mercredi 26 mars 2014

Le billet d'humour de Lou : «Entre deux érections municipales, la Gauche se dégonfle », l'actu revisitée dans le blogiblag du 27/03/14.


Chronique d'une chronique : Libé ira mieux après...
Quand un chroniqueur commence sa rubrique par «blablabla … fascistes... », j'ai des doutes. Après, quand il renverse les poubelles de tout le monde dans la rue, on sait dans quel ruisseau il va verser.
Et si son article est mauvais, avec des visées électoralistes et des conseils de vote mal à propos, faut-il l'éditer ? Décidément, je ne fais pas partie de ses admirateurs...
Et puis quand machin-truc, puisque c'est de lui qu'il s'agit, nous donne le choix du lubrifiant pour aller nous faire voir, je me dis que son article était une invitation à l'abstention, et que lui aussi aurait bien fait de se retenir d'écrire ce jour là.
Mais pourquoi la rédaction continue-t-elle d'encourager ce genre de forfaiture ? Stéphane Guillon, sors de ce journal !

Et que devient l'ami Ruquier à la radio ? Il rebondit comme il sait si bien le faire pour aller diriger les « Grosses Têtes ». L'animateur, auteur et chansonnier, passe donc au niveau supérieur : fini les « jeux d'homos » faciles, envoyez la grosse cavalerie, à la hussarde, façon Bigard ! Il va devoir aussi user des citations célèbres et d'un peu plus de finesse en même temps qu'il imposera sa patte et sa griffe sur RTL. J'imagine qu'il aura pour finalité de rajeunir le public et le concept des Grosses Têtes : exit l'humour vieille France de la bande à Bouvard ! Sauf que ceux-là sont d'anciens sociétaires, comme à la comédie française, autant dire des associés... mais Riri qui rira le dernier. Après, fera-t-il appel à des transfuges de ses autres émissions ou révélera-t-il des nouveaux talents pour lui renvoyer la balle, comme jadis Jacques Martin, son maître ? Il a bien essayé de caser son fan club à la télé, les Boulay, Bénichou, Bravo : depuis longtemps sur Europe 1, chacun y va Dechavanne ! Mais quid de la culture, la vraie ? Je ne parle pas du picotin pour les ânes, ni du bottin mondain. Laurent Ruquier a beau fustiger leur ignorance crasse tout en déroulant sa revue de presse comique, il devra relever sérieusement son niveau ! Quoi qu'il en soit, soyons cosmopolites et réservons leur à tous le meilleur accueil. Et comme on dit chez les vieux paysans : « Tous bourrins et un bourre tous ».

Bien sûr, d'autres préoccupations plus terre à terre nous tarabustent à cette heure. Par exemple, faut-il punir la droite au second tour ? Par chance, l'extrême droite est encore vierge de tout commandement (comme la Pucelle d'Orléans) et ne traîne que de vieilles casseroles. Alors vite, une petite prière à Jeanne d'Arc !

Les journalistes s'en sont donné à cœur joie qui dernièrement on rhabillé Sarko pour sa collection printemps-été-automne-hiver avec un habit de bagnard. Comme Joe Dalton, il s'y préparait en portant la barbe : non, ce n'était pas un signe de liberté !

Malgré tout, la Gauche n'a plus vraiment la préférence. L'art de la guerre "entre partis", c'est d'espionner par tous les moyens les opposants, mais aussi des avocats, des chefs d'industries et autres décideurs pour faire ressortir leur culpabilité à l'heure la plus favorable, trois jours avant les élections municipales par exemple. Et "l'alternance", c'est l'art de faire porter chacun à son tour le casque. Cependant, toutes les hypothèses n'ont pas été faites : Hollande aurait-il reçu l'appui de la NSA pour dessouder l'ex-président Sarkozy ? N'est-ce pas de ce côté là que viennent les enregistrements téléphoniques, via Mediapart ? Ah, supputation quand tu nous tiens, tout s''éclaire ! Mauvaise foi ne saurait mentir.


mardi 18 mars 2014

Le billet d'humour de Lou : « Avanie et framboise : La loi de l'emmerdement minimum ! », l'actu revisitée dans le blogiblag du 18/03/14

Non, je n'étais pas à la journée portes-ouvertes de Libération samedi dernier. Et pour qui, et pour quoi ? Ils m'auraient pris de haut et sur la photo on ne verrait que mon crâne dégarni. Au lieu de ça, j'ai préféré faire la mise en bière de l'équipe de France de Rugby sur grand écran : leur plus beau match et leur plus belle défaite ! Après, je suis rentré par le pont des Arts, et là j'ai été frappé entre les deux yeux par le double faisceau lumineux de la Tour Eiffel qui traversait péniblement le ciel crasseux de Paris by Night. Comme je me protégeait du revers de la main, le petit losange rouge-orangé de Libération avec la mention « en faillite » s'est imprimé dans ma paume.

Sur le pont, j'ai pensé qu'un boeing 777 avait disparu mystérieusement en plein vol et que même le Pentagone était impuissant à le pister dans le ciel. Encore heureux que ce ne soit pas un missile balistique, car où serait-il tombé ? Et puis devant cette poisse, je me suis posé des questions sur les urgences qui nous concernent tous : par exemple, pourquoi notre gouvernement offrait soi-disant des millions d'allers et retours gratuits aux voyageurs des transports en commun pour lutter contre la pollution ? Et bien, vu que nous sommes une majorité à payer un abonnement et si on considère que le métro parisien est encore plus pollué que les rues, que les bus tournent au diesel en participant à la pollution, et puisque les agents de la circulation ont verbalisé non-stop ce jour là, je suis en mesure d'affirmer que le cadeau n'en était pas un, excepté pour les touristes : Hayrault aurait donc pu s'y prendre facilement 4 jours plus tôt pour limiter les dommages.

La veille s'était achevée sans autre émoi « L'émission pour tous » de Ruquier, le troublion du PAF, le père Fouras de la gaudriole. Dans la tradition du « Petit rapporteur », l'animateur tous terrains a l'habitude de décliner son concept à toutes les sauces. Même qu'avec « On n'est pas couché » et « On va s'gêner », Riri faisait à lui seul la triplette de Saint Tropez sans trop d'efforts. Hélas, sa bande radiophonique d'« On va s'gêner » n'a pas transpercé le petit écran et les deux chroniqueurs vedettes d'« On n'est pas couché » ont explosé en plein vol pour incompatibilité d'humeur. C'était pas la peine de mettre en boîte Zemmour et Naulleau pour ce résultat ! Quoi, notre zorro des heures creuses s'est pris un vieux retour de manivelle, cette tranche horaire étant dédiée à la publicité : un coup de Sarkozy himself... Avouez que sur un comique, l'effet boomerang est île hareng ! D'ailleurs, vu le niveau des blagues chez Ruquier, n'aurait-il pas dû se manger un carton rouge depuis longtemps ?

Car le CSA a encore fait des siennes, et j'ai du mal à comprendre pourquoi cette fois nos deux commentateurs sportifs des JO de Sotchi se sont fait qualifier de « graveleux » : sans doute est-il temps que les patineuses artistiques endossent le voile intégral, puisque celui-ci est compatible avec le sport ? Non, les femmes ne sont pas dans le registre de la séduction et c'est tellement injuste de les considérer sous cet angle...Leurs tenues légères et affriolantes ? C'est par hasard. Même que les hommes devraient mettre des lunettes noires et baisser la tête. Bon, heureusement qu'il reste le rugby et Ruquier à la téloche ! On va tous virer notre cuti et n'en parlons plus... Oui, maintenant chacun est libre de choisir son genre idéal et je conseille à tous ces beaux parleurs, animateurs et politiciens, d'adopter celui qui résout l'équation de « l'emmerdement minimum ». Mauvaise foi ne saurait mentir.

dimanche 23 février 2014

Le billet d'humour de Lou : « France, quinze médailles, quinze abandons, Les JO sont faits ! » l'actu revisitée dans le blogiblag du 23/02/2014.

Non, je n'y étais pas mais j'étais à l'affût des résultats. Maintenant, on peut le regretter : « Sotchi, c'est fini... » comme dans la chanson, et puis aussi : « les malheurs de Sotchi ! ». Je sais, ce dernier jeu de mots est éventé puisque j'en ai été l'auteur il y a deux mois dans cette même rubrique, mais bon, il pourra toujours resservir dans la presse. Après, pas la peine de vous réciter la suite ininterrompue des chutes, des lésions corporelles diverses, des mauvais départs et autres renoncements de l'équipe de France pendant ces olympiades... Je délègue cette comptabilité aux ouvriers pigistes qui sont payés pour ça et aux autres chroniqueurs sportifs. Moi, je suis satisfait de ma « manchette ». Même que la France n'a pas tenu son rang, reléguée injustement derrière la Suisse, Les Pays-Bas et la Biélorussie par un défaut de médailles en or et un excès de médailles en chocolat. C'est peut-être de la faute à pas de chance. 10Ème, la voici tout en bas du tableau d'honneur. Et puis, tous les coups étaient permis pour gagner. Au contraire de la France, l'Allemagne participe à l'excellence comme à son habitude, avec l'aide de quelques adjuvants bien sûr. Et maintenant, on sait que chaque Norvégien est un skieur de fond, soit plusieurs millions d'athlètes pour une si petite nation : les JO d'hiver sont leur cour de récré !

Oui, il faut l'avouer, ces 22ème olympiades ont été aussi le lieu de plein de petits secrets technologiques qui furent autant de coups bas. Mais n'insistez pas pour que je m'étende sur le sujet... Et je n'ai rien à dire non plus à propos de l'Ukraine en deuil car je ne suis qu'un amuseur... Ou alors voici un petit manchon pour le Canard enchaîné :
 
« Kiev veut se faire la malle de Russie ? Qui l'Ukrain(e) ? ».

Ioulia tymochenko est enfin sortie de prison : elle n'est plus aujourd'hui qu'une petite poupée russe désarticulée assise en fauteuil roulant. Pourtant, sa libération aurait du couronner le succès de ces derniers jeux olympiques pour la Russie, recordman aussi des médailles toutes catégories ! À moins que ce geste ne soit pas humanitaire mais politique, pour se faire pardonner de quelques grossières erreurs de jugement coûteuses en vies humaines ? Non, la Russie n'est pas la Chine et les « droits de l'homme » ont un sens, même si tout est plus long à venir. La preuve : 7 ans seulement pour organiser ces jeux olympiques, c'est un progrès foudroyant.

Nos athlètes ont bien fait de ne pas tourner les talons pour ces raisons là, sinon cela aurait donné encore plus de médaille à la concurrence. Même que notre athlète Martin Fourcade aurait du remporter au minimum une médaille d'or en plus. Astérix était-il en panne de potion magique ? Pourtant, il a frôlé la troisième d'une pointe de ski. Mais les Norvégiens n'étaient plus à la fin que des machines, avec les jambes comme des moissonneuses-batteuses. Il nous aurait fallu quatre athlètes de cette envergure pour les battre. Et quelques uns des nôtres sont passés à côté !

Son exploit, sans doute Martin ne pourra-t-il pas le réitérer en Corée du Sud dans 4 ans, pas plus que Jason Lamy-Chappuis cette année. Mais j'attendrai ce prochain RDV avec impatience. Alors dommage mon ami ! Quand tu fais un cambriolage aux JO, tu ne dois rien laisser aux autres, mauvaise foi ne saurait mentir.

lundi 3 février 2014

Le billet d'humour de Lou : « Pourquoi Cameron doit-il démissionner : ça fait crunch et puis voilà !», l'actu revisitée dans le blogiblag du 03/02/14

Je l'aurais voulu français pour sa pugnacité. En plus il porte un nom qui fleure bon le camembert, je veux parler de cette grande famille d'origine française des Camerrond (Camembert-rond) et leur fameuse devise : « Si c'est rond, c'est point carré ». Ce sont ces gens là qui nous manquent pour défendre la France, si seulement ils n'étaient pas aussi détestables avec nous autres frenchies depuis leur exil. (Heureusement, nous avons reçu en échange dernièrement un Espagnol magnifique qui nous représente au plus haut, lé pétite Manoleto*!).

Mais pourquoi cet autre Briton dégénéré est-il aussi méprisant ? Ben, vous en connaissez vous des « Lords » de la « City », des premiers sinistres nommés par la reine Élisabeth II et qui restent sympas avec la France ? C'est antinomique, voire carrément absurde.

Mais quoi ? Hollande irait chez les English pour se faire ridiculiser par quelques journaleux au service de la Couronne ? Mister Camelotte, ce n'est pas une façon de recevoir nos représentants. Mauvais européen, va ! Tricheur et vantard, affabulateur et arnaqueur. Mais peut être que ce gros voyou de Cam-héron a-t-il lu et assimilé la fable du Héron de La Fontaine : "… emmanché d'un long cou. Il côtoyait une rivière...", dans lequel cas j'admire son érudition :

Ne soyons pas si difficiles :

Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;


Mais vouloir se taper notre faux mage de Hollande ? Quel crevard... Il aurait plus de respect avec un Obama ou une Merkel. D'accord, c'était évidemment pour déstabiliser notre Président et le pousser à la faute, à l'italienne façon Materazzi. Mais attention, un coup de boule de François, surtout avec le casque, est vite arrivé : il vaudrait mieux éviter ces temps-ci un réflexe malencontreux.

Et la réponse, la voilà et ça fait « Crunch » ! Tony n'a plus de Blair. Non, on ne peut pas gagner sur tous les tabloïds, messieurs les Anglais. Alors bravo pour l'exploit de nos rugbymen, d'autant que c'est rare. Et puis, après les Daft Punk et leurs 5 grammy d'alcool dans le chant là-bas aux States, la France brille enfin par tous ses casques et toutes ses gamelles. Bon d'accord, Valoche qui nous sert la soupe populaire sur Match, ça alimente encore la crise de confiance après le scandale du Water-Closer. François lui ne voulait pas sortir dans la presse-popol. Dommage que la grande dame n'ait pas la même classe !

Oui, que de regrets, surtout quand on apprend avec l'économiste Jacques Sapir que plus de 50 pour cent des chômeurs en France sont imputables à l'Euro : aujourd'hui, on en serait pas à se bouffer les couilles. Et que faisaient donc les Anglais pendant ce temps là ? Il conservaient précieusement la Livre Sterling et tiraient les marrons du feu, pendant que d'autres encore imprimaient des dollars à tour de bras ! Et nous les frenchies bonne-poire on a ouvert en grand nos frontières et on a fermé nos industries pour tomber au niveau de l'Espagne et de la Grèce : tout dans l'échange conceptuel, le tourisme et les services. Après c'est au quidam de payer les pots cassés et la décroissance : tant de sacrifices par nos glorieux ancêtres syndiqués et pour rien. Ah, tristesse !

Pourtant les Français ne s'économisent pas qui travailleraient en moyenne (quand c'est possible) entre 40 et 50 heures par semaine : difficile dans ce cas d'enchaîner deux boulots comme aux États-Unis, le pays de la libre entreprise. Seule la prostitution est en progression constante, ce qui n'est pas bon signe. Car nous voici dans ce cas-marrons...

Non, on en a marre de casquer pour les autres... Alors, mister Caméléon, Il faut choisir : à voile ou à vapeur ! Avec ou sans l'Europe. Par devant ou par derrière mais n'allez pas nous la jouer sur le côté ! En deux mots je vous le fait savoir : ou bien vous la fermez, ou bien vous allez voir... ailleurs. « Cameron, démission ! » Un peu de majesté, quoi... Mauvaise foi ne saurait mentir.

* Manuel Valls

lundi 27 janvier 2014

Le billet d'humour de Lou : « De Nadal à Hollande : pas de repos pour les champions ! », l'actu revisitée dans le blogiblag du 28/01/14

Non, je ne l'ai pas vu. À quelle heure était-ce son match ? Et puis j'ai pas l'habitude de voir pleurer ce héros... De toutes les façons, la télévision dans mon troquet favori est en panne depuis deux semaines.

D'habitude, les champions en France ont tous un moral de perdant : je veux dire que dans les tournois majeurs du tennis, ils n'ont que très peu de chance d'aller jusqu'au bout. Et s'ils gagnent par chance, alors ils s'écroulent en pleurant... Mais je connais un champion « exceptionnel » (pléonasme), espagnol en plus, dont c'est exactement le contraire : on pourrait parler d'un joueur « inversé » parce qu'il ne connaît pas l'échec, sinon il pleure autant de douleur que de frustration.

Sacré Nadal : un tennisman inversé... ça te nique ! Oui, c'est diabolique un gars qui gagne tout. Je dirai même : c'est pas normal. Un joueur programmé pour gagner tout le temps, bipolaire avec ça... Je sais, ceci est de l'ordre de la diffamation. En fait, je me paye l'honneur d'un grand joueur parce que je suis jaloux. Ah, psychanalyse, quand tu nous tiens ! « Étienne, Étienne, tiens la bien... » comme dit la chanson.

Et vous savez le plus drôle : c'est que les grands champions se trouvent eux-même les pires faiblesses par compensation, pour ressembler à monsieur ou madame tout le monde in fine. Par exemple, avez vous lu l'histoire de ce joueur d'échecs d'exception qui a versé dans l'alcool, qui a tout gagné avant de tout perdre et qui est décédé brutalement (Gilles Andruet) . Et l'histoire du président et de sa maîtresse qui est mort par bandaison (Félix Faure). Et bien ça arrive tous les jours dans les journaux et ce sont des héros inversés.

Oui, et moi je crains qu'il ne lui arrive quelque chose à mon champion toutes catégories, mon Nadal de compétition, alors je surveille ses failles et je pourrais aussi me retourner contre lui. Et puis plein de pauv' types comme moi trouveront les marques de sa faiblesse sur ses doigts, le signe de ses défaillances futures sur son dos et dans les circonvolutions labyrinthiques de son cerveau, dans ses délires et dans ses phantasmes hors des courts, dans ses lapsus et ses actes manqués, comme si la vérité se retranchait jusque dans les rêves, vous savez... les petites histoires abracadabrantesques que l'on raconte à son psychanalyste. Drôle de diagnostic, envers et contre tout, en simulant d'être un imbécile prétentieux le reste du temps : non, je ne suis pas le docteur House (Faut pousser la déconnade très loin pour atteindre le génie), je suis journaliste mais faut pas le dire. Qu'importe, parce qu'à la fin j'aurai toujours le dernier mot.

Alors imaginez je sais pas... tiens, notre Président de la République par exemple... le gars qui ne se démonte jamais, qui se tape toutes les femmes, pragmatique comme c'est pas possible, plus pragmatique même que JFK et Clinton réunis, lui qu'outre-atlantique on traite de Quasimodo parce qu'il a congédié Esméralda en faisant sonner les cloches de Notre-Dame.

François Hollande pensait que c'était plus simple de se présenter en tant que célibataire le 11 février prochain à la Maison Blanche plutôt que d'alimenter la polémique sur un mal-entendu du genre :

_ On est ensemble mais sur le point de nous séparer depuis plusieurs mois et maintenant que j'ai fait la boulette on fait semblant de continuer par obligation protocolaire mais pas maritale puisque nous ne sommes pas mariés parce que j'ai déjà eu plusieurs épouses et que l'amour c'est que du plaisir sinon je pense qu'il vaut mieux nous séparer, mais Valérie n'était pas d'accord alors j'ai écrit une annonce toute simple pour ne vexer personne, et pardon à ceux qui n'auraient pas compris ou qui pourraient en prendre ombrage etc.

Donc, par cette annonce filée : « Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec... », il a tourné court à toutes les supputations et conjectures en découplant sa fonction de Président de son plan cul à l'Élysée. Oui, il leur a coupé l'herbe sous les pieds aux journaleux. Il voulait pas finir à poil dans la presse people internationale pendant son séjour en Turquie ou aux États-Unis. Il n'y a pas de ministère du cœur.

Ici, sur ses terres, on interroge la pythie sans pitié, vu que soi-disant les chiffres ne mentent pas : sa cote de copularité à brusquement baisé d'au moins 10 points auprès des femmes qui naturellement l'accusent de goujaterie et muflerie caractérisée. Chacun y va de son avis :

_ Mou et méchant ! Déjà qu'il n'a pas réussi à inverser la courbe du chômage pour 2013 comme promis, mais quel menteur celui-là !

À moins que notre François national ne soit qu'un indéfectible optimiste... la marque des vrais champions, des Nadal et aussi des Experts au Danemark. Oui, un champion bien dans ses baskets. Un président de cette acabit, on en fait plus : fin stratège, gros calibre, tireur émérite, élite de la nation. Par contre, des présidents ratés et sans cœur, on en fabrique tous les jours dans les officines de la contrefaçon médiatique et de l'escroquerie journalistique... Mauvaise foi ne saurait mentir.

dimanche 26 janvier 2014

Le billet d'humour de Lou : « Pourquoi F. Hollande doit-il déclarer d'urgence la Sixième République ? », l'actu revisitée dans le blogiblag du 25/01/2014

Voilà, c'était le dernier scandale à la mode de chez nous : notre Président a eu une liaison amoureuse révélée par la « presse people »... et quoi ? Personnellement, je ne m'y attarderais pas plus que ça et je méprise tous ces analystes d'opérette qui se trouvent du génie en se regardant le nombril ou celui du voisin.

En tendant l'oreille de l'autre côté de l'atlantique, on entend aussi nos amis Américains en faire des gorges chaudes, eux qui ont connu les affaires Marilyn Monroe, Monica Lewinsky et bien d'autres : non, ça n'arrive pas qu'en France ! L'affaire « Julie Gayet », c'est l'arbre qui cache la forêt. Elle n'a d'intérêt que par son innocence et l'ampleur lamentable des réactions.

Toutes les hypothèses ont été faites mais pas la plus simple : je soupçonne avec mon mauvais esprit habituel que la révélation de ses amours « illégitimes » a été planifiée par le Président Hollande lui-même, histoire de mettre du piquant dans sa mandature... je suis un poète ! Mais non, après mûre réflexion je n'y vois plus rien qu'un acte manqué, une façon de s'exprimer en sexe primant. Ah, vive la psychanalyse !

Vendredi matin au Vatican, tête à tête à huis clos entre François le Président et François le Pape, réputé pour son excellente assise catholique. Des questions se sont posées : va-t-on en France vers une sociale-démocratie-chrétienne à l'allemande ?

Il nous faut d'abord reconnaître d'où nous viennent nos valeurs morales, même dans un pays laïque, quoi ! Et si notre Président n'est pas croyant, il a un héritage culturel à assumer plein d'églises et de consécrations. Bien sûr, François a failli à moult reprises et le Pape se devait de l'absoudre en priorité pour ses nombreux pêchés contre l’Église et la Sainte Famille.

_ … J'ai fait ma communion solennelle et des études chez les frères à Rouen, hein hein !

_ … mais dites moi, dans le secret de la confession, comment avez vous perdou la foi mon fils ?

_ J'avoue mon Père que j'ai perdu la foi à l'âge de 17 ans quand j'ai compris que mon destin était lié à celui de la République. C'était comme une évidence !

_ ...oun peu comme la pétite Jeanne d'Arc, la Poucelle d'Orléanes... Ah... Jé vois....

_ Ah non, votre Sainteté, vous ne voyez rien ! J'attends des voix mais je n'en entends aucune, et en tous les cas pas celles de Dieu ! Ce serait plutôt celle de Valoche, hein hein... Valérie, vous connaissez ? Elle m'a décollé le tympan... J'ai même pas eu le temps de remettre mon casque !

_ Pourtant Dieu vous parle mon enfant et il vous guidera dans cette épreuve si vous le laissez entrer... Jé vous pardonne... Veuillez accepter pour preuve de notre confiance la modeste charge de chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran ! Et jé vous conseille afin de racheter vos fautes de vous y rendre au plus tôt pour réciter un Ave Maria et trois Pater Noster.

_ Je veux bien y faire un tour, mais en toute confidentialité...

_ Dieu vous écoute !

_ Dac, vu comme ça et bien... J'accepte !

_ Absolvum... Benedictum... Papum ... Amen.

Ainsi fut expédiée l'affaire « Trierweiler ».

Les rois de France jadis s'agenouillaient devant l'archevêque de Reims pour être sacrés et prêter le « serment ecclésiastique ». Le « serment au royaume » prévoyant in fine d'exterminer les hérétiques, il a été remplacé avantageusement par un simple engagement laïque d'obligation.

Ragaillardi au retour de son voyage, François décide sur le champs de virer sa concubine, la première dame de France n'étant autre que Marianne ! L'esprit plus léger, il peut reprendre ainsi sa charge sous de meilleures hospices.

Assis à son bureau de l’Élysée un jour plein de pluie, le voici plongé dans une abîme de perplexité : mais comment donc sauver le « socialisme à la française » ? Et puis, telle l'apparition de l'immaculée conception, voilà que la solution lui apparaît en clair sous la forme d'un blog irrévérencieux qui vient à forcer son ordinateur. Il doute et se tâte : n'est-ce pas un coup de Poutine ou d'Obama ? Est-il prudent d'ouvrir ce blog ?

Les services de renseignement remontent à l'émetteur du blog polémique : un tel Bernard Soubiroute, employé des Eaux et Forêts, spéléologue à ses heures : il n'a vraiment rien d'un anti-système, ni d'un monarchiste ou d'un catho intégriste... Jeune marié gay, c'est un enfant de la PMA* et de la sélection génétique (rien à voir avec l'eugénisme bien sûr). À lui tout seul Nanar représente l'avenir de la natalité en France et c'est un signe : in vitro veritas ! Son blog enflammé, où il est question d'en terminer avec la cinquième République et de célébrer la monarchie de droit divin, n'a été ouvert qu'accidentellement et pas plus de 3 fois en six mois.

_ Aucun risque, monsieur le Président !

Rassuré, François Hollande prononcera deux jours plus tard ces quelques mots miraculeux sortis de leur contexte initial :

_ En l'honneur des cinq cent ans du couronnement de François 1er, j'annonce pour janvier 2015 l'avènement de la Sixième République !

_ Waouh ! Ça c'est de la bombe. Mais pourquoi François 1er monsieur le Président ?

François, impeccable dans son nœud de cravate :

_ J'y ai bien réfléchi... Rappelez vous, François 1er a participé à la diffusion des idées nouvelles en même temps qu'au développement des arts et des lettres...

Alors, pour prolonger le rayonnement de la France à travers le monde, d'abord je veux une nouvelle constitution début 2015 qui permettra d'aider au redressement de la France et qui favorisera l'investissement sur notre territoire, initiant ainsi un formidable renouveau !(ndrl : et pourquoi pas une exposition internationale à l'occasion ?). Cette constitution retravaillée nous donnera les moyens de résister et de nous protéger partout sur la planète comme sur internet face à la concurrence déloyale, la voyoucratie internationale et la finance dérégulée, cela pour assurer la protection des citoyens français, le maintien de la famille, la réussite d'une économie vertueuse et la conservation des acquis sociaux.

Et pourquoi une VIe République me direz-vous ? Parce que les choses changent tous les jours, parce que nous sommes éreintés par la concurrence, parce que nous sommes absorbés par l'Europe en victimes propitiatoires (excuse moi mon Nono, si tu m'entends !), parce que nous sommes espionnés de partout, parce que nos savoir-faire ont été détournés, parce que nos ingénieurs s'enfuient avec notre potentiel national d'inventions, nos brevets et nos bénéfices futurs, parce que nos riches sont dévoyés, parce qu'il nous faut repenser le travail, les droits et les devoirs dans la société comme sur internet, et ne pas se soumettre à la surproduction ni au dumping social, amen.

C'est pourquoi j'en ai touché un mot au Pape qui a reçu favorablement cette idée... Oui, remettons au goût du jour le travail honnête et sa redistribution légitime, la volonté d'une production nationale éco-responsable, quand il faut soumettre la finance à l'intérêt publique, quand il faut recréer un tissu économique d'entreprises viables au service des travailleurs et des collectivités, parce qu'une nouvelle industrie républicaine et concernée doit voir le jour, parce que notre alimentation doit être la plus saine du monde en luttant contre la surproduction agricole, en choisissant d'aider les petits producteurs et en évitant la précarisation des paysans grâce à la maîtrise complète de la chaîne de distribution, parce que la nature doit retrouver ses droits, parce que les accidents de la route ne doivent plus tuer personne et que seuls les véhicules « haut de gamme », voire électriques, limiteront la surproduction fatale de nos usines d'assemblage.

Aussi parce que les cambriolages augmentent et que la propriété n'est plus assurée dans une société apaisée, parce qu'une frange de la population en France et jusqu'aux Balkans vit de larcins et de deal, pillent les commerçants, les réserves et les entrepôts et se justifie dans l'impuissance des observateurs, parce que nous devons réinvestir notre territoire et recevoir la protection de l’État à tous les niveaux en échange de l'exercice citoyen qu'il exige de nous...

Parce qu'il faut arrêter la confusion des genres entre la sphère informationnelle en général, la surveillance nécessaire de tous et la vie privée de chacun, parce qu'il faut définir parfaitement les limites de ces trois espaces distincts : vous conviendrez des dégâts occasionnés par de simples ragots lancés comme des vérités sur la scène médiatique ! C'est inadmissible de la part de quelques informateurs zélés qui par cupidité ou par bêtise travaillent contre l'intérêt général, sans parler de la presse à scandale dont j'ai fait les frais...

Parce qu'aussi le peuple doit s'investir dans un projet fédérateur et pas seulement pour assister aux tours de passe-passe de leurs élus, parce que la crise ne doit pas être un moyen de démanteler la France, parce que nous devons en être totalement fiers, parce que tout ça... et plus encore, parce que la liste complète tient de l'anaphore et que moi François Hollande je suis au taquet, parce que ce sera la revanche du socialisme plutôt que de disparaître au fond des manuels d'histoire au profit d'une vulgaire sociale-démocratie-chrétienne dictée par nos vieilles alliances.

_ Ben alors, la VIe République serait donc, dixit notre président, une espèce de pyramide du Louvre en verre mais à l'envers pour drainer les bénéfices d'une activité intense et rayonnante (non, surtout rien à voir avec la franc-maçonnerie), dans un renouveau de la France comparable à la Renaissance sous le règne de François 1er mais cinq cent ans plus tard, rien que ça ? Et si j'ai tout compris, ce sera aussi l'avènement de la dynastie des François, comptables du royaume et promoteurs de notre redressement économique national ?

_ Oui, vive François Hollande et vive la Sixième République... Mauvaise foi ne saurait mentir.



* Procréation médicalement assistée



mercredi 15 janvier 2014

Le billet d'humour de Lou : « Conférence de presse du 14 janvier 2014 : François Hollande, un président re-qualifié », l'actu revisitée dans le blogiblag du 15/01/14



Ah, me voici dans mes petits chaussons... Tout le gotha se presse sur le parquet. Cette fois, le cadrage et l'éclairage sont parfaits, le travelling soyeux, le contrechamps professionnel, les 500 journalistes du monde entier à gauche dans la salle des fêtes de l’Élysée et les barons du gouvernement à droite, en première ligne. Va-t-il me citer encore une fois ? Quel honneur ce serait !

Lui, président, c'est un tueur. Sarko n'est pas prêt de refaire surface... François Hollande va prendre sa vitesse de croisière car les chantiers de Saint-Nazaire viennent d'accoucher d'un super-pédalo : lancement à l'instant !

Dommage, François n'a pas adhéré complètement à ma proposition d'un discours égalitaire et humaniste pour entamer cette conférence de presse. Tout pour le travail et l'entreprise, rien pour les exclus : on verra à redistribuer après ! A ce moment précis, je comprends qu'il se réserve pour l'année 2015 et que ses nouvelles dispositions à venir favoriseront le vote des millions de français oubliés et pour longtemps encore. À moins qu'il ne les ignore par un choix stratégique (que je respecte) : chaque vote « populaire » ne doit-il pas être pensé et citoyen ? Alors 9,5 millions d'électeurs peu motivés pour aller aux urnes, voire d'abstentionnistes convaincus (ce qui correspond au nombre de pauvres en France, sans parler des bulletins blancs et des étrangers éconduits à l'entrée des bureaux de vote), ça peut foutre un bordel pas possible. Non, c'est pas le moment ! Tiens, tu leur donnes la main et ils te prennent le bras. Tu vas voir que tous ces handicapés de la vie et du travail vont demander à défiler le « jour des pauvres et des vieux », et pourquoi pas les poneys avec eux ?

Oui, c'est une usine à gaz du siècle passé mon Nono, très complexe : on peut s'y perdre aisément et j'espère n'avoir pas commis de bourde en traduisant ses intentions qui n'ont pour moi plus rien de floues.

Cette fois, il a appliqué à la lettre et au mot la méthode du « parlé vrai » : tout dans le décodage politique, la persévérance, l'exclusion de toute concurrence, la langue déboisée (sauf pour sa vie personnelle) et un brin d'exaspération par moments. Je m'en veux presque à l'entendre fustiger l'ennemi : moi-même j'ai dû me plaindre un peu trop fort dans mes articles précédents et j'ai fait du mauvais esprit ! « Promis papa, je ne le ferai plus », surtout que je ne suis pas payé pour être drôle et lui non plus. Seulement voilà, la flatulence est toujours gratuite et libératrice et c'est un luxe dont je ne saurais me priver en tant que célibataire endurci : à chacun son usine à gaz ! Ah, si seulement j'avais à choisir entre Ségolène, Valérie et Julie, je soignerais mes effets...

Et puis, Ô joie, Ô mystère d'internet, « là où tout se sait », voilà qu'il me cite « dans le texte » en reprenant cette fabuleuse conclusion issue de mon discours précédent : « faire l'Europe, ce n'est pas défaire la France ». Le contre-pied parfait de ses vœux pour 2014, l'antithèse qui fait la synthèse, la contrepèterie qui ne fait pas rire du tout, le repos du guerrier après l'abus d'anaphores et de piment de Cayenne (l'anal-fort).

François, il n'est pas gaulliste mais « patriote » et il reste droit dans ses bottes sans essayer d'imiter personne : « … conforme à mes idées et utile à mon pays ». Mobilisateur, il demande aux investisseurs et au patronat de s'engager indépendamment des querelles de partis. Comme dirait Kaa du « Livre de la Jungle » : « Aie confiance ». D'ailleurs, il refuse toute alliance, même au plus bas des sondages, mais pour mieux se situer dans l'union européenne il s'avoue « social-démocrate » et par ce simple jeu, il n'est plus seul. Il prône une « certaine idée de l'Europe » (pour paraphraser Charles de Gaulle) qu'il veut réorienter en commun avec l'Allemagne : « Je n'ai pas signé les accords d'élargissement ... mais je ne participerai pas de la peur ». Il refuse ainsi de nous voir disqualifiés de la course et revient aux fondamentaux. Cela est finement pensé : bravo !

François, moi aussi, je suis un vampire tendance social-démocrate - d'où ce blog - et j'attends impatiemment que nous puissions nous rencontrer à l'occasion d'une grande virée nocturne complice : toi, moi et le Pape ! J'ai aussi été très ému d'apprendre que tu descends à la cave et au charbon avec tes gardes du corps sur les talons : « Même à titre privé... toujours avec une protection ! » J'ai senti là comme une pointe d'ironie, mais inutile de s'étendre sur le sujet : cela ne nous regarde pas...

Alors, à moins que je n'aie pas saisi toutes les nuances de tes propos, nous voici donc sur la même longueur d'onde. Et t'observeras que la bourse de Tokyo est remontée illico ce matin et que les investisseurs du monde entier on reprit confiance en la France ! Car tu as placé la barre très haut en homme de principes, à la fois gourmand, faillible et perfectible. Mauvaise foi ne saurait mentir.