L’erreur sanitaire française est pourtant flagrante qui peut se résumer ainsi: on confine 60 millions de Français bien-portants mélangés à quelques milliers de malades du Covid-19 non-identifiés et quand dans un mois tout le monde sera bien contaminé comme dans un pot de confiture moisie, ben... on lancera des batteries de tests pour savoir qui relâcher éventuellement dans la nature… Voilà qui va faire des milliers de morts inutiles et bloquer l’économie, non? Mais quels tacticiens issus de «Sup de Con», quels technocrates élyséens ont pondu cette stratégie et ces directives "à la mords-moi-le-noeud"?
À la base, il y a une défaillance d’état monumentale qu’il s’agit aujourd’hui de transformer en «haute stratégie d’état». Et ce loupé astronomique va coûter plus de cent milliards d'euros à l’économie française (et sans doute le double après une récession inévitable) quand la simple commande d’un petit milliard de masques en papier dès 2013 (sous la présidence de François Hollande) n’aurait coûté au ministre de l’Économie de l’époque (un certain Emmanuel Macron à partir de 2014) que 500 millions d’euros à tout casser, soit 200 fois moins qu'aujourd'hui le prix du confinement national dans une urgence planétaire… une paille et une erreur majeure.
Bien sûr, il serait encore possible à ces énarques de corriger le tir: un pays comme la Corée du Sud utilise avec succès la procédure qui consiste à tester tout le monde et à laisser dans une relative liberté les biens portants. Et si la Chine ou la Corée du Sud sont capables de faire ces tests, pourquoi pas nous? "Tester tout le monde serait trop lourd" rétorquent nos ministres irresponsables.
Pourtant, il serait possible de confiner quelques 100000 malades porteurs du coronavirus en France et de laisser en liberté surveillée les autres 65 millions de Français qui feraient tourner l’économie sans aucun problème. Hors, aujourd’hui, le gouvernement Macron consigne à résidence d'autorité plus de 55 millions de Français bien-portants (les autres 10 millions de Français doivent travailler pour eux), d'où un sentiment très fort d'injustice car les confinés deviennent du jour au lendemain à charge dans un pays en état d’urgence sanitaire et militaire. Et le bâton habituel est sorti: le PV comme contrainte policière. Avec quel résultat? L’échec sanitaire est tel que des collectifs de médecins réclament un confinement absolu! Et l'économie nationale? Aux oubliettes.
Mais comment le directeur général de la santé ose-t-il affirmer que porter un masque est dangereux et qu’il faut s’en débarrasser au plus vite en l’offrant aux seuls soignants? Faut-il que l’incurie ait atteint un point de non-retour pour qu’un morceau de papier avec deux élastiques pour les oreilles soit disputé par ce gouvernement aux Français comme une ressource stratégique vitale? C’est un peu comme dire que le papier toilette est inutile et qu’il faut offrir nos rouleaux de papier cul aux seuls chauffeurs routiers! Au contraire, les masques devraient être offerts en cadeau à tous. Un masque coûte moins cher à fabriquer qu'un billet de banque de 5 euros par la Banque de France, alors pourquoi nous faire chier sous ce prétexte?
N'importe quel chirurgien, infirmier ou assistant médical peut se fabriquer une dizaine de masques en 5 minutes avec un rouleau de papier tissé et un bout d'élastique et vous nous expliquez que les petits vieux crèvent par grappes dans les EHPAD faute de masques? Ceux sont eux la "chair à canon" qui meurent par milliers dans l'anonymat: quel monument élevé au nom de l'incompétence nationale à les protéger, quel mur gravera leurs noms dans le souvenir? Les soignants sont-ils des handicapés mentaux incapables de protéger les personnes âgées qui meurent de pneumonie en hiver et de soif en été? Même les policiers semblent incapables de mettre du déodorant dans la cuvette des toilettes et réclament leur "droit de retrait", c'est dire l'infantilisation de ces professions devant l'état providence.
N'importe quel chirurgien, infirmier ou assistant médical peut se fabriquer une dizaine de masques en 5 minutes avec un rouleau de papier tissé et un bout d'élastique et vous nous expliquez que les petits vieux crèvent par grappes dans les EHPAD faute de masques? Ceux sont eux la "chair à canon" qui meurent par milliers dans l'anonymat: quel monument élevé au nom de l'incompétence nationale à les protéger, quel mur gravera leurs noms dans le souvenir? Les soignants sont-ils des handicapés mentaux incapables de protéger les personnes âgées qui meurent de pneumonie en hiver et de soif en été? Même les policiers semblent incapables de mettre du déodorant dans la cuvette des toilettes et réclament leur "droit de retrait", c'est dire l'infantilisation de ces professions devant l'état providence.
En nous prenant pour des demeurés, cher monsieur Salomon, vous faites une étrange confusion: un masque de type «chirurgical» ne veut pas dire que seuls les chirurgiens en ont l’usage, et par extension le seul personnel soignant. Il ne s’agit en fait que d’un simple filtre en papier et si les soignants les jettent automatiquement au bout de 3 heures dans un soucis de prophylaxie, les personnes qui portent un masque dans les supermarchés n’ont pas cette obligation car leur masque, qu’il peuvent porter plusieurs jours consécutifs, ne se transforme pas en nid de germes nosocomiaux du seul fait de l'air aspiré ou soufflé entre les rayons des magasins, sauf les germes habituels du corps humain. De même, chaque Français n'a pas l'obligation de se laver les mains juqu'aux coudes 20 fois par jour comme un chirurgien ou un medecin infectiologue. C'est une confusion des rôles.
Monsieur Salomon, comprenez que si le port d’un masque est fortement conseillé à des milliards de citoyens en Asie pour circuler en ville en temps de pandémie, il faut savoir que c’est d’abord pour les populations une simple mesure de précaution qui protége les familles et facilite l’approche de ses voisins tout en signalant qu’il y a des règles à respecter: ce n'est en somme «qu'un accessoire de précaution», c'est à dire un avertissement qui rappelle les priorités sanitaires étendues à tous, y compris aux enfants. En cela le masque est bénéfique, même si son efficacité réelle est relative et on peut comprendre que les citoyens des pays qui ont le mieux adopté les précautions d’usage l'utilisent quotidiennement, là ou les gens sont serrés coude à coude, à Singapour ou ailleurs: quand vous voyez ces gens porter des masques, vous savez qu’ils sont actifs dans la lutte, et non pas comme ces français qui se promènent la bouche ouverte depuis plusieurs semaines en laissant courir leurs enfants autour. Car notre premier problème national vient de l'insouciance et proscrire l'usage des masques est anti-pédagogique, voire criminel en considérant la pandémie. Vous voici donc disqualifié d'office, monsieur Salomon!
Oui, réserver le masque chirurgical aux seuls malades, c’est comme vouloir réserver les lunettes de vue aux seuls aveugles: voyons déjà, qui sont ces malades si aucun test n’a été fait pour les identifier? C’est là que l’absurdité de nos énarques est portée à son comble: aucun tri n’est fait entre les malades, les porteurs apparemment sains et les non-malades qui sont renvoyés chez eux, de sorte qu’ils se mélangent dans le même confinement. Pire, le ministère de la Santé nous explique magistralement que le masque ne sert à rien puisque c’est majoritairement par les mains et les objets que les gens se contaminent mutuellement, mais quel est l’objet qui circule le plus librement du monde en France sans risque d’être confisqué: la monnaie! Même l’état réclame l'argent comme un dû, sous forme d'impôts ou de PV toujours plus injustes, mais ce n'est pas une raison suffisante pour que ce gouvernement perde toute lucidité. Le pognon qui passe de main en main est le danger de cette guerre contre l'invisible.
Et bien sûr, pour monsieur Macron et son ministre de l’Économie Bruno Le Maire (normalien et énarque), leur faute majeure est de ne pas limiter les «échanges (sans précautions d’usage) de billets et de menue monnaie contaminés» en devenant eux-mêmes des passeurs criminels. Les autres mesures d’hygiène rabâchées comme «éternuer dans son coude» deviennent presque superfétatoires (éternuer en public est rare en période d'isolement généralisé et difficilement contrôlable) et comment se laver les mains plusieurs fois par jour au moment de rencontrer les gens: quel commerçants offre l’eau et le savon avant et après d'être passé devant sa caisse enregistreuse? Sinon, qui sort de sa poche le fameux flacon de gel hydroalcoolique au moment de payer? Ces conseils de précaution semblent enfantins, pourtant répétés ad nauseam, mais la réalité s’y oppose.
On le voit, le contrôle du coronavirus est pavé de bonnes intentions mais quand ce gouvernement fait de ces quelques mesures insuffisantes le fondement de sa politique sanitaire, il devient à son tour le propagateur du fléau qu'il prétend combattre tout en exigeant de se confiner et de continuer à travailler. Et c’est ce "en même temps" que propose le gouvernement Macron, quand d’autres mesures de prophylaxie s’imposent de façon logique: non, ce n’est pas à la population de se confiner sous la contrainte du PV, mélangée à quelques milliers de malades non identifiés, puis à chacun de nous de déroger "sur l’honneur" au confinement absurde. Si les gens veulent sortir dans la rue, ils doivent donc accepter d'être testés et même renvoyés chez eux au moindre doute. Les personnes âgées doivent elles être assistées et protégées au maximum pour éviter de s’exposer inutilement et les gens bien portant doivent pouvoir circuler à l’aide de laissez-passer délivrés après test. Pour cela, l'armée aurait un rôle à jouer plus actif que celui de cerner les gares pour empêcher les fuites des citadins.
Et c’est justement parce qu’une majorité de la population aura été identifiée comme saine qu’elle pourra circuler plus librement et maintenir l’économie à flot en échangeant des marchandises avec les seules cartes de crédit. Dans un monde meilleur, les banques devraient suspendre les frais correspondant... On pourrait même imaginer de stériliser la monnaie avant de la tendre aux commerçants ou de l'empocher, mais par contre, confiner 55 millions de Français bien-portants mélangés avec des milliers de malades du coronavirus est une absurdité, une connerie d’énarque, une de plus… Oui, merde in France.
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