Trump, directeur commercial de la guerre
Donald Trump n’est pas un chef d’État. C’est un businessman prédateur, en mode commis voyageur du complexe militaro-industriel américain. Son dernier "revirement" sur l’Ukraine n’a qu’un but : fermer un deal à 1000 milliards de dollars pour l’industrie d’armement américaine, entièrement payé par les Européens.
Le réarmement de l’Ukraine, déjà décidé par l’OTAN et les pays européens, n’avait pas besoin de lui. Mais Trump s’invite en bout de course, joue les sauveurs, se pose en "directeur des opérations", et récupère les dividendes politiques sans dépenser un centime.
Son ultimatum de 50 jours laissé à Poutine n’est qu’un leurre médiatique. À la fin, aucune sanction directe contre la Russie, seulement des menaces vagues contre des pays partenaires comme la Turquie ou l’Inde – qu’il ne touchera jamais. La Russie le sait, s’en amuse et bombarde chaque jour un peu plus.
Trump souffle le chaud et le froid, accuse Poutine un jour, le ménage le lendemain, instrumentalise l’Ukraine comme levier économique et scène de théâtre géopolitique.
Ce n’est pas une stratégie, c’est du marketing de guerre. Et derrière l’image, la réalité continue : des drones, des missiles, des villes rasées.
Et le silence complice...
Revirement, opportunisme et duplicité dans la gestion d’une guerre génocidaire
1. Un chef d’État immature, versatile et dangereux
Depuis le 14 juillet 2025, Donald Trump a opéré un retournement de veste spectaculaire : après des mois à bloquer les livraisons d’armes à l’Ukraine, à accuser Kiev de corruption, de “gaspillage”, ou même d’avoir “provoqué la guerre”, le président américain revient sur sa position… mais en la marchandant. Et en offrant à Vladimir Poutine un délai de 50 jours pour en finir à sa manière, c’est-à-dire par un bombardement intensif et une stratégie de destruction massive.
Trump, en résumé :
bloque l’Ukraine pendant des mois, affaiblissant volontairement ses défenses, discute avec Poutine à plusieurs reprises, sans jamais le condamner, s’étonne que Poutine continue de bombarder après “des discussions gentilles”, se dit “déçu” — comme un enfant trompé par un camarade de bac à sable, puis annonce que finalement, les armes seront livrées… mais à la seule condition que l’Europe paie, et que les armes soient fabriquées par l’industrie américaine, au bénéfice exclusif des États-Unis.
2. Une politique familiale, affective, et sans doctrine
Ce qui choque le plus dans la déclaration présidentielle, c’est la mention de Melania Trump comme interlocutrice critique dans la gestion du conflit ukrainien. C’est à la Première Dame, et non à son état-major ou au Secrétaire à la Défense, que Trump rend des comptes :
“Je rentre chez moi et je dis à la Première dame : ‘J’ai parlé à Vladimir aujourd’hui, nous avons eu une merveilleuse conversation’. Et elle me répond : ‘Oh vraiment ? Une autre ville vient d’être frappée.’”
Ce fragment témoigne d’un pouvoir personnalisé jusqu’au grotesque, où la politique étrangère d’un empire mondial est influencée par des conversations domestiques et des ressentis privés. Pendant ce temps, des milliers de civils ukrainiens meurent.
3. Un “ultimatum” à 50 jours : le blanc-seing offert à Poutine
Le plus choquant dans cette séquence reste cet “ultimatum” de 50 jours laissé à la Russie. Trump annonce :
“Poutine a encore 50 jours pour mettre fin à la guerre, sinon des sanctions secondaires seront imposées.”
Mais de quelles sanctions s’agit-il ? Des taxes douanières sur les pays amis de Moscou. Autrement dit : pas une seule punition directe contre la Russie, pas de gel des avoirs, pas de coup d’arrêt à l’importation de son pétrole ou de ses métaux. En attendant, la Russie a reçu une bénédiction implicite pour continuer à :
bombarder les infrastructures civiles, lancer des attaques de drones massives, intensifier les frappes sur Kharkiv, Odessa, Kiev, épuiser l’armée ukrainienne à bout de souffle.
Ce n’est pas une pause diplomatique. C’est une complicité factuelle.
4. Le grand marchandage : transformer la guerre en contrat à 1000 milliards $
La prétendue “réouverture” de la livraison d’armes à l’Ukraine n’est en réalité qu’un marché d’armement géant. Trump ne cache pas que son objectif n’est ni la paix, ni la sécurité européenne, ni la défense des valeurs démocratiques. Il s’agit simplement d’un “très bon deal” :
“Les États-Unis ne paieront rien. Nous allons fabriquer [les armes] et ils paieront.”
Ce qui est vendu comme un soutien à l’Ukraine est en fait une opération de relance industrielle pour les géants de l’armement américain, financée :
à 100 % par les pays européens, avec des contrats exclusifs pour le réarmement des stocks OTAN, dans une logique de remplacement : on donne l’ancien matériel, et on achète du neuf aux États-Unis.
Coût pour l’Europe : au moins 1000 milliards d’euros à court terme. Bénéfice pour Trump : des profits immédiats pour l’industrie américaine, des contrats signés par des alliés humiliés, et le sentiment de générosité sans débourser un centime.
5. Un président profiteur, manipulateur, et auto-centré
Trump se vante désormais d’avoir :
“obtenu l’exclusivité des terres rares et métaux précieux ukrainiens”, “remporté un contrat que Biden avait laissé filer gratuitement”, “convaincu l’Europe de financer la guerre et les armes américaines”, “redonné une leçon à Poutine sans lui faire de mal”.
Ce comportement révèle une absence totale de cohérence diplomatique, et une vision des conflits comme un marché d’opportunités, un jeu de casino géopolitique dont il serait le seul croupier.
6. L’Ukraine utilisée comme levier de profits
Sous Trump, l’Ukraine devient :
une monnaie d’échange pour des deals industriels, un terrain d’essai pour les armements américains, un prétexte pour mettre l’Europe à genoux, en exigeant qu’elle finance tout, tout de suite, sans condition.
Pendant ce temps, aucune condamnation claire de la Russie, aucun soutien structurel à la reconstruction ukrainienne, aucune stratégie de paix globale.
7. Conclusion : l’indignité et la duplicité comme méthode
Trump incarne une nouvelle forme de déshonneur politique : le cynisme institutionnalisé. Il agit :
comme un marchand d’armes, comme un agent de chantage, comme un chef de clan mafieux, en ignorant toutes les conventions internationales, les engagements de l’OTAN, ou la morale la plus élémentaire.
Il souffle le chaud et le froid, fait durer la guerre pour en tirer du profit, accorde des délais à un criminel de guerre, marchande la souffrance d’un peuple libre.
Il est véritablement dangereux, car il n’a ni ligne rouge, ni fidélité, ni scrupule. Et le plus terrible, c’est que son revirement ne corrige rien : il le monétise en se donnant le beau rôle. Ah oui, merde in USA today.
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