jeudi 1 septembre 2016

« Macron de Rothschild, lettré du 21éme siècle et arnaqueur socialiste occasionnel ? », dans le blogiblag du 01/09/2016 (LJ ©2016).

Ah, enfin du mouvement ! Mister Macron a-t-il lu mon blog la semaine dernière avant de s'éclipser prestement de ce gouvernement ? Oh non, je ne faisais que blaguer sur l'absence de héros en France et sur l'opportunité d'une rupture brutale d'avec ces bouffeurs de cassoulet... Non, je n'ai pas dit « bande de petites fiottes » ni « sauve qui peu ! » . Hélas, si j'avais prévu le résultat de ma dissertation, pardon... j'en suis désolé, Brigitte. Mais votre époux est vraiment imprévisible : est-ce le privilège de la jeunesse ?

« Enfin ! » s'est écriée à son tour Martine Aubry de Meaux après son départ, complètement dégoûtée. Ce qui m'attriste le plus, c'est toute cette haine contre Macron le Superbe. Quand on a du talent, on ne compte pas et on reste encore moins sur place ! De quoi faire les choux gras de la presse-popol. Oui, ces accusations de haute trahison et d'ingratitude sont en provenance directe du bureau de François Noland, de son premier ministre ulcéré et de tous ses acolytes, façon : « Voyons, ça ne se fait pas ! ». Et cette annonce d'isolement complet de Macron au sein de la classe politique, ces vieilles jalousies recuites et cette hure de vieux sanglier acculé qu'a fait le président de la République en sortant bruyamment de ses gongs : « Tu va crever seul comme un rat ! ». Même Valoche n'avait pas éveillé tant de rancœur ! C'est qu'il faut séparer les torchons et les serviettes, le cul et le culte. La raison d'état, quoi. On imagine leur dernière conversation à ces deux là, pendant la démission de 15h30 :
   - Mais... mais tu peux pas me faire ça, à moi, maintenant... Ministre de l’Économie, de l'Industrie et du Numérique... Comment voudrais-tu plus de latitude ? À huit mois des prochaines élections ? Attends un peu... Nous avons soutenu toutes tes propositions de lois... Je comprends bien que tu l'aies vécu comme un échec mais nous sommes allés jusqu'au 49-3 ! Après, comment voulais-tu élargir la Loi Travail ?
   - Je vous le répète, Monsieur : j'ai touché du doigt les limites de notre système politique ! Et je confirme que je ne suis pas socialiste... Bon, si je sors maintenant, après seulement trois minutes de tête à tête, ça va faire louche pour les journalistes, non ? Je peux m'asseoir à côté pour attendre...
   - T'as raison, hein hein... J'ai un bocal de cassoulet froid pour le quatre heure et un vieux whisky de chez la Reine d'Angleterre pour faire passer... Ça te dit ? On ne fait pas toujours ce qu'on veut, voilà... Et que dit Brigitte de tout ça ?

Les grosses ficelles comme à son habitude ! On ne se refait pas. Mitterrand l’Épicurien eût été plus subtile en parlant littérature tout en croquant l'ortolan sous la serviette, à la façon d'Alexandre Dumas. Ce François là aurait parlé à la femme qui se cache derrière l'homme et muselé les appétits du Loup de Bercy. Ainsi, Macron eût été encouragé à prendre la parole à la façon de Diderot dans les salons plutôt que dans l'hémicycle, à l'Académie française plutôt que devant le Medef :
   - Voyez jeune homme, le Socialisme n'est pas un système mais une culture : il est apparu quand la société civile s'est partagée entre les ouvriers et le patronat, au 19 ème siècle, quand la culture des encyclopédistes s'est diffusée avec les livres pour nourrir le peuple et quand l'art magnifié est devenu en retour une valeur sûre ! Mais pour en jouir, encore faut-il s'extraire des sentiers battus et des idées conventionnelles pour devenir un expérimentateur. Allez, disparaissez maintenant, prenez votre « demie journée intellectuelle » ! Je suis un peu fatigué mais vous me raconterez demain vos aventures...


François Noland lui s'est fourvoyé avec Macron ce mardi de merde :
   - Tu connais les règles ? C'est un grand devoir et un grand honneur de servir la France. Alors, sois patient et suis moi : tu es une huître perlière dans un banc de moules, un cygne dans la mare aux canards !
   - Eh, doucement là... Je ne serai jamais socialiste !
   - Ah bon ? Mais social-démocrate, ça sonne bien, hein ?

  
Surtout, ne l'imaginez plus jamais seul à l'avenir et même si Ségolène Royale de Luxe ne pourra pas se joindre à ce nouveau génie de l'arnaque (sauf renoncement de Noland) d'autres comme Nicolas Hulot devraient s'aligner aux côtés de Macron, sur une ligne ni à droite ni à gauche puisqu'elle est l'exacte séparation en même temps que la plus parfaite confusion des genres. Car Si Macron de Rothschild a travaillé tantôt pour l'élite banquière mondialiste et tantôt pour la franc-maçonnerie (on fait mieux comme socialiste), le voilà maintenant qui va prendre le pouls du peuple et sa température à la foire de Châlons, en immersion complète et en campagne présidentielle.
   - Je viens écouter la vraie vie des vrais gens !
 

C'est un jeune homme affable, svelte et horriblement fidèle à son épouse (son côté petit marquis) qui prétend révolutionner la politique, celle de quelques dinosaures de l'administration qu'il condamne d'un simple revers de main, comme un soufflet : à gauche, à droite, PIF PAF. Peut-être qu'avec sa bourgeoise, Brigitte Trogneugneux, s'est établie une relation de dépendance : est-ce madame qui porte le short dans le civil ? En tous les cas, pas sur la photo. Très chicos en maillot, voire en tailleur-pantalon ou carrossée comme une valise Hermès pour les grandes occasions, elle le couve, elle le cocoone :
   - Et n'oublie pas de lever la lunette des toilettes à l’Élysée pour pisser... Au nom de la cause féminine ! Lui rappelait-elle à l'occasion de la passation de pouvoir avec Michel Sapin ce mercredi.

Entre eux, tout est intelligence, un peu comme jadis entre Françoise Dolto et le chanteur Carlos . Mais lui est resté très gamin d'apparence, le contraire de ces tronches de vikings de Donald Trump et Boris Johnson (même Michel Onfray se prend pour un viking, c'est dire si c'est un signe de connerie). Non, jamais Emmanuel Macron ne se permettrait de tels débordements ! Il est plus proche de l'amiral Cameron (avec dix ans de moins mais « so british ») et de la City : n'est-ce pas son côté Oxford qui a séduit sa professeure ? Et puis, tout de go il déclare :
   - La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler !
Quel sérieux ! Là, c'est son côté Sarkozy, mais avec 23 ans de moins : on comprend la colère des vieux encroustards de Droite comme de Gauche ! Très à l'aise par exemple dans son Smalto mais sans le bling-bling d'une Rolex, Macron leur parle de « costards sur mesure » car il faut porter beau : sapé mais pas comme un mac ! Les jeunes aux dents longues devraient l'admirer et se dépêcher d'aller voter pour lui en 2017 (avant que les autres crapules ne nous le salisse).

Cependant, c'est bien loin de la politique, entre Molière, Rousseau et Voltaire (deux génies du verbe morts la même année), que ce premier de la classe devrait se situer plus tard après avoir fréquenté le haut du panier, du business et du pouvoir : « Mon mari, addict au travail, est un chevalier, un personnage d’une autre planète qui mêle une intelligence rare à une humanité exceptionnelle. Tout est à la bonne place dans sa tête. C’est un philosophe, un acteur devenu banquier et homme politique, un écrivain qui n’a encore rien publié. Et moi, je garde ses manuscrits... » confesse Brigitte. Sous sa protection, finira-t-il sa vie académicien par exemple comme Jean d'Ormesson ou bien, à trop vouloir tâter de la présidence et du pouvoir, se perdra-t-il en route ? La politique gâche les hommes de lettres. Il faut savoir s'en détacher à bon escient.

Voyez Valéry Giscard d'Estaing : inspecteur des finances de profession, ministre des Finances, président de la République contre François Mitterrand puis battu par le même, académicien, il sera plus célèbre pour son engagement européen (« Europa, la dernière chance de l'Europe » est un projet utopique proposé en 2014) que pour ses romans et essais. Par opposition, Prosper Mérimée a fait des études politiques, est entré dans l'administration puis au ministère du Commerce et de la Marine avant de devenir inspecteur général des Monuments historiques et plus tard sénateur : en même temps que la sauvegarde de notre patrimoine, l'académicien trouvera le temps de produire des œuvres impérissables comme Colomba et Carmen.

François Noland, qui n'a rien compris, se paraphrase comme à son habitude. Tacticien :
   - « Je n'ai pas vu un projet individuel qui serait fait par un individu pour lui-même » , et si certains « peuvent avoir cette conception », « on ne peut rien faire tout seul et pour soi-même et donc il faut toujours faire avec les autres ». La politique c'est : « la force de l'engagement, la force du collectif, la force de l'utilité pour soi et pour les autres » car « rien n'est possible sans une action collective ».
Bon, le discours est improvisé après ce couac à l’Élysée ! Et le premier ministre Walls de se répandre à son tour, moraliste :
   - « Moi, j’ai un principe, c’est la loyauté à l’égard du président de la République, bien sûr, mais aussi la loyauté vis-à-vis des Français », « La déloyauté, elle fait mal au collectif, et la loyauté rend plus fort. Moi, je sais d’où je viens, je suis socialiste ». « Dans ces moments-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter », « On ne s’improvise pas candidat à la présidentielle », « Il n’y a pas de place pour les aventures individuelles, il n’y a de place que pour un combat collectif ». On y retrouve le goût de l'anaphore du Président en 2012, au moment d'affirmer ses convictions profondes. Mais l'engagement est militaire, celui des généraux en campagne.
Et François de terminer, tout déconfit : « Macron m'a trahi avec méthode. ».

Il ne manque que  le peloton d'exécution ! 

Ah, difficile de servir son pays et surtout l'intérêt de quelques uns sans se servir au passage. Alors, Macron président ?
«MA-CRON président !» comme on dit à Châblons-le-Champagne.

mercredi 24 août 2016

Billet d'humour : « La France au retour des JO : appelez vite le docteur Cheval ! » dans le blogiblag du 24/08/16 (LJ ©2016).

- Français, Françoises, la France va mieux, même si nous avons eu un déficit d'un million de touristes cet été, compensé par un million de supporters à l'Euro de foot ! Cet été que je tâtais à tâtons... hein, hein... Oui, j'ai pris une petite semaine de vacances à seulement trente minutes de vol de l'Élysée, au cas où... , dans la Corrèze profonde entre deux canards de Barbarie et une oie blanche, voilà pour clore le chapitre... Oui, elle m'a gonflé, je l'ai gavée, ça a fini en pâté et en foie gras... Je lui ai montré ma religion... Si j'ai un petit conseil, c'est d'éviter les mogettes au petit déjeuner et le cassoulet au dîner, même si c'est efficace pour monter la tente en fin de soirée... hein hein...

Car c'était lundi la rentrée des ministres, tous en rang d'oignon derrière François Hollande. Ceci dit, notre brave président n'a rien inventé en copiant son optimisme outrancier sur l'ex-président Aznar qui assurait déjà en 2009 : « Espagna va biène » ! Alors voilà, je suis le docteur François : ouvrez votre culotte, ma p'tite dame, je vais vous donner de mon gros remède de cheval ! Aaaah ouiiii, merci François... Quoi, ce n'était qu'un rêve ? Non, personne ne dit plus merci au docteur Cheval. C'est que notre pays est en mode « survie » : tiens, il vous faudra racheter une voiture d'urgence, la votre est bien trop vieille... de 1998 ? Vous pensez... Voilà, ça va repartir ! Et même que le chômage serait déjà redescendu en dessous des 10 %, et merci qui ? Merci docteur ? Même pas...

Oui, c'est bien terminé les septennats et leurs prolongations confortables, façon Mitterrand ou Chirac. Maintenant tout va trop vite : le quinquennat ressemble au parcours sur un grand huit avec siège éjectable ! Alors bonjour les sensations... Curieusement, les ex-présidents accrocs en redemandent : le pouvoir est-il une drogue ? Même que Sarkozizy-le-petit vient d'annoncer son retour dans la course à l’Élysée.
- Je ferai mieux la prochaine fois : je donnerai tout pour la France !

Ah bon ? C'est vrai que les présidents donnent de leur personne, mais ne risquent-ils pas de finir par scratcher l'avion ? Après l'affaire de la Germainwings, même François Noland n'ose plus laisser son premier ministre tout seul aux commandes pour aller faire pipi... Les avions de ligne sont blindés contre la grêle (750 kilos de glace en 12 secondes à 800 kilomètres heure) et contre les goélands (10 kilos par oiseau avalé dans un turboréacteur), mais quand la bombe est à l'intérieur... Même à l’Élysée, la concurrence est rude : Valls, Macron etc. Encore faudrait-il que ceux là prennent congé pour préparer leur campagne, à l'occasion d'une séparation brutale par exemple ! Les pires sont tous ceux qui ont pris leurs distances d'avec ce gouvernement, comme Montebourg qui monte et bourre ou Cécile Duflot en Marianne culottée.

Pour comparer l'élection présidentielle avec les JO de 2016, il n'y aura en 2017 qu'une médaille en or à disputer : nos divos et divas (comparables à Florent Manaudou ou à Renaud Lavillenie) prétendront eux-aussi au titre suprême mais ils devront sans doute se contenter d'une seconde place : peut-être seront-ils ministrables, et encore... Car nos athlètes ne doivent pas oublier qu'il faut sortir sa meilleur performance le jour même de la finale et pas avant, à la façon d'Usain Bolt, de Michael Phelps et de Teddy Riner. S'autoproclamer roi en affichant un sourire carnassier ne suffit pas ! D'autres se contenteront d'une modeste mais glorieuse troisième place comme Christophe Lemaitre, en gagnant sur un geste purement technique comme un « cassé en avant » pour l'emporter de deux millièmes de seconde, bien qu'au dessus des dix secondes fatidiques. Parfois, c'est suffisant pour éviter la médaille en chocolat ! Certains arriveront en fin de carrière et se contenteront de chauffer le banc comme Tony Parker, d'autres sortiront leur meilleure performance comme Anthony Ervin (35 ans, 73 kg), vainqueur de Flaurent Manaudou (25 ans, 99 kg) d'un centième de seconde sur le 50 m nage libre et vainqueur aussi du 4 fois 100 mètres et comme Thiago Braz da Silva, aux dessus des six mètres à la perche. Manaudou, ainsi relégué aux seconds rôles par un vieux de la vieille, songe du coup à prendre sa retraite définitive. Fougueux, quoi, mais tout le contraire d'une Aurélie Muller (57 kg), dépossédée de sa médaille d'argent du 10 km en eau libre par un arbitrage contestable et qui ne pense à cet âge (26 ans) qu'à prendre sa revanche d'ici 4 ans ! Mais bon, elle s'entraîne avec Philippe Lucas, pas comme l'autre glandeur. D'autres encore auront été exclus avant même les épreuves comme Benoît Paire, que le sélectionneur de l'équipe de France aura confondu avec DSK tant il prenait ses aises dans le village... Surtout, la France n'a plus la capacité de produire des « pointures » qui collectionnent les titres comme les Américains, les Anglais, les Allemands ou les Japonais. À défaut d'avoir des vainqueurs en athlétisme, en gymnastique, en natation, en cyclisme sur piste, en tennis, en escrime individuelle etc., nous avons une sur-représentation de champions dans toutes les disciplines marginales comme le tir-pistolet vitesse 50 m (médaille d'argent pour Jean Quiquampoix), le dangereux BMX (élimination), le RSX (médaille d'or pour Charline Picon), le 470 (bronze du couple français). Le canoë-kayak (l'or pour Denis Chanut Gargaud) et l'aviron (couple médaillé d'or) nous ont sauvé la mise et les gagnants « surprise » comme Élodie Clouvel (médaille d'argent du pentathlon) et Kévin Mayer (médaille d'argent décathlon) font exception à la règle qui veut que la France produise de nos jours un athlétisme de second ordre avec des médailles en chocolat pour la grande majorité. C'est la boxe et un peu le judo, qui ne sont pourtant pas des sports d'équipe (ou alors dans les coulisses et à l'entraînement), avec l'escrime (les épéistes Hommes médaillés d'or et le Fleuret par équipe Hommes médaillé d'argent) et le saut d'obstacles en équitation qui ont signé les plus belles « victoires collectives », soit 7 médailles en or en plus des 3 citées plus haut mais aucune en athlétisme : misère !

Les autres athlètes Français, plus de trois cent pour 28 sports déclinés en 42 disciplines représentaient autant que la délégation japonaise... bien que sous-performants au JO de Rio. Étaient-ils en déficit de stéroïdes anabolisants, d'amphétamines, d'hormones de croissance, de stages commandos et de cryothérapie, ou simplement de confiance ? Se sont-ils vus trop beaux aux yeux de leurs coachs préférés comme nos nageurs ou alors ont-ils une culture de la défaite, à l'inverse des Allemands ? L’Écossais Andy Murray n'a pas eu ce problème avec ses coachs successifs pour remporter le titre. On s'étonnera par contre de l'absence de quelques athlètes américains bodybuildés aux épreuves de vitesse en même temps que des nombreux succès du Kenya avec ses athlètes filiformes. En France, que faut-il en penser ? À part qu'on nous raconte des craques avec notre record de 42 médailles (tous métaux confondus) par une représentation de dix fois plus d'athlètes... À vrai dire, les statistiques et les ratios sont en notre totale défaveur par exemple en nous comparant avec la délégation anglaise, ou alors Sa Majesté la Reine d'Angleterre les fournit-elle en produits dopants indétectables de dernière génération ?

Réfléchissons : nos athlètes ne sont-ils pas surévalués pendant les sélections ? Ou bien font-ils seulement acte de présence, comme nos sénateurs, histoire de réjouir le contribuable moyen qui se croit bien représenté ? Dorment-ils eux aussi sur leurs bancs en espérant la défaillance de quelques uns ? Au final, ce fut un voyage exotique, la fête au retour et plus d'un million d'euros de primes à se partager entre les nombreux médaillés, alors : " Qu'importe la médaille, pourvu qu'on ai l'ivresse ". Mais, par exemple, Benoît Paire n'était-il pas le seul vainqueur possible avec « des couilles » en or au milieu d'une délégation tennistique très plan-plan ? Ah, si seulement notre athlète aux pieds d'argile Teddy Tamgho eût été présent aux JO : il aurait traîné ce con de sélectionneur par les cheveux à travers le stade avant d'effacer d'un triple saut de plus de 18 mètres le record du monde.

Le parallèle avec nos politiciens m'amuse plus encore : par exemple, en se présentant aux élections présidentielles, Valls et Macron ne risqueraient-ils pas (comme Manaudou qui s'est bouffé une bouée et Lavillenie une barre) de manger leurs chapeaux à plumes ? Alain Juppé (71 ans) n'est-il pas trop vieux pour se présenter (un peu comme si Jeannie Longo se présentait aux JO !). Devrait-il se doper pour réussir ? Sarkozy n'est-il pas blessé (comme Tony Parker aux orteils), voire gangrené après qu'Hollande lui a marché sur les pieds en 2012 ? Ségolène Royal, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Cécile Duflot (après l'énorme désillusion de nos footballeuses) peuvent-elles encore prétendre à la présidence ? Enfin, Jean-Luc Mélenchon, petit prof en méforme, pourra-t-il faire autre chose que de retourner chauffer le banc avec les « Experts » : François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et 99 % des autres prétendants à la présidence ? Reconnaissez que c'est la France des « seconds couteaux » qui s'aligne, sans réussite et sans gloire ! Et de rire. Mais où sont passés les héros ?


Et comme dirait Pierre de Coubertin en assistant aux jeux paralympiques de Rio le 7 septembre prochain : " L'impotent, c'est de participer ! ", à moins que ces jeux là ne soient annulés ? Déjà que sans les Russes, c'est pas drôle... Ah non, alors !

jeudi 23 juin 2016

« 10 bonnes raisons de bouter les Britanniques hors de l'UE » dans le blogiblag du 23/06/2016 (LJ ©2016).

Voilà... le grand jour est arrivé : " Brexit or not brexit, that is the question ! ". Si les britanniques ont des doutes sur l'Union Européenne, les Français ont eu leur Frexit ou Frogxit en 2005 avant d'être enrôlés de force par un vulgaire tour de passe-passe ! Avec l'Euro, notre monnaie nationale a été diluée et absorbée, dévaluée par dix et nous avons survécu ! C'est ça, la résilience. Mais combien de Jo Fox, la jeune député anglaise assassinée, devront mourir pour comprendre qu'un ultra-nationalisme mondialisé nous menace qui recrute des demeurés et des fous. Plus que le nationalisme, il nous faudrait parier sur la conservation de nos paysages, de notre douceur de vivre et de notre liberté contre les multinationales, les mafias et les lobbies de la manipulation et du crime organisé. Des centaines d'autochtones en meurent chaque année, dépossédés de leurs terres et assassinés comme la militante écologiste hondurienne Berta Caceres et bien d'autres. Cette lutte s'appelle l'écologie.
En attendant, voici dix bonnes raisons pour nous de bouter les britanniques hors d'Europe :

1) Contre le «french bashing*» quotidien, contre la «waterloo-isation» de la France par une poignée de magnats britanniques, contre leurs tabloïds méprisants, contre la City de Cameron et de Boris Johnson (le maire de Londres qui appelle les riches Français à s'expatrier), Paris doit montrer ses muscles et réaffirmer sa suprématie.
 
2) L’Écosse doit reprendre sa liberté et rejoindre d'urgence l'UE de plein droit, en adoptant l'euro comme monnaie unique. Seule l'Europe pourra ainsi la protéger contre l’hégémonisme américano-britannique. Surtout, le combat a commencé contre la destruction de la planète et la " fuite en avant " technologique sur une Terre aseptisée.

3) Mais pour qui travaillent les Britanniques ? Pour les Américains. À force soit-disant de vouloir « le meilleur des deux mondes », ils finissent par un sabotage systématique de toutes les initiatives de l'UE. Leur vision antique et figée est celle du Commonwealth, du colonialisme et de la City, quand ils veulent imposer leur « protectorat » financier à une Europe obèse qu'ils affaiblissent par tous les moyens. Comme disait le général de Gaulle, les Britanniques sont « le cheval de Troie des États-Unis ». En négociant un "statut spécial" pour le Royaume-Uni, Lord Cameron bloque toute initiative en UE. La prochaine concession sera de nous imposer le traité de libre-échange transatlantique avec les États-Unis (le Tafta), c'est à dire l'hégémonisme industriel américain, sont droit, l'indépendance de ses multinationales et les pleins pouvoirs pour Wall Street. Le journal Libération précise : « C’est Londres qui a tué à petit feu, avec des relais très efficaces au sein de la Commission, toute politique industrielle en Europe ».

4) Politique, défense et budget communs sont ensemble impossibles sous leur coupe, quand les Britanniques s'extraient de tout devoir vis à vis de l'UE. Leur refus de la monnaie européenne est symptomatique de leur double-jeu contre le sacrifice muet des autres nations dont la France. Que ces messieurs fassent donc un pacte commercial de libre-échange avec l'Amérique et qu'ils aillent se faire ubériser.

5) Mais pourquoi les Britanniques font-ils semblant de croire qu'ils n'ont rien à perdre en quittant l'UE, avec laquelle il font 90 % de leurs échanges commerciaux ? Il ne s'agit pas simplement de quelques millions d'Euros trop perçus par l'Europe mais de leur PIB qui se compte en milliers de milliards de dollars : que représentent pour eux 1 % de PIB ? Plusieurs milliards de livres sterling à perdre et un demi-point de croissance.

Pour l'Europe continentale, La City est la place de toutes les spéculations, des bulles financières et du blanchiment d'argent sale en provenance de France et d'ailleurs vers leurs paradis fiscaux, soit des milliers de milliards ! Elle fait la part belle aux industries sales de la mondialisation et du crime organisé, aux Américains dominateurs et à la Chine des " petites mains ".

6) Les Britanniques contournent toutes les lois sociales en dissimulant 1 million de travailleurs clandestins et ils exigent de continuer à profiter d'un « statut » à part pour organiser leur esclavage. Pour les concurrencer, l'Allemagne vient de faire entrer à son tour 1 million de travailleurs exilés en sabotant l'Europe sociale et les efforts humains de la France, qui peu à peu se voit obligée de s'aligner sur ces trafiquants de main d’œuvre bon marché. « Si l’UE n’a aucune dimension sociale et fiscale, c’est parce que Londres s’y est toujours opposé » suivant Libération.

7) Les Britanniques imposent la langue anglaise dans toutes les transactions, contre le cours de l'histoire et contre la France. Il faut remettre la City et ses élites affairistes et mondialistes qui lisent « The Economist » et le « Financial Times » à leur place. Mais « beaucoup d’entreprises internationales ont leur siège en Grande-Bretagne. Cela leur garantit l’accès au Marché unique, ce qui ne sera plus le cas s’il y a Brexit. De même, la City est la place financière de l’euro en raison de son expertise, bien qu’elle ne soit pas dans la zone euro. La Banque centrale européenne a essayé de rapatrier une partie de cette activité sur le continent, mais la Cour de justice européenne s’y est opposée au motif que Londres était dans l’Union », toujours suivant Libération.

8) Les britanniques imposent ainsi à la France depuis la défaite de Napoléon un « Waterloo » quotidien et artificiel pour minimiser son poids et la déclasser. En les éjectant de l'UE, la France doit retrouver le niveau réel d'un pays majeur d'avant la réunification des deux Allemagnes, ainsi que son influence politique et financière. Elle doit conserver contre ces manipulateurs son niveau de protection sociale. Elle ne doit pas transiger sur la diminution du temps de travail et la redistribution de l'activité vers les chômeurs. Son savoir-vivre et sa douceur de vivre comme une grande Suisse sont incompatibles avec le mépris des marchés : l'Europe ne doit plus s'aligner sur l'Angleterre, l'Amérique, l'Asie de la mondialisation car leurs procédés sont méprisants et antisociaux. Surtout, la Grande-Bretagne donne le pire des exemples aux pays du Nord de l'Europe, comme la Russie aux pays de l'Est.

9) Hélas, le parti LR en France s'affiche maintenant favorable aux OGM, au gaz de schiste, aux biotechnologies dangereuses, aux nanotechnologies, à l'exploitation du pétrole jusqu'aux cercles polaires et au fond des océans-poubelles, au bétonnage systématique, à la surexploitation des mers et des forêts, contre toute forme d'écologie, pour les lobbys américains du tabac et des armes en plus de la financiarisation forcenée des forces de travail au service des actionnaires et des fonds de pension. Ce parti républicain, conçu par Nicolas Sarkozy sur le modèle républicain américain, est un danger public : il faut vite le relayer au second plan en France et en Europe, à l'égal du parti des "Le Pen", pour promouvoir à sa place une écologie salvatrice. L’Écosse-Verte elle a toute sa place aux côtés d'une France-Verte et d'une Allemagne-Verte, en UE. Mais attention que Hollande ne nous engage pas dans la mauvaise direction en nous alignant à son tour sur les Américains.
 
10) Les Britanniques eux doivent être poussés à s'asseoir à une CEE élargie au Commonwealth, aux côtés de l'Ukraine, de la Turquie etc. et sans aucun pouvoir décisionnel sur l'UE de base. C'est là qu'ils nous rendrons le plus de services. Ils ne pourront ainsi faire chuter qu'eux-mêmes, d'autant que le Portugal a pris leur place dans le cœur des Français et que l'Italie de Matteo Renzi nous fait de l'œil.

* Le « French bashing » désigne aussi bien le dénigrement de la France à l'étranger que l'auto-dénigrement français en lien avec un certain déclinisme.

samedi 11 juin 2016

Ouverture de l'Euro foot 2016 :« Paris-Junk-Capital, cholérats et cæterats » dans le blogiblag du 11/06/2016 (LJ ©2016).

Euro les imbéciles car il leur sera beaucoup pardonné. Bien sûr, la France à réussi son entame par la victoire 2 à 1 du match de foot contre la Roumanie. Mais Paris s'est transformée en ville-poubelle ces derniers jours à cause des grèves à répétition. Et puisque le parti des Républicains favorise grandement ces révoltes ouvrières, comment penser dans ces conditions réélire Sarkozy à la présidence en 2017 ?

Si le Sénat, passé aux mains d'une Droite méprisante, avait osé seulement voter la « loi Travail » voici deux mois, aujourd'hui la France serait en ordre de marche comme une seule armée ! Le contenu de cette loi fourre-tout ? Licenciements facilités pour soi-disant embaucher plus, flexibilité du travailleur en caoutchouc, nivellement du droit du travail par le bas, formation continue à tout et n'importe quoi, restrictions sévères des indemnités en cas de divorce devant les prud’hommes et optimisation de la précarité qu'il faudra ajouter au travail les dimanches, à la dévalorisation de la connaissance et de l'ancienneté, au cumul désespéré des petits boulots (sans espoir d'accéder à la propriété) et au renoncement explicite à toute carrière, soit au final une loi scélérate offerte en sacrifice propitiatoire au patronat par Hollande et Valls dans le but d'alimenter les chaînes vertueuses de notre production nationale. Et résultat de toutes ces délibérations : le NON incroyable de la droite, le NON obligé de l'extrême gauche et le merdier total ! Voici donc comment et pourquoi Paris est devenue une Junk-Capitale, la capitale des poubelles puantes.

Alors, félicitons Martinez, le syndicaliste cégétiste en chef, et mille bravos aussi à Sarkozizy-le-petit quand ils ne valent pas mieux l'un que l'autre : tous deux sont de pauvres maîtres chanteurs bouffis d'orgueil et des traîtres à l'intérêt de la nation. Moi personnellement, je ne leur confierais même pas les clefs de ma voiture, alors les codes de l'arme nucléaire, vous pensez ! Maintenant, la loi Travail, ils peuvent bien se la mettre au cul... pour la remanier en juillet, pendant les grandes vacances et donc dans l'indifférence générale. Oui, bande de manipulateurs, je vous conchie.

C'est que Sarko est revenu prématurément dans l'aquarium géant de la politique montrer les dents et rejouer (indéfiniment) son échec aux élections de 2012 : « Hollande est un menteur et voyez le résultat... C'est scandaleux ! » brame-t-il sur Europe 1 au moment de célébrer « l'Euro 2016 ». Edmond Dantesque, le retour ! Ah, mais quel petit malfaiteur ce Paul Bismuth ou plus familièrement « mon Raymond » : pro-TAFTA-américain, pro-vente de la France à la découpe, pro-milliardaires, pro-Fouquet's, pro-Bolloré, pro-Bettancourt, pro-émirats arabes, pro-lobbies, pro-multinationales, pro-croissance à deux chiffres en pompant le tiers et le quart-mondes, adepte de la précarité et de l'esclavage à 200 dollars par mois en Turquie ou ailleurs, pro-MEDEF, pro-licenciements à la pelle, irréductible anti-35 heures, pro-pétrole-charbon et réchauffement climatique, pro-atome-Tchernobyl-Fukushima, pro-air irrespirable et morts prématurées par asphyxie, pro-agriculture intensive, pro-glyphosate Monsento et compagnie, pro-bœuf aux hormones, pro-épuisement des sols et épandages chimiques, pro-OGM, pro-nanoparticules jusqu'à coloniser nos cerveaux et saturer nos synapses, pro-dégénérescence Parkinson Alzheimer, pro-manipulations génétiques, pro-cigarettiers et anti-paquets neutres, pro-cancer du poumon pour un fumeur sur deux, pro-aéroports, anti-zadiste évidemment, pro-bétonnage et inondations, pro-pollutions des mers, anti-écologiste forcené, serial-killer au service des industries de l'armement, de l'automobile, de la chimie, va-t-en guerre patenté etc... Faudrait évoquer ici un Junk-Brain dans les petites têtes de tous ces politocards de droite, en concurrence directe avec les gauchistes.

Et dire que les Suisses ont délaissé le « revenu universel » et l'idéal de « l'homme affranchi » pour protéger une industrie esclavagiste. Fallait-il qu'une grosse minorité de millionnaires craignissent la concurrence des « nouveaux rentiers » à raison de 2 500 francs suisse par mois ? Et qui viendrait après cette aumône de luxe se sacrifier dans les mines, dans les usines, ramasser les poubelles, retourner les meules de gruyère et garder les vaches ? La monnaie Suisse ne s'en trouverait-elle pas dévaluée d'autant ? Déjà que la France a adopté le RSA à 524,68 euros pour ses nouveaux pauvres et voyez où cela l'a menée : bande de fainéants, chômeur n'est pas une profession mais une honte !

Sérieusement, pourquoi devrait-on réélire Sarko à la présidence de la République l'année prochaine ? Je le vois revenir avec ses gros sabots tous crottés au seul titre de « la Renaissance de la Nation ». Après pourrait-il d'une façon soi-disant très républicaine, pour ne pas dire putassière, nous taxer dans les premiers quinze jours de sa présidence et devant tous ses barons d'une « loi Travail » puissance dix et d'une nouvelle « flexisécurité » ? Sarkozy, Copé, Fillon, Juppé , Le Maire prétendent diriger la France par des clauses de contrat, des décrets et des ordonnances. Après, suffirait-il d'introduire une « petite dose de social » comme un gros suppositoire dans le cul pour nous réjouir l'anus ? Et puis, curieusement ils confondent les zadistes, les syndicalistes et les casseurs qu'ils associent aux islamistes radicaux : tous dans le même panier à salade ! Surtout, pas d'amalgames ! Ah, les gros finauds, mais pour quel libéralisme de mauvais aloi ? Pour quelle junte militaire à venir ? Pour quelle guerre civile ? Pour imiter Madame Thatcher ou le réformateur italien Matteo Renzi dit « Le démolisseur » , ou bien encore le self-made man Donald Trump ? Copieurs, imbéciles de bas étages, crétins des Alpes... Faut se figurer le bordel total attendu avec leur programme de droite ! Faut imaginez la « family Sarkozy » au travail : pompes à merde à tous les étages quand le peuple en crue envahira les Champs-Élysées et Matignon façon 14 juillet, défilés de grévistes ininterrompus toute l'année avec les syndi-cacas dans la rue sous les hauts-parleurs, les casseurs en folies sous les grenades de désencerclement et les fumigènes, les vitrines brisées, les retours de bâtons dans la tronche des passants à tire à larigot ! Se croient-ils à l'abri nos politiciens avec leurs belles petites gueules de nouveaux riches et de faux-culs ? Il y a des claques qui se perdent.
- Sarko au cachot, les prolos auront ta peau !

Car notre beau pays s'est immobilisé rien que par l'incurie crasse de ces politiciens et nous commençons à sentir les poubelles au petit matin à cause de cette Droite fascisante, sans concession aucune. Tout ça pour interdire la loi « Myriam el Khomri », belle comme un printemps arabe, tendancieuse comme une sourate du MEDEF mais désavouée in fine pour cause d'insuffisances manifestes ! Non, ce n'est pas Hollande qu'on doit craindre mais bien le retour de Sarkozy en 2017. Déjà, les conteneurs-poubelles débordant d'ordures participent à l'Euro de football en ce mois de juin. ' Paris No Go Zone ' est devenu par l'inconséquence rageuse du couple Sarko-Martinez : ' Paris Junk Zone '. Oui, la ville-lumière pue à cause de tous ces cons là et non pas à cause du peuple ni de ce petit couple bien propre sur lui : Hollande et Valls.

Fort heureusement, quelle riche idée a eu ce gouvernement de cantonner les supporters des équipes de football de l'Euro dans des « fan zones » protégées et parfumées ! Bien sûr, les quais de Seine seront interdits à la baignade le temps de nettoyer les boues de la décrue mélangées d'hydrocarbures. Tiens, dans ces eaux qui refluent sous les ponts de Paris j'ai cru voir passer l'aileron d'un requin sarkoziste, entre des vieux débris : ça m'a donné des envies de pêche au gros... Hélas, c'est trop tôt pour Paris-plage, quand il suffirait de balancer quelques péniches de sable sur les bords de Seine pour que Paris retrouve des airs de vacances. Mais pourquoi ne pas anticiper, madame Hidalgo ?

Alors, la France est-elle enfoncée jusqu'au cou dans « la gadoue, la gadoue, la gadoue » ? Nos trains par milliers se traînent pour ridiculiser la SNCF, les avions d'Air France peinent à décoller et nos poubelles croulent d'ordures ménagères. La ville la mieux desservie du monde part-elle en vrille ? Que nenni, même pas mal... Car Paris est aussi la capitale la plus fliquée au monde qui sait se protéger : voilà pourquoi elle peut accueillir l'Euro 2016. D'ailleurs, la Seine est revenue gentiment dans son lit comme la femme du boulanger et les Français sont décidément increvables et résilients qui résistent à tout, sauf les morts, ça va de soit. Plaignons plutôt ces pauvres petits Anglais écœurés de l'Europe (après avoir accueilli les JO d'été à Londres en 2012) et qui devraient annoncer le Brexit pendant que nous donnons à notre tour la fête. Ah, les petits joueurs ! Déjà ils sont perdants et je leur souhaite une bonne déculottée : My God, qu'ils repartent vite la queue entre les jambes ! Les Écossais, qui ne craignent rien sous leurs kilts, sont plus sympas.

Et les Américains qui s'attendent à voir venir Donald Trump à la Maison Blanche, après Obama : un éléphant dans un magasin de porcelaines, un aventurier, un cow-boy peut-être, un Poutine de l'Ouest ? À croire que ce faux républicain, un sectaire convaincu, a une tête de sauveur ? Et de rire. Mais de là en France à voter Sarkozy, cela participerait au « grand désespoir suicidaire » organisé par les milliardaires et leurs multinationales défiscalisées pour déposséder les Français de leurs derniers privilèges : la liberté, l'égalité et la fraternité.

François Hollande lui le sait bien qui résiste vaillamment contre l'opinion générale depuis 4 ans : il vous faut du pain, des merguez et les jeux du cirque ? Voilà mais c'est ramadan, je vous l'emballe pour ce soir ma p'tite dame ? A-t-il le sentiment d'avoir été trop chiche pendant ce quinquennat passé ? Avant l'arrivée des élections de 2017, ce mongole-fier dégaze et lâche du lest à tours de bras vers les fonctionnaires, les enseignants, la recherche, les intermittents de spectacle, la SNCF, les syndicalistes de tous poils et il leur offre des certificats de reconduite de tous leurs avantages cumulés depuis des siècles de lutte des classes. Bien sûr, c'est une politique improbable en contrepartie d'une dette nationale abyssale : Hollande se paie ainsi le luxe de mépriser la Droite au moment où ces faiseurs faisandés prétendent économiser d'une traite cent milliards d'euros, programme en main. Et pour quels résultats aujourd'hui mon Nono ? La grève de tous les autres, les faux amis, les alliés communistes de la première heure, les convoyeurs et les éboueurs syndicalisés : « On est bien mal récompensé de tous ses efforts, mon brave ! » Oui, mais... Jésus crie et la caravane passe car on arrête pas le commerce.

vendredi 20 mai 2016

« Sous la canopée à Paris, le faux-rhum des Halles » dans le blogiblag du 20/05/2016 (LJ ©2016).

Il y a des choses qui me font peine à dire comme « la Canopée de Paris », soit un toit de verre à 1 milliard d'euros (payé par le contribuable parisien) qui coiffe des galeries commerçantes, et  à quoi ça sert ? À Reverdir Paris ? Non. D'ailleurs, en même temps que ce non-événement absurde il fallait déplorer une autre mort bien douloureuse puisqu'à deux pas de là, la plus grande surface commerciale de Paris dédiée à la vente d'instruments de musique : « Musika » a fermé ses portes définitivement, effacée d'un revers de fortune. Et pourquoi faire venir alors 35 nouvelles enseignes de luxe sous la « Canopée » de l'ex-forum des Halles ? Pour le pognon bien sûr et pas pour la culture... Mais ne faut-il pas s'agacer de cette prise de pouvoir des multinationales au centre de Paris, à l'égal des fonds de pension américains ou des fonds qatariens dans les lieux les plus prestigieux ? Hein... Je vous laisse lire en quelques lignes à la fin de cet article le « programme commercial » de nos élus pour notre belle capitale. C'est comme si on avait posé la « pyramide du Louvre » sur Nike et compagnie : ah, quel étonnant cadeau aux multinationales !

Moi, en parcourant ces lieux plus qu'illusoires, j'ai l'impression de voir sous cette canopée en verre teinté  tous les ateliers du tiers et du quart monde au travail, soit l'exploitation par ces mêmes multinationales de plein de petits enfants et de femmes réduits à l'esclavage dans des ateliers chinois, indiens etc. (Comparez donc le prix de revient et le prix affiché d'une paire de baskettes). Mais à 1 milliard d'euros (d'impôts), la France n'aurait-elle pas dû demander à rapatrier par exemple quelques usines de Nike sur son territoire  pour employer à la place des milliers de chômeurs parisiens... Un peu comme l'Australie nous a obligé à faire, avec l'achat de nos sous-marins d'attaque qui seront montés directement sur les chaînes de fabrication australiennes.

Et pourquoi avoir dénommé ce toit aveugle « la Canopée » ? le titre de « Fourmilière » aurait mieux convenu à cette construction. Est-ce parce que son verre trop épais assemblé en tuilage demeure perméable à l'eau, qui laisse des flaques d'eau dessous ou bien parce l'ensemble sert à surchauffer les appartements autour en réfléchissant le soleil sur leurs vitrages ? C'est pas que je me soucis beaucoup de ces bourgeois, mais vous parlez de dix ans d'étude nécessaires pour obtenir un tel résultat : j'avais bien essayé de les prévenir en donnant mon avis lors des prétendus « tours de table » citoyens, mais rien à faire... Autant pisser dans un violon.

Voici donc une réalisation hors de prix qui sert de vitrine à quelques privilégiés optimisés du business international et en dépit du bon sens. Par contre la France possède une «  canopée véritable », soit en Guyane une petite partie de la forêt amazonienne  qu'elle est chargée de protéger de la destruction, du brûlage des paysans et de l'invasion citadine, de la contamination des orpailleurs, des projets immobiliers, des prédateurs de la nature, des bûcherons, des multinationales de la pétrochimie ou de l'industrialisation de la pharmacopée locale, soit tous ceux qui organisent le pillage du dernier poumon vert de la planète. Pour cela, la France dispose seulement de quelques dizaines de militaires quand il faudrait toute une armée en bon ordre et toutes les bonnes volontés du monde pour circonscrire le mal. Avec un milliard de dollars sur la table, que n'aurait-on pu faire pour protéger la forêt amazonienne ? Autrement, à ce prix là j'avais proposé de replanter toutes les haies bocagères de France après ce putain de remembrement qui a transformé dans les années 60 nos paysages verdoyants et bucoliques en déserts de merde dédiés à la monoculture intensive, là ou maintenant des paysans mécanisés à mort viennent épandre stupidement toutes les saletés de l'agrochimie aux saints noms du commerce international, de la libre concurrence et de la rentabilité dévoyée. 

Oui, on nous bouffe la tête quand « business is business » et quand Paris n'est plus qu'une vulgaire « boutique » à la place des services municipaux disparus, des cours de formation gratuite et des visites organisées de notre patrimoine, des expositions gratuites les dimanches et de tous les bancs, des toilettes publiques, des fontaines Wallace, des cabines téléphoniques, des petits commerces de proximité de nos grands-pères et des marchands ambulants de nos campagnes etc. Maintenant c'est pas moi, petit parisien désargenté, qui profiterait de toutes ces saloperies internationales de luxe qui remplacent notre artisanat et notre savoir faire mais je paierai forcément  les impôts correspondants. Pire encore, on sait que le quartier « les Halles-Beaubourg » est un lieu favorable à la vente de drogues et à la prostitution. Alors, de la fausse luxuriance de cette canopée virtuelle à la luxure, il n'y a qu'un pas : il suffira que la police déserte les lieux (après réduction des effectifs des fonctionnaires) comme dans l'ancien Forum des Halles il y a peu encore pour qu'une population interlope se poste le jour comme la nuit  sur ses places, dans ses recoins et dans ses sous-terrains. Alors, quand vous passerez par là, comme moi vous aurez peur.

Pour votre information, voici depuis le site de la mairie de Paris « l'avis à la population » qui transforme notre belle capitale en « hub » pour touristes fortunés et en succursale des multinationales  :

La Canopée accueille les navires amiraux de grandes marques. L’ouverture de la Canopée est le symbole du renouveau commercial du Forum des Halles. Grâce à la Canopée, qui fait le lien entre les espaces souterrains et les rues de Paris, le Forum des Halles s’ouvre désormais sur la ville. Le centre compte 70% de surfaces rénovées et 35 nouvelles enseignes. Abritant 6 000 m2 de nouvelles enseignes, la Canopée s’ancre dans une volonté forte de proposer aux Parisiens, en plein cœur du quartier des Halles, de la nouveauté et de l’exceptionnel (?) grâce à des marques reconnues, de notoriété internationale, qui développent des concepts exclusifs (de luxe) en avant-première pour le centre. Ainsi, Lego ouvre son 1er « Flagship Store » en France avec une offre commerciale et des créations uniques en briques LEGO, spécialement pensées pour le lieu ; Sephora elle présente son tout dernier magasin « eco-friendly » avec tous les services beauté innovants pour surprendre sa riche clientèle ; Superdry, LIU JO et Nike ouvrent des magnifiques « flagship » dans notre capitale. Ainsi, la boutique Nike, de plus de 1000 m2, accueillera le dernier concept de la marque centré sur le service, où vous retrouverez « running, training et sportswear » pour tous les bobos parisiens !

samedi 7 mai 2016

Billet d'humour : « La France sur les pas du Canada : sous la forêt en feu, du pétrole ! » dans le blogiblag du 07/05/2016 (LJ ©2016).

Le Canada Dry brûle au printemps... Non, je n'ai pas envie d'en rire ! Le Canada, qui a aligné sa politique énergétique et gazière sur les USA avec l'exploitation à grande échelle du gaz de schiste, le Canada qui revendique le droit de polluer au nom de la « sainte Économie mondialisée », le Canada qui aggrave des bouleversements climatiques bien réels, le Canada qui a renvoyé tête basse notre ambassadeur Nicolas Hulot en octobre 2014 quand il disait :

« Je considère que les énergies fossiles, qu’elles soient conventionnelles ou non conventionnelles, ne sont en aucun cas la solution aux changements climatiques. Elles sont le problème... Dans le contexte des changements climatiques, je n’arrive pas à comprendre comment on peut, aujourd’hui, encourager ou autoriser quoi que ce soit qui puisse aggraver cette menace. » 


Et à propos de l’exploitation des sables bitumineux, défendue par les gouvernements du Québec et du Canada : « Avec ma sensibilité écologique, je ne vois pas cela d’un bon œil... Je ne vais pas au Canada pour donner des leçons, mais plutôt pour dialoguer. D’ailleurs, je souhaiterais rencontrer Stephen Harper. Je crois que c’est plus utile de discuter avec les gens qui sont éloignés de votre point de vue que de prendre le thé avec des gens qui partagent votre opinion. Les choix que nous faisons, sur un plan énergétique et économique, déterminent, pour le meilleur et pour le pire, l’avenir de nos enfants. Et je n’arrive pas à me résigner au fait qu’on puisse sacrifier l’avenir au présent. Je ne peux me résigner à ce qu’on fasse les mauvais choix.
On ne peut plus s’abriter derrière l’alibi de l’ignorance, par exemple se demander si les changements climatiques sont de responsabilité humaine. La science a tranché. Il n’y a plus matière à discussion. Et cette menace aggrave toutes les autres difficultés de l’humanité.
Les changements climatiques, je ne les ai pas découverts dans les livres. J’ai vu leurs conséquences pendant 25 ans un peu partout sur la planète. Et j’ai vu leurs conséquences humaines. Donc, je n’ai aucun scrupule à me faire l’ambassadeur de cet enjeu.»

Voici donc les conséquences diaboliques de la mondialisation énergétique : le Canada brûle pour devenir en un premier temps une espèce de désert comparable au Sahara ou au Texas, un vulgaire champs d'exploitation pétrolifère. Heureusement, bientôt peut-être des villes nouvelles s'y élèveront à la place de ces forêts imbéciles, qui pourront accueillir une immigration nouvelle soit une part appréciable des 9 milliards de la population attendue à l'approche de 2050. Le Canada va même concurrencer les plaines dégelées du permafrost de Russie, qui pour l'instant nous renvoient surtout du méthane (à effet de serre) et des défenses de mammouths, en attendant de recevoir des petits Chinois industrieux.

C'est dire si le changement climatique est nécessaire pour les économistes, et ne sommes nous pas tous des petits économistes en puissance contre le chômage et la crise ? Même Sarkozy et toute sa clique ont adopté le pragmatisme Américain et... Canadien. La France parle de signer la COP21 quand eux proposent de signer le TAFTA  après L'ALÉNA. La France de Hollande parle de taxer le carbone quand les USA veulent voir détaxer tout leur commerce, et d'abord celui de leurs multinationales. Le carbone, ils s'en foutent bien : n'est-il pas indispensable à la vie humaine autant que les dérivés du pétrole dans l'industrie ou l'énergie atomique en France ? « Le soleil on en a pas beaucoup mais nous, on a des idées... Lisez donc le programme des Républicains ». Voilà, ils exportent même leurs idées chez nos politiciens.

En même temps, le pôle Nord libéré des glaces deviendra bientôt le passage obligé du commerce international et la nouvelle zone de conflit entre les Américains et les Russes. Les équilibres géostratégiques se dessinent ainsi qui vont repositionner le développent économique et tout le pognon rapatrié des paradis fiscaux dans le Grand Nord. Et quid du solaire et des énergies renouvelables ? Marginal, insignifiant à ces latitudes... Les Américains ne font plus que bombarder de loin Daech et ils se préoccupent de moins en moins des puits de pétrole d'Orient : occupez vous de défendre vos intérêts, nous les nôtres qui sont partout ailleurs ! Ils demandent même à l'Europe d'accueillir toute l'immigration de ces pays bombardés en la culpabilisant fortement. Car il est temps qu'ils se recentrent sur l'Asie et le Canada, à moins que ce ne soit qu'une manœuvre de plus pour noyer le poisson et dissimuler leurs responsabilités ?

Le gaz de schiste n'est-il pas une grosse farce qui entraîne des faillites multiples ? Chut... Mieux, l'Europe va intégrer de force la Turquie suivant une logique absurde défiant toutes les constations d'échec d'intégration de ces populations dans notre modèle de démocratie... Bon, d'accord, c'est la condamnation de l'Europe et de son modèle social mais puisque nous allons perdre notre nationalité et devenir in fine des Américains de dernière classe, hébergés sur « Faceboook-Google and Co » mais sans la carte verte.

L'Arabie Saoudite des puits de pétrole peut bien se défendre seule qui a assez de pognon pour acheter de l'armement lourd de partout. Mais espérons que toute son économie comme les villes nouvelles de ce petit croissant de lune désertique ne s'écroulent pas comme château de carte : après tout, les bédouins ne préfèrent-ils pas vivre sous la tente ? Et puis, l'exploitation du gaz de schiste est cette merveille du redéploiement des compagnies pétrolières qui redistribuent la donne après avoir demandé aux gouvernements de bombarder l'Irak etc. pour protéger leurs puits de pétrole des appétits voisins. L'or noir apparaît maintenant abondant au Canada comme au Venezuela : sous la forêt en feu, le pétrole, et même jusque nos banlieues parisiennes regorgent de gaz de schiste.

« Et dire que ces cons de socialistes marchaient sur l'or sans s'en rendre compte, oui madame ! ». Je crois entendre ce diable de Sarko... Fatalitas. Oui, merci d'avance aux Républicains ! Grâce à vous, notre indépendance pétrolière est en marche comme au Canada et au Venezuela, vive le gaz de schiste américain si c'est pas suffisant, vive le TAFTA après L'ALÉNA et merde aux Verts, à Greenpeace, à l'écologie en général et à tous ces socialistes du greenwashing (l'écoblanchiement). « Errare humanum est, perseverare diabolicum » comme dirait Maud Fontenoy, leur nouvelle déléguée à l'environnement appauvri, au océans-poubelles et aux forêts qui brûlent.

mercredi 4 mai 2016

Billet d'humour : « NTM contre TPMP : taloche en direct au télé-crochet ! » dans le blogiblag du 04/05/2016 (LJ ©2016).

JoeyStarr versus Hanouna, c'est la guerre des gangs... Ah, quelle merde de nos jours cette télévision française ! Surtout avec l'arrivée de tous ces petits dictateurs : on les connaît, tous ceux qui on pris la relève de Jean-Luc Delarue et qui font la pluie et le beau-temps sur les chaînes historiques comme les nouvelles, avec leur petit balai à chiotte : de Cyril Hanouna à Morandini en passant par Dechavanne, Arthur et Ruquier, tous animateurs à la télévision, à la radio et producteurs bien sûr.

Mais d'autres requins y fraient occasionnellement qui n'ont pas leur langue ni leur main dans la poche comme le rappeur, producteur et acteur JoeyStarr : engagé comme juré pour revigorer l'audience de la « Nouvelle Star », il aura surtout fait le buzz pour une gifle donnée à Gilles Verdez quand c'est Cyril Hanouna qui la méritait : depuis des mois, Hanouna dénigrait la « Nouvelle Star » et rendait l'antenne 20 minutes en retard tous les mardi après avoir joué à touche-pipi avec son comparse-esclave Camille Combal. Cyril hanouna est de ces chefs de bande qui poussent à toutes les conneries et à toutes les humiliations, jusqu'au harcèlement : allez, mets lui des nouilles dans le slip, va chier dans ses chaussures, emmerde le au téléphone etc., tous les procédés sont bons. En envoyant Gilles Verdez au casse-pipe, quoi de plus étonnant que celui-ci se prenne une pichenette sur le museau par JoeyStarr ?

Curieusement, l'humiliation de Gilles Verdez aura boosté l'audience de TPMP et Hanouna, toujours à l'affût du moindre buzz, en redemande ! Bah, personnellement je ne supporte plus cette télé-poubelle et je suis dégoûté d'Hanouna autant que de Morandini sur Europe 1, qui lui rapporte tous les matins après 9 heures les audiences de la veille et affiche un mépris certain pour la « Nouvelle Star ». Non, rien n'aura fait pour remonter l'audience du « télé-crochet » (dans ta gueule) :

- Joey, ta pizza margherita ! Tant que c'est pas une quiche ou une tarte...

- Ouais, prends celle là !

Pour ranimer la « Nouvelle Star », Élodie Frégé elle aura tout tenté, toutes les tenues et tous les décolletés plongeants, mais sans haine ni violence. Faut dire qu'elle était la reine de beauté de ce concours et que c'est son « coup de cœur » : le jeune Patrick, qui aura remporté la finale. En même temps, sur la couverture de « Lui » Élodie est apparue fort découverte, les seins à l'air quoi, et elle se sera même un peu salie en s'affichant près de JoeyStarr. Mais que faire d'autre quand on est une bombasse de 34 ans, tellement loin déjà de ses débuts à la « Star Academy » ? Son émotion lors de la finale était compréhensible, et pas seulement à l'écoute du beau Patrick, qui hélas a laissé les autres jurés de marbre malgré un talent de conteur évident.

Oui, Patrick m'est apparu quelconque, une grande carcasse dégingandée, un peu comme le fils illégitime d'Yves Montand et de Jacques Brel, trop gauche, sans gouaille et sans expression autre qu'un gentil sourire. Reste que tous ces chanteurs sont des « feuilles blanches », sans véritable vécu, des premiers de la classe qui se contentent de se réapproprier des tubes avec conviction : ne faudrait-il pas commencer par leur présenter des compositeurs pour leur faire chanter des chansons nouvelles ? Non, je ne suis pas un magnétophone !

JoeyStarr lui a passé la majeur partie de son temps écroulé dans son siège baquet, lunettes noires et bob vissé sur la tête, quand chacune de ses interventions appelaient la polémique chez TPMP ou LGDM et sur les réseaux.

Et tout ça pour une pichenette sur le pif, par des professionnels de la provoc' : de quoi faire rigoler tous les rugbymen. Non, je suis contre toutes les violences et j'ai été vraiment désolé pour Gilles Verdez qui ne méritait pas ça en plus d'un coup de pied aux fesses, mais Hanouna, quel gros...

L'histoire de « la gifle » résumée sur les médias :

Hanouna est-il le vrai patron de D 8 ? Le petit dictateur se révèle... Car demander de façon péremptoire à la production de « Nouvelle Star » de ne pas mettre JoeyStarr à l'antenne, menacer de ne pas la rendre sans excuses du rappeur, menacer d'annuler son émission du lendemain... Cyril Hanouna s'est comporté comme un petit patron particulièrement agacé, d'autant que le manque d'audience pour la « Nouvelle Star » après TPMP lui faisait de l'ombre.

Avec des audiences oscillant entre 1,3 et 1,6 million de téléspectateurs, tutoyant même les 2 millions fin février, Cyril Hanouna est la poule aux œufs d'or de D 8 et, par extension, du groupe Canal +. Avec son émission « Touche pas mon poste », Hanouna assure près de 40 % des recettes publicitaires de la chaîne gratuite du groupe Canal +. La chaîne en clair a d'ailleurs dépassé en 2015 la chaîne cryptée en termes de revenus publicitaires, engrangeant 140 M€ contre 137 M€ pour celle qu'on n'ose plus appeler sa grande sœur. Cela explique pourquoi Vincent Bolloré a signé avec H2O Productions — société dont Hanouna est président — un contrat de 250 M€ sur cinq ans qui l'amènera à produire sur toutes les antennes du groupe. Un contrat extrêmement rare aujourd'hui dans l'univers de la télévision. L'animateur de « TPMP » peut en outre se targuer d'avoir 3,4 millions d'abonnés sur son compte Twitter.

À propos de sa supposée guerre contre Nouvelle Star, Cyril Hanouna a déclaré : "On trouve que l'émission n'a pas sa place sur D8 car c'est une chaîne qui doit créer des programmes. Et quand on a « The Voice » sur TF1, on ne fait pas la Nouvelle Star qui date des années 2000. Ce n'est pas corporate, mais on est là pour donner notre avis, on garde notre liberté de parole."

C'était donc « pour jouer » mais un peu sadiquement comme à son habitude qu'Hanouna a envoyé Gilles Verdez en direct sur le lieu de tournage de La Nouvelle Star. Sa mission : livrer une Margherita à JoeyStarr, à lui et lui seul, le dernier juré en titre contracté pour ce télé crochet. Parvenu à entrer, il s’est rendu dans la loge de Laurie puis dans celle de JoeyStarr, où il a reçu un accueil indifférent. Gilles Verdez a essayé d'attirer l'attention de JoeyStarr en lui passant une main sur la tête et en l'enlaçant d'un bras autour de l'épaule avant de l'embrasser, un geste un peu familier et mal perçu par l'ex de chez NTM. Alors que Laurie Cholewa renonçait à bloquer l'entreprenant Gilles Verdez et que Cyril Hanouna lui demandait depuis le studio d'enregistrement de faire un bisou, JoeyStarr a allongé une taloche à Gilles Verdez qui n'en revenait pas, tout déconfit et la tempe ensanglantée par une bague de JoeyStarr. Cyril Hanouna en direct a réclamé immédiatement des excuses puis l'exclusion du rappeur, en indiquant qu'il ne passerait pas l'antenne sur D8 à la « Nouvelle star » tant que le rappeur ne se serait pas exécuté.

Il faut dire que le mardi soir, le programme « Nouvelle star » prenait la suite de TPMP mais toujours très tardivement et sans jamais aucune excuse d'Hanouna, le plus souvent vers 21h20 au lieu des 21h comme prévu pour un prime time de qualité. Hanouna s'est révélé salopard, en guerre contre la « Nouvelle Star » : "On ne rend pas l'antenne tant qu'il n'y aura pas d'excuses de JoeyStarr, ou on ne fait pas d'émission demain", a indiqué le présentateur, qui a également demandé que le chanteur ne fasse pas partie du jury ce mardi soir en précisant :

« C'est une catastrophe [leur] émission vous l'savez, ça sera sur D8 juste après... Je demande à la production de la « Nouvelle Star » de ne pas mettre JoeyStarr ce soir dans l'émission, tout simplement... La production de la 'Nouvelle Star' nous a demandé de leur donner un petit coup de main parce qu'ils sont à la ramasse sur les audiences. Ou JoeyStarr fait des excuses à Gilles là, en direct ou au début de la 'Nouvelle Star', ou bien je ne rendrai pas l'antenne", a poursuivi l'animateur, qui a aussi lâché que le télé-crochet était "de la merde" ».