mercredi 1 février 2017

Lettre ouverte à Benoît Hamon : « Est-ce toi, Iznogoud ? » dans le blogiblag du 01/02/16 (LJ ©2017).

Ben, mon ami,

Loin de moi l'idée de t'appeler « Bilal, le candidat des Frères musulmans » ou encore « Ben Ali »: « Maintenant il faut faire un choix entre les valeurs républicaines et le communautarisme”... Non, laissons ces noms d'oiseaux chatouiller les oreilles de Mélanchon, il saura quoi répondre. Même cette photo de toi dans « Valeurs Actuelles », la barbe bleue et les dents noirs, un peu comme Iznogoud, c'est évident qu'elle est truquée: ils ont forcé sur ta négritude ! Ah, ces petits pourris de fachos, Ils t'ont fait une de ces sales gueules de repris de justice... Parce que, franchement, je sais que t'es infiniment plus beau que ça.

Je voudrais être comme toi, aussi jeune, que je ne le pourrais pas... Déjà, 25 ans plus tôt, tu naviguais dans le sillage de Jospin et de Rocard, en compagnie de manuel Valls et contre Fabius peut-être... Moi, je travaillais à l'usine et je faisais du rendement : plus de pièces, toujours plus de pièces... Je m'enorgueillissais d'être un bon ouvrier jusqu'à ce que la bulle éclate et que les tours s'effondrent... Alors ils m'ont licencié, les Américains !

Toi ? T'as pris la tête de la MJS ( Un peu comme la MJC, un mouvement de jeunesse et d'éducation populaire d'après guerre, mais rien à voir il me semble avec les communistes). Et puis t'as découvert le goût du pouvoir, le vrai, en passant par le cabinet de Martine Aubry pour parvenir au ministère de l’Économie solidaire puis de l’Éducation Nationale sous la présidence de François Hollande. En épousant la cause d'Arnaud Montebourg, le rebelle, ce fut la fuite en avant et la retraite à l'île de Groix. Enfin, pour la course à la présidence et à l'heure de l'émancipation, tu t'es aligné au départ avec tes anciens amis et nouveaux concurrents : c'était l'heure de montrer tes muscles ! Pari réussit.

En chaque socialiste, il y a un communiste qui sommeille : si le côté sale et révolutionnaire de Mitterrand fut Mélanchon, c'est peut-être toi, Hamon qui fut le mauvais côté de Hollande (et de Martine Aubry) ? Parce que tes façons jusqu'au-boutistes, c'est bien de la graine de révolutionnaire. Caches-tu ton jeu ? Surtout, ton « revenu universel », comme le « salaire universel » de Mélanchon, ben, j'y crois pas...

Voyons ! Déjà, il faudrait parler d'un simple « revenu de base » à la française, parce qu'en Chine ou ailleurs, si le salaire courant est de deux cent euros à tout casser, le « revenu de base » ne devrait pas dépasser les 60 euros. Avec 750 euros en France, on offrirait un revenu suffisant à douze Chinois ou autant d'Africains, d'où l'affluence au portillon. Bien sûr, on nous assure qu'ils s'exilent dans la douleur mais nombre de réfugiés sont prêts à prendre tous les risques pour nous rejoindre. S'il nous traitent de colonialistes et d'esclavagistes, ils viennent de leur plein gré, et pas seulement « pour ramasser des poubelles à Paris », comme dans la chanson. Non, ils ne s'exilent pas dans des galères avec les fers aux pieds et s'ils sont transits de froid parce qu'ici c'est l'hiver, ils gardent la plus haute opinion d'eux-mêmes en toutes circonstances.

Alors voilà, un « revenu universel » serait une manne providentielle, mais pour quelle immigration ? Des familles de dix enfants comme en Algérie viendraient s'installer en France ou des communautés polygames d'Afrique Centrale ? Oui, mon ami Ben, ils vont se battre pour venir toucher le « revenu universel » chez nous en augmentant notre dette nationale (un effet d'aubaine) et pour renvoyer des mandats en Afrique, mais aussi en Iran, en Irak et en Syrie, jusqu'aux camps de réfugiés du Liban. Ils seront des millions à demander le statut de réfugié en France et, en retour, des dizaines de milliards d'euros partiront arroser le continent africain et tout l'Orient. Bien sûr, nos musulmans de France seront tenus d'augmenter leurs contributions, dont la célèbre « aumône purificatrice obligatoire», qui servent principalement à financer les mosquées. Les chrétiens, qui n'ont pas les mêmes obligations, seront-ils aussi généreux avec le « denier du culte » ? J'en doute. Mais bon, comme l'explique Michel Onfray dans son prêchi-prêcha habituel, l'occident est mort et enterré. Lui est devenu notre croque-mort national, à moins que ce ne soit qu'un vautour de plus qui spécule au dessus des pistes de ski.

Au contraire de nous, Donald Trump est en rupture avec l'immigration de ces pays là mais aussi avec le Mexique, qui recevrait dit-on en retour des milliards de dollars de ses exilés : c'est contre la fuite des capitaux des petits travailleurs en même temps que celle des riches rentiers et des trafiquants, une triple peine en somme, que Trump veut se battre.

Mais vous, Monsieur Hamon, au moment de resserrer les cordons de la bourse, vous proposez d'ouvrir en grand les robinets de la Banque de France en même temps que les frontières de l'immigration. Mais peut-être vous trompez vous de guerre économique ? C'est bien la France qu'il faut remonter dans sa confiance, dans ses valeurs et dans ses droits. Non, nous ne sommes pas tous des immigrés Iraniens, Irakiens, Somaliens etc. qui attendons un regroupement familial et communautaire. Voulez vous devenir calife à la place du calife ? Avez vous des projets de collaboration avec l'Afrique et le Moyen-Orient, comme Jean-Luc Mélanchon ? C'est un peu comme si le Tibet prétendait venir secourir la Chine... Faut-il être con à ce point ?

Et puis, il faudrait prévoir aussi un « revenu universel » pour les enfants. Combien voudront s'émanciper et à partir de quel âge ? Entreront-ils en conflit avec leurs parents pour réclamer leurs 750 euros mensuels : fini de balancer aux mouflettes quelques billets de 10 pour acheter des trousses de maquillage et des cigarettes, ou des mangas et des joints pour les garçons : ils réclameront leur « revenu universel » mensuel... Surtout, le père ne sera plus la figure tutélaire, celle de la sainte famille chrétienne ! Du coup, il se fera déboulonner définitivement, surtout si ses fils se font dix fois plus de tune que lui en trafiquant dans la rue. Rien qu'avec 750 euros de « revenu universel », combien peut-on acheter de doses et pourquoi se cantonner au cannabis ? « Dieu est un fumeur de haschich ».

À l'âge de l'insouciance, si quelques gamins deviendront locataires et indépendants, d'autres feront des fêtes d'enfer, complètement défoncés. Même les étudiants, qui préféreront sniffer des lignes de coke que de potasser, ne trouveront pas leur compte pour se payer des études. D'ailleurs, pourquoi étudier et pour quel travail ? En recevant le « revenu universel », les enfants deviendront-ils les locataires de leurs parents ? Seront-ils étudiants à vie ? Les universités comme les assureurs feront tout pour profiter de cette manne suivant le principe de « la formation continue ».

Mon ami Ben, je crois que tu veux tuer la famille ! Et c'est pas tout...

En plus de dépénaliser les drogues douces, Benoît, tu risque d'encourager les drogues dures et de favoriser toutes les addictions. Surtout, au moment d'élargir de façon conséquente notre dette publique, je prévoit que les 700 milliards d'euros nécessaires à ton « revenu universel » disparaîtront « dans la nature », comme en 2015 les 40 milliards du CICE offerts par le gouvernement Hollande ou comme les 300 milliards que Junker proposait de transférer des caisses européennes vers les banques de la City, juste avant le Brexit. Tiens, comment ne pas évoquer les milliers de milliards qui ont servi à renflouer les banques du monde entier après l'éclatement des bulles spéculatives et les emprunts toxiques de 2007 à 2011 ? Pourquoi nos banques françaises continuent-elles de rembourser la Banque Centrale Américaine ? Et que dire de notre industrie ? On prétend qu'elle est menacée et que les ouvriers en France doivent accepter le chômage partiel ou bien renoncer aux RTT en même temps qu'ils font les 3X8. Mais Volkswagen par exemple a déjà payé aux Américains 20 milliards de dollars sans broncher, pour la seule facture du dieselgate, et Renaud/Peugeot s'apprêtent à en faire autant.

Mais où sont donc passés tous ces milliers de milliards de dollars, qui ne servent au final qu'à creuser notre dette nationale ? Certainement pas vers le peuple (à ma connaissance), ni vers les travailleurs, les chômeurs et les retraités. Sont-ce des « caisses noires » ou des « trésors de guerre », des « parachutes dorés » ou des « comptes offshore » ? Tiens, rien qu'avec les emplois fictifs de Penelope Fillon on aurait pu payer 1000 « Revenus de Solidarité Active », le RSA de base, sans augmenter notre dette nationale d'un cent. Et que dire alors des multinationales et de l'optimisation fiscale ? Ce sont 70 milliards d'euros qui on échappé à la France et au Fisc, de quoi payer pendant dix ans tous les fonctionnaires que François Fillon prévoit de licencier avant l'âge de la retraite.

Avec Benoît Hamon, adieu la société patriarcale suivant le modèle chrétien, avec deux enfants en moyenne. Bientôt, mieux vaudra être musulman avec quinze enfants et quatre femmes en communauté, soit 20 « revenus universels » à 750 euros qui feront une cagnotte globale de 15000 euros par mois et par famille. Avec ce même « revenu universel » et un afflux croissant d'immigrés, les passeurs se feront des couilles en or et les islamistes percevront l'impôt révolutionnaire jusqu'en France. Voilà à quoi pourrait servir un « revenu universel ». Comprenez que j'aie des doutes sur cette forme de redistribution généralisée, directement de la planche à billets au citoyen lambda... La France va-t-elle ainsi financer sa propre islamisation ?

Cet incroyable « revenu universel » n'est-il pas qu'un prétexte pour bâillonner les Français ? Même les Suisses l'ont refusé par referendum, en 2016, qui ont eu peur de se faire acheter par un parti d'extrémistes pro-immigration.
   - Mange et tais-toi !
   - J'ai pas faim...

Alors je vous pose la question directe, monsieur Hamon : avec Mélanchon, êtes vous des islamistes masqués ? Je veux parler de quelques accointances possibles avec la bande à Baader et Action directe*. Car même Daniel Cohn Bendit, qui s'est policé avec le temps, évoque sa jeunesse avec nostalgie. Bien sûr, être « anti-américain » et « pro-palestinien » ne veut pas dire « raciste » en France, mais pour Donald Trump c'est une autre histoire. L'Europe est-elle devenue " la porte " de l'Islam, qui veut imposer au reste du monde sa politique d'immigration ?

Même Jean-Marc Rouillan en 2016 qualifiait les djihadistes de « courageux » pour les attentats commis en 2015. Et Marine Le Pen ne va-t-elle pas chercher pour sa « révolution » des soutiens dans une Allemagne souverainiste et nazie ? L'histoire bafouille-t-elle ?

La VIéme république que vous imaginez ne serait-elle pas qu'un prétexte, celui de défaire un reste de tradition chrétienne et un entre-soi traditionnellement xénophobe ? C'est que je me méfie des révolutionnaires comme des réactionnaires devenus subrepticement écologistes : leurs discours interminables sonnaient faux déjà il y a trente ans, en défilant le poing levé.

Aujourd'hui, entre une recette de quinoa et un verre d'eau sans perturbateurs endocriniens, nos gauchistes offrent la dépénalisation du cannabis (contre les anti-jeunes), le vote pour les étrangers (contre les racistes), la PMA (contre les anti-féministes), la GPA (contre les homophobes), la multiplication des mosquées (contre les islamophobes) parce que la France n'est en somme qu'un pays de détestation. Et puis ils rajoutent dans leur programme tellement vertueux « la reconnaissance de la Palestine » mais sans aucune contrepartie pour Israël, sans désarmer la région, sans défaire le Hamas et sans contrarier un tant soi peu l'antisémitisme ambiant affiché partout, jusque dans nos écoles. Le « complot » serait judéo-chrétien, en théorie, quand la courbe de l'islamisation est exponentielle. Curieusement, les succès passés de la France sont présentés comme une suite de défaites à venir, et pas seulement sur la WebTV de Michel Onfray.

À côté de moi, dans le bus, ma voisine en foulard se passe des vidéos de propagande sur son iphone. Oui, j'ai quelques doutes à propos des gauchistes. Pouvez vous me rassurer, monsieur Hamon ?

*Début août 1982, à la suite de l'entrée au Liban des troupes israéliennes et aux interventions françaises et américaines, « Action Directe » commet plusieurs attentats contre des sociétés américaines et israéliennes/ Wikipedia

samedi 28 janvier 2017

Terreur chez les bourges : « Aux prochaines élections, la France sera-t-elle fidèle ... à Castro ? » dans le blogiblag du 28/01/17 (LJ ©2017).

S'il y a des réformes à entreprendre, ce sont celles entrevues par la Gauche Française qui va De Mélanchon à Hamon, qualifié de « doux rêveur » : « Je préfère penser le monde tel qu'il vient plutôt que tel qu'il fut » et « Pas de prospérité sans le progrès social et la protection de l'environnement » mais aussi à Droite, dans un autre genre, Marine Le Pen. Fillon et Valls eux semblent moins des réformateurs que des conservateurs, sauf que maintenant Fillon veut abattre tout un pan de la « société publique » (en accusant les 57 % du PIB dépensé en France) pour servir la libéralisation et la mondialisation au profit des mieux nantis.

Mélanchon et Hamon proposent une vraie vision de la France « à venir », dans le respect de la Terre, de la Nature, de la Vie et de l'Homme, le grand bénéficiaire tout en haut de la chaîne. Marine Le Pen, elle, refuse de prendre en compte la voiture à essence comme le principale responsable de la pollution de l'air avec le chauffage. Son message aux constructeurs d'automobiles ? « Continuons comme si de rien n'était ! ». Voilà, elle s'imagine ainsi sauver notre industrie automobile... Ah, politique politicienne, quand tu nous tiens ! Et Fillon ? Ben, lui il préfère s'en remettre à Dieu et surtout à sa femme... Car en attendant une éventuelle présidence, une perspective qui semble aujourd'hui s'éloigner à grands pas, il doit assurer son train de vie et celui de son épouse, la célèbre Penelope. Fillon ne représente-t-il pas une république obsolète qui trafique sans scrupules avec les deniers de l'état ? Cet immoralisme « petit bourgeois », vieux du siècle dernier, est consternant.

- … mais prendre un membre de sa famille à 7900 euros par mois comme assistant parlementaire, c'est parfaitement légal ! " s'écrient les fillonistes décomplexés.

C'est ça, l'assistanat des bourgeois et des aristos en France parce que tous ne peuvent pas être millionnaires ou milliardaires, et même la famille Le Pen s'écrase. Qui ne dit mot consent...

Un siège au parlement, c'est le jackpot ! Et vous voulez changer les règles, vous voulez moraliser tout ça ? Et pourquoi pas le retour au peuple avec un tribunal révolutionnaire, les sans-culottes* dans les rues et la formation d'une assemblée constituante, tant qu'à faire ?

Quoi ? C'est ce que vous voulez faire ? Non, pas lui, pitié, pas Mélanchon !

*Les sans-culottes sont des révolutionnaires issus du petit peuple de la ville et défenseurs d'une République égalitaire. Ils sont jugés par les autres révolutionnaires comme « radicaux » car ils prônent la démocratie (qu'on doit préciser 'directe' de nos jours), c'est-à-dire sans intermédiaires comme les députés (qui à l'époque se disaient anti-démocrates car « la démocratie serait l'anarchie »). Ils se distinguent par leurs modes d'expression, en particulier vestimentaires /Wikipedia

mardi 13 décembre 2016

« Lettre ouverte d'un Parisien étouffé par les pots d'échappements », dans le blogiblag du 13/12/2016 (LJ ©2016).

Ça y est, mes poumons ne servent plus à rien... mes bronchioles sont bouchées et ma bouche fait le bruit d'un vieil évier qui se vide.

- Au secours, par pitié madame Hidalgo, spouitch... Venez me sauver ! Non, pas Valérie Pécresse, la vilaine...
 
Hélas, Valoche se pose là comme petite peste, jalouse et imbue de sa personne... Vous parlez d'une élue de Droite ! Conseillère régionale d’Île-de-France, cette énarque à la noix s'imagine avoir tout compris. « Pécresse versus Hidalgo ?», c'est le passé antérieur contre le futur hypothétique. Pourtant, contre la pollution effarante de l'air au dessus de Paris - Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle..., des mesures d'urgence ne s'imposent-elles pas ? Paris devrait-elle rester ad vitam æternam une ville otage de ses voitures et de ses banlieues revanchardes ?

Il y a tant de mauvaise foi dans ce débat du « pour ou contre  les voitures envahissantes
» que je devine au delà d'une simple rivalité de femmes une histoire de lobbies et de compagnies pétrolières toutes puissantes. Heureusement pour nous Anne Hidalgo , la première femme maire de Paris, s'applique de toutes ses forces depuis 2014 à importer à Paris le concept fabuleux de « ville écolo-méritante à visage humain ». Car il faut bien l'avouer, des millions de vies sont en jeu...

Dans le passé Paris s'est vue réformer à maintes reprises et pour le bien de tous. C'est ainsi que la grande ville crasseuse du temps des Misérables, celle dépeinte par Victor Hugo, s'est muée en ville lumière et cette idée perdure encore deux siècles après. Par exemple, les égouts de Paris, longs de près de 2600 kilomètres, collectent les eaux de ruissellement ainsi que les eaux usées depuis la loi de 1894 : c'est le tout-à-l'égout du préfet Haussmann, le même homme qui fit abattre les vieilles maisons construites de briques et de bois qui menaçaient à tout moment de prendre feu, pour bâtir à la place des maisons en pierres espacées par de larges avenues. Voici deux siècles passés il y avait aussi des becs de gaz, aujourd'hui remplacés par des lampes basse consommation dans les lampadaires illuminant la capitale. À l'approche de noël, des millions de diodes lumineuses font des guirlandes dans les rues et la Tour Eiffel se dresse telle un phare, habillée de lumières clignotantes aux couleurs changeantes.

Cela devrait sans doute vous parler madame Pécresse, quand nos rues ne sont plus qu'un égout à ciel ouvert qui vomit des voitures puantes... Plus traditionnellement, nos hommes et femmes d'état se croient l'obligation en sortant des grandes écoles de réformer les institutions, la justice, la police, les lois et les mœurs. Demain ils réformeront encore l'administration, le code du travail et la sécurité sociale : ainsi le veulent François Fillon et la Droite ultra-libérale (notre nouvelle extrême-droite française). Sous leur domination, les travailleurs seront totalement interchangeables et licenciables, taillables et corvéables à merci. Est-ce un retour au moyen-âge ou bien faut-il parler d'un « nouvel âge d'or capitaliste » ? J'y vois plutôt une régression.

Les socialistes avec Anne Hidalgo rêvent de réformer le « genre humain » quand c'est toujours la Droite qui gagne à la fin, « haut les mains » : le hold up du siècle est celui du petit peuple ! Tiens, voici Donald Trump, le frère jumeau du clown Ronald Mac Donald mais en plus gras, qui vient nous chanter depuis l'Amérique toute puissante sa rengaine : « La multinationale défiscalisée sera le genre humain ! ». C'est que les milliardaires arrivent au pouvoir mais pas pour payer leurs impôts... Vous parlez d'une défaite cuisante pour les gauchistes et pour l'Europe toute entière qu'ils étrillent consciencieusement.

Déjà, rien qu'en France, pourra-t-on réformer simplement la circulation routière ? Ici comme ailleurs, les voitures sont une prolifération non contrôlée, le cancer des villes. Alors, contre les accidents de la route, contre l'air irrespirable, le bruit permanent, la pollution qui noircit les poumons comme les façades, les gorges irritées, les nez qui coulent, que faire ? Le débat est truqué : Valérie Pécresse se fout de la pollution puisqu'elle obéit aux lobbies quand Anne Hidalgo veut limiter la prolifération des voitures. Qui donc à raison ? Anne Hidalgo sans aucun doute : le processus est en route avec les nouvelles technologies, les réseaux, les super-calculateurs, l'énergie solaire bon marché et l'évolution des consciences.

Depuis la fin de la 2éme guerre mondiale, des millions d'automobilistes excédés (évidemment, c'est un pléonasme) prennent d'assaut les routes et les pompes à essence pour venir visiter Paris, pour y travailler aussi, pour y séjourner ou sinon pour la traverser le plus vite possible vers d'autres destinations de choix. Paris est devenu à ce titre un « super-hub » qui redistribue les automobiles tout autour, chargeant et déchargeant éventuellement des voyageurs et des camions de marchandises. Paris est la plaque tournante de l'Europe, du Nord au Sud et d'est en ouest sur la rose des vents. Ville tentaculaire, les voitures en marche ou en stationnement y sont plus nombreuses dans les quelques 5000 rues que tous les passants, les touristes et les clients d'un jour entrant et sortant des commerces environnants. Oui, Paris c'est des voitures et des voitures à n'en plus finir qui la traverse à n'importe quelle heure.

Alors, où vont donc toutes ces voitures dans les rues, vers quelles destinations ? Difficile de le dire mais elles nous pourrissent gravement l'existence. Et puis, on calcule que les routes françaises ont fait ces dernières 70 années (depuis en fait la fin de la guerre et le début des congés payés) plus de 600000 morts et 10 millions de blessés : la voiture à essence, c'est une « troisième guerre mondiale » économique et meurtrière, celle qui a fait de notre pays l'un des plus dangereux d'Europe avec prés de 20 000 morts pendant la seule année 1972 (et ne parlons pas de la bombe atomique). Suite à ces hécatombes qui n'en finissent pas de se renouveler chaque année, les constructeurs automobiles et leurs équipementiers devraient être cités à comparaître devant les tribunaux en même temps que les pouvoirs publics pour « mise en danger de la vie d'autrui » ! Tiens, Il y a encore mille morts d'accidents de la route par jours aux États-Unis en attendant l'automatisation espérée de leurs moyens de transport. 
Curieusement, en France les chiffres et les statistiques d'avant 30 ans en arrière deviennent difficiles d'accès sur internet. Par exemple, les tableaux de chiffres sur Wikipédia correspondant à « l'évolution détaillée des accidents et victimes en France » ont été intentionnellement restreints au début des années 1986. L'information se fait rare... Au nom d'intérêts économiques stratégiques supérieurs, on limite les résultats de nos recherches, on nous biaise en beauté.

Heureusement, les associations d'automobilistes ne se plaignent que des embouteillages et de la hausse du prix des carburants : « toujours plus vite, toujours plus con ! », c'est leur devise. À Paris, elles reprochent bêtement à Anne Hidalgo les restrictions de circulation sur un petit tronçon  des voies sur berge de la Seine  et l'alternance obligée (mais non respectée) des véhicules à essence pendant 4 jours dans les rues de la capitale. Ont-ils seulement compris les enjeux de santé publique ?

Réformer (contre les lobbies) la circulation routière à Paris requière de hautes doses de volonté, de décision, de persuasion et d'intelligence, toutes choses qui manquent à la Droite en général et à Valérie Pécresse en particulier. Pourtant, quelle perte de temps insensée que ces millions d'automobilistes abrutis, les mains crispées sur les volants et les guidons des motos, qui viennent s’exciter et gaspiller leurs vies dans de longues files imbéciles sur des routes déjà embouteillées. Leur vie se résume à « peu de chose » : quelques litres d'essence tout au plus ! Pourtant Anne Hidalgo n'aura fait qu'interdire la circulation sur un petit tronçon de voie rapide et entendez le scandale... Valérie Pécresse, toutes griffes dehors, organise la fronde avec les maires (qui ne décolèrent pas) des 3 communes voisines.

Quand je m'échappe des sous-terrains du métropolitain et des transports en commun bondés pour venir respirer l'air frais, moi le passant pressé (celui de Michel Sardou), je suis stoppé à chaque carrefour : j'essaie alors de me faufiler sur les passages pour piétons entre les pots d'échappement et les capots qui me ferment l'accès et me pourrissent la promenade. Les autres motos, scooters, vélos et les trottinettes participent à « l'art de la débrouille » qui menacent de me renverser à tout moment en doublant les voitures et sur les pistes cyclables tracées à même les trottoirs.

Voyez, si je ne suis rien qu'un vulgaire « parisien », je paie des impôts conséquents pour l'entretien des transports en commun de la capitale et celui des routes. Je paie aussi de ma santé la pollution... Aujourd'hui, quatrième jour de « circulation alternée » (mais énième jour du pic de pollution à Paris), les millions de titulaires d'abonnements aux titres de transport paient les accès gratuits pour les touristes et les banlieusards qui ont abandonné leurs voitures au parking : c'est cela le soi-disant « miracle » des transports gratuits à Paris, quand ce sont les Parisiens qui paient de leur poche et de leur santé la facture finale. Et malgré cet effort de « gratuité », nous les Parisiens continueront de respirer un air vicié, saturé de particules fines qui obstruent les bronches et consument nos vies à petit feu, y compris la nuit pendant notre sommeil. Oui, à Paris, l'air n'est vraiment propre que 4 jours par an, quand il a plu pendant trois jours consécutifs des hallebardes. Au final ? 48000 morts en France par déficience respiratoire sont directement imputables à la pollution en 2015.

La fermeture des voies sur berges entre le Louvre et le Châtelet ? Je n'y vois rien de scandaleux si ce n'est la Une des journaux. Mais comparons notre situation avec nos voisins comme l'Italie et par exemple les progrès réalisés à Milan : la circulation est sous contrôle du 15 octobre au 15 avril qui stoppe les voitures polluantes aux portes de la ville. Les seuils d'émission de particules fines sont de 50 mg pour le 1er niveau d'intervention des pouvoirs publics et de 70 mg pour le 2éme niveau. Les véhicules diesel antérieurs de 2006 sont interdits ainsi que les feux de cheminée. Et depuis 2012, 43 portes d’accès constituent une barrière de péage qui limite l'accès au centre ville, au prix de 5 euros par jour. Et suite à ces décisions d'abord très impopulaires, la circulation à baissé de 30 % et le taux de particules fines de 40 %. Oui, l'air est devenu plus sain à Milan et la qualité de vie s'y est nettement améliorée, voilà madame Pécresse !

Alors, moi je rêve du « réseau routier intelligent » à venir : des voitures sans chauffeurs évidemment, une circulation fluidifiée, la maîtrise des flux, une pollution combattue activement, des voitures assistées par ordinateur qui prennent et déposent leurs passagers suivant des itinéraires optimisés par des super-calculateurs ; des voitures sans propriétaires qui repartent immédiatement vers d'autres courses ; des voitures ne s'arrêtant que pour des recharges électriques rapides ; des voitures desservant les villes le matin et les banlieues le soir ; des véhicules disponibles même en pleine nuit, pouvant passer en mode furtif dans nos rues et disparaître si nécessaire vers quelques garages pour un dernier réglage ; des voitures toujours pleines de passagers suivant les principes modernes de covoiturage et de partage : des voitures « socialistes » en somme, à la façon de notre mairesse Anne Hidalgo ! Ce réseau automatisé rendra obsolète l'idée de la voiture particulière et du taxi privatif. Et puis surtout, la conduite complètement automatisée épargnera des millions de vies dans des collisions, des accidents stupides jusqu'au fauchage des pauvres piétons, en plus d'une énorme pollution qui s'additionne à celle du chauffage urbain en hiver.

Oui, un air enfin respirable, des voitures téléguidées, jamais à l'arrêt, prudentes, adroites, patientes, économes en vies et en énergie parce qu'électriques et chargées de capteurs, couvertes de cellules photo-électriques pour espacer les recharges, des voitures jamais immobilisées inutilement sur les trottoirs des villes : même les garages seront remplacés par des habitations et des lieux d'échange. Hélas, ce « futur en marche » demeure encore un rêve... car Paris est toujours parcourue par un flot incessant de véhicules répandant une odeur nauséabonde  et à bord ? Des sales
types « armés » qui se croient le droit de vie ou de mort sur chacun de nous. Merde ! Les parisiens fatalistes en ont pris l'habitude qui se laissent malmener à tous les coins de rues, klaxonnés, menacés en tombant du trottoir, insultés en coupant la course des automobilistes au risque de leur vie. Souvent, ils s'en faut de peut d'être renversé par les voitures ou même les deux-roues qui appuient sur l'accélérateur à tous les carrefours et qui méprisent les passages-piétons encore plus que les feux rouges. Au secours, madame Hidalgo !

dimanche 4 décembre 2016

Lettre d'un fan de Hollande : « Libéré, délivré... Je ne candidaterai plus jamais ! », dans le blogiblag du 04/12/2016 (LJ ©2016).

Bien sûr, François Hollande est un fin stratège qui pousse la Droite dans ses derniers retranchements. Hélas, les réactions outrées sur tous les médias français frisent l'intolérance crasse.

Mais quel mot, quelle phrase extraits de sa dernière allocution télévisée, son discours de renoncement à la présidence du 1er Décembre 2016 qui dit : « J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017... », qu'est-ce qui autorise donc un tel lynchage politico-médiatique cinq mois avant la fin de son mandat ?

Et qu'est-ce qui autorise le Généralissime François Fillon, chef de la coalition de Droite, a mépriser autant François Hollande ? Qui est-il pour se présenter comme le Sauveur et dénigrer ainsi le Président en fonction : s'il veut venir taper sur le peuple avec l'assentiment d'une presse complice, grand bien lui fasse ! F. Hollande a-t-il donc démissionné lâchement de la présidence pour lui laisser les coudées franches ? Ridicule. Alors, pourquoi cette pluie de quolibets ? Est-ce une tradition française ? Déjà en 2007, selon Ségolène Royal, Sarkozy rabaissait la fonction présidentielle et plus tard son « Casse-toi, pauv' con ! » lui fut fatal.

Non, on ne peut pas s'attaquer à la vertu politique d'un brave homme, celle de Montesquieu, sans en regretter les conséquences comme jadis un 1ier mai 1993 avec la mort de Pierre Bérégovoy : « Sa volonté ferme de lutter contre la corruption avait donc tant d'impact que toute la clique des politiciens corrompus, véreux, se serait permis de l'éliminer » (chez-alice). Évidemment, « C'est un grand malheur pour une nation qu'un bon homme dans une place qui exige un grand homme. » comme disait Talleyrand.

Franchement, j'ai honte pour tous ces politiciens et ces faux journalistes car ce sont eux qui rabaissent au final la fonction présidentielle plus bas que terre. Rien que par ce mépris inconsidéré, ils devraient être exclus des élections présidentielles pour les uns comme de tous débats à venir (par le CSA) pour les autres. Hélas, ils sont bien trop nombreux qui tirent à boulets rouges.

Donald Trump lui peut se permettre les pires manœuvres en invitant maintenant les hommes d'affaires les plus roublards à la gouvernance des États-Unis, tout ça sans essuyer une quelconque critique de la classe politique française. Sans doute est-il du bon côté du manche, celui des milliardaires et des crapules. Avec lui nous voici menacés des pires agissements, avant même son investiture : l'exact opposé de notre bon Président.

Oui, François Hollande est méprisé pour son bilan, celui qu'il s'est préparé de longue date et qu'il s'est résolu à prononcer il y a trois jours en concluant par une formule d'abandon à la course au pouvoir. Hélas, il est impossible de lutter contre l'injustice de cette cabale ! Le voici donc caricaturé et ridiculisé, moqué jusqu'à sa veste trop grande et sa cravate de travers. Imperturbable, il poursuit aujourd'hui sa politique extérieure en revenant d'Abou d'Habi, mais pas en short. Fidel Castro, le « Líder Máximo » lui a revêtu  pendant une cinquantaine d'années
son éternel treillis et plus tard une simple veste de jogging. Pourquoi faudrait-il céder au dandysme ambiant ?

Sur les pas de Barack Obama, Hollande fera une de ses dernières visites d'état à Angela Merkel qui l'a soutenu in fine, une femme sans vanité sous son costume coloré. C'est qu'ils sont sans doute les derniers socialistes, quand tous les autres ne sont que des réformateurs sans foi ni loi. Heureusement, Hollande a aussi été félicité par le grand Schwarzenegger en personne : « François, tu es le champion du peuple ! Félicitations pour ta décision... On t'aime ! ».

Non, il n'y a que des Français pour être aussi méprisants. Ils racontent sur les médias :« C'est un événement inédit dans une démocratie occidentale... Jamais un président de la Véme République n'a renoncé à sa candidature ». Surtout, on sait qui on perd mais sait-on toujours qui on gagne ? Par exemple, F. Fillon ne me semble pas une bonne option : il s'apparente trop à Margaret Thatcher et beaucoup moins au Général De Gaulle (quant à Roosevelt, c'est une autre culture) et sa vision de la France est périmée. N'est-ce pas un danger que de prôner son programme de purges en France ? Je lui annonce les pires déboires avant de s'en retourner la queue basse, comme il était venu. Et là, il comprendra, mais trop tard, qu'il fallait s'assouplir avant que de défourailler à la hussarde. Non, les 3 millions de votes en sa faveur aux primaires de Droite ne lui donnent pas les pleins pouvoirs, sauf à prendre le melon sous le chapeau du même nom.

Justement, l'Angleterre ne se serait-elle pas redressée plus vite et avec moins de souffrances sans tomber sous l'emprise de la « Dame de fer » ? Tiens, j'imagine bien Fillon donner des claques aux enfants, histoire de les redresser parce que c'est la tradition là-bas. C'est que nos voisins d'outre-manche ont la mauvaise habitude de violenter leurs enfants jusque dans les écoles et les clubs de sport, sans parler de quelques pédérastes au sein de l’Église. Vous parlez d'un pays exemplaire !

De fait, un régime autoritaire nous menace d'arriver en France et pas seulement à cause de la vague d'attentats. Car avec son programme foncièrement anti-social, F. Fillon s'apparente surtout à un dictateur, comme au siècle passé le Caudillo d'Espagne : le « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios » ( Francisco Franco Bahamonde, dit le général Franco, militaire et homme d'État espagnol de 1939 à 1975.) Mais la France pourrait-elle supporter de tels abus bien longtemps, voire un odieux thatchérisme à la française ?

À ce propos, qu'est-ce que le thatchérisme ? « C'est le nom donné à l'ensemble des politiques assumées par Margaret Thatcher, Premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990 . En 79, quand Margaret Thatcher arrive au pouvoir, le taux de chômage est à 5%, mais l’économie est écrasée de dettes, sous perfusion du FMI et paralysée par les syndicats. Elle tranche les budgets, privatise en masse et baisse l’impôt des sociétés. À court terme, le résultat est socialement désastreux : le chômage s’envole et atteint 11,2% en 86. Mais à long terme, et c’est ce que monsieur Fillon choisit de retenir, la croissance repart en effet, l’inflation se calme et la croissance s’installe. En 90, quand elle quitte le pouvoir, le chômage est retombé à 6,8%, quand la même année en France il est a 9%. Mais la pauvreté, elle, va rester ? Absolument ! En gros, le nombre de pauvres, sous le règne de Thatcher, va plus que doubler, alors qu’au même moment, la France est sur une courbe inverse. La potion économique a été efficace, la facture sociale très élevée, c'est ça le bilan du thatchérisme. » (« Le vrai faux de l’Info » à propos de François Fillon)

F. Hollande et Ségolène Royal est le premier couple politique français promu au pouvoir, en même temps qu'un autre couple mythique, Barack Obama et Michelle.

François : 
   - Mais tu te rends compte ma chérie, je me suis présenté humblement aux Français pour leur parler et voici que la bande à Fillon se jette sur moi, sans parler de ce con de Mélanchon. M'ont-ils pris pour un sanglier qu'on force dans les fourrés et qu'on laisse dévorer tout vivant par les chiens ? Ce milieu est immonde et je ne conseille à personne de se présenter.

Du coup, Ségolène est partie embrasser l'urne de Fidel Castro à Cuba, à défaut de lui baiser les pieds. C'est ça, le retour à un socialisme pur et dur dans un monde en pleine déliquescence. Tiens, s'est-elle dite, je vais leur montrer de quel bois je me chauffe, à ces rupins ! La ministre de l'Écologie a donc salué samedi à Santiago de Cuba la mémoire de Fidel Castro, « un monument de l'histoire », histoire de bien marquer le coup... Et qu'importe que ça fasse grincer des dents :

- Il y a toujours du positif et du négatif dans les histoires, mais certains ne vont pas se rhabiller à bon compte au nom des droits de l'homme alors qu'on sait qu'ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n'en a pas. Et bien fournissez-moi des listes de prisonniers politiques, à ce moment-là on pourra faire quelque chose... Je sais que ça dérange parce que justement voilà un pays insulaire qui protège son patrimoine, qui interdit les prédateurs, qui a réussi aussi à faire en sorte qu'il y ait une propreté, une sécurité vraiment remarquables, que l'on n'atteint pas dans beaucoup de pays qui donnent aujourd'hui des leçons de droits de l'Homme.

C'est que le couple initial Hollande-Ségolène ainsi reconstitué aura tout réussi jusqu'à atteindre les plus hautes responsabilités. Après, leur modestie naturelle les pousse à se retirer prudemment. Ségolène avait connu avant lui le mépris et l'exclusion et François ne s'est échappé de ce dernier traquenard que par un petit chemin abrupt connu de lui seul... Oui, c'était un piège préparé de longue date par une opposition obscène qui attendait le moment de sa candidature pour le descendre en flèche : là, ils ont lancé l'hallali, provoquant un effet de meute dégoûtant ! Certains parmi les plus respectueux on évoqué de la part de Hollande une « jospinade », soit un virage à 180 % peux glorieux pour se désister, mais c'est un contresens de l'histoire. Ce qui me choque, c'est que cette Droite-poubelle tirée à quatre épingles fédère aujourd'hui des extrémistes qui voulaient le mettre en pièces... Mais c'était sans compter sur la ruse du vieux sanglier de Tulle. Hollande a démontré qu'il était infiniment plus fin et plus courageux que Sarkozy-le-bouffi ou Juppé-le-kéké : ces deux là n'ont pu que faire machine arrière mais sans jamais s'attirer les foudres des médias complices.

Bien sûr, Hollande n'a pas tout réussi et quelques effets de ses réformes restent à venir. Mais la Droite attend de détricoter ses textes comme lui même a perdu
stupidement deux années  à effacer les textes de son prédécesseur. On pourra retenir en sa faveur la réussite de « La Conférence de Paris de 2015 sur le climat », la fameuse COP21 et aussi le vote du « Mariage pour tous ». On notera que la « taxe Google » a bien été adoptée par l'Assemblée nationale, mais contre l'opposition du ministre des Finances Michel Sapin. Manuel Valls se sera aussi opposé à Ségolène Royale à propos de L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et Europe Écologie Les Verts (EELV) se sera brûlée dans ce gouvernement. Nicolas Hulot est retourné dans l'anonymat : dommage parce que la Droite industrieuse pousse à « consommer plus en polluant toujours plus ».

Notre problème, c'est que cette nouvelle droite, « radicalisée » de son propre aveu sous Sarkozy-Fillon-Juppé, est devenue par haine du « système socialiste » la Droite républicaine la plus con et la plus réactionnaire du monde. Fillon entend par ce radicalisme petit-bourgeois s'opposer aux faux socialistes « Valls-Macron » ainsi qu'à « Marine-Philippot », des frontistes nationalistes pervertis par un égalitarisme ambiant sexualisé.

Avec « Valls-Macron », les deux bras droits concurrents de ce gouvernement, Hollande finissait par tourner en ronds et on attend d'un jour à l'autre la démission à son tour du premier ministre, le faux-fidèle qui l'a poussé dans les cordes.
    - Mon fils, c'est mal barré pour moi, je renonce... Il faut que tu te présentes en même temps que ton frère de lait à la présidence !
    - Je le savais...

Christiane Taubira était son seul bras gauche qui fut sacrifiée sur l'hôtel de « la loi Travail ». La nouvelle extrême-droite filloniste s'est confirmée contre « la déchéance de la nationalité des terroristes binationaux » et c'est le regret de Hollande qui croyait initier une ère de cohabitation. Pourtant, cette dernière mesure connotée très « nationaliste » n'auraient-elle pas dû faire l'unanimité en France suite aux séries d'attentats terroristes ? Et bien non, la bande à Fillon a préféré tacler en touche et maintenant elle s'attaque directement au « droit du sol », ce qui ressemble à une régression pour notre démocratie. Mais que ne ferait-on pas au nom de la France ?

Faudra-t-il que notre Président s'en aille pour prendre enfin la stature d'un homme d'état ? Pourtant, La fondation « Appeal of Conscience » a décerné le prix d'« Homme d'État de l'année » à François Hollande, à New York le 19 septembre. Il existe donc bien un déni de réalité par tous ceux qui manipulent l'opinion, soit l'opposition et les médias. Bien sûr, de nombreux Français ne se sentent pas représentés par la partition artificielle et très approximative « Droite-Gauche » de la vie politique française : leurs votes d'exaspération, un peu comme aux États-Unis avec Trump, peuvent faire basculer la France dans l'un ou l'autre camp, et même aux extrêmes. Il faut bien évoquer là une crise institutionnelle de représentativité. 


Avec les livres aux titres putassiers : « Merci pour ce moment » et « Un président ne devrait pas dire ça », Hollande aura fini à poil, le premier président naturiste de la 5éme république. Victime, il aura gardé malgré tout sa bonhomie d'homme
« ordinaire ».

Mais imaginez maintenant le Généralissime François Fillon, Godillot de France et futur Président par la Grâce de Dieu le 8 mai 2017 ? Faut-il en rire ou bien en pleurer ? Non, je ne peux pas y croire.

vendredi 25 novembre 2016

Lettre d'un apprenti révolutionnaire : « Trump est merveilleux, en France on l'aime déjà ! », dans le blogiblag du 25/11/16 (LJ ©2016).

Oui, ça y est : je l'aime Donald Trump ! Bon, avec quelques réserves bien sûr mais, par différence avec nos politiciens français, je le trouve formidable et décomplexé. Un milliardaire qui, après avoir refusé de publier sa déclaration d'impôts, refuse de toucher son salaire de Président ( 400 000 dollars de revenus annuels) ne peut qu'être honnête... Bien sûr, les bénéfices sur ses marques propriétaires seront démultipliés, ceci compensant largement cela : il espère doubler sa fortune sur un seul mandat ! Alors, il en prévoit deux pour faire bonne mesure... 

Les États-Unis se sont offerts aux grands patrons contre le peuple, pourquoi pas ? Mais curieusement, le taux de chômage est bien plus important aux États-Unis que tous ces tricheurs de libéraux, démocrates ou républicains confondus,  prétendent en se gargarisant tous les matins : 90 millions de personnes de 15 à 65 ans sont plus ou moins désœuvrées, exclues du système libéral et désespérées qui ne votent même plus, et non pas les « 5 % officiels de chômeurs » correspondant à un supposé « plein emploi ». Calculez donc : 28 % de la population américaine est ainsi au chômage, suivant les normes européennes ! Tiens, ça change la donne à propos du succès d'un libéralisme débridé, n'est-ce pas ? Les États-Unis font moins bien que l'Espagne.
 
Et ce sont encore ces putains d'ultra-libéraux et de journalistes de droite qui viennent nous expliquer chez nous en France, la bouche tordue de dégoût, qu'avec 10 % de chômage (soit en vrai au minimum 15 % d'exclus), notre système social « socialiste et redistributif » ne marche pas, et pourquoi ? Parce qu'ils coûte trop cher à la collectivité, contrairement aux États-Unis qui ont abandonné définitivement 90 millions de personnes sur les bas côtés et dans les fossés.

La preuve de notre échec national serait surtout ce chômage catastrophique qui rétribue soi-disant des fainéants et le trou de la sécurité sociale qui aide à nous soigner quand les assurances privées sont exorbitantes. Remarquez, de retour au moyen-âge nos
pauvres ne vivraient pas plus de trente ans  tandis que sous le gouvernement de F. Hollande ils menacent de devenir tous centenaires et pensionnés ! À cause d'eux, les entreprises ne font pas assez de bénéfices et ne sont pas concurrentielles, surtaxées par cet état socialiste parasite : les gouvernements de droite s'interrogent comment rétribuer suffisamment les actionnaires (les parieurs), les patrons, les investisseurs officiels et les banquiers, les rentiers etc. ? En bref, l'argent doit rétribuer l'argent (les intérêts du capital) qui depuis toujours fout le camp partout ailleurs vers les paradis fiscaux, quand très peu est détourné au passage vers les travailleurs et les services publics (merci le fisc). Et donc, les libéraux veulent licencier les travailleurs en masse et supprimer les services sociaux pour sauver le capitalisme brut.
 
Pourtant vous le savez bien, Mr Fillon, les fonctionnaires ne sont pas vos ennemis mais non Mr Juppé, les retraités ne sont pas vos ennemis ; mais non Mme Le Pen, les étrangers ne sont pas vos ennemis ; mais non Mr Trump, les pauvres ne sont pas vos ennemis, quoique... Faut-il donc vous offrir les pleins pouvoirs pour nous mettre sur la gueule ? Car voter pour vous, c'est du masochisme pur. Vous tous qui prétendez devenir chefs des armées et des gouvernements, vous ressemblez fâcheusement à un peloton d'exécution ! Et j'aurais une préférence certaine pour l'actuel locataire de l'Élysée, tremblant comme un flanby avec des airs de pas y toucher.

Car, curieusement, il me semble au contraire de vous que notre système n'a jamais marché aussi bien et qu'un travail de remise en question des riches à commencé, qui fuient leurs responsabilités sociales. Ah, si seulement les multinationales et les capitalistes avaient payé plus tôt leurs impôts sans se défiler dans des paradis fiscaux, nous n'en serions pas là. Est-il trop tard ? Non. Moi, j' invite les entreprises en France à ne pas entrer en bourse et à vivre plus modestement.

Mais voilà : ce sont eux, les riches et les profiteurs (complètement effarés par ce qui se prépare) qui nous expliquent que « ça ne marche plus » et qu'il faut d'urgence dans les six mois à venir refonder entièrement le système en leur faveur, bien sûr, sinon ils quitteront définitivement la France (avec 90 % des richesses amassées), en nous abandonnant à notre socialisme désœuvré et déprimant. La France au final, comme à Cuba, tombera en ruines et suppliera ses riches de revenir investir une petite part de leur capital...


Sauf que la France est sa propre richesse, à condition de la protéger. Alors, barrez-vous vite fait, bande de vautours : «  Viva El Comandante ! ». Merde, ce vieux con, il est mort : « Fidel ha muerto ! ». Et qui va nous sauver maintenant ? Tiens, aux États-Unis les infrastructures sont dans un sale état, pire qu'à Cuba, parce que tous ces cochons de milliardaires (dotés de fondations à leurs noms, histoire de faire un peu de « social ») préfèrent se la couler douce sur leurs yachts ou aux sommets de leurs tours en marbre. Donald Trump va-t-il nous sauver ? J'en doute... Et l'Allemagne D'Angela Merkel est-elle si merveilleuse avec tous ses pauvres ? Non. Même que les routes allemandes sont défoncées et que les allemands préfèrent venir essayer leurs BMW sur les routes françaises. D'ailleurs, nos belles autoroutes servent aussi aux routiers internationaux qui traversent notre territoire de part en part, comme une passoire. Nous, on respire leurs gaz d'échappement, hum... Vive l'Europe ! Et pourquoi sinon les français paieraient-ils autant d'impôts et de taxes ? Même que les riches veulent nous surtaxer (la TVA + 2%) et se détaxer (l'ISF en moins) pour redistribuer la misère à leur manière : au moyen-âge, l'impôt frappait surtout les pauvres pour les empêcher de profiter de la vie.

   - Il faut choisir ton camp : riche ou pauvre ?
   - Sérieux, comme si j'avais le choix...

Ils veulent aussi supprimer la Sécurité sociale : les riches acceptent de payer leurs médicaments comme tout le monde à la pharmacie mais les pauvres ne se soigneront plus ! Bientôt des épidémies, exactement comme au moyen-âge, réguleront  « naturellement » les populations appauvries. Un bon travailleur doit mourir à 65 ans, l'âge minimum de la retraite. C'est Mr Fillon qui le dit, un bureaucrate au dessus de tout soupçon, droit dans ses bottes ! Vous parlez d'un jean-foutre, celui-là. De Pompidou, il n'a que les sourcils et sa politique à 50 ans de retard. C'est pas lui qui va restaurer notre croissance économique à deux chiffres ! Il serait plutôt du genre à nous plomber le moral.

Alors, les élections présidentielles de 2017 pourraient devenir justement l'occasion de virer une bonne fois pour toutes tous ces gros profiteurs, ou en tous cas de les avertir sérieusement de la prochaine Révolution Française. 

Le « Frexit à la française » ne consiste pas à nous exclure de l'Europe (après tant de concessions faites) mais à bouger nos riches vers la sortie à coups de godasses dans le fion, en commençant par nos politiciens indignes. Il est temps de leur secouer les puces et les poches à tous ceux-là, de les raisonner et de les arraisonner, de leurs faire rendre gorge. Quelques uns se sont déjà fait piquer avec des comptes offshores. Non, il ne sera jamais trop tard pour punir ces arnaqueurs professionnels partout où ça fait mal, en commençant par le portefeuille ! Je ne parle pas ici de révolution mais de simple bon sens.

Mais pour cela, ne cédons pas à la panique, prenons notre temps. Non, docteur Fillon, il n'y a pas d'urgence pour vous à venir pratiquer la saignée sur les pauvres en France, en partant de mauvais prétextes. Souvent, le remède et pire que le mal. Et puis, licencier 500 000 fonctionnaires pour reporter le travail sur ceux qui restent en poste, c'est de la folie pure ! Et ce seront à la clé autant de chômeurs en plus et non pas « 500 000 créations d'emplois » comme vous le prétendez, sortis
ex-nihilo :
   -  Ça va s'équilibrer tout seul, vous verrez !
Mon cul... Mais cessez de nous baratiner avec vos calculs à la noix ! L'exercice du pouvoir n'est pas un simple exercice de comptabilité. 

Oui, à tout prendre, monsieur Trump est infiniment plus sympa que vous : lui ne parle strictement que de son pognon et le « Trump-System » élargi à l'Amérique toute entière par simple imitation du style : « faites comme moi ! » doit redorer la middle class sur le dos des déshérités de l'Amérique profonde... ( Là, c'est le contraire de Bernard Tapie il y a trente ans dans « Réussir sa vie », avant de devenir ministre de la Ville en 92 et de démissionner dans la foulée ). En bref, l'argent ira à l'argent selon la loi du plus riche : il suffira de rétablir des taux d'intérêts maximum ! Mais avant, les multinationales américaines devront rapatrier quelques 2000 milliards de dollars de leurs paradis fiscaux (sans passer par l'Irlande), autant de bénéfices qui échapperont définitivement à l'Europe, au fisc et à la « Google tax »  : bonne pioche, mister Trump ! Au moins, vous ne partirez pas de rien pour faire vos réformes, pas comme l'aut'abruti.

Enrichir les nantis et les multinationales américaines pour ne laisser que les miettes aux pauvres : quoi, c'est votre modèle, mister Fillon ? Ben justement, moi je ne vous donnerai jamais les clés du royaume.

dimanche 20 novembre 2016

Sarkozy avoue : « Pourquoi la droite républicaine va prendre une bonne raclée aux élections de 2017 ! », dans le blogiblag du 21/11/2016 (LJ ©2016).

Sarkozy est interrogé par les journalistes en direct du Fouquet's, au travers de la porte des WC, assis sur la cuvette après son échec lamentable au premier tour de la primaire à droite :

  - Mes chers amis, ça me déchire l'anus... Ouille ! Je l'ai dans le baba bien profond... Plouf... Mais non, je plaisante ! J'ai fait mon devoir et maintenant il est l'heure pour moi, après tant de sacrifices, de devenir à temps plein un bon père et un bon mari.
 
Après tout, nous Les Républicains avons eu grand peine à mobiliser 4 millions d'électeurs à notre petite sauterie appelée « primaire » pour faire comme aux States, bien moins au total que les téléspectateurs de l'émission « Koh Lanta ». Non, ce n'est pas ce que j'appelle un succès populaire, d'autant que nombre de votes « anti-Sarkozistes » venaient de Gauche pour me régler mon compte, les petits salauds ! Bon, je me suis pris une grosse claque derrière les oreilles et c'est mon ex-premier ministre Fillon qui a été préféré... Mais notez qu'avec seulement 1 883 000 et quelques électeurs en sa faveur au premier tour, seulement 2,8 % des Français de France - escusez du pléonasme mais ça me fait doucement rigoler, même Hollande avec seulement 5% d'opinions favorables ( soit 2 250 000 votants sur 45 000 000 d'électeurs potentiels) lui passerait dessus les doigts dans le nez, alors Marine le Pen... Vous pensez, hein, elle va le laminer !

Mais comment imaginer à ce niveau que Fifi-le-sourcilleux soit élu un jour aux élections présidentielles de 2017, 10 ans après moi... Soyons réalistes ! Non, la participation à la primaire de LR et du Centre n'a pas été massive... Pas plus de 0,3 % des 4 millions de votants pour mon copain Copé, soit 12750 votes en sa faveur, son meilleur score à la mairie de Meaux... Hein, on est peu de chose ! Vraiment, pas de quoi faire cocorico... Oui,
tout reste à faire pour la Droite. Et comment vont-ils faire sans moi ? 

Trump a été élu par 61 millions d'électeurs et Angela Merkel-Merfeille se présente pour la 4éme fois comme chancelière d'Allemagne avec toutes les chances d'être réélue et là, assis sur la cuvette des chiottes, j'ai les baloches qui trumpent et marinent dans le bouillon : je peux lire dans mes boules et ça s'annonce mal... Tiens, mon avenir se dessine avec moins de passion publique mais plus de passion privée, et j'ai une petite pensée en ce moment pour ma  femme et à mes enfants... Mais pas besoin d'être un devin extra-lucide pour comprendre ça : j'avais fait une promesse à Carla !

Oui, Nono de Hollande doit se frotter les mains et je reconnais que j'ai dû le gonfler un peu mais c'est un poisson froid... J'imagine que si les Français veulent renouveler le paysage politique, Hollande n'aura aucune chance aux primaires socialistes, pas plus que Cécile Duflot chez EELV. Mais bon, vous les journalistes n'êtes qu'une bande de cons qui donniez pas plus de 10 % des suffrages à Fillon à la primaire, en le traitant de « chiant » ! Et il reçoit 44% des votes, comme quoi la politique n'a rien à voir avec le journalisme, les médias en général et les sondeurs en particulier... Vous m'aviez même enterré il y a quelques années en même temps que Copé (comme Benzema et Valbuena au foot) et je ne devais plus jamais me représenter aux présidentielles avec toutes mes casseroles ! Ah, triple-cons...

Après, les hommes victorieux d'hier ne sont-ils pas les vaincus de demain ? C'est dans l'ordre des choses : tiens, Nadal n'est plus que 8éme du Top Ten au classement ATP, lui qui foutait des roustes à tout le monde pendant mon quinquennat. Il arrive même derrière Monfils (6éme). Et Murray vient d'écraser Djokovic aux « Masters de Londres » : oui, il lui a taillé un kilt ! Qui l'aurait prédit il y a seulement 5 ans ?

La vérité ? Je peux vous la dire puisque c'est Fillon qui va se faire défoncer à Droite aux présidentielles de 2017... Cherchez le « vote caché », quoi ! Comment Trump a-t-il été sauvé par 3 millions d'électeurs excédés entre les 116 millions
d'abstentionnistes habituels ( presque un électeur Américain sur deux ne vote jamais ) : les cols-blancs se sont-ils énervés contre les cols-bleus ? Les riches contre les pauvres ? Les nantis contre les dépourvus ? En France, il suffirait de convaincre 500 000 abstentionnistes habituels  de venir voter pour Fillon pour voir s'imposer la « révolution de Droite »  ou « Réaction » ! Mais qui seraient ces révoltés ? Des bourgeois en colère, des grands-patrons au chômage, des rentiers qui voient fondre quotidiennement leurs comptes en banques offshores, des riches retraités qui défilent avec les patrons syndiqués, des hauts-fonctionnaires menacés de se faire licencier ? Allons, ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées...

Réfléchissez donc un peu, messieurs les journalistes : que valent les 4 millions de votants hier à notre petite primaire de Droite contre 5,6 millions d'agents de la fonction publique en France et 1,8 millions de syndicalistes dans le public et le privé réunis ? Bande de niais... Vous pouvez afficher à la Une des journaux les misérables 4 % de popularité de François Hollande, le traiter d'imbécile impopulaire et puis prétendre que nous le LR... enfin, mon ex-premier ministre Fillon, allons purger les services publics de 500 000 agents inutiles en arrivant au gouvernement en 2017, sur simple « ordonnance »... Tout ça pour concurrencer l'Allemagne de Gerhard Schröder d'il y a 15 ans ou bien pire,
Margaret Thatcher voici 38 ans ? Comme dirait Bigard : « C'est balot ! ». Tiens, et pourquoi pas purger les journaux de 500 000 journalistes inutiles ? Vous parlez d'un bordel à venir. Mais par quelle manipulation de l'opinion arriverait-on à ce résultat en France ?

Remarquez, moi en 2012 ou Hollande en 2017, on aurait bien apprécié d'obtenir le quart du bilan de Gerhard Schröder entre 1998 et 2005 (Chirac à l'époque se la coulait douce). Merkel n'aurait rien pu faire sans les réformes de
Schröder : programme de sortie du nucléaire, développement des énergies renouvelables, instauration d'une taxe carbone, institution des unions civiles, sauvetage des finances publiques, réforme de la fiscalité, des retraites et de l'enseignement public avec l'accord des syndicats. Essayez donc ça en France ? Y en a qui ont essayé et qui ont eu des problèmes... Et je reconnais que nous, l'opposition, n'avons pas été justes avec le gouvernement Hollande. C'est qu'avec le quinquennat, la France est en permanence soumise aux choix des électeurs et aux manœuvres des partis.

Mais comment en finir avec la bureaucratie en France, me direz vous ? Assis sur ce trône, je peux vous donner la recette en toute confidence et si ça sort d'ici, je dirai que ce sont des bruits de chiottes... C'était pendant un brainstorming avec NKM et les autres candidats que m'est venue l'idée... Bon, on peut proposer de rebaptiser la fonction publique « fonction privée » ou privatiser l'administration sur ordonnance, tout ça par un simple jeu d'écriture mais cela risque d'agiter 5,6 millions de fonctionnaires inutilement. On peut aussi geler les embauches, à raison de 100 000 fonctionnaires qui partent à la retraite chaque année, mais il nous faudrait 50 ans pour virer tous ces bureaucrates, dans l'urgence où nous sommes ? Non, c'est pas raisonnable. 


Écoutez-moi bien, je vous explique la bonne méthode : d'abord, il faut bien séparer les fonctionnaires attachés aux forces de l'ordre des fonctionnaires civiles puisque la police et l'armée seront amenées à croître à l'avenir pour assurer la sécurité du territoire et la pérennité de l’État. Donc, je propose... en tout honneur bien sûr, hein... d'instaurer une junte militaire (ou dictature) qui sera chargée des « purges » successives sur nos 4 millions de fonctionnaires complètement inutiles.

Et c'est là que j'interviens : pour commencer, j'ai pensé amadouer les fonctionnaires civiles et les syndicalistes en leur offrant à chacun une Rolex d'un des lots
« made in China » saisi par les douanes, en remerciement de leurs bons et loyaux services. Ensuite, on invite les représentants syndicaux et les hauts fonctionnaires à passer du bon temps sur le yacht de mon pote Bolloré ou à dîner au Fouquet's, là où j'ai mes entrées. On les endort et ça ne coûte pas un cent à la communauté, quoi ! Pendant ce temps, les forces de police unies à la gendarmerie font des rafles et mettent tous les fonctionnaires dans des trains et des bateaux (on réquisitionne « L'Harmony of the Seas » plus quelques autres dans les ports de Méditerranée) et on expédie tous ces bons à rien de fonctionnaires à Alep, en Syrie : ceux qui tenteront de s'échapper seront traités de terroristes et pourront être abattus sur place par Poutine, Bachar el-Assad et Erdoğan !

Voilà, c'est la meilleure solution que j'ai trouvé. Mais chut, hein ? Dites pas que j'essaie de foutre la « merde in France » parce que nous, Les Républicains, nous sommes des progressistes et la France est au bord de sa première grande « extinction gauloise » à cause de tous ces fonctionnaires qui font doublon avec les plateformes informatiques de la mondialisation. Comment refuser le progrès ? Pensez donc : avec la dette française, chaque nouveau né est endetté à hauteur de 35000 euros !

L'autre solution envisageable serait d'élire Donald Trump « Président des Français » par ordonnance à l'occasion d'un « super-traité de libre-échange avec les États-Unis » en 2017. Et puis, faut arrêter ces stupidités de COP 21, 22, 23 etc. qui menacent gravement notre la reprise : tiens, nous avons du gaz de schiste dans le bassin parisien qui reste inexploité ! Allons, c'est pas l'homme qui est responsable du réchauffement climatique depuis 4 milliards d'années... Faut arrêter les conneries, quoi.

Mais bon, tout ça ne me concerne plus et comme dirait Bigard : « Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre ». Vous les journalistes pourrez toujours me supplier, quand je dis que je me retire de la politique, je me retire.

jeudi 17 novembre 2016

Micronouvelle : « Libre ou pas ? »

Le portier me poussa dans le dos. Merci ! J'avais du mal à faire le premier pas dehors. Libre enfin... Dans la rue, les passants tenaient d'innombrables ballons gonflés à l'hélium dans l'attente dérisoire d'homologuer le plus grand lâcher de ballons à midi tapante. Les ballons seraient pointés par un satellite géostationnaire à l'aide de rayons laser.

Une petite fille me tendit un ballon que je repoussai du plat de la main et mon regard fut suffisamment aimable : elle ne se fâcha pas. Ah, quelle perte de temps en liberté... Plus personne pour travailler ? Rien d'autre à faire que de déambuler dans les rues en répondant à des paris idiots ?

Accablé, je fis signe au gardien dans sa guérite et la porte s'entrouvrit dans un déclic. Puis je fis un pas prudent en arrière par dessus la barre de seuil :

- Je peux pas... C'est pas pour aujourd'hui ! Je m'écriai pour m'excuser.

La porte blindée du sas se referma dans mon dos au moment précis où sonnaient les douze coups de midi et j'en fus tout contrit.