vendredi 15 novembre 2013

Le billet d'humour de Lou : « les travailleurs contre les chômeurs : Les raisons de la colère ! », l'actu revisitée dans le blogiblag du 15/11/2013

18h50... Paris, il fait froid. Rue Saint-Antoine, deux cageots complets de kakis trop mûrs, presque liquéfiés, attendent sur l'étalage du marchand. Curieusement, le prix n'est pas affiché : 4€50 pièce, ah bon ? Je fais remarquer que j'ai vu les mêmes fruits en Espagne en barquettes de 6 à seulement 1€20.
 

_ Normal, c'est le pays producteur !

Plus loin je lorgne l'assiette des touristes attablés derrière les vitres d'une brasserie, histoire de saliver un peu. Mais à 15 € le plat principal quand presque rien n'est cuisiné sur place... Je comprends pourquoi les Chinois ne font que passer en coup de vent dans la capitale. Rien qu'un petit verre de vin à 4
€ au comptoir, c'est deux fois trop cher, sans parler du café-crème ou de la bière. Ici à Paris, tous les prix sont démentiels et je regrette quand je passais un peu de bon temps à flâner sur les terrasses des restaurants en Espagne, avec le soleil en prime.
 
La boulangerie va bientôt fermer et les baguettes s'épuisent au fond des paniers d'osier. Je me laisse tenter par une religieuse au chocolat bien épaisse à 2€40. J'engloutis la pâtisserie à moitié sur le trottoir et j'ai déjà plus faim. J'aurais préféré 2 carrés de chocolat au milieu d'un bout de pain, comme quand j'étais gosse. Je ne suis pas prêt de dîner !

19h30... Finalement, dans un café je commande une « noisette » à 1€30, histoire de me réchauffer. C'est ma « sortie », mais j'ai perdu le plaisir de boire des petits cafés serrés depuis que je suis sans emploi et la bière est trop chère à mon goût. On verra demain, pour le match de foot Ukraine-France ! Je touille plus longtemps que nécessaire mon minuscule café posé délicatement sur le zinc : je pourrais le boire d'une seule gorgée ! Et j'extrais de mon sac un journal « gratuit » ramassé dans une poubelle : " Le Parisien " d'aujourd'hui sans aucun lampion, propre quoi mais le papier gondolé par les gouttes de pluie.


La première page du quotidien exprime la colère des Français avec la mine soucieuse du président F. Hollande en gros plan. Page suivante s'étale une suite de réclamations avec des bonnets de couleurs différentes au gré des revendications multiples et variées : bleu, blanc, rouge, brun, que sais-je encore ?

Une infirmière en colère qui ne gagne que 2000 euros net par mois se plaint que les aides sociales auxquelles elle n'a pas droit au vu de ses revenus apportent du confort aux chômeurs (le montant du RSA pour un allocataire seul est de 492,90 euros) et je sens poindre la rancœur.

Un plombier sans doute honnête et chef d'entreprise avec 4 employés avoue sans complexe travailler 55 heures par semaine et exprime ses craintes avec en photo la pancarte : « Sacrifiés mais pas résignés ! ». Il explique que les ouvriers polonais embauchés en intérim et les auto-entrepreneurs détournent le système à leur profit. Il faut que ça cesse ! (Hélas, ma petite voisine qui avait une fuite d'eau à cause d'un joint défectueux a payé 700 euros pour l'installation d'un mitigeur tout neuf et moi j'ai été facturé 1100 euros pour une cuvette de toilettes. Les deux plombiers étaient certainement malhonnêtes, mais pas Polonais).

Un retraité n'a que 700€ plus 350€ euros d'aides pour vivre, soit 1050€, ce qui est peu. (Mais peut-être est-il propriétaire de son appartement ? On ne le dis pas).

Et puis les aides publiques seraient mal distribuées et le budget culture en pâti cruellement, surtout les théâtres qui doivent réduire leur programmation de moitié. Les directeurs sont maussades.

A la radio, Gérard Filoche s'est fait couper la parole et tailler un costard ce midi : il a pris la défense des pauvres et des chômeurs contre le patronat et le libéralisme outrancier. L'animatrice lui a reproché son manque de courtoisie avec son contradicteur, une jeune femme aux propos caustiques. Cette garce accuse Gérard Filoche d'aggraver l'endettement national par son seul discours : il faut réduire les allocations chômage en France, dit-elle, car le budget de l'Etat est menacé... Oui madame, mais dans le même temps les inégalités s'accroissent. Les grandes fortunes augmentent : c'est elles qu'il faudrait taxer s'écrie mon Gérard, à condition de pouvoir les ramener en France depuis les paradis fiscaux , la Suisse ou le Luxembourg... Et que vouliez vous qu'ils fassent d'autre ? Rétorque la tigresse qui conseille à Filoche d'ouvrir sa propre entreprise pour
lui clouer le bec : non seulement vous ne créerez aucun emploi mais vous connaîtrez la faillite avec vos beaux principes !

En y repensant ça m'attriste un peu car les journaux montent vite fait les travailleurs contre les chômeurs : c'est diviser pour mieux régner. Mais je ne suis même pas en colère, ou peut-être tout simplement suis-je au-delà. Je retourne me coucher dans ma piaule. La journée est finie : RSA... RAS.

mercredi 13 novembre 2013

Le billet d'humour de Lou : « La journée de la gentillesse, un 13 novembre à l’Élysée », l'actu revisitée dans le blogiblag du 13/11/2013

Dans les rôles de :
Fifi, François Hollande
Jiji, Jean-Marc Ayrault
Manu, Manuel Valls
B'Ob, Barack Obama

Il s'agit du deuxième gouvernement nommé par le prédident de la République. Le 31 mars 2014, en réponse à la défaite de la gauche aux élections municipales de 2014, Jean-Marc Ayrault présente la démission de son gouvernement, acceptée le jour même.

Le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales relatives à la pollution des véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un « Pacte d'avenir pour la Bretagne ». /Wikipédia

Transcription d'une conversation surprise dans les jardins de l’Élysée par un agent dormant de la NSA , un carpeau équipé d'un émetteur-récepteur UHF :

_ Allons, mon Jiji, je te croyais pas si sensible... Ressaisis-toi, mais ressaisis-toi !

_ Mais c'est tes choix Fifi, et c'est pas les miens... et tes électeurs, qu'est-ce que je leur dis moi ?

_ Dis leur que tu es un roc, une citadelle imprenable quoi !

_ Mais ça c'est pas moi... va leur parler avant qu'ils cassent tout !

_ Bon voilà, j'ai trouvé le thème de ton discours : " Le bonnet rouge, c'est la tentation du communisme...".

_ Et alors quoi ? C'est aussi le bonnet des bagnards et celui de la Révolution !

_
Écoute mon Jiji, ils sont en rupture de stocks chez Armor-Lux... Après, bien sûr, il y a les Russes et les Chinois qui peuvent les fournir directement en bonnets rouges mais on va trouver la parade. Poutine commence à me les briser menu ! Je vais écrire un discours pour le contrarier pendant les soldes d'hiver...

_ Mais enfin, Fifi, les Russes vendent des millions de kalachnikovs et ça nous revient toujours dans les dents par l'Afrique en même temps que les trafics de stupéfiants, demande à Manu... et tu vas faire quoi pour contrarier leur commerce ? Je te signale au passage que la chapka de l'Armée Rouge est tout sauf rouge, quant aux communistes, rien à voir, désolé d'être si direct... Au départ, la " Révolte des Bonnets rouges " c'est bien breton, alors si maintenant
il faut se fâcher avec Poutine pour mater les camionneurs chez nous, où va-t-on ?... T'as vu le résultat avec Depardieu ? Non, là j'en peux plus ! Je sens que... Je crois que tu veux éluder le problème, je te le dis tout net !

_ Si t'as peur d'énerver  Poutine, p't-être ben qu'on pourrait ressortir les écoutes téléphoniques avec le petit Snowden : c'est la troisième fois mais ça marche à tous les coups ! Et puis B'Ob, c'est un pote, il m'a jamais contrarié dans les moments difficiles ! Allons, hein ?

_ On va finir par se mettre à dos tous les Américains, j'te jure. Ils sont hyper-sensibles en ce moment sur les questions nationales...

_ Alors essayons La fille Le Pen, voilà ! Elle est française, non ?

_ Mais quoi, mais quoi la fille Le Pen ?

_ T'énerve pas, mon Jiji... On va augmenter son temps de parole à la téloche pour qu'elle dise un maximum de conneries. Tu te rappelles : « Taisez-vous, Elkabbach ! ». Hein, quel cirque !

_ Ça date un peu... et qui-est-ce qui va l'interviewer ?

_ Faudrait laisser Mélanchon faire son numéro. Lui, c'est un camionneur, il fonce dans le tas...


_ Ce qui est sûr, mon Fifi, c'est que ça va finir par du cassage de gueule place de la Nation si tu donne du grain à moudre à tous ces connards. Et Manu, il aime pas qu'on abîme ses gars ! Non, vraiment... On pourrait pas lâcher un truc ou deux comme d'hab ? Les portiques écotaxe, ça sert à rien... Et la réforme des rythmes scolaires ? je sais pas moi... C'est la journée de la gentillesse, Fifi... Fais quelque chose pour le petit peuple, quoi !


_ Oui, tiens, j'ai une bonne idée mon Jiji : les couilles de mon grand père sont toutes ridées dans le formol... ça pourrait les faire rire, hein hein !

Ainsi discutaient deux fonctionnaires du plus haut niveau dans les jardins de l’Élysée. Mauvaise foi ne saurait mentir.

jeudi 7 novembre 2013

Le billet d'humour de Lou : « F. Hollande et son discours : étude de cas », l'actu revisitée dans le blogiblag du 08/11/2013

Moi, je l'aurais voulu un brin plus poilu, plus couillu si j'ose dire. Une espèce de capitaine Haddock et adéquat. Alors aujourd'hui, il veut convaincre. Ce jeudi 7 novembre, F. Hollande lance l'année du centenaire de la Grande Guerre 14-18. Son discours est préparé de longue date : il croit en la puissance des mots. Exit l'exemple de F. Mitterrand, il faut devenir un chef de guerre, un « Charles de Gaulle ». Mais est-il seulement crédible dans ce rôle ? Hollande chausse les bottes se sept lieues du géant et formule son discours ainsi : « Réformer, réunir, réussir ! Voilà l'ordre de mobilisation... ». Hollande a-t-il fait la bonne analyse ? Bien sûr, il a compris que sa force est devenue sa faiblesse : de « normal » à « transparent » il n'y a plus qu'un pas, une « nuance de gris ». Est-il seulement relié à la réalité ? Ses discours sont appréciés pour leur justesse mais de cet exercice de style, qu'en ressort-il ? Dans le dire, c'est bien mais dans le faire... c'est mieux.

Jusqu'ici, encéphalogramme plat depuis un an et demi, quoi, désespérant. Et puis voilà qu'il se manifeste, bouge un doigt, assène quelques mots bien sentis avec ce côté sphinx mitterrandien. Dans une culture de sur-médiatisation, cela peut-il fonctionner ? On interroge la Pythie des sondages : résultat, moins de 25 pour cent d'admirateurs, 23 pour cent peut-être (Ifop). Pour un chef d'état en fonction, ben, ça fait mal. Et c'est aussi le désespoir des journalistes : la mariée était blonde, zut ! C'est pas ça qui va alimenter la chronique.

Vous voulez l'interviewer ? Oui, il est là sans être là. Mais attention, il est tellement gentil qu'on ne peut ni lui taper dessus, ni le prendre en défaut. Détesté et par effet inverse, sa cote se serait redressée ou simplement stabilisée, mais F. Hollande continue d'arrondir les angles et de jouer les soldats du feu en pleine « cacaphonie » socialiste. Ainsi, il a mis son point d'honneur à intervenir en faveur de Leonarda. Après, les bretons et leur « beau-nez-rouge » (charade) par exemple, c'est chauve qui peut... Souvenez vous, Sarkozy à ce stade de son mandat épousait en février 2008 une très jolie ex-mannequin nommée Carla Bruni et s'apprêtait à l'engrosser. Du lourd, quoi, et tout un programme en soi : diplomate et pédagogue à ses heures, va-t-en-guerre plus tard avec Kadhafi, séducteur toujours. « Voilà monsieur », le bilan est fait ! Il a vécu à fond sa présidence mon Raymond. Maintenant, sa retraite n'est pas évidente et à tous les points de vue : trop « d'affaires » le désignent. Une sorte de présidence à l'envers ? Un peu comme Domi de Saint Kahn, l'ex-futur-président, qui lui n'aura vu baiser sa côte de copularité que récemment. Un recordman, n'est-il pas ? A lui tout seul il a fait le buzz pendant un demi quinquennat. D'ailleurs, on parle encore de lui dans les chaumières des larmes dans les yeux.

Alors, Hollande peut-il tomber encore plus bas ? Certainement, une présidence « en hiver », mais des sondages à moins de 20 pour cent d'opinions « favorables » ce serait comme de toucher le fond. J'imagine la France ainsi prête à s'enliser :
- Banc de sable à 20... 19... ding... ding... à droite toute.... ça passe... ouf... On a eu chaud mon capitaine !
Perseverare diabolicum... mais comment faire autrement ? Il a déjà du mal à rassembler son équipe, alors rassembler le peuple ? Et si ce n'est pas lui, sans doute est-ce son « premier sinistre » J-M Ayrault, plus gris que gris, qui doit dégager. Car un président normal chez les tocards , ben... ça ne le fait pas... Non, vraiment, il nous faut des boute-en-train, sans contrepèterie aucune. Et, les filles, un président en désamour, ça arrive tous les jours ! Mais en attendant, virons le premier ministre et toute sa cour. Nos analystes politiques le pressentent, qui font un ramdam d'enfer :
- Français, Françaises, il nous faut de nouvelles têtes et un nouveau programme, une bande qui bande, du sang neuf sacrebleu !

En fait, les ministres chevelus lui causent des problèmes quand les ministres chenus savent tenir leur rang. Hollande parie encore sur l'expérience et ne se laisse pas démonter : « Presse qui coule me casse les c... » comme dirait Florent Pagny. « En avoir ou pas ? », telle est la question. « Il faut laisser le temps au temps » est une réponse pleine de sagesse, mais en avons nous les moyens ? L'immobilisme, pour ne pas dire le gâtisme, guette notre belle France. Alors, quelle agence de presse n'appellerait pas de ses vœux en plein marasme sociétal une « Ségolène Royal » aux manettes ? Loin de moi l'idée que c'est un coup vicieux, histoire de se payer une bonne tranche de rire. Voyez-vous, « elle » est déjà troisième sur la liste après Aubry et Delanoë (sondage Ifop du 2 novembre 2013 par téléphone) avec 30 pour cent d'opinions favorables. Pour nous en convaincre, il suffit d'étaler les résultats de l'enquête de popularité style « baromètre OpinionWay » en pleine page : aucune autre manipulation n'est nécessaire car les électeurs interrogés appellent au secours qui ils se souviennent et les candidats au casse-pipe ne sont pas légion avant les élections présidentielles de 2017.

Vers un prochain remaniement ministériel ? Hollande y pense, mais peut-être pas tout de suite... D'abord il faut budgéter 2014 en espérant un mini-redressement économique, attendre les prochaines élections municipales et européennes, favoriser les partenariats internationaux avec leurs lots de contrats mal ficelés. Après, il lui restera à planter les graines du renouveau, redonner des billes au parti et mettre en valeur les copains : tout ce qu'un hyper-président ne pourrait pas faire. Mais à un président « normal » rien n'est impossible. Enfin... le printemps 2014 se pointe, le « Grand Jardinier » a tout prévu, la sève monte dans les bourgeons, les feuilles se déplient, et comme dirait Dodo la Saumure, « je sens que ça viens ». Quoi ? Des nouvelles têtes de gondoles pour la Une des journaux, des têtes à claques pour humoristes à la petite semaine ou bien quelques têtes de nœud pour nous agacer, vous avez le choix... car mauvaise foi ne saurait mentir.

mardi 15 octobre 2013

Le billet d'humour de Lou : « Rendez-vous avec Teddy Tamgho, une étoile montante », l'actu revisitée dans le blogiblag du 16/10/2013

Je l'attendais, je l'espérais depuis deux ans... comme ça, du coin de l’oreille, allez savoir pourquoi ? Qui donc ? Le « Tango » de la célébrité : un petit air d'Astor Piazzolla qui a retenti joyeusement aux mondiaux d'athlétisme d'août 2013. Il était temps... go ! Teddy Tamgho, un saut de 18m04, champion du monde, une médaille d'or indiscutable ! 

Ah, le voyou... Le triple sot recordman du triple saut ! Comme un air de revanche. J'entends encore sa voix de grand garçon la veille, pleine de bonnes décisions, depuis la lune peut-être, en tous les cas de très loin, depuis Moscou ou ailleurs : « Je suis super-concentré, croyez moi... C'est que du plaisir... Enjoy!». Et puis le lendemain de cet exploit on parle de lui en termes supra-élogieux dans les médias : un garçon adorable somme toute qui à vécu des moments difficiles, quelqu'un de l'étoffe des héros. Un sale caractère, oui, une teigne ! « Viser les étoiles pour tomber sur la lune... » prétendait-il en s'accrochant des boucles d'oreilles en forme d'étoiles, c'est dire l'ambition du gars ! Est-il vrai que « Tango » pendant l'amour... bandonéon?

Mais pour revenir à un certain jour d'octobre 2011, Teddy tangue haut et perd la boule : il sera condamné à six mois fermes de suspension pour avoir agressé sauvagement et puis traîné par les cheveux une fifille sur la piste d'entraînement... Une athlète comme lui, une consœur dans l'effort, une fiancée possible, quelqu'un de bien quoi, une conne peut-être, une victime au final. Dans le doute appelons la Martine. « J'ai réglé une petite story... », rajoute l'animal pour conclure dans un rap qui balance entre le dénie, la provoc et « j'ai payé ma dette... n'en parlons plus... mais continuez à me soutenir », un mauvais sketch digne d'un petit voyou de banlieue, histoire de rappeler ses débuts modestes.

Et voici ma première déception : Martine ne sera jamais aussi appréciée que Zahia, la bimbo de l'équipe de France de foot, et Teddy Tamgho sera toujours bien moins célèbre qu'un certain Ribéry, qui lui restera dans les anales du football en France et outre-Rhin ainsi que dans le cœur de Zahia, ou le contraire, allez savoir ! Teddy le voyou a bien essayé à son tour de transformer son « mauvais tirage » en jouant les rappeurs encapuchonnés mais sans succès.

L'athlète solitaire sera-t-il toujours le petit frère malheureux du footballeur ? Pourtant, pensez à Cendrillon... oui, c'est une fille, je sais, mais ça ne change rien... De toutes les façons, Cendrillon est une affabulation à l'égal de Robin des Bois et puis si Ribéry est mort une première fois avec l'équipe de France, il est ressuscité le troisième jour avec le Bayern Munich. Il ferait presque de la concurrence à Messi ! Même taille, même salaire, mais non : « chacun est à sa place, il n'y a pas de mystère... » comme dit si bien la chanson. Mais voilà, et contre ses détracteurs, notre petit français est près de recevoir le "Ballon d'Or" le 6 janvier 2014 à Zurich. Nicolas Karabatic lui s'est exilé à Barcelone après l'affaire des paris truqués, histoire de rester conquérant. A qui profite le scandale ? Pas à la France. Il faut racheter les mauvais garçons, c'est bien connu, et surtout qu'ils se rachètent eux-même ici ou ailleurs. 

Alors hier, troisième performeur de tous les temps en triple-saut, à 25 cm seulement du record planétaire, Tamgho il vole pas, il plane, yuhu ! Zen, il a amélioré sa détente. Il efface d'un saut toute la concurrence : meilleur que Bolt et ses 7 médailles... Ils sont comme ça, les journalistes, laudateurs certains jours, tout dans la démesure. Et moi je me disait : « Et pourquoi pas... », à condition que Teddy réitère 7 fois une performance de ce niveau. Mais en valeur intrinsèque, faut bien dire, quoi, « Tamgho, il est au top !». D'ailleurs, il fait partie des dix athlètes masculins pré-sélectionnés par l'IAAF (un comité qui siège sur Mars ou Neptune, je sais plus) pour être désigné l'athlète de l'année le 16 novembre 2013 à Monaco, en concurrence avec... le jamaïcain Usain Bolt !

Cependant et juste en bas de chez moi, les voyous restent des voyous, et c'est ma deuxième déception, quand Teddy Tamgho sur la piste est un extra-terrestre. Pour sûr, ils ne partagent pas les mêmes valeurs de travail et de sacrifice ! Cerise sur le gâteau, l'ex-voyou se réfère au Dalaï-Lama : Teddy va pas se faire que des amis si la moitié du monde devient chinoise et l'autre musulmane. Ribéry, plus rusé, a depuis longtemps choisi son camp : chinois et musulman.

Alors j'ose croire que notre athlète des bacs à sable a découvert du coté de Miami un exemple de modestie à l'opposé de sa petite vie étriquée de jeune banlieusard issu du « 9.3 » et de l'esclavage dont tous les noirs semblent marqués « ad vitam aeternam », en France en tous les cas et surtout en bas de mon HLM ( vu que c'est leur principal sujet de revanche pour justifier la provoc tous azimuts, les insultes, les mauvais coups et le business crapuleux). Pourtant, 70 pour cent des esclaves sont asiatiques, indiens et chinois, loin devant l'Afrique :

_ Mais est-ce bien vrai que deux cent tibétains ont fini façon barbecue dans les rues et devant les monastères ? Ils ne sont pas tous morts les tibétains originaires de ces montagnes abruptes ? Et s'ils ne sont plus qu'une minorité souvent, une poignée parfois, ben alors, à quoi ça sert de lutter ? De toutes les façons, j'ai jamais vu de tibétains manifester à Paris, quoi, ou alors des gogols en file indienne qui scandaient : Allez Krichna ! Leur équipe de foot nationale. Le Dalaï-Lama est-il un dangereux séparatiste ?

Après, les rappeurs qui installent leur QG à Miami, histoire de se donner une légitimité, ne font que trimbaler leur modèle de survie depuis les banlieues. Ils ne sont en rien des exemples à suivre. Millionnaires, du monde entier ils se battent les "hum". En ligne de mire, ils trafiquent leur image pour augmenter leur visibilité. Mais si seulement Booba ou La Fouine pouvaient voir le monde autrement, ils changeraient de style et de métier, ridiculisés. Leur dernière bagarre était pathétique! Pour sûr, ils n'ont pas plus d'avenir que leur compte en banque. Et comment faire d'un petit voyou des stades un exemple, un champion dans les cœurs ? T'imagines déjà le tatou : « Tango pour la vie » sur le bras de ton enfant ?
- Bon, d'accord ma fille, mais Teddy Tamgho, il lui reste à grandir un peu dans sa tête à 24 ans passé !
- Et alors, t'es jaloux ? Déjà, c'est une star internationale, sandec !
- Pas autant que Ribéry et très loin derrière Yannick Noah, ce faux « renoi » qui a capitalisé tous les suffrages pendant trente ans sur un seul exploit sportif (Mary Pierce a fait de même en l'an 2000 sans en faire des caisses) et dont le deuxième exploit, une fois victorieux à Roland Garros, ce fut d'être un chanteur rasta-cool suffisamment célèbre pour ne plus trimer comme un fou furieux, enfin libre de fumer des gros pétards sur la plage de Coconut ( mais ça, je ne peux pas le dire à ma fille qui irait le twitter et moi, mdh* !).

Teddy aussi a des rêves de chanteur, un métier de fainéants sauf pour ceux qui partent en tournée toute l'année, le cul entre deux nuits d'hôtel. Les îles, c'est quand t'es très pauvre ou vraiment très riche, mais surtout quand t'as réussi et que tu n'sais plus combien qu't'as, je veux parler de blé, d'oseille, de pèze, pété de tunes, d'artiche, le grisbi après un casse, la retraite de Toni Musulin, la résidence secondaire de Johnny Depp. Et ne parlons pas de nos petites dernières, des athlètes féminines qui ont ramé sévère avant de se la couler douce : « Barre-tôt-lit »* (charade), première à « 20-bleu-dont »* , vidée comme une cagouille, épuisée mais ravie... Elle s'en est allé des courts de tennis sur la pointe des pieds, pas fiérote. Fera-t-elle un enfant comme Manaudou et la Une de Gala ? Faut qu'elle se dépêche. En tous les cas, fini les sacrifices : il faut penser à soi après avoir capitalisé quelques succès et jouer la carte de la séduction. Mais ces perspectives restent un peu faible pour une déménageuse, une tigresse, l'héritière d'Amélie Mauresmo, commentatrice sportive attitrée (la meilleure façon de se faire oublier), ensemble jeunes retraitées du sport de haut niveau mais adeptes du sport en chambre, ça va de soi : une athlète est d'abord une femme !

Non, Tango à lui seul c'est déjà tout un programme, une politique, comme Attila. Hun ? Pas un danseur de claquettes. Bon, d'accord, il a changé d'entraîneur comme Yannick Agnel pour aller vivre aux States, mais cela illustre la bonne gestion d'un talent confirmé, et puis il a déjà plein de sosies, des petites têtes toutes rondes avec la boucle d'oreille en étoile : c'est plus cool qu'une dent en or. Teddy, il doit donner l'exemple. Moi, j'apprécierais pour commencer qu'il aille serrer la pince du Dalaï, ou alors juste une petite révérence ?

Bien sûr, ce n'est pas pour ôter le mérite au sport : celui d'offrir la rédemption ! La compétition internationale c'est la légion étrangère des sportifs et la victoire est son olympe. Mais quand seulement quelques super-stars marchent sur des petits nuages, je ne peux qu'admirer l'avidité de chacun pour s'élever de sa condition, pour échapper à ses origines difficiles, abandonnant au passage ses oripeaux de voyou et ses poses de rappeur dans la grande lessiveuse. Si seulement Christophe Lemaitre pouvait frapper un grand coup lui aussi, un coup de maître bien sûr, nous aurions deux athlètes fin prêts pour les J-O de 2014 en Russie, à Sotchi. Mais là j'ai pas de jeux de mots, ça parle tout seul et c'est mnémotechnique. Les « malheurs de Sotchi » peut-être, en cas de claquage.
- Allez mon fils, gagne les J.O, reste humble, ne prend pas le melon et ce ne sera que du bonheur !
- Et té ki toi pour m'twitter ? J'm'appelle pas Monfils ! La Monf... j'hallucine ? Viens que j'te savate ! Sur la vie d'ma mère... mais non... je blague !

Ouf...C'est sûr, il a encore du chemin à faire avant d'atteindre à la sagesse... mauvaise foi ne saurait mentir.

*mdh : mort de honte *Marion Bartoli, vainqueur à Wimbledon en 2013


















lundi 12 août 2013

Le billet d'humour de Lou : « Froome en grande froome, le top modèle du cyclisme international », l'actu revisitée dans le blogiblag du 13/08/2013.

Non, j'ai raté le « Tour de France »... Non, je ne l'ai pas vu victorieux, quelque part entre le Mont Ventoux et les Champs Élysée... Et d'abord ce nom imprononçable que je voudrais franciser pour mon seul plaisir : Froome-mage ? Froome d'Ambert ? Je l'aurais voulu francophone, belge ou suisse, néerlandais à la rigueur, mais citoyen britannique ?
Moi, je me l'étais déjà imaginé d'après un  article en double page à propos de sa vie pourtant pas si longue : un baroudeur épais bardé de cicatrices, un lion blanc qui arpente les pistes poussiéreuses du Kenya... puis je l'ai vu en photo : un échalas, une cigogne peut-être, un oiseau migrateur somme toute !

Mais à quoi carbure Froome ? Et est-ce que froome-ment ?
Je ne m'engagerais pas sur ces pistes cyclables là... vous connaissez mon sérieux...
A vrai dire, il aurait plus à voir avec le F-35 qu'avec le Rafale ; il aurait plus de liens avec Armstrong qu'avec Poulidor : je veux parler de sa consommation d'eau sucrée en plein vol, bien sûr !

Avant peu, il y avait des gars de deux mètres et cent kilos, je comprenais... Usain Bold lui-même était un peu léger (1,95m, 94 kilos , mais normal pour un « guépard »), et Teddy Riner un peu fort (2,04m, 131 kilos), puis d'autres encore avec des épaules de déménageurs dont je tairai les noms... Sauf que Froome est fin comme une feuille de papier à cigarette, dit aussi : « papier à rouler »! (1,86 m, 69 à 72 kilos selon). Et encore devait-il perdre deux kilos avant le départ du Tour de France, une course d'endurance de trois semaines, rien que ça... Cherchez la logique ? A moins d'avoir un bidon de dix litres d'eau sucrée sur le porte-bagages... mais non, c'est pas le genre de la maison... ou alors une voiture suiveuse avec une « perf » sur le capot ?

Et c'est là que je voulais en venir... Car le sucre c'est pas de la dope et Froome est cent pour cent propre et intègre, « clean my dear ». Il a une très bonne équipe tout simplement qui le fournit en boissons sucrées et barres énergétiques à gogos. On crois en lui, on l'aime, on le suit, on l'assiste. Et quand ça gueule trop fort dans les oreillettes, on se sacrifie :
_ Bon, d'accord... tiens Chris, mon dernier « kinder-buenos » il est pour toi, va et gagne !
Mieux, cet africain blanc de la vallée du Rift a une constitution d'enfer et un moteur « écologique » à haut rendement quand il brûle entièrement toutes ses calories. C'est pourquoi sur la photo au moment de sourire à l'arrivée on a peur qu'il s'effrite : pas de graisse, pas de surpoids, mais rien de rien. Oui, il a plus  à voir avec un mannequin anorexique qu'avec un Rambo dans tous ses états, tout seul en guerre au fond de la jungle.

Et non, je ne suis pas un casseur de mythes (sans contrepèterie) et même j'y vois un nouveau modèle d'homme et d''industrie : fini le surpoids, tout le monde dans un futur plus ou moins proche aura le loisir de se brancher à des sondes d'alimentation ou à des perfusions pour recevoir sa juste dose de solution énergétique en fonction de son activité et de son métabolisme.

L'homme et la femme de demain en première de couv' des magazines se dessineront ainsi : bien entourés, ultra-minces sans efforts et perfusés à volonté !

«  Sois mince... Tu n'as plus cathéter ! » remplacera notre trop fameux : « Sois belle et tais-toi ! »

Les vélocipédistes de haut niveau nous démontrent ainsi que nous avons tous du potentiel, même les plus rachitiques, mais que nous gaspillons nos forces et dilapidons nos richesses par un manque d'organisation cruel.
Combien de gars exceptionnels sont restés sur le bord de la route, abrutis, parce qu'aucune équipe (je ne parle pas de « Pôle Emploi » dont ce n'est pas le rôle evidemment) ne voulait les fournir en « kinder buenos » ?
Et quel rapport entre le paysan français et l'employé modèle japonais qui se suicident tous les deux le même jour à la même heure, si ce n'est la solitude du marathonien et la petite barre de chocolat-caramel-nougatine-biscuit en moins ?

_Ah, Christopher Froome ? Je me souviens de lui, il a fini par exploser en plein vol dans un ultime effort en 2017 je crois (Sky l'ayant abandonné, il manquait de glucose, mais ça vaut toujours mieux que de se faire péter le cœur à l'EPO).
Si j'osais une petite dernière, entre drogués, heu, « dopés », on se pardonne tout n'est-ce pas, donc le seul petit avantage réel de Froome serait un parasite hématophage qui s'attaque aux globules rouges du sang :

_ Allez, un petit ver pour la route ? Mais je plaisante ! Même pas une petite baisse de « Froome » ?

_Moi ? jamais.

dimanche 7 juillet 2013

« Exclusif - Retranscription d'une conversation téléphonique cryptée avec l'Elysée », l'actu revisitée dans le blogiblag du 08/07/2013.

_ Hi François, my friend !

_ Allô, B'Ob, tu voudrais pas parler français ? Ton accent américain est terribeul !

_ Ah, ah, Noland, tu changes pas : tu parles toujours pas un traître mot de ma langue, et même aveuc Meurkel, pas un mot d'allemand. Mais queul tire au flanc celui là !

_ Hein... Mais comment tu sais avec Merkel... Ah oui, les écoutes... Ah, et merci pour le tuyau : y'avait bien un renard dans le poulailler... un agent dormant « écolo », j'en reviens pas !

_ Yeahle petite Batho nous avait mis le puce à l'oreille, chez nous à la NSA ( agence nationale de la sécurité).

_ Alors, j'ai bien fait de la virer, hein ? Je vais gagner au moins trois points de crédibilité avec le FMI. J'ai bien fait d'être méchant. Il faut passer aux choses sérieuses maintenant, je m'y suis engagé...Et un peu de gaz ne nous fait pas de mal, hein hein !

_ Yep, mais tu dois rester le gentil gros nounours : ta sphère d'influence a baissé de moitié Noland en un an. Dans les conversations, le françaises t'apprécient de moins en moins pour tes choix ! Veux-tu que je te passe le conseiller en communication spécial de le «White House» ?

_ Wy note, et dis moi : c'est sympa vos écoutes, ça fait pas de chichis et puis au moins chez vous c'est pas illégale. Ça m'intéresse pour installer en France ! Chez nous les sondages coûtent la peau des fesses, demande à Sarko, hein hein... et ils se plantent toujours car les français ne sont pas francs avec les enquêteurs. J'avoue que j'ai du mal parfois à les suivre. Déjà que je ne suis pas informé par la DGSE de l'essentiel des problèmes dans mon propre pays ! Quelle bande de ploucs. J'ai tellement plus confiance que j'écris moi-même tous mes discours huit heures par jour. T'as pas ça chez toi ? Et vous auriez dû me prévenir aussi pour Morales dans l'avion : j'ai frôlé l'incident diplomatique avec la Bolivie en interdisant le survol de la France.

_ No, surtout pas prévenir... C'est le politique « le bâton et le carotte » ! Snowden, c'est le petit prétexte. Fallait donner le bon avertissement à le président bolivien. S'il veut le carte gold et les voyages en Europe, faut qu'il obéisse à le gendarme international.

_ Vous vous en foutez de Snowden ? Et c'est maintenant que vous m'l'dites : et moi qui croyait vous faire plaisir !

_ Il va tomber tout chaud comme un petit hamburger sur le plateau...


Ainsi devisaient gaiement deux acteurs majeurs de la planète... mauvaise foi ne saurait mentir.

samedi 6 juillet 2013

Billet d'humour : " l'ami-molette, un fromage qui vous veut du bien ! ", l'actu revisitée dans le blogiblag du 0707/2013

Faut-il en rire ? Nos exportations de fromage sont stoppées net à l'entrée des USA !

Ah, quelle surprise d'apprendre que nous exportons jusqu'en Amérique du Nord un délicat fromage pourtant décrié là-bas : le mimolette, si bien que quelques lointains cousins disent affectueusement entre eux : " l'ami-molette " importée de France, ou encore " la mite-molette " avec ce délicieux accent nord-américain qui n'appartient qu'à eux. Faut dire qu'aux dernières analyses, ce délicieux fromage contiendrait dans sa croûte, à la façon du cheval de Troie, la mite du fromage ( un petit acarien invisible à l’œil nu ).

Quoi,des bêtes invisibles ? Oui, nous en avons déjà plein plein partout, sur la peau et jusqu'à nos literies. Mais rien d'aussi gros que le "cousin" ou tipule, une sorte de grand moustique inoffensif commun à nos contrées respectives. De là à faire une mauvaise blague du genre " nos cousins d'Amérique ", terme affectueux pour parler des québécois et plus généralement des francophones... Mais non, je ne me permettrais pas !

Et comment vous parler du roquefort « Papillon », autre délice fromager typiquement de chez nous, vendus sans chenilles ni papillons. Enfin, je crois.

Pour finir, je n'insisterai surtout pas sur les détails à propos du « casu marzu » de Sardaigne, interdit dans toute l'Europe : le fromage coulant le plus dangereux au monde (cité dans le Livre Guinness des records ), ni sur la mouche du fromage. Notre mimolette fait " petit joueur " à côté !

Et tout ça au moment précis où nous découvrons horrifiés que notre belle France est farcie de micros espions expédiés sous le manteau d'outre-atlantique. Pire, nos "iphones" et autres gadgets prendraient des photos de nous tous nus, à notre insu et dans des positions incongrues.

Alors, cette attaque contre notre savoir-faire fromager n'est pas un hasard ? On nous en veut, mais qui ? Les Américains en général, la Food and Drug Administration (FDA, « Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ») par contamination, jusqu'au FBI peut-être... Mauvaise foi ne saurait mentir !