J'aime bien les images : Trump-la-mort nous tord le bras à gauche et Raz-Putin nous tord le bras à droite. Oui, et 27 chefs d'états européens sont des bras-cassés.
Tandis que l’Union européenne appelle au dialogue, Donald Trump impose, menace, encaisse. Ce 12 juillet 2025, les nouveaux droits de douane américains annoncés à la légère sur la plateforme Truth Social devraient frapper l’Europe avec une violence inédite : 30 % sur tous les biens importés, et jusqu’à 50 % pour certains pays, comme le Brésil. Le Canada, allié historique, est taxé à 35 %. Et derrière ces chiffres, une vérité dérangeante : la DETTE américaine n’est plus un problème intérieur. C’est désormais une ARME géopolitique. Et donc nous entrons en guerre économique sous l'ère Trump comme nous sommes entrés en guerre militaire sous l'ère Poutine. Le but est de nous exploiter "à mort". La récession est à nos portes, l'inflation et la réduction du pouvoir d'achat semblent inévitables.
Pour moi ? C'est un mal pour un bien car notre société doit amorcer la décroissance mais personne ne semble concerné, comme dans la salle de bal du Titanic. Trump peut-il nous emporter au fond ? Une philosophie de la décroissance nous manque cruellement quand les citoyens se définissent comme des consommateurs et des jouisseurs.
Comment rembourser l’endettement colossal des États-Unis : un trou sans fond ?
La dette fédérale américaine dépasse aujourd’hui 34 700 milliards de dollars. Elle n’est plus remboursable, ni même stabilisable. Et alors que les bons du Trésor sont de plus en plus boudés par les marchés asiatiques — la Chine et le Japon réduisent leurs positions — Washington s’est trouvé une nouvelle stratégie : faire payer ses créanciers… en leur vendant leur propre dépendance.
Le commerce comme outil d’extorsion
Ce que Trump vend au monde, ce n’est pas la prospérité américaine. Ce sont ses menaces.
Il crée un déséquilibre, désigne une cible, impose des surtaxes, et propose ensuite un accord « allégé » à ceux qui acceptent de se soumettre.
Les États-Unis, qui prétendent être victimes d’un “déficit commercial abyssal” avec l’Europe (environ 150 milliards $ selon Trump), oublient systématiquement de comptabiliser les bénéfices des entreprises américaines du numérique :
150 milliards de dollars de profits annuels en Europe pour les seuls GAFAM, rarement taxés, non comptabilisés dans la balance commerciale, mais intégralement rapatriés aux USA via l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas.
La vérité est là : ce sont les États-Unis qui vivent aux crochets du monde, en vendant du vide : des licences logicielles, des données, des algorithmes et des services numériques. Et en échange, ils imposent un accès conditionné à leur marché intérieur, surtaxé, menaçant, politique.
Trump ne rembourse pas la dette, il la redistribue
Les droits de douane ne sont pas destinés à rembourser la dette. Ils servent à :
financer des projets comme le “Dôme d’or” antimissile (400 milliards $), subventionner les industries stratégiques américaines, maintenir une illusion de croissance sans effort productif réel.
Et tout cela, aux frais de l’Europe, devenue la cible idéale parce que dépendante du cloud américain, incapable de taxer équitablement les GAFAM, désarmée stratégiquement, divisée politiquement.
Une inflation exportée et une rareté organisée
La taxation américaine va raréfier les produits importés, générer une inflation durable, et affaiblir les économies européennes déjà fragilisées par la guerre en Ukraine. Mais Trump s’en fiche : il accuse les autres d’en être responsables, puis vend la solution. Le coût de sa politique sera payé par :
les consommateurs, les États affaiblis, les pays émergents marginalisés.
Et Poutine dans tout cela ? Un complice de la désorganisation
La guerre en Ukraine n’est pas une anomalie : c’est un levier, pour affaiblir l’Europe, faire grimper les dépenses militaires, relancer l’industrie de l’armement… et détourner les exportations d’énergie vers l’Inde et la Chine, nouveaux alliés de circonstance de la Russie. L’Occident paie la guerre, la Russie vend la guerre. Et Trump ne dit rien.
Conclusion : l’Europe sous domination douce
Ce que nous vivons, c’est une forme de colonisation douce par les taxes, les plateformes et les flux numériques. Et ce n’est pas Poutine qui dirige l’opération. C’est Trump, par le biais de l’économie, de la dette et de la manipulation de la vérité.
Ce texte n’est pas un cri de rage. C’est une tentative d’alerte, posée, documentée, lucide. L’Europe ne pourra se sauver qu’en reprenant la maîtrise de ses outils économiques et technologiques. Sinon, nous continuerons de financer la dette d’un empire qui se maintient par l’intimidation, et la guerre d’un empire voisin qui rêve de nous effacer.
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