vendredi 7 février 2020

Lettre du président Macron aux français : «Les carottes sont cuites, sus aux Anglois!», dans le blogiblag du 01/02/20 (LJ©2020).

Mes chers compatriotes,

À cette heure fatidique, minuit –l’heure du crime, suivant une longue tradition de marins et de marchands habitués à sillonner les mers du globe, les Britanniques récupèrent leur indépendance.

Évidemment, nos voisins Anglais ne sont rien sans nous, les Européens qui les avons amplement soutenus, y compris pendant l’épisode de «la vache-folle» alors que leur agriculture était insignifiante et qu’elle ne méritait pas autant d’attentions. Nous avons aussi arrêté à Calais, en leur nom mais à nos frontières, les Sarrazins, les Africains et les Orientaux et y compris des immigrés balkaniques qui attendaient tous dans des camps de fortune pour traverser la Manche et rejoindre le pays susdit de cocagne. À nous maintenant, les Français, de nous en accommoder, de conjuguer nos efforts et de payer des impôts pour aider à fixer ces populations refoulées et contrariées.

Aujourd’hui, nous savons exactement à quoi nous en tenir: bientôt, le Royaume-Uni va annoncer au monde entier, par défi, «L’ACCORD DU SIÈCLE AVEC LES ÉTATS-UNIS DE TRUMP» pour essayer de devenir le Hong-Kong de l’Amérique et le Singapour de la Tamise! Si avec notre ami Barack Obama nous avions le prix de la paix, avec Johnson-le-pirate et sa reine Élisabeth-la-borgne nous avons dès maintenant la guerre économique et donc un «cheval de trois» à nos portes: dans ce cheval creux, il y a l’Angleterre, l’Irlande et l’Écosse et pas seulement, car ils sont une foultitude qui voudront naviguer «sous pavillon de complaisance» pour venir faire des affaires et décharger leurs marchandises dans les ports du Royaume-Uni, l’île des pirates: les États-Unis de Trump, la Chine de Xi Jinping, la Russie de Poutine, l’Afrique et le Moyen-Orient, l’Inde, l'Asie toute entière et l'Amérique du Sud, le Brésil de Bolsonaro, l'Australie de Morrison comme le Canada de Trudeau et tous ceux encore qui prévoient de contourner les péages européens. Bien sûr, l’Écosse attend de voir d’où vient le vent, mais ne doutons pas que Boris Johnson saura lui faire une offre irréfutable pour célébrer ce dernier coup de maître, à moins que l’Écosse n’obtienne son indépendance par référendum et se soustrait à cette influence.

Hélas, l'Angleterre est demeurée telle quelle 50 ans après s'être immiscée dans la CEE, soit la perfide Albion du Général de Gaulle, dépeinte nature avec ses vices et ses vertus, prête à toutes les trahisons.

L’Irlande, en plus, offre cet avantage incroyable d’avoir un pied en Europe, un pied en Angleterre et surtout une frontière entièrement poreuse entre le Nord et le Sud. Elle restera donc le paradis fiscal des GAFAM-infâmes et de toutes ces multinationales avec des budgets étatiques qui poussent à la roue la déliquescence européenne. Et alors, que deviendra ma taxe GAFA? Ben, je peux déjà m’asseoir dessus car soumis à cette concurrence déloyale, les 27 seront poussés à faire toujours plus de concessions fiscales. Au mieux, la France recevra un euro symbolique.

Bien sûr, la City de BoJo-le-pirate a calculé tous les avantages et les profits attendus et ce succès à venir presque instantané leur semble glorieux! Cependant, je veux émettre quelques réserves: Trump, c’est "le Joueur de flûte de Hamelin" et il peut très bien leur jouer le morceau à l’envers. Et Boris Johnson? C’est un bourgeois, certes infiniment plus cultivé que Trump, mais comment peut-il prétendre fermer les frontières, refouler 1 million de travailleurs sans-papiers devenus illégaux du jour au lendemain et remettre au travail tous ces vieux anglais alcooliques du Nord et du Sud Est, des «fils de Pub» qui pissent sur l'Europe comme je pleure sur l'Angleterre infidèle, et des jeunes «hooligans-des-terrils» cons comme des balais? Et pour quelle industrie? Non, bien sûr, je ne veux pas accabler les populaces immigrées des faubourgs déshérités sur cette île de malheur, les ouvriers accrochés à leurs mines closes et à leurs aciéries en ruine, ni ces pauvres pecnots incultes éleveurs de vaches folles et de moutons fiévreux en leur rappellant comment l'Europe les protégeait tous sans distinctions, et je veux encore moins les insulter... mais je voudrais simplement leur dire:

Messieurs les Englishes, cheese, je vous aime! Et même si vous êtes devenus à l’insu de votre propre gré des Brexiteurs invétérés (trompés par les mensonges grossiers de BoJo-le-fourbe), je reste votre ami… seulement voilà, Boris Johnson va vous offrir des clopinettes, peau de zob quoi... Son pari? C’est celui de la Finance, des petits nobles de la monarchie en sucette, des bourgeois et des rentiers opportunistes, tout en jouant les pirates des Caraïbes: «la bourse ou la vie» mais au final la City plus Wall Street et les fonds de pension américains risquent fort de vous laisser à poil sur le trottoir, comme des millions d'Américains avant-vous qui sont sortis des statistiques du chômage pour entrer directement dans la clandestinité avec tous leurs biens entassés dans des conteneurs de poubelles. Misère!

Après, bien-sûr, j’espère vous revoir heureux et en forme en 2024, moi ou mon successeur, pour les Jeux Olympiques d’été en France, vainqueurs ou vaincus car je suis beau joueur... D’ailleurs, avec le réchauffement climatique et la montée des eaux prochaine, Johnson prévoit-il de mettre Wesminster, la City, Big Ben, Downing Street et le Parliament sur pilotis? Et la reine d'Angleterre avec ? À oui, mes amis, les carottes sont cuites, je répète...
Moralité:
Well done, it's Johnson
Well fuck, it's Donald Duck!



mercredi 29 janvier 2020

Des mets de choix épicés au Coronavirus: «Des chauves-souris et des pangolins ébouillantés ou frits vivants, en Chine», dans le blogiblag du 30/01/2020 (LJ ©2020)

Mais d'où et comment nous arrive le dernier «Coronavirus» ou «Pneumonie chinoise 2019-2020»? Des animaux vendus sur les marchés? Des soupes à la chauve-souris?


C’est "l’année du Rat" et nos amis Chinois sont évidemment très amis des bêtes, eux qui raffolent comme partout en Asie des animaux sauvages, d’élevages et de compagnie pour les fêter et surtout les manger: l'usage est de les présenter vivants sur les places et dans les rues marchandes pour en garantir la fraîcheur ou bien déjà cuits, en sauce ou frits sur les étalages, à la mode du pays pour déguster sur place sans attendre: les chauves-souris, les serpents, les civettes (ou chat musqué), les rats, les chiens et les chats et tous les animaux en général y passent sans état d’âme.

Oui, quoi de plus réjouissant pour ces ventres sur pattes (c’est une affaire d'estomac, pas de tête ni de cœur) que de rire et de saliver devant ces pauvres bêtes encagées ou simplement entravées par des liens blessants dans l'attente d'être consommées? Tiens, elles ont déjà renoncé à se débattre et attendent bravement la pire des morts... On imagine des écrevisses géantes avec des ficelles de raphia autour des pinces, pêchées dans des ruisseaux d'eaux translucides, noires au fond comme des pierres luisantes ou des anguilles glissantes débordant de seaux d'eau boueuse mais ce sont le plus souvent des tortues et des chauves-souris, des rats, des serpents, quelques fois des singes  ou des pangolins et puis des chiens et des chats de gouttières volés à leurs propriétaires ou trouvés errants et méfiants, achetés à des pauvres gens contre quelques pièces de monnaie, parfois aussi issus d’élevages ou capturés sauvages dans des filets.

La suite est plus cruelle encore: ces animaux sont sacrifiés en Asie de mille façons barbares (la bonne conscience n'a jamais nourri personne), souvent dépouillés vivants de leurs fourrures ou de leurs peaux de serpents comme des chaussettes retournées, geignants et jetés vifs dans le bouillon bouillant ou l’huile brûlante. La faim justifie-t-elle tous les moyens?  Hélas, la merveilleuse tradition chinoise, par exemple, veut que plus l'animal souffre et meilleure sera sa viande! Ah, quelle joie touristique de découvrir ces mets gourmands exotiques en changeant de province au gré du voyage, comme cette petite chauve-souris de quelques dizaines de grammes ébouillantée ou frite (la gueule ouverte dans un rictus ressemblant au rire sans pouvoir hurler sa douleur) et servie toute entière dans un grand bol de bouillon de légumes parfumé aux herbes! Hum, un délice à croquer du bout des lèvres dans cette vidéo devenue elle aussi virale... sur Facebook et Youtube.

Ce n'est pas ma conception du "respect du vivant". Et puis, hasard ou vengeance divine: la chauve-souris était porteuse immune d'un virus mortel  avant peut-être d'être avalée vivante par u
n serpent porteur à son tour du nouveau coronavirus et servi en rondelles frites en contaminant ses bourreaux, ou bien le rat était porteur d'une terrible maladie avant d'être dévoré par un chat qui lui-même a été jeté dans la cage d'un chien famélique pour l'engraisser dans l'espoir de le vendre plus rapidement sur un merveilleux petit marché traditionnel de la région du Hubei, avant que d'être occis à grands coups de bâton puis servi rôti ou mieux encore, jeté vivant dans une marmite d'eau bouillante pour servir de soupe fumante à un brave vieux Chinois qui à l'âge respectable de 81 ans n'était jamais tombé malade de sa vie (protégé par la médecine préventive chinois et sa cuisine délicieuse) avant que de crever en quelques jours d'une sale pneumonie et donc  de ce coronavirus 2019-nCoV transmis à cette occasion sur le marché de Wuhan par un cuisinier contaminé par la bête encore remuante dans la marmite: il faut appuyer sur la tête des animaux récalcitrants, un singe, un chien, des rats ou des chauves-souris pour les noyer dans le bouillon. Aprés, l'aimable commerçant a juste éternué par mégarde en posant un bol de soupe de pangolin devant le vieil homme qui a essuyé quelques postillons (hautement contagieux) du bout des doigts sur sa joue rapeuse... Le vieux est mort trois jours plus tard, le restaurateur est subclaquant et voilà tout le Hubei en alerte rouge communiste et 60 millions de Chinois en quarantaine.

Wuhan et Pékin ont nié pendant un mois l'épidémie avant que le gouvernement n'en révéle toute l'ampleur:  l'exemple du développement du Sras en 2002 depuis la province du Guandgdong avait déjà montré toutes les lacunes de ce régime autoritaire. La Chine ignore l'origine précise du coronavirus 2019-nCoV mais indique une origine animale probable dans un marché qui depuis lors a été décontaminé et fermé: les pratiques culinaires et les contaminations croisées entre les animaux sauvages et ceux d'élevage puis avec les humains sont mises en évidence pour les coronavirus CoV en Chine, l'Ebola en Afrique, les grippes aviaires ou porcines et la maladie de la vache-folle. Si par précaution, des millions de canards et d'oies ont été sacrifiés dans les élevages en France pour prévenir la grippe aviaire, pendant les épisodes de grippe porcine des milliers de porcs sont morts noyés par des éleveurs chinois peut scrupuleux et découverts flottant les pattes en l'air dans les rivières avoisinantes. Autre exemple malheureux, on explique que suite à un accident de la route les automobilistes chinois, souvent trés mal assurés, préférent s'enfuir: c'est dire le niveau d'empathie national. En même temps, la moindre critique contre le "régime politique chinois" sera qualifiée de raciste et contraire au respect des droits de l'homme. Alors, qui osera critiquer le "regime alimentaire chinois" qui à mon avis est dangereux pour la santé mondiale? Ah oui, mes amis, merde in China!

mardi 24 décembre 2019

Macron-de-Roquefort: «Marche ou grève!», dans le blogiblag du 25/12/19(LJ ©2019).

La retraite, c’est comme une boîte de chocolats: certains travailleurs l’ouvriront à 52 ans ou même avant, en pleine force de l’âge mais beaucoup d’autres l’ouvriront à 64 ans ou plus, en tremblotant. C'est ça, la justice sociale: l'égalité par le bas pour quelques uns et, en même temps, le nivellement par le haut de la pyramide des âges pour la majorité.

Voilà, bientôt la fin de l'année et ça pue pour nous! Les "gilets jaunes" n'avaient déjà rien obtenu en 2018 et 2019 et ils n’obtiendront rien non plus en 2020 puisqu'on ignore tout de ces voyous, sauf pour plus de dix mille d'entre eux interpelés, voire condamnés, avec en plus des contusions multiples et variées. En même temps, le corps des CRS, avec beaucoup de blessés pendant leurs entraînements ou pendant leurs charges brutales en se piétinant entre eux ou en se canardant accidentellement derrière leurs boucliers, a obtenu des primes importantes parce qu’ils ne sont pas habitués à travailler autant et maintenant c’est au tour des gendarmes et des policiers de manifester pour conserver tous les avantages de leurs retraites préférentielles, puisque:

"Que l'on soit policier municipal, gardien de la paix de la police nationale ou gendarme, les missions sont les mêmes: assurer la sécurité des personnes et des biens, le jour et la nuit, avec les risques liés au métier. La différence entre les trois métiers réside dans leur statut." Et justement, la réforme des retraites prévoit de remettre tout le monde au même niveau, et donc les policiers avec les gendarmes.

C'est ça, l'égalité par le bas. L'armée non plus n'est pas mal traitée dans l’ensemble, qui avait déjà obtenu les années précédentes le renouvellement du matériel de guerre pour «rester à la pointe» du progrès… Ah oui, vous parlez d’un progrès? Et celui de la dette nationale?

Les répressions sociales le confirment, nous sommes bien dans un état policé, policier, répressif et armé. En même temps, je me suis fais voler par des pickpockets devant la gare et j'ai déposé plainte mais, hélas, ma plainte n'a pas été retenue par la police qui m'a conseillé d'abandonner ma plainte puisqu'il était trop tard après plus d’un mois d’attente pour traiter mon cas, vu que les caméras  de vidéosurveillances du lieu étaient bien sûr effacées. Avant? Mon père s'est fait cambrioler, sa maison dévastée de fond en comble mais les voleurs courent toujours… Peut-être faudrait-il mettre en place la reconnaissance faciale pour tous si c’est la seule façon possible d’interpeler les voleurs, la racaille, les fous et les assassins. Oui, arrivé à ce niveau d’incompétence nationale, la protection de la «vie privée» fait de nous des victimes, alors pourquoi continuer dans ce prétendu anonymat? De fait, des moyens techniques tracent en permanence les citoyens honnêtes, mais pas les bandits.

Les grèves? J'en ai souffert toute ma vie de travail, depuis 1977, vu qu'il n'y a pas eu une seule année sans grève en France depuis 1947 et que je n'ai jamais possédé de véhicules personnels, juste un vieux vélo dégonflé conservé au fond d’un garage. En 1995, j'ai marché quotidiennement des heures durant pour rejoindre mon lieu de travail jusqu’à une usine de banlieue, chaque jour de grève. Et j'ai aussi failli "sauter" dans l'attentat du RER B à Saint-Michel qui s'est déroulé le 25 juillet 1995 à Paris: vers 17h30, je revenais d'une petite zone industrielle du Plessis-Robinson dans le RER vers Châtelet.

Aujourd'hui au chômage, je sais que pour beaucoup de travailleurs c'est "marche ou grève" et, en même temps, je sais que ma pension de retraite personnelle ne dépassera pas celle d'un handicapé ou d'une femme au foyer. Ah oui, les avantages c'est pas pour moi mais pour des bandes de syndicalistes-terroristes qui m'ont pris en otage toute ma vie durant, c'est à dire des milliers d'heures à attendre des trains, des métros et des bus et puis à marcher, marcher, marcher... Et c'est encore les mêmes d’hier, les syndicalistes et autres terroristes d’état associés qui garantiront leurs privilèges comme les cheminots de la SNCF, les conducteurs de la RATP et même les sédentaires, au détriment de tous les autres qui aimeraient eux aussi faire reconnaître la pénibilité de leur emploi! Demain, ce pourrait être au tour des petits professeurs de faire grève (ceux qui font 15 ou 20 heures de cours par semaine avec trois mois de vacances scolaires en prime), sous prétexte de la dangerosité des adolescents qui les menacent. Comme quoi la reconnaissance automatique des comportements délictueux devrait aussi s’appliquer à nos gamins, avec un PV adressé automatiquement aux parents: plus besoin d'autorité professorale!

Avec Macron, il faut maintenant prévoir de travailler au-delà de 64 ans quand la moyenne des Français en bonne santé est de moins de 63 ans, ce qui signifient que les vieux de 60 ans et plus, les «seniors», doivent non seulement faire face à la ségrégation mais ils doivent en plus travailler malades, épuisés et parfois condamnés à brève échéance. Je ne compte plus les morts prématurées autour de moi et des plus vieux que moi, je n’en connais plus beaucoup vu qu’ils sont tous déjà morts: alors, l’espérance de vie à 85 ou 90 ans, ah non, ne me faites pas rire, c’est de la manipulation politique. En plus, il faut être en forme pour jouir de sa retraite, éviter la dépendance et ne pas verser toute sa pension et plus à une maison de retraite contre un brouet et un petit lit de mort.

En même temps, des exemptions sociales seront encore accordées généreusement par ce gouvernement et «la clause du grand-père» sera mise en route pour protéger les professionnels de la prise d’otage des travailleurs depuis 1947.


Hélas, 2019 aura été surtout l'année des exemptions françaises sur la liste des producteurs de produits à base de glyphosate, de plastique, des pesticides en général et de tous les poisons associés à notre alimentation devenue en quelques décennies industrielle. Tous ça passe comme une lettre à la poste devant l’Assemblée Nationale pendant les mouvements sociaux: vite, profitons-en pour exempter les industriels! En plus, Macron continue de défendre l'énergie produite par les centrales atomiques pour l'inclure en Europe dans le pack des "énergies propres". La Pologne demande elle des exemptions pour brûler son charbon sans surtaxes et l'Allemagne se tait qui a abandonné ses centrales atomiques les plus dangereuses pour relancer encore plus fort ses centrales à charbon, tout en imposant Ursula Von der Leyen à la Commission européenne. Voilà, faut pas se gêner quand on a la plus grosse industrie et les bénéfices correspondants!

Tristesse de nous, la France elle n'a plus les compétences industrielles pour construire ses dernières versions de centrales atomiques les plus abouties, contrairement à la Chine. Pire, nos centrales atomiques en fonctionnement sont trop vieilles et trop dangereuses, elles recrachent aussi des eaux contaminées, elles sont menacées par les accidents, la montée des eaux, les tremblements de terre et le terrorisme, elles ne sont plus compétitives si ont considère leurs taux de renouvellement insuffisants, les coûts des démantèlements à venir, le retraitement ou l'enfouissement des déchets, la pollution pour des milliers d'années des sols et des sous-sols, les dangers des carrières d'extraction à ciel ouvert, les rejets permanents d'eau, de gaz et les disséminations de particules radioactives, la montée de la radioactivité en surface de la Terre et tous les troubles et maladies associées plus ou moins mortelles, c'est à dire un coût social et humain caché, sans parler de l’extinction des espèces animales sauvages, non, ça ne vaut vraiment plus la peine monsieur Macron!

De sorte que la position de la France et donc de Macron-de-Roquefort au service du «lobby de l'atome», sous prétexte de préserver une prétendue avance technologique, est intenable à plus ou moins longue échéance, à moins de se faire racheter par la Chine, et plutôt maintenant que dans dix ans. En plus, il faut tenir compte des énergies renouvelables qui deviennent beaucoup plus compétitives partout ailleurs, quand Macron continue de les sacrifier en France au profit des centrales atomiques et de notre empoisonnement généralisé à base de particules invisibles mais potentiellement mortelles. Peut-être devrons nous faire bientôt comme les Japonnais et vivre chacun avec un compteur Geiger à portée de main? 

Un ministre zélé:
_Vous reprendrez bien un peu de faux-mage? Nous avons une bonne réforme des retraites pour offrir à Noël.
_C’est du roquefort?
_Non, vous êtes sourde? C’est pour travailler jusqu’à 70 ans, mamie, avec le gentil Macron-de-Roquefort! C'est lui qui a dit: marche ou grève!
_Quoi?
_Je vous explique son plan: le travail, ça conserve les vieux cons en bonne forme!
_C’est vrai ça, monsieur Macron?
_ ...Non, bien sûr, je vends du rêve pour remonter notre économie défaillante face à la concurrence étrangère.
_Ah bon, dommage! Je voudrais bien un p'tit morceau d'fromage...

_Oui, c'est celà... En attendant la bûche et les embûches début 2020, chers Français et Françaises, je vous souhaite une bonne année et joyeux cancer, Alzheimer et Parkinson pour tous nos vieux!
Ah oui, merde in France.

samedi 14 décembre 2019

Onfray disqualifié en écosophie: "Le cadeau de Noël à oublier!» dans le blogiblag du 14/12/2019 (LJ ©2019).

Onfray-le-coucou-philosoeuf n'a de cesse de le répéter: «Je suis LA philosophie» en arpentant depuis des mois les médias divers et variés, et surtout les plateaux de télévision: c'est que c'est bientôt Noël et des enfants ignorants mais aimants vont acheter des cadeaux divers (avariés) à leurs vieux parents raisonneurs, c'est à dire des ouvrages de philosophie, mais lesquels? Évidemment, ceux en tête de gondole, ceux écrits par un homard géant radioactif: voyez Michel Onfray, il est toujours bien placé... Il réussit à faire éditer et à vendre deux de ses ouvrages chaque mois, pas moins... Lui prétend qu'il ne fait que prendre son bâton de pèlerin pour venir éduquer les foules, mais aussi qu'il est le plus grand vendeur de manuels de philosophie au monde. Et donc, fort de son succès international qui le couronne «roi des philosophes» (quand ses contradicteurs peinent à faire connaître un seul petit ouvrage), il exige illico en arrivant la «Reconnaissance» des journalistes! Et ils lui accordent obligeamment, surtout qu'il choisit des interviewers tellement favorables à ses divagations faux-losophiques qu'ils n'ont jamais aucun argument à lui opposer. En bref, fort de sa rhétorique rhétoricienne, il les prend pour des cons !

Devant les caméras, pour nous émouvoir, Onfray-dans-ma-culotte se pose d'abord comme une pauvre victime d'insultes et aussi un grand malade menacé d'AVC à cause d'une activité intellectuelle bouillonnante. Rien que pour ça, on l'aime! Ensuite, on découvre qu'il pratique indifféremment la faux-losophie et le fils-fucking, ce qui d'emblée le rend aimable à tous les Gaulois ignares et rigolards que nous sommes. Les journalistes eux serrent les fesses et opinent du chef prudemment.

Son mépris pour Freud? C'est totalement justifié vu les honoraires démentiels que percevait le psychanalyste et sa dangerosité en tant que médecin. Pourtant, le bonhomme a découvert la carte de l'Esprit, entre le Moi, le Sur-moi et le Ça, digne des plus grands découvreurs mais qu'importe...

Son mépris insultant pour Macron? Onfray se targue de manier l'humour d'un pamphléteur voltairien, rien que ça. Et si vous avez aimé Voltaire, vous aimerez Onfray-du-ventilateur!

Ses insultes répétées pour Greta Thunberg? À peine quelques caractères diffamatoires, soi-disant, sur un texte de 15000 signes, c'est dire l'insignifiance de la chose. Ah bon? J'ai compté une page d'insultes en tous genres, sur son physique et ad hominem. Pour commencer, Greta n'a jamais dit: «Je suis LA science»!

Le philosoeuf-coucou à réponse à tout et délivre à tous propos l'argument ultime: la citation nietzschéenne! Lui même affirme vivre sa philosophie et s'appliquer ses préceptes les plus chers, dans la tradition des grecs anciens mais à la sauce romaine. Là, j'ai des doutes car notre petit professeur à l'esprit caustique (pour ne pas dire cingland) apparaît comme un piètre penseur de notre temps et plus un jouisseur éphébophile qu'un épicurien: ce n'est que par des arguties et d'autres raisonnements spécieux qu'il réussi à rattacher nos préoccupations du présent à ses citations du passé. Lui qui méprise la parole de Jésus dans les évangiles fait grand cas de la parole de Socrate telle qu'elle nous est parvenue 4 siècles avant J.C. et donc 24 siècles plus tard, sans aucun écrit, de bouche à oreille... c'est dire la fiabilité du compte-rendu!  Onfray connaît-il seulement les finesses du grec ancien (ou celles de l'allemand pour traduire Nietzche?) pour se permettre de nous transmettre son érudition? Non, pas plus que l'hébreu. Onfray n'est pas Spinoza! Ce n'est ni un philologue, ni un scientifique, tout juste un m'as-tu-vu.

Pire, et il l'avoue lui-même: s'il a écrit plus de 120 ouvrages dont 10 en attente, c'est dans l'ignorance complète et le mépris total des problèmes et des préoccupations de notre temps, c'est à dire le réchauffement climatique et la destruction de la Nature. Et ça, s'est bien nul pour un soi-disant philosophe de notre temps. Écoutons-le émettre une de ses généralités approximatives:
 
«J'ai fait partie d'une génération où on se moquait de la nature et je suis à l'âge aujourd'hui où tout le monde respecte la nature, il y a donc une évolution, c'est formidable».

Peut-être parle-t-il de son évolution personnelle et donc de ses progrès très récents mais tout le monde ne respecte pas la nature, loin s'en faut: la pollution s'accroît chaque année et «tous les cris, les SOS» (ceux de Daniel Balavoine) ne serviront à rien tant que la destruction de la Nature et le mépris de la Vie seront ancrés dans la réalité quotidienne.

Le problème c'est que la destruction du monde, celle filmée au jour le jour entre sécheresses, feux de forêts, tempêtes et cyclones, inondations, augmentation du niveau des mers, fonte des glaciers et pollutions accumulées laisse le «spectateur» dans un état de sidération proche de l'indifférence.

Dans la suite de son discours, je constate qu'Onfray ne réfléchit qu'en généralisant et caricaturant la pensée écologiste, celle qu'il attribue volontiers aux sous-castes des bobos prétentieux, des citadins imbéciles, des catastrophistes, des handicapés mentaux etc.

D'abord, l'écologiste est selon lui forcément un vegan qui met le bien être des animaux au niveau des hommes, nous empêchant de les élever pour les manger: voyez comment Onfray est sous-alimenté suite aux restrictions véganes imposées à tous! Selon lui, l'animal n'est pas un être vivant mais un «produit», qui plus est «culturel», issu de la transformation par génie génétique des espèces au service de nos appétences préhistoriques. Mais par quel miracle de la pensée Onfray est-il passé en quelques mois de simple «viandard» à «écosophe donneur de leçons, s'adressant aux masses ignares»?

À propos des animaux:
«Pour moi, oui, on les mange. Ils font beaucoup de casuistique, les vegans, les gens qui travaillent pour la libération des animaux. Le problème ce n'est pas de manger les animaux, c'est la cruauté de l'élevage, des souffrances infligées aux animaux parce qu'on ne peut pas faire l'économie de la nourriture carnée, c'est un truc d'intellectuels des villes; faites une sociologie des vegans, vous n'en trouverez pas beaucoup dans les campagnes. Ce qu'ils ignorent c'est qu'une vache, un cheval, un cochon ce sont des produits culturels et pas naturels, ça n'existe pas dans la nature, c'est un produit de milliers d'années de domesticité et de domestication, c'est comme si un enfant à sa naissance on le laisse comme ça (en liberté), on le touche pas, on ne le nourrit pas parce que la nature est bonne mais cet enfant dans les 24 heures il est mort. Il faut être conséquentialiste si on donne le pouvoir aux vegans pendant dix ans, qu'est ce qu'on fait avec les animaux? L'animal sauvage existe peu.»

Ainsi, Onfray méprise la vie sauvage à laquelle il dénie toute existence: il ne prend en compte que les élevages de milliards de bêtes sacrifiées quotidiennement et qui n'ont de raison d'être que notre appétit boulimique et nos fêtes orgiaques (pour ne pas citer Noël ou l'Aïd el-Kebir). Et la suite de la discussion est encore plus édifiante... Ah, vanité, quand tu nous tiens!

À propos des livres:
«Il y a beaucoup de livres qui nous éloignent du monde, hélas, et qui nous rapproche du cérébrale, du concept de l'idée mais sûrement pas du monde... (Sauf les miens bien sûr), et j'en ai écrit déjà 110 plus une dizaine d'autres à venir, sur ordinateur, qui sont en attente d'édition ».

À propos d'écologie et d'urgence climatique:
Onfray confirme son climato-sceptisme autant que son sectarisme primesautier en reprenant les arguments de Claude Allègre et ceux du grand climatologue Laurent Cabrol, successeur à la chaire académique d'Albert Simon:

«L'écologie est récupérée par les bobos urbains libéraux en mal de religion civique, sauver la planète est leur mantra. Pour une vraie écologie qui ne soit pas de surface, alors il faudrait un programme de décroissance anti-libéral. Il ne faut pas l'écologie aux mains des bacs + 5 qui connaissent la nature à partir du 6éme arrondissement ou du Marais et qui ont une théorie de la nature sans jamais savoir ce qu'elle est véritablement, et c'est la même chose avec les catastrophistes du climat et Greta Thunberg qui nous dit «faut écouter LA science et la science c'est moi»; voilà une jeune fille qui a 16 ans, cesse d'aller à l'école, elle s'appuie sur des gens qui lui disent ce qu'il faut dire mais appelons ça des études scientifiques si vous le voulez... le GIEC je ne le crois pas du tout et par exemple lisez Emmanuel Le Roy Ladurie qui a écrit un livre qui s'appelle «L'histoire du climat depuis l'an mille» et qui vous dit très précisément qu'il y a eu des cycles de réchauffement et de refroidissement alors qu'il n'y avait pas un seul moteur sur la planète; je vous pose juste la question...».

Oui, bien sûr, il y a le philosophe Michel Onfray et l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, deux savants exceptionnels et tous les scientifiques vertueux, ceux qui échappent au lobbying, sont des cons qui s'énervent pour rien.

À propos des jeunes:
«On a tous été jeunes et on a tous dit des bêtises quand on avait 15 ans et on a le droit de temps en temps de se faire reprendre par des adultes qui ont un peu travaillé sur le sujet... Ce sont des marionnettes entre les mains des adultes, on a pas la science infuse quand on a 15 ans, on est jamais que l'éponge qui a absorbé tout ce que papa-maman, le professeur, la télé, la radio, internet... On ne fait pas de la climatologie, on fait de l'idéologie».

Ainsi, Greta Thunberg ne serait qu'une petite idiote manipulée par ses parents. Et puisqu'elle n'a aucun diplôme d'astrophysique, elle ferait mieux d'aller étudier et de se taire. Bien sûr, le philosoeuf Michel Onfray disposerait supposément de ce diplôme en astrophysique (et d'autres en géologie, paléontologie etc.) à l'égal d'Hubert Reeves, qui l'autorisent à traiter de tous les sujets à la fois et à mépriser la petite lycéenne:

«Si vraiment on la prend aux mots, la p'tite Greta Thunberg, faisons de la science et à ce moment là la science suppose qu'on fasse de l'astrophysique, qu'on aille voir les questions des orages magnétiques, des champs magnétiques et de leur inversion, des orages et des tempêtes solaires.»

À Propos des études sur la disparition des espèces:
«Autre sujet, ce n'est pas lié au réchauffement climatique, rien à voir, mais tout à voir avec la pollution des sols car depuis l'agriculture productiviste, on a estimé qu'il fallait mettre des intrants, c'est à dire des produits chimiques dans la terre, parce que moi j'ai connu des paysans qui faisaient moins de rendement à l'hectare sans produits chimiques qui nous ont donné le cancer, la maladie d’Alzheimer... Évidemment, je suis contre ça et pour la décroissance... La croissance aujourd'hui c'est exactement la même chose quand vous dites: «les écologistes aujourd'hui veulent des voitures électriques, comment on va produire l'énergie électrique? Tous les écolos défendent les moteurs électriques, les trottinettes électriques, les vélos électriques, les voitures hybrides qui fonctionnent avec une énergie fabriquée dans les centrales nucléaires, on a donc besoin pour être écologiste et rouler à l'électricité des centrales nucléaires... Les éoliennes, formidable, c'est à dire qu'on bétonne la totalité de la nature mais on trouve ça formidable, c'est d'une laideur incroyable, la pollution du paysage on s'en fou, donc je pense qu'un écologie digne de ce nom qui ne serait pas confisquée par les bobos, doit être mise entre les mains de gens qui pensent en termes d'écosophie et pas d'écologie. Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes qui aujourd'hui sont sensibles à ce genre de chose, qui veulent faire de l'écologie en dehors de l'idéologie et l'écosophie rend possible la science au service de la nature».

Mais non, monsieur Onfray, tout le monde ne défend pas les trottinettes électriques et l'énergie atomique. Et c'est être bien stupide de prétendre que le bétonnage des paysages à commencé avec l'implantation des éoliennes! Savez-vous seulement que les deux sources d'énergies vitales les plus communes bien avant le feu de bois et les énergies carbonées furent l'énergie solaire utilisée en photosynthèse et la géothermie quand les premières colonies animales se réchauffaient autour des sources d'eau chaude ?  Et les animaux sont bien sûr adaptés aux climats qui leur correspondent, alors comment osez vous prétendre le contraire? Leur problème majeur est que le  réchauffement climatique est cent fois plus rapide depuis l'industrialisation. Comment peuvent-ils résister? Par quelles migrations? Au contraire, nous constatons partout leur extinction, comme les koalas décimés en quelques jours dans les feux de bush en Australie, sans l'espoir de se sauver assez vite.

Et puis, nous avons confié la défense de la planète aux seuls scientifiques et voyez le résultat aujourd'hui! C'est stupide de leur réserver le débat sur le réchauffement climatique... Encore heureux que des enfants osent en parler à leur tour! Mais notre coucou-philosoeuf Onfray est à lui seul le lavement et la médecine: sa suffisance et son encyclopédisme remplacent tout! Fort d'une production littéraire pléthorique, il prétend même devenir pour Noël notre vade-mecum, c'est à dire le livre de chevet des parents comme des enfants mais moi, je ne supporte plus ce monsieur «Je sais tout». Vade-mecum, pas dans ma tête... Ah oui, merde in France!

mercredi 13 novembre 2019

Les aventures de Macron-de-Rothschild: «Je n'arrive pas à pied par la Chine», dans le blogiblag du 13/11/2019(LJ ©2019).

Pour ce Conseil des ministres raccourci, emploi du temps oblige, le Président Macron était d'humeur légère. Ce matin, il avait décidé de faire commenter les dessins humoristiques et les propos tendancieux de la presse à ses ministres: à la place de la pile de dossiers habituels, il balança sur la table de réunion, en arrivant, les journaux du jour, l'air de dire: «Voyez comment ils nous étrillent».

_J'ai une bonne blague à vous raconter: j'ai eu Trump au téléphone et devinez-vous ce qu'il m'a demandé? Si je continuerai à prendre l'avion en revenant de Chine... ce à quoi j'ai répondu: «Je ne suis pas Greta Thunberg, mon agenda est super-chargé... Je n'arriverai pas à pied par la Chine». Il a compris à moitié, mais croit-il que je vais bazarder Airbus ou Air France pour des questions de pollution? C'est un marché en croissance exponentielle depuis le siècle passé et je ne ferais pas ce beau cadeau à Boeing et à Trump. Déjà que la suppression promise du glyphosate en 2021, ben c'est techniquement impossible en France, alors comment se passer en plus du secteur de l'aviation au nom du "fly shame" (le flygskam de Greta, ndlr)?  Mais ce que je ne comprends pas, c'est comment ma blague potache bien salace a été rapportée à la presse? Avec Trump, on ne se gêne pas pour se chambrer... Mais en révélant cette conversation dans les médias, j'ai frôlé l'incident diplomatique avec la Chine et j'ai dû m'excuser platement devant Xi Jinping. J'espère qu'il n'y a pas de traîtres dans mon cabinet ou un mouchard dans mon téléphone? Suivez mon regard... et comme disait Nono (François Hollande, ndlr): «J'aimerais avoir d'autres raisons de vous virer(sic)». Bon, pour résumer les informations je vous ai apporté les principaux quotidiens que je n'ai pas eu encore le temps de lire. Qui commence?

Le premier ministre Édouard Philippe releva les yeux de ses dossiers inutilisables... L'humeur badine du Président Macron lui semblait louche: est-ce du lard ou du cochon? Mais il se sentait obligé de commencer:

_Poulidor est mort cette nuit... Il est arrivé au paradis deuxième derrière Jacques Anquetil !

_Ah bon? Ah, ah... Répondit Emmanuel. La blague est facile mais en fait, Poulidor est le 73 milliardième humain à décéder sur la planète Terre sur un total de 80 milliards de naissances qui se sont succédées mais seulement 7 milliards d'humains sont encore vivants et tous condamnés à mourir un jour. Poulidor n'est donc pas le second, ni le troisième à monter au paradis, loin s'en faut... Passons, une autre blagounette à commenter?

Gérald Darmanin se refusa au jeu:
_Sans blague, ça c'est bien passé pour toi en Chine?
_Oui et non... Xi Jinping m'a pris sous son aile mais Poutine, Bolsonaro, Trump et maintenant Erdogan me passent par dessus la tête pour prendre les pires décisions. J'ai beau faire des ronds de jambe en affichant la meilleure volonté, ils me méprisent... Vous pouvez m'expliquer pourquoi?
_Je peux résumer un peu la situation, proposa le ministre: la Chine s'est fait du mal en voulant grandir trop vite et son économie à reçu trop d'aides d'état (comme les nageuses est-allemandes qui gagnaient tout, droguées jusqu'aux yeux avant la réunification), au prix d'un endettement faramineux des entreprises chinoises qui sont aujourd'hui au bord de l'asphyxie, en cessation de paiement et tout le toutim... C'est pourquoi Xi Jinping vous demande votre approbation muette (
comme à tous ses alliés en Asie-pacifique) moyennant quelques largesses et surtout pour faire la nique à Trump. Mais déjà des dizaines de millions d'emplois sont menacés en Chine: ça me rappelle quand l'URSS avait décidé jadis de devenir le premier producteur d'acier du monde en fondant tous ses vieux outils agricoles contenant du fer, y compris les socs des charrues et les faux des paysans, mais la population russe est morte de faim les années suivantes sans plus pouvoir rien cultiver ni récolter en quantité suffisante: l'industrie minière et les aciéries ne remplissent pas les silos à blé, pas plus que les smartphones ne donnent des nouilles chinoises à manger. Aujourd'hui, des dizaines de millions de petits Chinois sont menacés par cette grande récession en cours et c'est le moment que Trump à choisi pour contre-attaquer face au géant chinois peu scrupuleux, en ralentissant ses importations. Même Hong-Kong, ce centre financier mondial, est vu comme un repère de traîtres anti-communistes et autres renégats:  "Les chiens ne donnent pas des chats mais il y a plus à manger".
_Oui, c'est pas du Confucius mais c'est bien chinois, la blague est bonne conclut le Président Macron: en plus, à ce stade, si la Chine décide d'envahir Hong Kong et de remplacer la population locale par des ouvriers, des fonctionnaires de police et des espions comme au Tibet, elle aura tué la poule aux œufs d'or... Ah oui, j'ai appris que Marie Laforêt est morte, la fille aux yeux d'or, c'est pour faire la transition... Une autre blagounette pour réchauffer l'atmosphère?

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire se crut obligé de prendre la parole à son tour:
_Ça y est, nous tenons Johnny Hallyday par les couilles, si j'ose dire: ses descendants ont eu la mauvaise idée de s'entre-déchirer mais en attendant chacun sa part d'héritage "français", ils devront s'acquitter d'une dette de 30 millions avec les impayés et les pénalités cumulées depuis 2007, soit 75% pour cent de la valeur des biens de Johnny et peut-être même jusqu'à 100 pour 100 de son lègue si ses héritiers attendent encore deux ou trois ans. Dans le cul les fraudeurs! Ah, si on pouvait faire pareil avec les Gafam-Infâmes (y compris Intel et IBM, ndlr), j'annulerais notre dette publique de 2000 milliards avant la fin de votre quinquennat, monsieur le Président!
_ Pas mal la blague, elle est osée mais ne rêvons pas. J'aimais bien notre Johnny national et je ne voudrais pas que le FISC apparaisse comme un outil confiscatoire. Même les gilets-jaunes adoraient Johnny, si vous voyez ce que je veux dire, et avec l'intelligence artificielle, les français vont se sentir traqués de plus en plus. Déjà que nos prisons débordent et que nos hôpitaux sont au bord du collapse... La famille Hallyday a-t-elle parlé de transiger? Nous pouvons faire jouer le bénéfice du doute et la clause de confidentialité, cinquante-cinquante... 20 millions pour nous, non?
_Une transaction difficile! Hallyday s'était déclaré Belge, Suisse, Américain depuis 2007 et Lætitia nous a opposé son cabinet d'avocat international. Actuellement c'est «silence radio»... ses avocats américains cherchent la petite faille et ça risque de remonter jusqu'à Trump, qui serait ravi de nous mettre des bâtons dans les roues pour défendre un «compatriote»: c'est sûr qu'il peut en plus nous taxer, tous les prétextes sont bon!
_T'as pas tout à fait tort, répondit le Président... Trump veut faire relâcher trois chefs de guerre talibans pour récupérer deux petits professeurs kidnappés, à moins que ce ne soit des hauts gradés des services secrets? Mais je ne suis pas sûr que Trump connaisse notre Johnny national et encore moins qu'il apprécie son style musical. Hallyday s'appelait en vérité Smet et c'était un enfant du pays: il suffira de demander à rapatrier sa dépouille en métropole, au cimetière du Père Lachaise comme un héros national, pour que je le décore post-mortem: «La patrie reconnaissante»... Ça donnera le change, j'espère, et quoi d'autre?


Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer frémit:
_J'ai une inquiétude... Amélie Nothomb a proposé un roman intitulé «Soif», nominé la semaine passée pour le Prix Goncourt et cité pour le Prix Goncourt des lycéens demain, mais je ne suis pas sûr qu'il faille proposer d'étudier la vie de Jésus à nos enfants, même si c'est une réécriture expurgée de presque toute religion authentique.
_... Ah oui, j'ai parcouru l'ouvrage rapidement dans l'avion, avoua le président Macron. «Soif», entre nous c'est «l’Évangile selon Sainte Nitouche», une pâle critique des Saintes Écritures, "une dissertation empathique sur la Passion de Jésus-Christ et sa douleur ineffable sur le chemin de croix" pour le dire plus gentiment mais je vous l'assure, pas de quoi fouetter un chat ! Nothomb s'est prise pour le Pape en énonçant ses propres vérités dans une espèce d'encyclique qui nous explique les souffrances du Christ, et nos petits chrétiens ne se plaignent pas trop d'autant de libertés: avec toutes les histoires de pédophilie en cours, ils semblent vouloir adopter le profil bas... Ce serait bien plus grave si Zemmour ou Onfray décidaient d'écrire un «Coran alternatif», blague mise à part, car ce serait jugé comme une agression façon «Charlie Hebdo» mais force 10.
_Justement, insista le ministre de la Culture, déjà que les Musulmans se plaignent à 75% de discrimination dans les cantines pour manger, dans les lieux publics pour porter le voile, à la piscine pour séparer les hommes des femmes et surtout face aux employeurs...
_Les cadres se plaignent aussi à 75% de travailler trop, precisa Macron. Tout le monde à des raisons d'être mécontent de sa situation. Moi-même, je n'arrête pas de voyager à gauche, à droite. Bolsonaro m'incendie, Erdogan me pilonne et je dois fermer ma gueule, pardon! Même en France, on veut me couper la tête, quoi.
_Oui, alors si nos musulmans 
doivent en plus étudier «la Vie de Jésus-Christ» sur les bancs de l'école, adieu la laïcité et bonjour les écoles coraniques! Les professeurs vont se faire baffer devant les ados offusqués, par des parents accusateurs à la sortie du lycée.

_Bon, justement faudrait remettre les choses à leur place, précisa le président Macron: d'abord, Amélie est Belge et ce dernier Prix Goncourt, c'est le choix des lycéens, pas la responsabilité des adultes. Ensuite, nous ne pouvons pas tolérer que 3,5 millions de musulmans pratiquants imposent leurs volontés religieuses à la France, tout comme 3,5 millions de Catalans nationalistes n'ont pas le droit d'imposer le séparatisme à l'Espagne: nous avons l'exemple de ce communautarisme fabriqué de toutes pièces juste à côté de nous et les Espagnols qui en ont finalement compris les enjeux ont voté (par réactions aux émeutes de rues) pour la droite aux dernières élections législatives après avoir ostracisé la France  comme un repère de fachos derrière la famille Le Pen. Ils viennent donc maintenant de voter par millions pour l'extrême-droite et son président Santiago Abascal, quoi! À l'exemple des Catalans, les musulmans de France tentent avec nous le bras de fer jusqu'à ce que nous cédions à leurs prétentions mais le choix d'une religion différente, autant qu'une langue différente, ne suffit pas à fonder un pays à part avec ses lois et sa charia. Ils n'ont pas le droit non plus ici de se désigner avec des étoiles jaunes et des quartiers de lune comme les nouvelles victimes d'un pétainisme ou d'un nazisme récurrents: entre nous, je ne les vois pas mourants de faim dans des camps et nous ne sommes quand même pas allé les chercher dans des trains de la mort pour venir ensuite les fumiger dans nos usines; non, ils n'ont pas le droit de crier «Allah Akhbar» en foulards dans les rues, la veille de la célébration des attentats, à deux pas du Bataclan ou du Stade de France, quand 130 Français y ont été massacrés à ce cri de guerre (131 morts et 413 blessés le 13 novembre 2015, ndlr). La vie est dure pour une majorité de la population française et nos gilets-jaunes se sont révoltés contre la pauvreté (début le 17 novembre 2018, avec 10852 gardes à vue, 3163 condamnés, 2495 blessés civils dont 24 éborgnés, 5 mains arrachées, 400 peines de prison ferme et seulement 2 agents des forces de l'ordre mis en examen, ndlr), mais le peuple ne prétend pas faire sécession avec la République, qui doit rester au contraire une et indivisible pour rester solidaire... Sinon, on les laisse tomber mais la France ne sera plus la France dans les quartiers! Les marches contre l'islamophobie peuvent vite devenir christianophobes et judéophobes quand chacun défend un dieu unique mais surtout, je ne suis le représentant d'aucune confession: alors pourquoi m'attaquent-ils? Il y a des raisons cachées et aussi des imams cachés qui prêchent la révolte: «si ce n'est fatwa, c'est donc ton frère ou bien quelqu'un des tiens!». En attendant, arrêtons de nous culpabiliser, surtout que leurs marches contre-productives  exacerbent le nationalisme des Français quand moi, j'essaie de le contenir avec des petits cadeaux sans importance... Voilà ce qu'il faut leur expliquer en long, en large et en travers. Capito?

Le ton avait brusquement fraîchi et l'heure n'était plus à la rigolade. Le premier ministre Édouard Philippe se rembrunit, son gouvernement mouché par ce crochet du droit. Ah, oui, merde in France!

lundi 4 novembre 2019

Amélie Nothomb et son prix Goncourt 2019 avorté: «Soif, le divin de comptoir», dans le blogiblag du 04/11/2019 (LJ©2019).

Amélie Nothomb est une faiseuse d'anges autant qu'une fabuliste de renom: tous les ans à la rentrée, la voici enceinte d'un «prix Goncourt» comme une nouvelle naissance qu'elle ne mènera pas à terme. Elle peut toujours donner son nom à une tempête ou à une rose, voire devenir richissime en signant ses œuvres, pourquoi pas, mais espérer remporter le Goncourt avec des propositions aussi faibles que «Soif», jamais... quoiqu'il ne faut jamais dire jamais. Et je soupçonne donc le jury de ce fameux prix de l'avoir nominée par pure convenance, tant l'offre littéraire féminine était pauvre cette année 2019.

Bien sûr, qu'Amélie Nothomb se définisse comme une exégète en dissertant aimablement sur la mort de Jésus Christ est d'une connerie sans nom: faut-il être inculte à ce point pour acheter cette espèce de roman à l'eau-de-rose, avec comme personnage principal un «pauvre petit Jésus» goguenard au moment de se faire crucifier, pris d'une pépie paroxystique mais réconforté par l'amour de «la pécheresse Marie Madeleine»? Derrière tout grand homme il y aurait bien sûr une femme à sa hauteur, mais que devient Dieu dans tout ça? Exit le Saint Esprit: les techniques commando nous enseignent à lutter contre la torture en pensant à autre chose, d'où le fameux "à boire... J'ai soif".


Signe des temps: Amélie a déjà vendu à ce jour près de deux cent mille exemplaires de son roman «Soif», nouveau succès en librairie, c'est dire l'état intellectuel de la France! D'où sa nomination sans doute au Goncourt.

Remarquez, des «Vie et mort de Jésus-Christ», il y en a eu des milliers d'écrites puis oubliées au fond des tiroirs, dans des arrières boutiques de librairies ou sur les étagères des presbytères, des tonnes de livres merveilleux d'amour divin et de passion, moisis ou brûlés, qui tous ont fait un temps le délice des croyants et des dévots, des savants et des historiens comme des petits curés de campagne et de leurs servantes, voire des moines en transe dans leur solitude au moment de donner corps au Verbe: «Au commencement était le Verbe (le Logos), et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.»/Évangile selon Saint Jean et «Le Logos se serait fait chair en devenant Jésus-Christ.» /Wikipédia

Si le Verbe s'est fait chair en devenant Jésus-Christ, la vie de Jésus doit être lue (au pire) comme un concept qui fait abstraction de la réalité pour nous aider à concevoir une idée religieuse plus générale! Prétendre le contraire est anti-religieux, pour ne pas dire blasphématoire, et surtout trop facile: c'est la tasse athée de Michel Onfray et de tous les faux intellectuels de son acabit qui s'occupent de détricoter les mythes à l'aide de jugements à l'emporte-pièce et de raccourcis vertigineux.

Ainsi, Amélie Nothomb nous propose à revers dans «Soif» de redonner des chairs souffrantes à Jésus Christ dans un roman de gare qui s'égare, sur la couverture duquel l'autrice s'affiche en premier plan, chapeautée comme une doctoresse du moyen-âge. Dans cet ouvrage sans style et sans suite digne d'une gamine de 16 ans (ou d'une vieille cochonne) qui hésiterait entre la fustigation et l'intromission (soit le couvent ou le bordel), Amélie Nothomb imagine que le fils de Dieu abjure ses convictions avec des propos du genre: «Non, c'est pas vrai, je n'ai jamais dit tout ça dans les évangiles, c'est pure affabulation... J'ai bien commis quelques miracles sans savoir comment (comme Harry Potter) et je le regrette amèrement... Marie Madeleine était vachement bonne mais au moment de mourir devant mon public d'happy-few, j'avais surtout soif!».

Hasard ou préméditation, page 69 (année érotique) du roman d'Amélie, Jésus commence son chemin de croix, fatigué il s'allonge dessus nonchalamment mais s'y fait clouer par surprise et page 120 (sang-vin) il meurt... de soif, bien sûr! À l'occasion de cette fable grotesque, Amélie Nothomb s'invente une «Spiritualité pour les nuls» et se fait la spécialiste du «Divin sur le divan». Oubliés les évangiles et les pages admirables autant qu'ésotériques des grands mystiques, Sainte Thérèse d'Avila ou Saint Jean de la Croix... Voilà, dans cette œuvre immature autant qu'inconsistante, Amélie prétend psychanalyser vite fait Jésus Christ, un pauvre type qui cherchait simplement à faire plaisir aux autres tout en sachant ce qui l'attendait (puisque c'était écrit d'avance). Elle établit le box-office de ses miracles  mais son seul miracle incontestable restera celui d'avoir marché à côté de ses pompes pendant plus de trente ans, jusqu'à se sacrifier inutilement: somme toute, Jésus était l'idiot du village, CQFD. Omnisciente à postériori, la sainte nitouche de mes deus simplifie tout à l'excès et se paie même la
 tête du bon Dieu, une sommité dans l'incompétence paternelle: ton fils souffre et tu ne fais strictement rien pour lui! Les desseins de Dieu demeurant impénétrables, Amelie évidemment ne comprend rien à ce méli-mélo socio-religieux mais dans "Soif", la Sainte Famille prend cher.

Alors, que le jury du prix Goncourt se soit partagé entre Amélie Nothomb la licencieuse et le véritable vainqueur du concours (un certain Jean-Paul Dubois pour «Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon») me sidère! Ce choix n'était pas un choix mais une évidence... Tiens, comment Amélie Nothomb a-t-elle donc pu s'imaginer une seule seconde remporter le prix Goncourt 2019 et comment le jury a-t-il pu nous faire croire à une telle supercherie tout le temps de sa délibération? Par quel suce-pince? Nous prend-on pour des cons? J'en reviens pas... Ah oui, merde in France!

dimanche 29 septembre 2019

Johnson se prend-il vraiment pour Hulk?: "L'infantilisme au pouvoir conduit aux catastrophes", dans le blogiblag du 30/09/19( LJ ©2019).

L'idée absurde de Johnson (encouragé par Trump et Poutine), en même temps que le fantasme d'une certaine élite anglaise adossée à des nationalistes et autres fanatiques de tous bords (qui se sont unis lors d'un Référendum sur l'appartenance du Royaume-uni à l'Union européenne) de quitter le nid douillet et les avantages sans nombre de l'Europe pour s'essayer seuls à une économie de libre marché à leur sauce est une idée «typiquement britannique». Mais comment imaginer que ce petit pays insulaire, pour tout dire une île pelée de quelques dizaines de millions d'habitants, devienne complètement indépendant des règles européennes et de tous ses échanges avec le vieux continent dont provient la majorité de sa main d’œuvre qualifiée rapportée et de ses capitaux, mais aussi 50% de ses importations-exportations de biens de consommation dont les produits agricoles et la nourriture, le bois, les métaux et nombre de produits manufacturés? Faut-il que les Anglais, ces résidus de bandits de grands chemins, d'armateurs et de financiers offshore habitués à tout marchander et aux pires trafics comme anciennement l'esclavage, nous prennent systématiquement pour des cons? Car ce processus entamé avec le Brexit de «négation de l'Europe» au profit de l'Amérique ou de l'Asie (une entreprise tellement habile de force et d'usure pour nous soumettre que même les ministres et les députés britanniques s'y perdent) sous prétexte de négocier de nouveaux accords avec le monde entier et de garder tous les avantages et tous les privilèges financiers (la toute puissance de la City) et monétaires anglais (la Livre sterling) sans jamais s'engager en rien avec les européens, leurs partenaires traditionnels, y ressemble fort. Pire, avec leur attachement à la Couronne, nos amis brexiteurs révèlent leur fond crapuleux, à l'égal des corsaires de jadis qui exerceraient aujourd'hui leurs activités délictueuses en temps de guerre économique avec la bénédiction de leur Reine, mais aussi des pirates et des flibustiers sans foi ni loi tous occupés à saborder l'Europe naissante des nations et à prendre ses enfants en otages.

Ce battage médiatique à base de "fake news sur tabloïds" en espérant nous voir souffrir de leur prochain départ, ce qui n'est pas le cas, me rappelle les mésaventures non pas de Tom Sawyer mais de Tom Squash, un ami à moi qui un soir de beuverie avait décidé d'expérimenter l'homosexualité soft et écologique en se plantant un concombre dans l'oignon. Tout allait pour le mieux pendant l'intromission mais la chose se compliqua pour réaliser le va-et-vient car la cucurbitacée refusait de sortir sans avoir pris la précaution préliminaire de l'oindre de vaseline. Avec l'objet du délit coincé de la sorte et ne pouvant plus s'asseoir, le pauvre homme fut contraint de rester allongé de nombreuses heures dans l'inconfort, avec des douleurs atroces entre le calcul rénal, la colique néphrétique, l'appendicite aiguë compliquée en péritonite et les douleurs de l'accouchement accentuées par l'excitation permanente du nerf vagal et surtout des hoquets qui le faisaient sauter en l'air en hurlant de douleur, un concombre dans le cul. Et de rire! Pardonnez-moi ce manque de sensibilité mais cette image étonnante me stupéfie.

Bien vite, on ne parla plus que de cela partout: sa famille, le voisinage puis la ville et le monde entier s'alarmèrent de sa situation, prenant fait et cause pour le malheureux ou s'esclaffant bruyamment, les uns dénonçant sa bêtise, les autres félicitant son courage et son «coming out» inattendu. Ainsi, une espèce de «Brexit mou» de nuit d'ivresse se compliqua-t-il en «Brexit dur» au petit matin, dans l'attente de sa délivrance car sa douleur était devenue telle que nul ne savait plus s'il fallait l'extraire de force ou enfoncer le légume plus profondément en espérant qu'il se ramollisse, quitte à lui déchirer l'anus ou à lui perforer l'intestin et risquer un choc euro-septique.

Alors, hard or flabby: that is the question... Car messieurs les Anglais, vous êtes les seuls responsables de vos malheurs. Et se croire supérieur avec Shakespeare, les Beatles, la Tamise, Big Ben, Cambridge, la City et le chapeau de la reine d'Angleterre est bien présomptueux. Ah, oui, merde in England!