, avec par exemple des nouveaux hôpitaux modernes et humanisés, des aides pour les familles et des ressources pour les personnes âgées, la réforme du système de retraite, des garanties sociales face à l'accident, la maladie, la vieillesse, la mensualisation des salaires, la revalorisation du travail ouvrier et la formation professionnelle, la création d'une allocation aux adultes handicapés, la politique de congés payés la plus généreuse de la Communauté européenne, la réforme du salaire minimum etc.

Son nom évoque encore «la capacité de l'État à mener l'industrialisation du pays», si possible dans la concertation (pour éviter un nouveau mai 68).

Face à la multiplication des accidents de la route, Pompidou créa le Comité interministériel de la sécurité routière, ce qui n'a pas empêché depuis des centaines de milliers de morts et surtout d'handicapés qui saturent les hôpitaux et creusent le déficit de notre «Sécurité sociale».

Pompidou modernisa notre agriculture et encouragea l'agro-industrie sans savoir les ravages que cette industrialisation allait occasionner dans les cinquante ans à venir, avec la politique européenne de la PAC et la toute puissante FNSEA pour gérer les conflits d'intérêts. En même temps, il développa l'aménagement du territoire et organisa le remembrement, qui est devenu la ruine de nos campagnes. Malgré tout, il créa le Ministère de l’Environnement avec «la volonté politique de défendre la nature dans les années 70».

Il participa au lancement du premier satellite français, à la réussite de Airbus et du TGV, et il organisa le réseau autoroutier autour de Paris.

Enfin, pour ne pas tout citer, il travailla à nous transmettre sa passion dans les arts et les lettres, la transmission des savoirs et de la culture. Il eu pour Ministre d'État chargé des Affaires culturelles André Malraux dans quatre gouvernements successifs sous De Gaulle, à partir de 1962.

Ainsi restructura-t-il la société toute entière, jusqu'à l'approche de sa mort, pour améliorer notre sort commun et nous lui devons tout ce dont nous bénéficions encore aujourd'hui en France dans l'organisation du travail ou face à la maladie. Mais ses bienfaits s'estompèrent avec les révoltes sociales précédent le premier choc pétrolier en 1973 et la fin de nos trente années les plus glorieuses en France. Il se savait probablement condamné depuis 1971 et en 1974, la maladie le rattrapa.

Son Premier ministre, le co-auteur de ses réformes entre 1969 et 1972, fût Jacques Chaban-Delmas, un Saint-Cyrien, grand sportif, ancien résistant, devenu général de brigade, député-maire et trois fois président de l'Assemblée nationale. Pour son discours d'investiture en tant que Premier ministre de Pompidou, Chaban fut assez éclairé, établissant les bases d'une «Nouvelle Société» (mais à sa façon), comme un acte de foi et de solidarité.

Hélas, depuis Pompidou, tout tend à prouver que les technocrates qui se sont succédés, issus des grandes écoles, furent des bons-à-rien et des incultes. Pompidou lui n'était pas un inculte, mais sans doute un des derniers humanistes reconverti «dans l'intérêt de la France» en «capitaine d'industrie». Ses successeurs se contenteront souvent de perpétuer maladroitement ce que Pompidou avait conçu et réalisé.

Par exemple François Mitterrand, lui aussi condamné par la maladie, ne fut souvent qu'un «petit joueur» aux remarques acerbes: «Cela ne vous regarde pas !» se plaisait-il à dire. Giscard d'Estaing lui fût le plus inspiré de tous ces Présidents en écrivant une «Constitution européenne» et Jacques Chirac passa du bon temps en allant bouffer du saucisson et tâter le cul des vaches au Salon de l'agriculture.

Aucun de tous ceux-là dénoncèrent les défauts criminels de cette industrialisation forcenée de notre pays: des usines immensément polluantes et une agriculture productiviste obèse et destructrice à base de produits chimiques, celle imposée par La politique agricole commune (la PAC) pour obtenir les plus hauts rendements possibles.

Après, que dire de Macron, versus Pompidou, en imaginant un tel combat sur le ring?

Macron n'est lui qu'un poids coq (quand Pompidou était un poids lourd), même avec le boxeur Édouard Philippe comme premier ministre. Sa vision est rétrécie et il ressemble à tous ces technocrates fondus dans le même moule des grandes écoles: sa culture semble notablement insuffisante, voire curieusement absente et plus basée sur un exercice de mémoire que sur une compréhension historique, même s'il passe ses nuits d'insomnie à lire. Mitterrand, Sarkozy et Hollande avaient eux aussi essayé de se frotter à la culture moderne avec plus ou moins de bonheur et parfois dans des registres secondaires: la littérature mais aussi le cinéma, la chanson pop etc.

Hélas, l'essentiel n'est pas ce que l'on peut en voir: la «culture humaniste» nait de l'observation, de la comparaison, de l'étude, du plaisir et du souvenir. Intellectuel dans les livres, sensuel dans les musées (dont la France est riche) et dans la nature admirable, l'humanisme établit naturellement des échelles de valeurs pour juger de son temps. Il n'a rien de prémâché ni de prévisible et donne le goût de l'effort, du voyage et de la conquête.

A l'opposé, le développement du «tout numérique» dont Macron a été le ministre sous la présidence de François Hollande favorise une «culture hors sol», la numérisation/virtualisation de tous les éléments qui semblent caractériser notre exception culturelle, le transfert de toutes les informations numérisées vers les bases de données du «Big data» en Amérique ou en Inde pour ensuite les restituer à la demande sur des écrans quelconques, le captage de nos identités en passant pour monétiser ces transferts, l'utilisation du réseau de communication «plug and pay» américain et le tout orchestré in fine sur les places boursières dans le culte du profit roi et de la réussite insolente: «Tiens, bouffe, c'est du rata...».

Macron est-il le génie qu'on imagine? Gagne-t-il des parts de marché ailleurs que dans l'industrie de l'armement militaire? S'il sacrifie des pans entiers de la France: l'espace aérien (Air France); l'espace électronique, informatique et numérique avec la fuite de nos technologies et de nos ingénieurs (après l'échec d'Alcatel-Lucent, de Matra, d'Alstom démantelé et cédé à General Electric ou Siemens); nos administrations publiques bientôt numérisées dans le Big Data et externalisées en Inde; nos commerces ubérisés dont les hôtels et les restaurants et le tout offert à l'hégémonisme des grandes puissances, des multinationales et des marchés financiers, alors un tel gouvernement menace grandement notre économie et notre indépendance. Bientôt, nous serons muséifiés et statufiés comme des cons, un képi sur la tête et une baguette sous le bras.

D'ailleurs, je pense qu'on nous a survendu le "beau gosse": s'il a éprouvé le besoin d'épouser à tout prix sa "professeure de lettres" qui animait jadis l'atelier théâtre dans son lycée, ça prouve seulement qu'il est allé à l'école et qu'il a fait un blocage sur sa prof. Est-il plus intelligent pour cela? Je ne crois pas non plus à sa précocité, mais seulement à son opportunisme: il a séduit une femme mariée, voilà. Mais emmener sa prof à la maison n'est pas forcément une bonne idée... C'est comme une seconde mère! Il lui restera donc encore à apprendre l'indépendance, voire la solitude pour évoluer.

Macron se veut le représentant d'une «génération numérique», au moment où les nouveaux smartphones semblent avoir réponse à tout, avec l'assistance de programmes pseudo-intelligents. Son QG opérationnel informatisé l'a-t-il aidé à remporter les élections présidentielles? Sans doute mais cela le dessert face à la stature d'un Georges Pompidou. Le traitement et l'étude d'une grande masse d'informations personnelles peut favoriser un candidat sans parti et sans soutien en lui indiquant les bons choix, comme dans une élection truquée par Donald Trump, mais sans rien ajouter à sa grandeur. Pour ces hommes on parle de «charisme», une chose mystérieuse pour décrire leur succès surprenant, mais Steve Jobs hier ou Donald Trump aujourd'hui peuvent nous paraître absolument détestables malgré leur réussite personnelle.

On parle souvent «d 'intelligence artificielle» à propos des machines mais ce ne sont que des super-programmes qui servent de plus en plus à faire tourner le monde sur des écrans de contrôle avec des opérateurs, des informaticiens et des programmeurs derrière. Il reste aux robots, pour devenir «humainement intelligent», de se mettre vraiment à notre service, c'est à dire d'intégrer une «démarche humaniste»... Sauf que l'humanisme ne s'invente pas, ne se copie pas ni ne se décrète, et ce ne sont pas des gamins dans des salles informatisées qui peuvent traduire une culture ancienne, dont ils ignorent tout, en langage machine. Ainsi, pour faire simple, comment intégrer la pauvreté, l'ignorance, l'isolement, la vieillesse, la maladie et la mort dans leurs algorithmes? Et au service de qui, dans quel projet et par quelles manipulations?

Pompidou se mit au service des hommes et non d'une société virtualisée «plug and pay». Il ne voulait pas d'une «super-structure étatique» dirigée par un sphinx à la façon de François Mitterrand ou un dieu comme Jupiter (le nom de son labrador). Il se demandait simplement comment améliorer la vie de chacun, et il élabora les réformes correspondantes comme autant de programmes sophistiqués présentés aux citoyens : «Vous en avez rêvé? Je l'ai fait...» mais rien à voir avec un ordinateur Apple et la vanité d'un Steve Jobs.

Pompidou expliqua qu'il croyait plus en l'homme qu'en la société. Sauf qu'il y a un nouveau concept à inclure à son discours, et Georges Pompidou l'aurait vite assimilé: la société prise dans son ensemble agit comme un super-organisme auto-destructeur avec sa folie guerrière, ses industries polluantes rejetant des gaz à effet de serre et son agriculture intensive fatale à la biodiversité.

Pour redresser ces penchants mortifères, il faudrait que chaque individu prenne conscience d'être la partie d'un tout et de la menace globale qui pèse sur la planète entière par effet de contamination: le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources, l'injustice croissante de la condition humaine entre le Nord et le Sud, le manque d'eau, les guerres etc.

Chacun d'entre nous devrait avoir la capacité d'interpeller le pouvoir en place pour faire pencher la balance du bon côté des choses, alors que les puissants, les riches, les pourvus, les industriels et les agriculteurs, les banquiers et les financiers, les gouvernements, les lobbys et tout l’Establishment demeurent dans le déni. Ceux-là repoussent le "principe de précaution" (qui dit:"dans le doute, abstiens-toi", un principe de sagesse élémentaire) pour protéger leurs intérêts économiques à court terme, même quand ils savent que le coût social et planétaire sera infiniment supérieur aux bénéfices additionnés de quelques uns d'entre eux. Et une fois leurs méfaits accomplis, le principe "pollueur-payeur" est bafoué...

Je pense à cet agriculteur bien seul dans sa montagne, qui voit ses ruches vides d'abeilles et ses pieds de lavande desséchés. Jadis, ses ancêtres luttaient victorieusement contre les aléas climatiques, mais que faire contre les pesticides neurotoxiques et les gaz a effet de serre?

Le vrai problème est que le simple citoyen, même suffisamment informé, est privé de l'opportunité de s'exprimer en Europe (et pire ailleurs) pour dénoncer les abus évidents.

Notre seul espoir pour nous faire entendre en tant que «société dans l'imminence d'une destruction planétaire» est de «pétitionner». En l'absence de ces pétitions, nos dirigeants organisent des consultations de leur choix ou des référendums inutiles, avec des questionnements qui ne remettent pas en cause leur gouvernance.

Les «machines intelligentes» pourraient être utiles à l'humanité en faisant remonter les craintes de chacun vers nos gouvernements respectifs et en palliant aux excès industriels partout sur la planète. Les cerveaux électroniques ou quantiques, les automates et les robots deviendraient, dans un scénario catastrophe, des «super-flics» chargés de sauver la Terre contre notre irresponsabilité, par tous les moyens et toutes les restrictions possibles. En résumé, la forme la plus évoluée des machines serait de nous asservir pour nous protéger de nous même!

Pour éloigner le spectre d'une auto-destruction inéluctable, il faudrait qu'Emmanuel Macron se pose les bonnes questions: que faire pour nous protéger des industries ravageuses, de la pollution, des machines menaçantes et du transhumanisme au service de projets totalitaires? Quelles seraient, pour nous rendre la vie moins désespérante, les réformes à engager sans plus attendre?

Écoutons en quels termes humanistes s'exprimaient Georges Pompidou* et Jacques Chaban-Delmas*.

*«La République doit être celle des politiques, au sens vrai du terme, de ceux pour qui les problèmes humains l'emportent sur tous les autres, de ceux qui ont de ces problèmes une connaissance concrète, née du contact avec les hommes, non d'une analyse abstraite ou pseudo-scientifique de l'homme. C'est en fréquentant les hommes, en mesurant leurs difficultés, leurs souffrances, leurs désirs et leurs besoins immédiats, tel qu'ils les ressentent ou tel parfois qu'il faut leur apprendre à les discerner, qu'on se rend capable de gouverner, c'est-à-dire effectivement d'assurer à un peuple le maximum de bonheur compatible avec les possibilités nationales et la conjoncture extérieure. L'époque n'est plus à Louis XVI dans son palais de Versailles, au milieu de ses grands, mais rien n'y ressemblerait davantage qu'un grand ordinateur, dirigeant de la salle de commande électronique le conditionnement des hommes.» Dixit Georges Pompidou.

*«La nouvelle société que nous devons construire doit être aussi, faut-il le dire, une société solidaire ; solidaire, certes, à l'égard des faibles et des malchanceux, et à cet égard figurent au premier rang de nos préoccupations les mal logés, les personnes âgées, les handicapés et les veuves. Mais je n'aurais garde d'oublier ces travailleurs étrangers qui assument dans notre économie les travaux les plus pénibles et dont les conditions d'accueil et de vie doivent être améliorées. Notre société doit être également solidaire à l'égard des catégories sociales et des individus qui sont particulièrement touchés par l'indispensable mutation de nos structures économiques. Ce gouvernement veut être celui de la réconciliation et de l'action. Depuis des siècles, notre vieux pays a connu toutes les gloires et toutes les misères; triomphes et défaites se sont succédés; les régimes ont passé et des hommes dont l'amour pour la France ne pouvait être suspecté se sont déchirés au nom même de cet amour. Bien des blessures, des rancœurs et peut-être des haines subsistent encore. Assurer à l'homme sa dignité, lutter contre toutes les injustices, tel est le sens du grand combat que nous devons mener. Il s'agit là d'un grand effort qui ne peut se concrétiser, se réaliser que dans l'union de tous». Extrait du discours d'investiture de Jacques Chaban-Delmas.

Et je pense au ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, quand il cherche à nous mobiliser face aux catastrophes qu'entraînent le réchauffement climatique:

«Nous avons collectivement une immense responsabilité... Nous ne pouvons plus entretenir des divisions, réelles ou factices, alors que cet enjeu appelle une réponse universelle. La confrontation politique est nécessaire, mais sur ce point, faisons la paix. J'appelle à une union sacrée sur le climat...».

Et si la nouvelle société française devenait moins industrielle et plus écologique? Comment la dessineriez vous, monsieur Macron? Ne vous réfugiez pas dans le virtuel et devenez le précurseur d'une écologie réelle et solidaire quand le monde part à la dérive. Car, malheureusement,
la pollution est optimisée par les industriels pour atteindre des bénéfices records, quitte à s'acquitter d'un «bonus-malus écologique» en passant  les taxes correspondantes par la case «pertes et profits»: un simple jeu comptable, quoi! Merde in France.

vendredi 10 août 2018

Nicolas Hulot fragilisé : « L'éducation aux gestes éco-responsables est-elle possible ? », dans le blogiblag du 10/08/18 (LJ ©2018).

Les Français n'ont semble-t-il pas vraiment changé, ni évolué: pour les vacances, nos compatriotes n'ont pas renoncé à leurs voitures ou à l'avion pour voyager, aux appareils d'air conditionné pour se rafraîchir, aux hamburgers, aux iphones et autres smartphones à prix d'or ainsi qu'à toutes les surconsommations et à leurs emballages. La vente des voitures Renault et Peugeot à essence, comme le diesel, est en hausse et l'écologie n'est pas le sujet de conversation cet été. Les voitures électriques ne sont plus de mode, même si la France est en surconsommation d'électricité qu'elle exporte vers les pays voisins pour aller alimenter quoi? D'autres appareils à air conditionné achetés en masse, des réfrigérateurs et des écrans plats etc.

Les Français n'ont aucune réflexion, qui acceptent de mourir par dizaines de milliers comme jadis de la peste, au moyen-âge: pourtant, leurs maux sont identifiés qui sont liés souvent à la vitesse, à la surconsommation, à la surproduction (pour exporter), à la sur-industrialisation et à la pollution sans cesse croissante. Le tri des déchets ne fonctionne absolument pas et la tentative d'imposer l'usage des véhicules électriques est un échec à Paris comme ailleurs. 


Par exemple, le glyphosate, ce produit criminel à l'usage des petits jardiniers et des agriculteurs sous le nom de "Round up" ou autre, a été autorisé  pour encore trois ans en France quand il vient d'être condamné par les tribunaux aux États-Unis! C'est exactement comme pour le scandale du tabac ou de l'amiante... Nos gouvernants mettront-ils un demi siècle pour l'interdire, et au prix de combien de vies?

Les voitures aussi sont assassines:
«l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a révélé ce vendredi les chiffres de la mortalité sur les routes en France pour le mois de juillet 2018. Par rapport au mois de juillet 2017, le nombre de morts est en baisse, avec 344 décès enregistrés, contre 346 à la même période l'an dernier sans que le lien avec la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h soit évident».

Les Français râlent bien un peu à cause de la surchauffe de l'atmosphère mais sans vouloir limiter leur circulation incessante, la construction de routes et de bâtiments, les rejets asphyxiants dans les airs et toxiques dans les eaux. Les animaux continuent d'être sacrifiés quotidiennement par millions à leur appétit, les campagnes sont asséchées, les sources et les nappes phréatiques taries, les rivières pompées à mort pour l'irrigation des cultures et le refroidissement des centrales atomiques, et le plastique continue de s'imposer en bouteilles et en sacs qui jonchent le sol ou réapparaissent à la surface des décharges après enfouissement.

Seulement 3 % des Français auraient peut-être un mode de vie «éco-responsable» avec les gestes correspondants, soit par choix et conviction, soit par obligation ou isolement, soit qu'ils sont trop pauvres pour prétendre bénéficier des avantages de la surconsommation ambiante.

La chaleur intense qui dépasse les 40°, et qui peut atteindre 8° de plus dans les villes que dans les campagnes, multiplie les feux de forêts mais cette chaleur est vue au final comme une chance pour les estivants, explique-t-on sur Europe 1: «Vous allez bénéficier d''un bon ensoleillement et d'une journée estivale mais n'oubliez pas de boire, de manger des glaces, de vous baigner et de vous tartiner de crème solaire!».

Fatalement, ce sont les contribuables français qui paieront un jour pour le réchauffement climatique, comme pour les accidents des centrales atomiques et la contamination ambiante (et pour finir pour le démantèlement des centrales atomiques et l'enfouissement des déchets). Ce sont eux aussi qui paieront pour les routes défoncées quand les transporteurs routiers internationaux empruntent les routes secondaires pour éviter les péages et font leurs pleins de gas-oil en Espagne ou en Belgique. Et puis, les émissions de gaz nocifs sont rabattues par les vents sur les villes et les villages et encore plus de Français sont incommodés et menacés de cancer du poumon: ainsi, chacun d'entre nous est susceptible de fumer l'équivalent de 1 à 3 cigarettes par jour, et bien plus dans les villes et les endroits pollués, au bord des routes, dans les aéroports et dans les ports accueillant des navires de croisière, des pétroliers et des porte-conteneurs.

C'est dans ce contexte négatif que Nicolas Hulot officie, d'autant que les citoyens «éco-responsables» sont accusés d'activisme et d'extrémisme: ainsi sont-ils désignés comme les nouveaux anarchistes, voire des terroristes contre les abattoirs, les boucheries, les viandards, contre l'agriculture productiviste, contre la croissance économique «à tout prix» et le «plein emploi»
garanti par les industriels  en échange d'une économie libérale sans freins, injuste et anti-sociale à l'exemple de l'Amérique de Trump.

En voulant lutter contre la pollution et la vitesse des voitures, les «écologistes» sont même accusés des embouteillages ponctuels sur les «voies rapides» des bords de Seine à Paris. Mais les embouteillages monstrueux à l'entrée des villes depuis 50 ans, ben, c'est normal pour les automobilistes: on peut dire que c'est la preuve de notre bonne santé économique, quand chacun pollue un maximum et perd son temps dans sa caisse!

On comprendra alors l'intérêt d'inscrire la protection de la Nature, de l'Homme et des Animaux dans l'article 1 de la constitution, pour réformer un «mode de pensée» indigent, celui induit par les opportunistes décérébrés, les politiciens machiavéliques, les journalistes véreux, les économistes officiels d'un libéralisme débridé et les industriels sans scrupules qui tirent les ficelles.

Pour lutter contre les cancers provoqués par ces pollutions diverses, l'industrie toute puissante alliée aux laboratoires de recherche met au point des traitements qui altèrent l'ADN pour renforcer nos défenses immunitaires, au risque de détruire le génome humain.

L'exemple le plus flagrant,
à l'ère du pangénisme, est celui de la compagnie agrochimique Monsanto qui  fabriquait des poisons violents en très grandes quantités (l'Agent orange pendant la guerre du Vietnam, le Ranger pro et le Roundup pro aujourd'hui) et qui sélectionnait les variétés de plantes transgéniques résistantes à ces mêmes poisons. La principale erreur de Monsanto fut de ne pas prévoir des «jardiniers, paysans et agriculteurs transgéniques» résistants à leurs pesticides. De fait, des robots auraient bien mieux fait l'affaire pour éviter des milliers de morts. Après, des millions d'avis défavorables sur les réseaux sociaux ont-ils convaincu les États-Unis de pratiquer le "greenwashing"? Très critiqués, ils se sont débarrassé de cette entreprise assassine, un fleuron militaro-industriel  qui travaillait jadis pour l'armée américaine (l'uranium de la bombe atomique en 1940, l'agent orange de la guerre du Viêtnam à partir de 1961), en le cédant en 2016 à l'allemand Bayer (qui travaillait jadis pour les nazis pendant l'Holocauste): les chiens ne font pas des chats! Entre génocide et écocide, il n'y a que deux lettres de différence.  Remarquez, si les Allemands ont pu payer 66 milliards de dollars pour capter des brevets, des marchés et des usines, c'est sans doute parce que Monsanto a fait des avancées majeures dans la recherche sur les OGM. Si le pangermanisme est mort, le pangénisme est la voie royale de l'eugénisme, notre avenir à tous: l'Allemagne prend la relève! En attendant, Trump demande de réorienter l'effort militaire américain vers «une  Force de l'espace».

Alléluia, ce vendredi 10 août, un petit jardinier américain cancéreux en phase terminale a réussi, contre toutes attentes, l'exploit invraisemblable de faire condamner Monsanto-Bayer! Quoi, les tribunaux américains se décident enfin à agir, après 40 ans d'immunité? Oui, d'autant que le Pentagone ne soutient plus Monsanto, avalée par le groupe européen Bayer: maintenant, ce sont les Allemands qui vont payer la facture, amen.

Mais peut-être faudrait-il identifier et contrecarrer les causes des cancers avant d'essayer, 40 ans trop tard, d'en contrarier les effets à coups de manipulations génétiques? Pour renforcer leur effet d'annonce, les journalistes interrogent quelques miraculés sauvés du cancer par les chercheurs français: «merci, merci, merci!» répondent les ex-malades. Voilà comment les progrès de la recherche en
thérapie génétique peuvent servir à dédouaner les groupes industriels de leur irresponsabilité, que ce soit Monsento, Bayer ou d'autres.

Sur le même modèle, la chirurgie réparatrice «française» redonne de l'espoir aux accidentés de la route par milliers: un brave chirurgien vous greffera peut-être, si vous le méritez, un visage, une main, un cœur artificiel ou un morceau de foie. C'est ça, le progrès! Et Renault ou Peugeot, nos fleurons de l'industrie automobile, s'en lavent les mains.

Il y a trois jours, l'interview de Nicolas Hulot par un animateur plutôt stupide sur la radio «Europe1» a tourné à l'incompréhension totale et Nicolas s'en est irrité. Le lendemain, deux journalistes invités, des «nettoyeurs», sont venus
«finir le travail» et prouver si possible «l'échec complet du ministre de la Transition écologique et solidaire». L'affaire fut jugée manu-militari en moins d'un quart d'heure: on sait pour qui roulent les grands groupes financiers! L'écologie est ainsi refoulée et méprisée quotidiennement, suivant un modèle de communication journalistique optimiste, opportuniste et destructeur au service des annonceurs... Ici, le plan com «plug and pay» du groupe Lagardère! 

Partout, les lobbys contrôlent les communications: les dangers des OGM et des pesticides ne sont toujours pas établis officiellement  50 ans après et toute jurisprudence est réfutée*. De même, les effets des contaminations radioactives sur la population française continuent d'être niés par les gouvernements successifs, quand par exemple des millions de français sont atteints à la thyroïde. Les nuages radioactifs se sont arrêtés à la frontière, voilà! Mais, au Japon comme en Russie, les taux de radioactivités admissibles sont sans cesse revus à la hausse.

La critique la plus fine lancée contre Nicolas Hulot par ces «pauvres cons» d'Europe1 fut qu'il n'a pas la stature d'un ministre d'État, de la Transition écologique et solidaire, seulement celui d'un lanceur d'alertes, voire d'un pleurnicheur façon «Caliméro». Voudrait-il insister? Il sera alors accusé d'être un dangereux activiste, celui de la désindustrialisation menant à la récession économique et au chômage généralisé. L'écologie à bon dos!

Nicolas Hulot est-il le point faible du gouvernement Macron en menaçant sans cesse de démissionner ou bien est-il son «label qualité»? Pour sûr, il a besoin d'être encouragé par les citoyens «avertis» quand les lobbys appuient sur tous les leviers pour déstabiliser un gouvernement contraire à leurs intérêts.

Et comment pourraient-ils accepter la décroissance en France, à seulement 1,8 points en 2018 (à l'égal de l'Allemagne) contre une croissance annualisée de 5,4 points aux États-Unis, attribuée à la politique industrielle, fiscale et ultra-agressive de Trump? (et non à Barack Obama, ce communiste !). L'affaire est entendue et nos petits journalistes (à la vue courte) anticipent la démission de monsieur Hulot.

Hein, mais comment Hulot a-t-il osé proposer d'inscrire «l'écologie » dans l'article 1er de notre constitution nationale? Et les végans qui veulent supprimer les barbecues... Non! Merde in France.


*«Nous ferons appel de la décision et continuerons à défendre vigoureusement ce produit qui bénéficie de quarante ans d’utilisation sans danger et qui continue à être un outil essentiel, efficace et sans danger pour les agriculteurs et autres usagers» Bayer and cie.

mercredi 8 août 2018

Emmanuel et Brigitte : « Les petits secrets de Fort Brégançon», dans le blogiblag du 08/08/18 (LJ ©2018).

Emmanuel faisait ses devoirs avant d'aller au lit: il s'était fait une obligation dès son plus jeune âge de consigner quotidiennement ses impressions du jour sur ses cahiers. Brigitte, elle, se rafraîchissait les fesses dans sa baignoire «Mireille Darc», qui remplace depuis peu l'antique baignoire émaillée du général De Gaulle.

N°1. Brexit or not Brexit?

Ce vendredi, j'ai reçu Theresa May à Fort Brégançon. Elle m'a suggéré d'envisager avec Michel Barnier un «Brexit soft»:

_ C'est l'intérêt des 27 et tu dois te souvenir de la City, Emmanuel, puisque c'est elle qui t'a offert son appui financier il y a deux ans déjà, pour aider à ton élection... Ce serait juste de lui retourner la politesse...

_ Do you think so? Je ne suis pas un traître à mon pays!

_ ...Quoiqu'il arrive, a-t-elle persiflé, les banquiers garderont le secret des comptes des grandes fortunes de France qui sont venues se réfugier en Angleterre depuis la révolution française jusqu'à la présidence de François Hollande, quand tu étais encore ministre de l’Économie, et ces familles de millionnaires sont bien plus nombreuses que les quelques banquiers de HSBC qui sont supposés s'installer à Paris!».

Saperlipopette, mais c'est le monde à l'envers. Je lui ai répondu fort civilement:

-Theresa, je ne suis pas le général De Gaulle, celui qui avait refusé l'entrée du Royaume Uni dans le marché commun. Nonobstant, les Anglais peuvent toujours revenir à la raison... (English people should return to their senses) car, d'après les études statistiques de mon état major, les anti-brexit atteindront 55% du total des votants d'ici la fin de l'année. Alors, pourquoi ne pas tenter un référendum gagnant? David Davis et Boris Johnson ont démissionné et l'Irlande refuse les barrières douanières... La conjoncture est maintenant très favorable. À toi de voir...

Après le dîner, nous avons disserté longuement sur l'état du monde et nous avons fini par un petit bain de minuit.

N°2 . Fort Brégançon ou Fort Braguette?

Ce samedi, nous avons traîné au lit avec Brigitte et j'ai tellement baisé que j'ai des lunettes de plongée fumées à la place des yeux! Brigitte m'a pommadé avec son anti-cerne et nous allons rester en mode «sous-marin» jusqu'à lundi. Mardi, nous prendrons notre premier bain de foule.

Mon problème majeur n'est pas le priapisme mais l'éjaculation précoce. Je suis trop tendu et je décharge comme un lapin. Heureusement que Brigitte m'aime et qu'elle comprend tout!

Après avoir foiré les trois premiers coups, ma «petite sauterelle d'amour» m'a questionné ainsi:

-C'est l'affaire Benalla qui te met dans cet état?

-Quoi ? Bien sûr que non... Mais pas si sûr! Cette affaire me colle aux doigts comme le sparadrap du capitaine Haddock.

Après, nous sommes allés nous baigner dans notre piscine «hors sol» en bois. Je l'ai faite remplir avec de l'eau de source: à 20 centimes le litre, le plein revient à 10000 euros (mais c'est notre petit secret...), parce que je ne supporte pas le chlore qui m'irrite les yeux et me rougit la peau des couilles. Brigitte s'est fait épiler le maillot façon ticket de métro sous son tout petit bikini et moi j'ai la barre vitaminée de travers qui dépasse du slip de bain. En arrivant à la piscine, et de rire ! Nos invités Theresa et Philip May nous y ont précédé. Le problème c'est que l'eau est tellement pure, à près de 30 degrés, que mes spermatozoïdes peuvent y nager à l'aise pendant trois jours. Fort heureusement, Theresa ne risque pas de tomber enceinte de mes œuvres, mais elle risque d'avaler quelques uns de mes spermatozoïdes égarés.
 

-I wish you my best spermatozoids, Theresa!  

N°3. Fort Brigitte

Brigitte ne veut pas me voir travailler au fort de Brégançon et m'impose un repos salutaire pendant 3 jours. Mais je suis un petit dormeur (comme Napoléon Bonaparte et Victor Hugo) et il me faut faire quelque chose pour ne pas m'ennuyer !

Dimanche à mon réveil, vers 4 heures du matin, elle m'a fait une surprise: Brigitte m'a menotté le poignet à la tête du lit. Elle était nue avec comme cache-sexe un petit tablier blanc de soubrette. Après, elle a sorti du coffre-fort un petit fouet en plastique «sado-maso» et elle m'a obligé à manger des fraises Tagada et des nounours à la guimauve qu'elle réserve pour moi dans des bocaux de 5 litres. Ensuite, nous nous sommes emboîtés merveilleusement bien et toutes mes tensions ont disparu d'un seul coup.
 
Ah, je respire l'air du grand large! Je suis un aigle dans son nid, au sommet du rocher... Vers 7 heures du matin, après que Brigitte s'est refaite une beauté, nous sommes descendus baguenauder sur la plage en amoureux. Rien ne vaut la mer, l'eau salée et les vagues, et aussi un bon livre pour passer le temps! C'est ce que je dirai mardi devant la foule de mes admirateurs. Peut-être y aura-t-il encore François Hollande? Non, je plaisante... Mais que dire de ce benêt-là? Croit-il que je vais l'inviter à Fort Brégançon? Tiens, quand les andouilles rouleront en scooter, je le nommerai chef d'escadrille.