vendredi 10 février 2017

Billet d'humour : « Le charisme est une invention stupide et le roi des cons, c'est Fillon ! », dans le blogiblag du 11/02/2017 (LJ ©2017).

Le charisme, c'est pour moi une mise en perspective de l'homme dans sa représentation. Attire-t-il de la sympathie, plus ou moins ? Bon, moi je ne vais pas chanter les louanges du charisme, vu que j'en ai autant qu'un pigeon. Dès fois, je sens le regard de ces automobilistes qui rêvent de me rouler dessus, au moment de descendre du trottoir... Faut dire qu'on me voit venir de loin, et plutôt comme une victime : le vigile me fouille à la sortie parce qu'il m'a vu saisir un paquet de tranches de jambon dans le rayon traiteur, le serveur du bar planque le journal parce que sa lecture n'est pas comprise dans le prix du café, le caissier me refile une fausse pièce de deux euros en regardant ailleurs, le pickpocket me crache dessus parce que je lui fais les gros yeux, le gamin m'engueule parce que je ne lui pas dit pas merci assez fort en passant la porte qu'il retient du dos, le chien me mord au moment de le caresser etc. Et personne ne me fait de cadeaux : tout est payant.

Et puis là, à l'affiche, se donne un merveilleux « spectacle », « plein d'énergie » et la vedette a tellement de charisme ! Ah, si seulement je savais comment émettre moi aussi du charisme ? Apparemment, le pupitre, la scène, l'écran matérialisent une distance nécessaire, celle qu'il faut remplir de « bonnes ondes » pour que le spectacle soit réussi.

Les rois, les chefs de guerre, les religieux et les édiles furent au temps des Grecs anciens les tribuns qui interpellaient les foules, mais utilisaient-ils leur charisme ou leur autorité ? Plus traîtres étaient sans doute les philosophes antiques, qui maniaient l'art oratoire avec des airs de conspirateurs. Mais en règle générale, les gens du peuple ne devaient pas sortir du rang, au risque de passer pour des dangereux agitateurs.

À l'heure ou l'autorité s'étiole, l'art de séduire les foules est travaillé. C'est la raison pour laquelle nos politiciens se sont emparés de ces codes, les clés de la représentation et du charisme : l'air détendu, la chemise ouverte, les épaules carrées, le discours percussif, la rengaine, les bras levés avec le V de la victoire etc. Mais attention, si la vedette se rapproche trop de la foule comme Manuel Valls, PAF, une claque au coin de l’œil. Souvent, ces politiciens cumulent les charges de représentation et les mandats qui leur donnent la légitimité et la notoriété. Cependant, réussir le concours de l'ENA ou devenir un parlementaire ne confère pas une dose de charisme supplémentaire : peut-être faut-il déjà en disposer un minimum au départ ? Ou bien faut-il se perfectionner en « charisme » ? Quand je regarde les débuts d'Emmanuel Macron, de Benoît Hamon ou de Mélanchon, l'air gourd et mal fagotés, je ne discerne aucun charisme. Aujourd'hui, ils se sont habillés, lissés, civilisés, peut-être trop pour Montebourg et Valls, et cela leur a réussi plus ou moins dans un temps limité. Après, si les programmes divergent du tout au tout, peu importe : c'est la façon de le dire qui convainc !

Bien sûr, le roi des cons, c'est Fillon ! Grisâtre dans le sillage de Nicolas Sarkozy, voici qu'il a eu l'idée de passer au premier plan pour se faire reluire, et on sait avec quel effet. Et si ce n'était que lui : toute la classe politique derrière Sarkozy et Hollande s'est enfiévrée à l'idée de passer le « grand oral de la présidentielle 2017 », en collectionnant ces fameuses « signatures » qui adoubent les prétendants à la plus haute fonction. Et puisque la démocratie française n'a rien de proportionnelle, dominée par les clans républicains et socialistes, la conquête du pouvoir devient un exercice de haute voltige : bidouillage, tripatouillage, enfumage etc., tout est permis. Mais les manipulateurs ne démontrent aucun « charisme » à ce niveau, si ce n'est le copinage, l'opportunisme et la corruption. C'est au moment de rallier des partis concurrents à sa cause que le futur élu démontrera toute sa séduction, comme Hamon peut-être avec la Gauche plurielle.

Et voilà donc que Fillon, qui a réussi toutes les épreuves précédentes, se présente comme une jeune mariée devant le peuple, « vierge de toute mauvaise pensée » : c'est le Fillon doux, jusqu'à ce que ses manipulations de toutes sortes soient éventées... Et de rire. Lui qui a tapé sans relâche avec ses potes sur le Président Hollande se déclare maintenant « victime » et demande de la compassion, merde ! Rappelez vous comment la Droite a tué la candidature de Hollande dans l’œuf : ils ont dit tellement de mal de notre président en fonction que même les journaux russes, au service de Fillon peut-être, se sont déchaînés au moment des soi-disant révélations dans : « Un président ne devrait pas dire ça... ».

Et maintenant, la contre-attaque par avocats interposés : le « Fillon dur » est arrivé plus tôt que prévu, celui qui veut débarquer manu-militari 500000 fonctionnaires, sauf la police, la gendarmerie et l'armée. Les Républicains à la tête des départements ont déjà réussi à radier des centaines de bénéficiaires du RSA pour un montant équivalent aux revenus versés à Penelope Fillon au moment de ses supposés emplois fictifs.

Mais les assistantes parlementaires sont jugées indispensables pour assurer le « repos du guerrier », celui des copains à l'assemblée comme au sénat. Par exemple, Penelope aura été payée pour ses « qualités de femme » en tant que pourvoyeuse d'amour : « J'aime ma femme ! » a répété François... Pour une fois qu'une femme au foyer est rétribuée à la juste valeur de tous ses efforts ! Au moins, pendant ces emplois fictifs cumulant entre 5000 et 7000 euros par mois, avait-elle le temps de vaquer à plein temps à ses obligations maritales, pas comme la fermière qui s'en va traire deux cent vaches à 5 heures du soir pour ensuite rentrer se coucher à 9 heures, sans faire même un petit câlin au fermier ou alors juste une petite branlette de rien du tout pour lui vider les génitoires. Oui, il y a des privilégiés du sexe : dîners aux chandelles, petits cadeaux, effeuillages gourmands etc., tout ce qu'il faut pour émoustiller le bourgeois, quoi !

On peut dire à propos des emplois fictifs que le père Fillon, ben, « il n'aurait pas dû faire ça... ». Les révélations le concernant sont tombées au bon moment pour nous agacer sérieusement, comme quoi les journalistes incriminés ont le sens du timing ( à l'égal de ceux qui ont mis Hollande à genou pour le contraindre à renoncer). Fillon ne peut s'en prendre qu'à lui-même et ses cris de corbeau en font un animal de mauvaise augure : son clan devrait réagir bientôt pour arrêter la casse car il jette la suspicion sur sa classe politique. Tous pourris ? Et que devient son charisme* ? En colère, l'a-t-il perdu ? Moi, à part qu'il sait prendre la lumière, je pense qu'il n'en avait aucun à l'origine ou seulement pour faire oublier ses sourcils broussailleux à ses conquêtes féminines d'un soir.

* Le charisme est la qualité d'une personne qui séduit, influence et fascine les autres par ses discours, ses attitudes, son tempérament, ses actions. Un charisme puissant fascine, trouble et neutralise le jugement d'autrui. Le charisme aide à diriger, voire à manipuler les autres. /Wikipédia

mercredi 8 février 2017

« Nos élus sont-ils vendus aux USA, à l'URSS et aux lobbies ? Le dépeçage programmé de l'Europe ! », dans le blogiblag du 09/02/17 (LJ ©2017).

Le Pen vendu à Trump ? Fillon vendu à l'URSS ? Sarkozy vendu aux Émirats Arabes Unis ? Macron vendu à la City ? Et qui a payé l'hologramme de Mélanchon ? Les parlementaires français et européens sont-ils vendus aux lobbies ? La France jetée en pâture aux chiens ? Merde, j'avoue que j'ai des doutes sur l'honnêteté de nos élus et surtout à propos des prétendants aux élections présidentielles de 2017. Ne sont-ils pas capables de toutes les forfaitures, des édiles jusqu'aux parlementaires ?

Plus grave encore : l'Allemagne s'appuie sur l'Europe pour étendre son hégémonie. Et que font Trump et Poutine ? Ils parient sur Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélanchon pour écrouler l'Europe et brider cette Allemagne insolente de bonne santé et de profits. Il  y a donc collusion entre ces deux superpuissances contre l'Europe.

Et pourquoi Fillon, le grand manipulateur, devrait s'inquiéter pour ses détournements des finances publiques au vu et au sus de tous ? Contre-feu : peut-être que Macron n'est qu'un petit homo qui cache bien son jeu ? Mais le président du Modem accuse à son tour François Fillon d'être « sous l'influence des puissances d'argent. »

Que va-t-il arriver ? On peut imaginer des procès à venir pour « intelligence avec l'ennemi » et « haute trahison » après mise en examen des candidats à la présidentielle. Car si l'Europe est dépourvue d'instances pour se protéger (et on l'a vue se faire trousser par toutes les multinationales comme la dernière des putes), la France dispose encore des tribunaux qu'il faut pour juger de la trahison des uns et des autres sur son territoire.

Oui, Fillon peut jouer la montre : il lui suffit de se planter les deux pieds au sol en attendant la tempête qui peut éclater n'importe quand. Lui même a-t-il des intérêts avec la Russie et les frasques de Donald Trump sont-elles le secret de Poutine ? Faut-il encore le prouver. Mais en France, Fillon pourrait se voir cité devant les tribunaux cinq ans après pour déclaration d'emplois fictifs, comme Sarkozy à propos du dépassement de ses comptes de campagne en 2012. Trump et son administration pourraient être accusés à leur tour par les tribunaux internationaux d'abus de position dominante, d'intimidation etc. Les Américains pourraient même l'éjecter s'il confond sa vie privée avec sa vie publique ou s'il commet des erreurs politiques rédhibitoires. Tout peut changer du jour au lendemain !

Par contre, l'Asie et la Chine comme l'Afrique et le Moyen-Orient auraient tout intérêt à garder une Europe unie, qui n'est qu'une passoire : le déficit commercial croissant de la France en 2016 en est la preuve évidente. Et si les start-up comme les multinationales américaines s'inquiètent de la fermeture possible de leurs frontières aux étrangers, c'est la preuve que le génie américain n'est qu'un mensonge de plus : rien à faire sans les experts français, anglais, allemands, japonais, chinois, indiens, arabes etc.

Déjà, les algorithmes du contre-espionnage travaillent à plein régime. Qui, où, quand, comment et pourquoi ? Infiltrations ou conspirations, rien ne saurait nous échapper. Et mort aux cons ! C'est la guerre économique.

vendredi 3 février 2017

Les Républicains : « Fillon fonce dans le décors, mais qui va l'arrêter ? ", dans le blogiblag du 03/02/16 (LJ ©2017).

Sarkozy à Fillon (Il s'est proposé pour flinguer Fillon proprement, par amitié):

    - Entre, mon Fifi, bon, j'ai pas trop le temps... je dois déposer Giulia à la crèche... Assis-toi, si tu veux, t'es chez toi... Bon, bon, voilà... J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que j'ai reçu la lourde tâche de te déposer de tes responsabilités... La bonne, c'est que tu as droit dès aujourd'hui à ta retraite à taux plein ! Voilà, c'est tout dit... J'y vais...

Fillon (goguenard) :

    - Attends un peu... Hein ? Tu ne viens pas me flinguer comme ça dans le dos, après tous les services que je t'ai rendu ! j'ai été ton premier ministre assez longtemps, et j'aimerais un retour d'ascenseur... Tu vois la route devant nous ? C'est moi le pilote et je continue de tracer droit devant.

Sarko ( en aparté : je préférais quand il fermait sa gueule ! ) :

    - Mais non, mais non, chuuutt... Je suis juste mandaté par le bureau en tant que porte-parole... tu sais que j'ai pris mes distances et que je suis parfaitement impartial ! Je suis un peu comme ton copilote et je te vois passablement énervé... Maintenant, je te demande de faire un petit arrêt au stand pour faire la vidange ! Et je m'inquiète pour ta santé, tu vas pas tenir encore longtemps à ce rythme... Et Pénélope ? Elle est galeuse, personne n'en voudra plus, même dans les camps de réfugiés, alors « Première dame » au gouvernement... D'ici peu, on va vous accuser d'avoir pillé les troncs à l'église. La rumeur enfle, enfle... Et tu l'imagines la pauvrette se faire traiter honteusement de " première voleuse de France ", même dans l'Humanité ou chez Rivarol ? Comment va-t-elle se faire inviter après par sa Majesté la Reine d'Angleterre ou par Donald Trump à la Maison Blanche pour venir s'occuper des œuvres de charité avec la First Lady ? Sinon, t'es prêt à te séparer d'elle en 18 mots (ndlr : comme Hollande avec Trierweiler) en lui rejetant la faute et à affronter les ligues féministes ? Et ton château de Beaucé acquis au quart du prix ? Et ta société de conseil ? Tu peux prouver que tu ne travailles pas pour les Russes ? Voyons, Fifi... Comment t'expliques tout ça ?

Fillon (rageur) :

   - Tu veux me filer la honte ou quoi ? Entre requins, on se comprend... D'abord, ma femme n'est pas galeuse mais Galloise et la Reine, on s'en tamponne le coquillard. Ensuite, elle est innocente comme l'agneau qui vient de naître, ça saute aux yeux dans l'interview... Maintenant, tu veux me déposer au stand ? Prends-moi pour un con : le complot, il n'est pas à gauche ! Mais je vous merde tous, un par un et en file indienne... Je con-ti-nue, zut !

Sarko ( Il commence à me faire chier) :

    - Voyons, mon Fifi, je t'avais prévenu : le train de sénateur te convient mieux... L'Airbus A330 présidentiel, c'est plus risqué, t'es chahuté en l'air, t'es à découvert, ils vont te tirer comme un canard, hein ? T'entends pas, derrière toi ? C'est plus des casseroles que t'as au cul, c'est le feu et tu pars en vrille ! Il faut réagir... Il est encore temps pour toi d'ouvrir le parachute avant de te crasher ! Tu vas pas nous faire une « Cahuzac » quand même ?

Fillon (méprisant) :

   - Allons, allons... Je voudrais savoir déjà de quoi on m'accable ? J'avais pas le droit de choisir mes assistants dans ma famille ? Première nouvelle. Stop à la chasse à l'homme ! Et vous me prenez pour qui ? Aquilino Morelle ? On m'a surpris à me faire cirer les chaussures à l’Élysée ? Je t'avertis solennellement, toi et ton bureau : j'en connais d'autres qui devront dégager avant moi et pas la peine d'écrire un livre pour ça. J'ai la liste !

Sarko (alarmé) :

    - Allons, Fifi, je ne suis pas ton ennemi, hein ? Et rappelle-toi Bérégovoy... On l'a retrouvé le bec dans l'eau. Comprends-tu les enjeux de cette présidentielle et pourquoi nous nous sommes effacés pour te laisser la place ? Hein, il n'y a rien de pire que de foncer droit dans le mur. Fallait prévoir ! « Président », c'est une vocation et t'aurais dû commencer à t'y préparer il y a vingt ans, hein ? Aujourd'hui, t'as survécu à la chasse à l'homme mais demain, tu feras quoi ? Les sondages te donnent déjà perdant au premier tour et l'alternance va nous passer sous le nez.

Fillon (rigolard) :

   - Ah ah ! Les sondages ? C'est nous qui les faisons ! T'inquiètes, je continue avec mon casque. Les bruits de casseroles ne m'empêcheront pas de dormir, pas plus qu'à toi... Dès demain, j'irai me faire raser les sourcils gratos chez Karine Le Marchand et me faire rafraîchir les poils du cul chez Ruquier, ni vu ni connu que je t'embrouille, les petits pédés. Après, j'envoie trois tweetos de remerciement à mon fan club pour m'avoir soutenu dans cette épreuve et je conclus par : « Je reviens dans la course encore plus fort qu'avant ! ». Tu sais quoi ? Les bookmakers n'attendent que ça... Les taux d'intérêt sur la dette française vont retomber de trois points d'un seul coup pour saluer mon retour. C'est pas beau, la realpolitik ? Mais mon coco, faut garder son calme : explique leur, au bureau, que je garde le volant.

Sarko (douché) :

   - C'est ça, t'as tout compris mon Fifi : amène ta paye avec la mienne, ça fera une bonne quinzaine... J'en rajoute un, j'en retranche cinq cent mille... et ça fait la rue Michel. Aie aie aie... Commence donc par rembourser ta dette à l'état, c'est ce que j'ai fait en revenant au parti « Les Républicains » après mon absence et même le petit Macron a payé sa dette... Mais surtout, François, rappelle-toi bien : que tu sois la fille du Roi d'Espagne, le premier ministre britannique ou un chef du gouvernement quelconque, en Roumanie ou ailleurs, le peuple finira par avoir ta peau. Tiens, tu peux garder le volant, mais si t'as plus la voiture, tu continues ? Tu vas te retrouver à poil comme un con sur la piste et ça fait très très mal au cul : faut pas avoir d'hémorroïdes, hein ! Je dis ça... Mais bon, je t'aurai prévenu...

mercredi 1 février 2017

Lettre ouverte à Benoît Hamon : « Est-ce toi, Iznogoud ? » dans le blogiblag du 01/02/16 (LJ ©2017).

Ben, mon ami,

Loin de moi l'idée de t'appeler « Bilal, le candidat des Frères musulmans » ou encore « Ben Ali »: « Maintenant il faut faire un choix entre les valeurs républicaines et le communautarisme”... Non, laissons ces noms d'oiseaux chatouiller les oreilles de Mélanchon, il saura quoi répondre. Même cette photo de toi dans « Valeurs Actuelles », la barbe bleue et les dents noirs, un peu comme Iznogoud, c'est évident qu'elle est truquée: ils ont forcé sur ta négritude ! Ah, ces petits pourris de fachos, Ils t'ont fait une de ces sales gueules de repris de justice... Parce que, franchement, je sais que t'es infiniment plus beau que ça.

Je voudrais être comme toi, aussi jeune, que je ne le pourrais pas... Déjà, 25 ans plus tôt, tu naviguais dans le sillage de Jospin et de Rocard, en compagnie de manuel Valls et contre Fabius peut-être... Moi, je travaillais à l'usine et je faisais du rendement : plus de pièces, toujours plus de pièces... Je m'enorgueillissais d'être un bon ouvrier jusqu'à ce que la bulle éclate et que les tours s'effondrent... Alors ils m'ont licencié, les Américains !

Toi ? T'as pris la tête de la MJS ( Un peu comme la MJC, un mouvement de jeunesse et d'éducation populaire d'après guerre, mais rien à voir il me semble avec les communistes). Et puis t'as découvert le goût du pouvoir, le vrai, en passant par le cabinet de Martine Aubry pour parvenir au ministère de l’Économie solidaire puis de l’Éducation Nationale sous la présidence de François Hollande. En épousant la cause d'Arnaud Montebourg, le rebelle, ce fut la fuite en avant et la retraite à l'île de Groix. Enfin, pour la course à la présidence et à l'heure de l'émancipation, tu t'es aligné au départ avec tes anciens amis et nouveaux concurrents : c'était l'heure de montrer tes muscles ! Pari réussit.

En chaque socialiste, il y a un communiste qui sommeille : si le côté sale et révolutionnaire de Mitterrand fut Mélanchon, c'est peut-être toi, Hamon qui fut le mauvais côté de Hollande (et de Martine Aubry) ? Parce que tes façons jusqu'au-boutistes, c'est bien de la graine de révolutionnaire. Caches-tu ton jeu ? Surtout, ton « revenu universel », comme le « salaire universel » de Mélanchon, ben, j'y crois pas...

Voyons ! Déjà, il faudrait parler d'un simple « revenu de base » à la française, parce qu'en Chine ou ailleurs, si le salaire courant est de deux cent euros à tout casser, le « revenu de base » ne devrait pas dépasser les 60 euros. Avec 750 euros en France, on offrirait un revenu suffisant à douze Chinois ou autant d'Africains, d'où l'affluence au portillon. Bien sûr, on nous assure qu'ils s'exilent dans la douleur mais nombre de réfugiés sont prêts à prendre tous les risques pour nous rejoindre. S'il nous traitent de colonialistes et d'esclavagistes, ils viennent de leur plein gré, et pas seulement « pour ramasser des poubelles à Paris », comme dans la chanson. Non, ils ne s'exilent pas dans des galères avec les fers aux pieds et s'ils sont transits de froid parce qu'ici c'est l'hiver, ils gardent la plus haute opinion d'eux-mêmes en toutes circonstances.

Alors voilà, un « revenu universel » serait une manne providentielle, mais pour quelle immigration ? Des familles de dix enfants comme en Algérie viendraient s'installer en France ou des communautés polygames d'Afrique Centrale ? Oui, mon ami Ben, ils vont se battre pour venir toucher le « revenu universel » chez nous en augmentant notre dette nationale (un effet d'aubaine) et pour renvoyer des mandats en Afrique, mais aussi en Iran, en Irak et en Syrie, jusqu'aux camps de réfugiés du Liban. Ils seront des millions à demander le statut de réfugié en France et, en retour, des dizaines de milliards d'euros partiront arroser le continent africain et tout l'Orient. Bien sûr, nos musulmans de France seront tenus d'augmenter leurs contributions, dont la célèbre « aumône purificatrice obligatoire», qui servent principalement à financer les mosquées. Les chrétiens, qui n'ont pas les mêmes obligations, seront-ils aussi généreux avec le « denier du culte » ? J'en doute. Mais bon, comme l'explique Michel Onfray dans son prêchi-prêcha habituel, l'occident est mort et enterré. Lui est devenu notre croque-mort national, à moins que ce ne soit qu'un vautour de plus qui spécule au dessus des pistes de ski.

Au contraire de nous, Donald Trump est en rupture avec l'immigration de ces pays là mais aussi avec le Mexique, qui recevrait dit-on en retour des milliards de dollars de ses exilés : c'est contre la fuite des capitaux des petits travailleurs en même temps que celle des riches rentiers et des trafiquants, une triple peine en somme, que Trump veut se battre.

Mais vous, Monsieur Hamon, au moment de resserrer les cordons de la bourse, vous proposez d'ouvrir en grand les robinets de la Banque de France en même temps que les frontières de l'immigration. Mais peut-être vous trompez vous de guerre économique ? C'est bien la France qu'il faut remonter dans sa confiance, dans ses valeurs et dans ses droits. Non, nous ne sommes pas tous des immigrés Iraniens, Irakiens, Somaliens etc. qui attendons un regroupement familial et communautaire. Voulez vous devenir calife à la place du calife ? Avez vous des projets de collaboration avec l'Afrique et le Moyen-Orient, comme Jean-Luc Mélanchon ? C'est un peu comme si le Tibet prétendait venir secourir la Chine... Faut-il être con à ce point ?

Et puis, il faudrait prévoir aussi un « revenu universel » pour les enfants. Combien voudront s'émanciper et à partir de quel âge ? Entreront-ils en conflit avec leurs parents pour réclamer leurs 750 euros mensuels : fini de balancer aux mouflettes quelques billets de 10 pour acheter des trousses de maquillage et des cigarettes, ou des mangas et des joints pour les garçons : ils réclameront leur « revenu universel » mensuel... Surtout, le père ne sera plus la figure tutélaire, celle de la sainte famille chrétienne ! Du coup, il se fera déboulonner définitivement, surtout si ses fils se font dix fois plus de tune que lui en trafiquant dans la rue. Rien qu'avec 750 euros de « revenu universel », combien peut-on acheter de doses et pourquoi se cantonner au cannabis ? « Dieu est un fumeur de haschich ».

À l'âge de l'insouciance, si quelques gamins deviendront locataires et indépendants, d'autres feront des fêtes d'enfer, complètement défoncés. Même les étudiants, qui préféreront sniffer des lignes de coke que de potasser, ne trouveront pas leur compte pour se payer des études. D'ailleurs, pourquoi étudier et pour quel travail ? En recevant le « revenu universel », les enfants deviendront-ils les locataires de leurs parents ? Seront-ils étudiants à vie ? Les universités comme les assureurs feront tout pour profiter de cette manne suivant le principe de « la formation continue ».

Mon ami Ben, je crois que tu veux tuer la famille ! Et c'est pas tout...

En plus de dépénaliser les drogues douces, Benoît, tu risque d'encourager les drogues dures et de favoriser toutes les addictions. Surtout, au moment d'élargir de façon conséquente notre dette publique, je prévoit que les 700 milliards d'euros nécessaires à ton « revenu universel » disparaîtront « dans la nature », comme en 2015 les 40 milliards du CICE offerts par le gouvernement Hollande ou comme les 300 milliards que Junker proposait de transférer des caisses européennes vers les banques de la City, juste avant le Brexit. Tiens, comment ne pas évoquer les milliers de milliards qui ont servi à renflouer les banques du monde entier après l'éclatement des bulles spéculatives et les emprunts toxiques de 2007 à 2011 ? Pourquoi nos banques françaises continuent-elles de rembourser la Banque Centrale Américaine ? Et que dire de notre industrie ? On prétend qu'elle est menacée et que les ouvriers en France doivent accepter le chômage partiel ou bien renoncer aux RTT en même temps qu'ils font les 3X8. Mais Volkswagen par exemple a déjà payé aux Américains 20 milliards de dollars sans broncher, pour la seule facture du dieselgate, et Renaud/Peugeot s'apprêtent à en faire autant.

Mais où sont donc passés tous ces milliers de milliards de dollars, qui ne servent au final qu'à creuser notre dette nationale ? Certainement pas vers le peuple (à ma connaissance), ni vers les travailleurs, les chômeurs et les retraités. Sont-ce des « caisses noires » ou des « trésors de guerre », des « parachutes dorés » ou des « comptes offshore » ? Tiens, rien qu'avec les emplois fictifs de Penelope Fillon on aurait pu payer 1000 « Revenus de Solidarité Active », le RSA de base, sans augmenter notre dette nationale d'un cent. Et que dire alors des multinationales et de l'optimisation fiscale ? Ce sont 70 milliards d'euros qui on échappé à la France et au Fisc, de quoi payer pendant dix ans tous les fonctionnaires que François Fillon prévoit de licencier avant l'âge de la retraite.

Avec Benoît Hamon, adieu la société patriarcale suivant le modèle chrétien, avec deux enfants en moyenne. Bientôt, mieux vaudra être musulman avec quinze enfants et quatre femmes en communauté, soit 20 « revenus universels » à 750 euros qui feront une cagnotte globale de 15000 euros par mois et par famille. Avec ce même « revenu universel » et un afflux croissant d'immigrés, les passeurs se feront des couilles en or et les islamistes percevront l'impôt révolutionnaire jusqu'en France. Voilà à quoi pourrait servir un « revenu universel ». Comprenez que j'aie des doutes sur cette forme de redistribution généralisée, directement de la planche à billets au citoyen lambda... La France va-t-elle ainsi financer sa propre islamisation ?

Cet incroyable « revenu universel » n'est-il pas qu'un prétexte pour bâillonner les Français ? Même les Suisses l'ont refusé par referendum, en 2016, qui ont eu peur de se faire acheter par un parti d'extrémistes pro-immigration.
   - Mange et tais-toi !
   - J'ai pas faim...

Alors je vous pose la question directe, monsieur Hamon : avec Mélanchon, êtes vous des islamistes masqués ? Je veux parler de quelques accointances possibles avec la bande à Baader et Action directe*. Car même Daniel Cohn Bendit, qui s'est policé avec le temps, évoque sa jeunesse avec nostalgie. Bien sûr, être « anti-américain » et « pro-palestinien » ne veut pas dire « raciste » en France, mais pour Donald Trump c'est une autre histoire. L'Europe est-elle devenue " la porte " de l'Islam, qui veut imposer au reste du monde sa politique d'immigration ?

Même Jean-Marc Rouillan en 2016 qualifiait les djihadistes de « courageux » pour les attentats commis en 2015. Et Marine Le Pen ne va-t-elle pas chercher pour sa « révolution » des soutiens dans une Allemagne souverainiste et nazie ? L'histoire bafouille-t-elle ?

La VIéme république que vous imaginez ne serait-elle pas qu'un prétexte, celui de défaire un reste de tradition chrétienne et un entre-soi traditionnellement xénophobe ? C'est que je me méfie des révolutionnaires comme des réactionnaires devenus subrepticement écologistes : leurs discours interminables sonnaient faux déjà il y a trente ans, en défilant le poing levé.

Aujourd'hui, entre une recette de quinoa et un verre d'eau sans perturbateurs endocriniens, nos gauchistes offrent la dépénalisation du cannabis (contre les anti-jeunes), le vote pour les étrangers (contre les racistes), la PMA (contre les anti-féministes), la GPA (contre les homophobes), la multiplication des mosquées (contre les islamophobes) parce que la France n'est en somme qu'un pays de détestation. Et puis ils rajoutent dans leur programme tellement vertueux « la reconnaissance de la Palestine » mais sans aucune contrepartie pour Israël, sans désarmer la région, sans défaire le Hamas et sans contrarier un tant soi peu l'antisémitisme ambiant affiché partout, jusque dans nos écoles. Le « complot » serait judéo-chrétien, en théorie, quand la courbe de l'islamisation est exponentielle. Curieusement, les succès passés de la France sont présentés comme une suite de défaites à venir, et pas seulement sur la WebTV de Michel Onfray.

À côté de moi, dans le bus, ma voisine en foulard se passe des vidéos de propagande sur son iphone. Oui, j'ai quelques doutes à propos des gauchistes. Pouvez vous me rassurer, monsieur Hamon ?

*Début août 1982, à la suite de l'entrée au Liban des troupes israéliennes et aux interventions françaises et américaines, « Action Directe » commet plusieurs attentats contre des sociétés américaines et israéliennes/ Wikipedia

samedi 28 janvier 2017

Terreur chez les bourges : « Aux prochaines élections, la France sera-t-elle fidèle ... à Castro ? » dans le blogiblag du 28/01/17 (LJ ©2017).

S'il y a des réformes à entreprendre, ce sont celles entrevues par la Gauche Française qui va De Mélanchon à Hamon, qualifié de « doux rêveur » : « Je préfère penser le monde tel qu'il vient plutôt que tel qu'il fut » et « Pas de prospérité sans le progrès social et la protection de l'environnement » mais aussi à Droite, dans un autre genre, Marine Le Pen. Fillon et Valls eux semblent moins des réformateurs que des conservateurs, sauf que maintenant Fillon veut abattre tout un pan de la « société publique » (en accusant les 57 % du PIB dépensé en France) pour servir la libéralisation et la mondialisation au profit des mieux nantis.

Mélanchon et Hamon proposent une vraie vision de la France « à venir », dans le respect de la Terre, de la Nature, de la Vie et de l'Homme, le grand bénéficiaire tout en haut de la chaîne. Marine Le Pen, elle, refuse de prendre en compte la voiture à essence comme le principale responsable de la pollution de l'air avec le chauffage. Son message aux constructeurs d'automobiles ? « Continuons comme si de rien n'était ! ». Voilà, elle s'imagine ainsi sauver notre industrie automobile... Ah, politique politicienne, quand tu nous tiens ! Et Fillon ? Ben, lui il préfère s'en remettre à Dieu et surtout à sa femme... Car en attendant une éventuelle présidence, une perspective qui semble aujourd'hui s'éloigner à grands pas, il doit assurer son train de vie et celui de son épouse, la célèbre Penelope. Fillon ne représente-t-il pas une république obsolète qui trafique sans scrupules avec les deniers de l'état ? Cet immoralisme « petit bourgeois », vieux du siècle dernier, est consternant.

- … mais prendre un membre de sa famille à 7900 euros par mois comme assistant parlementaire, c'est parfaitement légal ! " s'écrient les fillonistes décomplexés.

C'est ça, l'assistanat des bourgeois et des aristos en France parce que tous ne peuvent pas être millionnaires ou milliardaires, et même la famille Le Pen s'écrase. Qui ne dit mot consent...

Un siège au parlement, c'est le jackpot ! Et vous voulez changer les règles, vous voulez moraliser tout ça ? Et pourquoi pas le retour au peuple avec un tribunal révolutionnaire, les sans-culottes* dans les rues et la formation d'une assemblée constituante, tant qu'à faire ?

Quoi ? C'est ce que vous voulez faire ? Non, pas lui, pitié, pas Mélanchon !

*Les sans-culottes sont des révolutionnaires issus du petit peuple de la ville et défenseurs d'une République égalitaire. Ils sont jugés par les autres révolutionnaires comme « radicaux » car ils prônent la démocratie (qu'on doit préciser 'directe' de nos jours), c'est-à-dire sans intermédiaires comme les députés (qui à l'époque se disaient anti-démocrates car « la démocratie serait l'anarchie »). Ils se distinguent par leurs modes d'expression, en particulier vestimentaires /Wikipedia

mardi 13 décembre 2016

« Lettre ouverte d'un Parisien étouffé par les pots d'échappements », dans le blogiblag du 13/12/2016 (LJ ©2016).

Ça y est, mes poumons ne servent plus à rien... mes bronchioles sont bouchées et ma bouche fait le bruit d'un vieil évier qui se vide.

- Au secours, par pitié madame Hidalgo, spouitch... Venez me sauver ! Non, pas Valérie Pécresse, la vilaine...
 
Hélas, Valoche se pose là comme petite peste, jalouse et imbue de sa personne... Vous parlez d'une élue de Droite ! Conseillère régionale d’Île-de-France, cette énarque à la noix s'imagine avoir tout compris. « Pécresse versus Hidalgo ?», c'est le passé antérieur contre le futur hypothétique. Pourtant, contre la pollution effarante de l'air au dessus de Paris - Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle..., des mesures d'urgence ne s'imposent-elles pas ? Paris devrait-elle rester ad vitam æternam une ville otage de ses voitures et de ses banlieues revanchardes ?

Il y a tant de mauvaise foi dans ce débat du « pour ou contre  les voitures envahissantes
» que je devine au delà d'une simple rivalité de femmes une histoire de lobbies et de compagnies pétrolières toutes puissantes. Heureusement pour nous Anne Hidalgo , la première femme maire de Paris, s'applique de toutes ses forces depuis 2014 à importer à Paris le concept fabuleux de « ville écolo-méritante à visage humain ». Car il faut bien l'avouer, des millions de vies sont en jeu...

Dans le passé Paris s'est vue réformer à maintes reprises et pour le bien de tous. C'est ainsi que la grande ville crasseuse du temps des Misérables, celle dépeinte par Victor Hugo, s'est muée en ville lumière et cette idée perdure encore deux siècles après. Par exemple, les égouts de Paris, longs de près de 2600 kilomètres, collectent les eaux de ruissellement ainsi que les eaux usées depuis la loi de 1894 : c'est le tout-à-l'égout du préfet Haussmann, le même homme qui fit abattre les vieilles maisons construites de briques et de bois qui menaçaient à tout moment de prendre feu, pour bâtir à la place des maisons en pierres espacées par de larges avenues. Voici deux siècles passés il y avait aussi des becs de gaz, aujourd'hui remplacés par des lampes basse consommation dans les lampadaires illuminant la capitale. À l'approche de noël, des millions de diodes lumineuses font des guirlandes dans les rues et la Tour Eiffel se dresse telle un phare, habillée de lumières clignotantes aux couleurs changeantes.

Cela devrait sans doute vous parler madame Pécresse, quand nos rues ne sont plus qu'un égout à ciel ouvert qui vomit des voitures puantes... Plus traditionnellement, nos hommes et femmes d'état se croient l'obligation en sortant des grandes écoles de réformer les institutions, la justice, la police, les lois et les mœurs. Demain ils réformeront encore l'administration, le code du travail et la sécurité sociale : ainsi le veulent François Fillon et la Droite ultra-libérale (notre nouvelle extrême-droite française). Sous leur domination, les travailleurs seront totalement interchangeables et licenciables, taillables et corvéables à merci. Est-ce un retour au moyen-âge ou bien faut-il parler d'un « nouvel âge d'or capitaliste » ? J'y vois plutôt une régression.

Les socialistes avec Anne Hidalgo rêvent de réformer le « genre humain » quand c'est toujours la Droite qui gagne à la fin, « haut les mains » : le hold up du siècle est celui du petit peuple ! Tiens, voici Donald Trump, le frère jumeau du clown Ronald Mac Donald mais en plus gras, qui vient nous chanter depuis l'Amérique toute puissante sa rengaine : « La multinationale défiscalisée sera le genre humain ! ». C'est que les milliardaires arrivent au pouvoir mais pas pour payer leurs impôts... Vous parlez d'une défaite cuisante pour les gauchistes et pour l'Europe toute entière qu'ils étrillent consciencieusement.

Déjà, rien qu'en France, pourra-t-on réformer simplement la circulation routière ? Ici comme ailleurs, les voitures sont une prolifération non contrôlée, le cancer des villes. Alors, contre les accidents de la route, contre l'air irrespirable, le bruit permanent, la pollution qui noircit les poumons comme les façades, les gorges irritées, les nez qui coulent, que faire ? Le débat est truqué : Valérie Pécresse se fout de la pollution puisqu'elle obéit aux lobbies quand Anne Hidalgo veut limiter la prolifération des voitures. Qui donc à raison ? Anne Hidalgo sans aucun doute : le processus est en route avec les nouvelles technologies, les réseaux, les super-calculateurs, l'énergie solaire bon marché et l'évolution des consciences.

Depuis la fin de la 2éme guerre mondiale, des millions d'automobilistes excédés (évidemment, c'est un pléonasme) prennent d'assaut les routes et les pompes à essence pour venir visiter Paris, pour y travailler aussi, pour y séjourner ou sinon pour la traverser le plus vite possible vers d'autres destinations de choix. Paris est devenu à ce titre un « super-hub » qui redistribue les automobiles tout autour, chargeant et déchargeant éventuellement des voyageurs et des camions de marchandises. Paris est la plaque tournante de l'Europe, du Nord au Sud et d'est en ouest sur la rose des vents. Ville tentaculaire, les voitures en marche ou en stationnement y sont plus nombreuses dans les quelques 5000 rues que tous les passants, les touristes et les clients d'un jour entrant et sortant des commerces environnants. Oui, Paris c'est des voitures et des voitures à n'en plus finir qui la traverse à n'importe quelle heure.

Alors, où vont donc toutes ces voitures dans les rues, vers quelles destinations ? Difficile de le dire mais elles nous pourrissent gravement l'existence. Et puis, on calcule que les routes françaises ont fait ces dernières 70 années (depuis en fait la fin de la guerre et le début des congés payés) plus de 600000 morts et 10 millions de blessés : la voiture à essence, c'est une « troisième guerre mondiale » économique et meurtrière, celle qui a fait de notre pays l'un des plus dangereux d'Europe avec prés de 20 000 morts pendant la seule année 1972 (et ne parlons pas de la bombe atomique). Suite à ces hécatombes qui n'en finissent pas de se renouveler chaque année, les constructeurs automobiles et leurs équipementiers devraient être cités à comparaître devant les tribunaux en même temps que les pouvoirs publics pour « mise en danger de la vie d'autrui » ! Tiens, Il y a encore mille morts d'accidents de la route par jours aux États-Unis en attendant l'automatisation espérée de leurs moyens de transport. 
Curieusement, en France les chiffres et les statistiques d'avant 30 ans en arrière deviennent difficiles d'accès sur internet. Par exemple, les tableaux de chiffres sur Wikipédia correspondant à « l'évolution détaillée des accidents et victimes en France » ont été intentionnellement restreints au début des années 1986. L'information se fait rare... Au nom d'intérêts économiques stratégiques supérieurs, on limite les résultats de nos recherches, on nous biaise en beauté.

Heureusement, les associations d'automobilistes ne se plaignent que des embouteillages et de la hausse du prix des carburants : « toujours plus vite, toujours plus con ! », c'est leur devise. À Paris, elles reprochent bêtement à Anne Hidalgo les restrictions de circulation sur un petit tronçon  des voies sur berge de la Seine  et l'alternance obligée (mais non respectée) des véhicules à essence pendant 4 jours dans les rues de la capitale. Ont-ils seulement compris les enjeux de santé publique ?

Réformer (contre les lobbies) la circulation routière à Paris requière de hautes doses de volonté, de décision, de persuasion et d'intelligence, toutes choses qui manquent à la Droite en général et à Valérie Pécresse en particulier. Pourtant, quelle perte de temps insensée que ces millions d'automobilistes abrutis, les mains crispées sur les volants et les guidons des motos, qui viennent s’exciter et gaspiller leurs vies dans de longues files imbéciles sur des routes déjà embouteillées. Leur vie se résume à « peu de chose » : quelques litres d'essence tout au plus ! Pourtant Anne Hidalgo n'aura fait qu'interdire la circulation sur un petit tronçon de voie rapide et entendez le scandale... Valérie Pécresse, toutes griffes dehors, organise la fronde avec les maires (qui ne décolèrent pas) des 3 communes voisines.

Quand je m'échappe des sous-terrains du métropolitain et des transports en commun bondés pour venir respirer l'air frais, moi le passant pressé (celui de Michel Sardou), je suis stoppé à chaque carrefour : j'essaie alors de me faufiler sur les passages pour piétons entre les pots d'échappement et les capots qui me ferment l'accès et me pourrissent la promenade. Les autres motos, scooters, vélos et les trottinettes participent à « l'art de la débrouille » qui menacent de me renverser à tout moment en doublant les voitures et sur les pistes cyclables tracées à même les trottoirs.

Voyez, si je ne suis rien qu'un vulgaire « parisien », je paie des impôts conséquents pour l'entretien des transports en commun de la capitale et celui des routes. Je paie aussi de ma santé la pollution... Aujourd'hui, quatrième jour de « circulation alternée » (mais énième jour du pic de pollution à Paris), les millions de titulaires d'abonnements aux titres de transport paient les accès gratuits pour les touristes et les banlieusards qui ont abandonné leurs voitures au parking : c'est cela le soi-disant « miracle » des transports gratuits à Paris, quand ce sont les Parisiens qui paient de leur poche et de leur santé la facture finale. Et malgré cet effort de « gratuité », nous les Parisiens continueront de respirer un air vicié, saturé de particules fines qui obstruent les bronches et consument nos vies à petit feu, y compris la nuit pendant notre sommeil. Oui, à Paris, l'air n'est vraiment propre que 4 jours par an, quand il a plu pendant trois jours consécutifs des hallebardes. Au final ? 48000 morts en France par déficience respiratoire sont directement imputables à la pollution en 2015.

La fermeture des voies sur berges entre le Louvre et le Châtelet ? Je n'y vois rien de scandaleux si ce n'est la Une des journaux. Mais comparons notre situation avec nos voisins comme l'Italie et par exemple les progrès réalisés à Milan : la circulation est sous contrôle du 15 octobre au 15 avril qui stoppe les voitures polluantes aux portes de la ville. Les seuils d'émission de particules fines sont de 50 mg pour le 1er niveau d'intervention des pouvoirs publics et de 70 mg pour le 2éme niveau. Les véhicules diesel antérieurs de 2006 sont interdits ainsi que les feux de cheminée. Et depuis 2012, 43 portes d’accès constituent une barrière de péage qui limite l'accès au centre ville, au prix de 5 euros par jour. Et suite à ces décisions d'abord très impopulaires, la circulation à baissé de 30 % et le taux de particules fines de 40 %. Oui, l'air est devenu plus sain à Milan et la qualité de vie s'y est nettement améliorée, voilà madame Pécresse !

Alors, moi je rêve du « réseau routier intelligent » à venir : des voitures sans chauffeurs évidemment, une circulation fluidifiée, la maîtrise des flux, une pollution combattue activement, des voitures assistées par ordinateur qui prennent et déposent leurs passagers suivant des itinéraires optimisés par des super-calculateurs ; des voitures sans propriétaires qui repartent immédiatement vers d'autres courses ; des voitures ne s'arrêtant que pour des recharges électriques rapides ; des voitures desservant les villes le matin et les banlieues le soir ; des véhicules disponibles même en pleine nuit, pouvant passer en mode furtif dans nos rues et disparaître si nécessaire vers quelques garages pour un dernier réglage ; des voitures toujours pleines de passagers suivant les principes modernes de covoiturage et de partage : des voitures « socialistes » en somme, à la façon de notre mairesse Anne Hidalgo ! Ce réseau automatisé rendra obsolète l'idée de la voiture particulière et du taxi privatif. Et puis surtout, la conduite complètement automatisée épargnera des millions de vies dans des collisions, des accidents stupides jusqu'au fauchage des pauvres piétons, en plus d'une énorme pollution qui s'additionne à celle du chauffage urbain en hiver.

Oui, un air enfin respirable, des voitures téléguidées, jamais à l'arrêt, prudentes, adroites, patientes, économes en vies et en énergie parce qu'électriques et chargées de capteurs, couvertes de cellules photo-électriques pour espacer les recharges, des voitures jamais immobilisées inutilement sur les trottoirs des villes : même les garages seront remplacés par des habitations et des lieux d'échange. Hélas, ce « futur en marche » demeure encore un rêve... car Paris est toujours parcourue par un flot incessant de véhicules répandant une odeur nauséabonde  et à bord ? Des sales
types « armés » qui se croient le droit de vie ou de mort sur chacun de nous. Merde ! Les parisiens fatalistes en ont pris l'habitude qui se laissent malmener à tous les coins de rues, klaxonnés, menacés en tombant du trottoir, insultés en coupant la course des automobilistes au risque de leur vie. Souvent, ils s'en faut de peut d'être renversé par les voitures ou même les deux-roues qui appuient sur l'accélérateur à tous les carrefours et qui méprisent les passages-piétons encore plus que les feux rouges. Au secours, madame Hidalgo !

dimanche 4 décembre 2016

Lettre d'un fan de Hollande : « Libéré, délivré... Je ne candidaterai plus jamais ! », dans le blogiblag du 04/12/2016 (LJ ©2016).

Bien sûr, François Hollande est un fin stratège qui pousse la Droite dans ses derniers retranchements. Hélas, les réactions outrées sur tous les médias français frisent l'intolérance crasse.

Mais quel mot, quelle phrase extraits de sa dernière allocution télévisée, son discours de renoncement à la présidence du 1er Décembre 2016 qui dit : « J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017... », qu'est-ce qui autorise donc un tel lynchage politico-médiatique cinq mois avant la fin de son mandat ?

Et qu'est-ce qui autorise le Généralissime François Fillon, chef de la coalition de Droite, a mépriser autant François Hollande ? Qui est-il pour se présenter comme le Sauveur et dénigrer ainsi le Président en fonction : s'il veut venir taper sur le peuple avec l'assentiment d'une presse complice, grand bien lui fasse ! F. Hollande a-t-il donc démissionné lâchement de la présidence pour lui laisser les coudées franches ? Ridicule. Alors, pourquoi cette pluie de quolibets ? Est-ce une tradition française ? Déjà en 2007, selon Ségolène Royal, Sarkozy rabaissait la fonction présidentielle et plus tard son « Casse-toi, pauv' con ! » lui fut fatal.

Non, on ne peut pas s'attaquer à la vertu politique d'un brave homme, celle de Montesquieu, sans en regretter les conséquences comme jadis un 1ier mai 1993 avec la mort de Pierre Bérégovoy : « Sa volonté ferme de lutter contre la corruption avait donc tant d'impact que toute la clique des politiciens corrompus, véreux, se serait permis de l'éliminer » (chez-alice). Évidemment, « C'est un grand malheur pour une nation qu'un bon homme dans une place qui exige un grand homme. » comme disait Talleyrand.

Franchement, j'ai honte pour tous ces politiciens et ces faux journalistes car ce sont eux qui rabaissent au final la fonction présidentielle plus bas que terre. Rien que par ce mépris inconsidéré, ils devraient être exclus des élections présidentielles pour les uns comme de tous débats à venir (par le CSA) pour les autres. Hélas, ils sont bien trop nombreux qui tirent à boulets rouges.

Donald Trump lui peut se permettre les pires manœuvres en invitant maintenant les hommes d'affaires les plus roublards à la gouvernance des États-Unis, tout ça sans essuyer une quelconque critique de la classe politique française. Sans doute est-il du bon côté du manche, celui des milliardaires et des crapules. Avec lui nous voici menacés des pires agissements, avant même son investiture : l'exact opposé de notre bon Président.

Oui, François Hollande est méprisé pour son bilan, celui qu'il s'est préparé de longue date et qu'il s'est résolu à prononcer il y a trois jours en concluant par une formule d'abandon à la course au pouvoir. Hélas, il est impossible de lutter contre l'injustice de cette cabale ! Le voici donc caricaturé et ridiculisé, moqué jusqu'à sa veste trop grande et sa cravate de travers. Imperturbable, il poursuit aujourd'hui sa politique extérieure en revenant d'Abou d'Habi, mais pas en short. Fidel Castro, le « Líder Máximo » lui a revêtu  pendant une cinquantaine d'années
son éternel treillis et plus tard une simple veste de jogging. Pourquoi faudrait-il céder au dandysme ambiant ?

Sur les pas de Barack Obama, Hollande fera une de ses dernières visites d'état à Angela Merkel qui l'a soutenu in fine, une femme sans vanité sous son costume coloré. C'est qu'ils sont sans doute les derniers socialistes, quand tous les autres ne sont que des réformateurs sans foi ni loi. Heureusement, Hollande a aussi été félicité par le grand Schwarzenegger en personne : « François, tu es le champion du peuple ! Félicitations pour ta décision... On t'aime ! ».

Non, il n'y a que des Français pour être aussi méprisants. Ils racontent sur les médias :« C'est un événement inédit dans une démocratie occidentale... Jamais un président de la Véme République n'a renoncé à sa candidature ». Surtout, on sait qui on perd mais sait-on toujours qui on gagne ? Par exemple, F. Fillon ne me semble pas une bonne option : il s'apparente trop à Margaret Thatcher et beaucoup moins au Général De Gaulle (quant à Roosevelt, c'est une autre culture) et sa vision de la France est périmée. N'est-ce pas un danger que de prôner son programme de purges en France ? Je lui annonce les pires déboires avant de s'en retourner la queue basse, comme il était venu. Et là, il comprendra, mais trop tard, qu'il fallait s'assouplir avant que de défourailler à la hussarde. Non, les 3 millions de votes en sa faveur aux primaires de Droite ne lui donnent pas les pleins pouvoirs, sauf à prendre le melon sous le chapeau du même nom.

Justement, l'Angleterre ne se serait-elle pas redressée plus vite et avec moins de souffrances sans tomber sous l'emprise de la « Dame de fer » ? Tiens, j'imagine bien Fillon donner des claques aux enfants, histoire de les redresser parce que c'est la tradition là-bas. C'est que nos voisins d'outre-manche ont la mauvaise habitude de violenter leurs enfants jusque dans les écoles et les clubs de sport, sans parler de quelques pédérastes au sein de l’Église. Vous parlez d'un pays exemplaire !

De fait, un régime autoritaire nous menace d'arriver en France et pas seulement à cause de la vague d'attentats. Car avec son programme foncièrement anti-social, F. Fillon s'apparente surtout à un dictateur, comme au siècle passé le Caudillo d'Espagne : le « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios » ( Francisco Franco Bahamonde, dit le général Franco, militaire et homme d'État espagnol de 1939 à 1975.) Mais la France pourrait-elle supporter de tels abus bien longtemps, voire un odieux thatchérisme à la française ?

À ce propos, qu'est-ce que le thatchérisme ? « C'est le nom donné à l'ensemble des politiques assumées par Margaret Thatcher, Premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990 . En 79, quand Margaret Thatcher arrive au pouvoir, le taux de chômage est à 5%, mais l’économie est écrasée de dettes, sous perfusion du FMI et paralysée par les syndicats. Elle tranche les budgets, privatise en masse et baisse l’impôt des sociétés. À court terme, le résultat est socialement désastreux : le chômage s’envole et atteint 11,2% en 86. Mais à long terme, et c’est ce que monsieur Fillon choisit de retenir, la croissance repart en effet, l’inflation se calme et la croissance s’installe. En 90, quand elle quitte le pouvoir, le chômage est retombé à 6,8%, quand la même année en France il est a 9%. Mais la pauvreté, elle, va rester ? Absolument ! En gros, le nombre de pauvres, sous le règne de Thatcher, va plus que doubler, alors qu’au même moment, la France est sur une courbe inverse. La potion économique a été efficace, la facture sociale très élevée, c'est ça le bilan du thatchérisme. » (« Le vrai faux de l’Info » à propos de François Fillon)

F. Hollande et Ségolène Royal est le premier couple politique français promu au pouvoir, en même temps qu'un autre couple mythique, Barack Obama et Michelle.

François : 
   - Mais tu te rends compte ma chérie, je me suis présenté humblement aux Français pour leur parler et voici que la bande à Fillon se jette sur moi, sans parler de ce con de Mélanchon. M'ont-ils pris pour un sanglier qu'on force dans les fourrés et qu'on laisse dévorer tout vivant par les chiens ? Ce milieu est immonde et je ne conseille à personne de se présenter.

Du coup, Ségolène est partie embrasser l'urne de Fidel Castro à Cuba, à défaut de lui baiser les pieds. C'est ça, le retour à un socialisme pur et dur dans un monde en pleine déliquescence. Tiens, s'est-elle dite, je vais leur montrer de quel bois je me chauffe, à ces rupins ! La ministre de l'Écologie a donc salué samedi à Santiago de Cuba la mémoire de Fidel Castro, « un monument de l'histoire », histoire de bien marquer le coup... Et qu'importe que ça fasse grincer des dents :

- Il y a toujours du positif et du négatif dans les histoires, mais certains ne vont pas se rhabiller à bon compte au nom des droits de l'homme alors qu'on sait qu'ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n'en a pas. Et bien fournissez-moi des listes de prisonniers politiques, à ce moment-là on pourra faire quelque chose... Je sais que ça dérange parce que justement voilà un pays insulaire qui protège son patrimoine, qui interdit les prédateurs, qui a réussi aussi à faire en sorte qu'il y ait une propreté, une sécurité vraiment remarquables, que l'on n'atteint pas dans beaucoup de pays qui donnent aujourd'hui des leçons de droits de l'Homme.

C'est que le couple initial Hollande-Ségolène ainsi reconstitué aura tout réussi jusqu'à atteindre les plus hautes responsabilités. Après, leur modestie naturelle les pousse à se retirer prudemment. Ségolène avait connu avant lui le mépris et l'exclusion et François ne s'est échappé de ce dernier traquenard que par un petit chemin abrupt connu de lui seul... Oui, c'était un piège préparé de longue date par une opposition obscène qui attendait le moment de sa candidature pour le descendre en flèche : là, ils ont lancé l'hallali, provoquant un effet de meute dégoûtant ! Certains parmi les plus respectueux on évoqué de la part de Hollande une « jospinade », soit un virage à 180 % peux glorieux pour se désister, mais c'est un contresens de l'histoire. Ce qui me choque, c'est que cette Droite-poubelle tirée à quatre épingles fédère aujourd'hui des extrémistes qui voulaient le mettre en pièces... Mais c'était sans compter sur la ruse du vieux sanglier de Tulle. Hollande a démontré qu'il était infiniment plus fin et plus courageux que Sarkozy-le-bouffi ou Juppé-le-kéké : ces deux là n'ont pu que faire machine arrière mais sans jamais s'attirer les foudres des médias complices.

Bien sûr, Hollande n'a pas tout réussi et quelques effets de ses réformes restent à venir. Mais la Droite attend de détricoter ses textes comme lui même a perdu
stupidement deux années  à effacer les textes de son prédécesseur. On pourra retenir en sa faveur la réussite de « La Conférence de Paris de 2015 sur le climat », la fameuse COP21 et aussi le vote du « Mariage pour tous ». On notera que la « taxe Google » a bien été adoptée par l'Assemblée nationale, mais contre l'opposition du ministre des Finances Michel Sapin. Manuel Valls se sera aussi opposé à Ségolène Royale à propos de L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et Europe Écologie Les Verts (EELV) se sera brûlée dans ce gouvernement. Nicolas Hulot est retourné dans l'anonymat : dommage parce que la Droite industrieuse pousse à « consommer plus en polluant toujours plus ».

Notre problème, c'est que cette nouvelle droite, « radicalisée » de son propre aveu sous Sarkozy-Fillon-Juppé, est devenue par haine du « système socialiste » la Droite républicaine la plus con et la plus réactionnaire du monde. Fillon entend par ce radicalisme petit-bourgeois s'opposer aux faux socialistes « Valls-Macron » ainsi qu'à « Marine-Philippot », des frontistes nationalistes pervertis par un égalitarisme ambiant sexualisé.

Avec « Valls-Macron », les deux bras droits concurrents de ce gouvernement, Hollande finissait par tourner en ronds et on attend d'un jour à l'autre la démission à son tour du premier ministre, le faux-fidèle qui l'a poussé dans les cordes.
    - Mon fils, c'est mal barré pour moi, je renonce... Il faut que tu te présentes en même temps que ton frère de lait à la présidence !
    - Je le savais...

Christiane Taubira était son seul bras gauche qui fut sacrifiée sur l'hôtel de « la loi Travail ». La nouvelle extrême-droite filloniste s'est confirmée contre « la déchéance de la nationalité des terroristes binationaux » et c'est le regret de Hollande qui croyait initier une ère de cohabitation. Pourtant, cette dernière mesure connotée très « nationaliste » n'auraient-elle pas dû faire l'unanimité en France suite aux séries d'attentats terroristes ? Et bien non, la bande à Fillon a préféré tacler en touche et maintenant elle s'attaque directement au « droit du sol », ce qui ressemble à une régression pour notre démocratie. Mais que ne ferait-on pas au nom de la France ?

Faudra-t-il que notre Président s'en aille pour prendre enfin la stature d'un homme d'état ? Pourtant, La fondation « Appeal of Conscience » a décerné le prix d'« Homme d'État de l'année » à François Hollande, à New York le 19 septembre. Il existe donc bien un déni de réalité par tous ceux qui manipulent l'opinion, soit l'opposition et les médias. Bien sûr, de nombreux Français ne se sentent pas représentés par la partition artificielle et très approximative « Droite-Gauche » de la vie politique française : leurs votes d'exaspération, un peu comme aux États-Unis avec Trump, peuvent faire basculer la France dans l'un ou l'autre camp, et même aux extrêmes. Il faut bien évoquer là une crise institutionnelle de représentativité. 


Avec les livres aux titres putassiers : « Merci pour ce moment » et « Un président ne devrait pas dire ça », Hollande aura fini à poil, le premier président naturiste de la 5éme république. Victime, il aura gardé malgré tout sa bonhomie d'homme
« ordinaire ».

Mais imaginez maintenant le Généralissime François Fillon, Godillot de France et futur Président par la Grâce de Dieu le 8 mai 2017 ? Faut-il en rire ou bien en pleurer ? Non, je ne peux pas y croire.