lundi 6 mars 2017

Billet d'humour : « Fillon IN, Juppé OUT, grandeur et décadence des politicards », dans le blogiblag du 06/03/2017 (LJ ©2017).

L'abbé Fillon a affiché ce week end ouvertement son populisme : « Laissez venir à moi tous les bénis-oui-oui ! » (200 000 manifestants pour les organisateurs mais 40 000 selon la préfecture de police), en plongeant papy Juppé dans une contemplation morbide. La « Manif pour tous » avait troqué ses banderoles anti-avortement contre des drapeaux bleu blanc rouge. Mais bon, au moins représentaient-ils cette tranche de la population méprisée par les laïcards et les gauchistes de tous poils. Même que Macron n'en finit plus de fourbir ses excuses : « pardon de vous avoir blessés ! » vu qu'il ne se situe pas vraiment à gauche.

Ce coup là, François Fillon s'est interrogé en public : « Est-ce que nous sommes seuls ? (bis) » devant une assemblée acquise à sa cause. François Hollande lui expliquait au journal « Le Monde » : « La menace existe, l'extrême-droite n'a jamais été aussi haute depuis plus de trente ans mais la France ne cédera pas ». Bien sûr, tout ce baratin... ce ne sont que des sophismes d'orateurs, des formules incantatoires entre le truisme et le déni de réalité, des concours de lapalissades et de syllogismes, doxa contre doxa. À Michel Onfray, Fillon répondrait de même : « Regardez moi ? Suis-je décadent ? » et à Marine le Pen : « Est-ce que vous voyez ici des racistes ? » parce que la question est vertueuse qui contient une réponse de bon sens.

Ainsi, avec Fillon observe-t-on une radicalisation quasi religieuse de la Droite française. Lui-même parle d'une politique de « rupture » mais avec qui et contre quoi ? Le libéralisme contre le socialisme ? La bourgeoisie du « pognon roi » contre les banlieues délinquantes et la pauvreté ? L'ordre ancien contre le désordre nouveau, la confirmation des vieilles habitudes crapuleuses et des lobbies qui épuisent la nature et ruinent tous les espoirs d'un monde meilleur... Merde in France !

Cette démocratie n'est qu'un mirage. Tout rêve n'est-il pas fait pour être brisé? Parce que sinon, ça s'annonce mal pour le petit peuple qui sera perdant à tous les coups. Alors, « tous pourris » ? Pas forcément... Si le « pouvoir » en tant que tel est une maladie caractérielle, celle d'opprimer, Juppé par exemple s'est sauvé in extremis du pire : alléluia ! Ce matin à 10h30, Juppé-le-fripon est devenu Jupon-le-frippé, un pauvre vieux pépère qui a fait son mea culpa devant les caméras en même temps que l'état des lieux de la classe politique - et son constat est amer -, pour finalement renoncer à sa candidature à la Présidence de la république française :

« Fillon avait un boulevard... et le voici dans une impasse ; les Français veulent un profond renouvellement de leurs dirigeants politiques, et à l’évidence, je n’incarne pas ce renouvellement ; les récentes péripéties ont encore accru l’exigence d’exemplarité des Français ; je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture aux démolisseurs de réputation ; quant à nous, la droite et le centre, quel gâchis ! Il est trop tard pour moi... mais il n’est évidemment pas trop tard pour la France. Il n’est jamais trop tard pour la France » ! Tiens, pour une fois qu'il parlait franchement, le vieux... Faut-il en rire ou en pleurer ?

samedi 4 mars 2017

Billet d'humour : « Fillon vs Juppé, la messe est dite », dans le blogiblag du 04/03/2017 (LJ ©2017).

Fillon a contracté la grippe aviaire... Pan, dans les plumes ! Non, pas de trêve pour les canards boiteux.

François Fillon assassiné, mais par qui ? Par la classe politique de Droite comme de Gauche parce que porter le titre de "tous pourris" , ben, c'est pas bon pour les affaires. Fillon, c'est un peu notre Jacques Chaban-Delmas, mais en moins beau, ou peut-être notre Dominique Strauss-Kahn de Droite.

Une centaine de serviteurs fidèles lui ont déjà tourné le dos car c'est une exécution en règle organisée par sa famille politique. Pour Fillon, il ne reste donc plus qu'a passer l'épreuve du feu dimanche sur l'Esplanade du Trocadéro, pendant une espèce de « Manif pour tous » : le fameux « Vox populi, vox Dei » qui devra raisonner haut et fort, une révolte catholique et cathodique pour demander sa canonisation présidentielle, tel un saint jeté dans l'arène médiatique. Mais les débordements de manifestations parallèles mal contrôlées risquent de le condamner définitivement en lui clouant le bec : « Vox populi, populus stupidus ».

En plus, Fillon se targue d'avoir été violenté par les magistrats qui ont perquisitionné son intimité et de porter des « balafres intérieures »... Un peu comme Théo? Non, rien à voir avec Charles de Gaulle.

Dimanche soir, il ne lui restera plus qu'à démissionner : « Fillon est mort, vive Juppé ! », et son concurrent aura encore 12 jours pour finir de collecter les 500 parrainages nécessaires à sa candidature. Au delà, c'est un peu comme jouer à la roulette russe avec l'Europe. Jusqu'où le portera son orgueil bafoué ?


Dans le blogiblag du 3 février, Sarkozy disait à Fillon (Il s'était proposé de le flinguer proprement, par amitié):

- Entre, mon Fifi, bon, j'ai pas trop le temps... je dois déposer Giulia à la crèche... Assis-toi, si tu veux, t'es chez toi... Bon, bon, voilà... J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que j'ai reçu la lourde tâche de te déposer de tes responsabilités... La bonne, c'est que tu as droit dès aujourd'hui à ta retraite à taux plein ! Voilà, c'est tout dit... J'y vais...

Fillon (goguenard) :

- Attends un peu... Hein ? Tu ne viens pas me flinguer comme ça dans le dos, après tous les services que je t'ai rendu ! J'ai été ton premier ministre assez longtemps, et j'aimerais un retour d'ascenseur... Tu vois la route devant nous? C'est moi le pilote et je continue de tracer droit devant.

Sarko ( en aparté : je préférais quand il fermait sa gueule ! ) :

- Mais non, mais non, chuuutt... Je suis juste mandaté par le bureau en tant que porte-parole... tu sais que j'ai pris mes distances et que je suis parfaitement impartial ! Je suis un peu comme ton copilote et je te vois passablement énervé... Maintenant, je te demande de faire un petit arrêt au stand pour faire la vidange ! Et je m'inquiète pour ta santé, tu vas pas tenir encore longtemps à ce rythme... Et Pénélope ? Elle est galeuse, personne n'en voudra plus, même dans les camps de réfugiés, alors « Première dame » au gouvernement... D'ici peu, on va vous accuser d'avoir pillé les troncs en allant à la messe. La rumeur enfle, enfle... Et tu l'imagines la pauvrette se faire traiter honteusement de " première voleuse de France ", même dans l'Humanité ou chez Rivarol ? Comment va-t-elle se faire inviter après par sa Majesté la Reine d'Angleterre ou par Donald Trump à la Maison Blanche pour venir s'occuper des œuvres de charité avec la First Lady ? Sinon, t'es prêt à te séparer d'elle en 18 mots (ndlr : comme Hollande avec Trierweiler) en lui rejetant la faute et à affronter les ligues féministes ? Et ton château de Beaucé acquis au quart du prix ? Et ta société de conseil ? Tu peux prouver que tu ne travailles pas pour les Russes ? Voyons, Fifi... Comment t'expliques tout ça ?

Fillon (rageur) :

- Tu veux me filer la honte ou quoi ? Entre requins, on se comprend... D'abord, ma femme n'est pas galeuse mais Galloise et la Reine, on s'en tamponne le coquillard. Ensuite, elle est innocente comme l'agneau qui vient de naître, ça saute aux yeux dans l'interview... Maintenant, tu veux me déposer au stand ? Prends-moi pour un con : le complot, il n'est pas à gauche! Mais je vous merde tous, un par un et en file indienne... Je con-ti-nue, zut !

Sarko ( Il commence à me faire chier) :

- Voyons, mon Fifi, je t'avais prévenu : le train de sénateur te convient mieux... L'Airbus A330 présidentiel, c'est plus risqué, t'es chahuté en l'air, t'es à découvert, ils vont te tirer comme un canard, hein ? T'entends pas, derrière toi ? C'est plus des casseroles que t'as au cul, c'est le feu et tu pars en vrille ! Il faut réagir... Il est encore temps pour toi d'ouvrir le parachute avant de te crasher ! Tu vas pas nous faire une « Cahuzac » quand même ?

Fillon (méprisant) :

- Allons, allons... Je voudrais savoir déjà de quoi on m'accable ? J'avais pas le droit de choisir mes assistants dans ma famille ? Première nouvelle. Stop à la chasse à l'homme ! Et vous me prenez pour qui ? Aquilino Morelle ? On m'a surpris à me faire cirer les chaussures à l’Élysée ? Je t'avertis solennellement, toi et ton bureau : j'en connais d'autres qui devront dégager avant moi et pas la peine d'écrire un livre pour ça. J'ai la liste !

Sarko (alarmé) :

- Allons, Fifi, je ne suis pas ton ennemi, hein ? Et rappelle-toi Bérégovoy... On l'a retrouvé le bec dans l'eau. Comprends-tu les enjeux de cette présidentielle et pourquoi nous nous sommes effacés pour te laisser la place ? Hein, il n'y a rien de pire que de foncer droit dans le mur. Fallait prévoir ! « Président », c'est une vocation et t'aurais dû commencer à t'y préparer il y a vingt ans, hein? Aujourd'hui, t'as survécu à la chasse à l'homme mais demain, tu feras quoi ? Les sondages te donnent déjà perdant au premier tour et l'alternance va nous passer sous le nez.

Fillon (rigolard) :

- Ah ah ! Les sondages ? C'est nous qui les faisons ! T'inquiètes, je continue avec mon casque. Les bruits de casseroles ne m'empêcheront pas de dormir, pas plus qu'à toi... Dès demain, j'irai me faire raser les sourcils gratos chez Karine Le Marchand et me faire rafraîchir les poils du cul chez Ruquier, ni vu ni connu que je t'embrouille, les petits pédés. Après, j'envoie trois tweetos de remerciement à mon fan club pour m'avoir soutenu dans cette épreuve et je conclus par : « Je reviens dans la course encore plus fort qu'avant ! ». Tu sais quoi ? Les bookmakers n'attendent que ça... Les taux d'intérêt sur la dette française vont retomber de trois points d'un seul coup pour saluer mon retour. C'est pas beau, la realpolitik ? Mais mon coco, faut garder son calme : explique leur, au bureau, que je garde le volant.

Sarko (douché) :

- C'est ça, t'as tout compris mon Fifi : amène ta paye avec la mienne, ça fera une bonne quinzaine... J'en rajoute un, j'en retranche cinq cent mille... et ça fait la rue Michel. Aie aie aie... Commence donc par rembourser ta dette à l'état, c'est ce que j'ai fait en revenant au parti « Les Républicains » après mon absence et même le petit Macron a payé sa dette... Mais surtout, François, rappelle-toi bien : que tu sois la fille du Roi d'Espagne, le premier ministre britannique ou un chef du gouvernement quelconque, en Roumanie ou ailleurs, le peuple finira par avoir ta peau. Tiens, tu peux garder le volant, mais si t'as plus la voiture, tu continues ? Tu vas te retrouver à poil comme un con sur la piste et ça fait très très mal au cul : faut pas avoir d'hémorroïdes, hein ! Je dis ça... Mais bon, je t'aurai prévenu...

mardi 28 février 2017

« En France, une certaine jeunesse est-elle en guerre ? », dans le blogiblag du 01/03/17 (LJ ©2017).

Je revois Mélanchon le poing levé : est-il un dangereux utopiste ? D'autant que les quartiers et les banlieues qu'il défend bec et ongles ont mauvaise presse : ce sont eux qui ont essayé de brûler vifs deux policiers dans leur voiture, ce sont eux qui sont représentés par Mehdi Meklat et ses tweets haineux contre les juifs, ce sont eux qui ont contraint le maire de Compiègne a fermer des entrées d'HLM et de reloger 25 familles de « petits blancs » menacés de brûler à l'essence dans leur cages d'escaliers ou d'exploser au gaz de ville dans leurs deux pièces-cuisine, ce sont eux qui ont essayé de brûler une mère de famille avec ses deux enfants dans une voiture suite à l'affaire Théo, ce sont eux qui continuent de tout casser ici et là et qui menacent directement l'État de droit.

Les politiciens essaient depuis 30 ans d'acheter la paix sociale mais sans succès, malgré des milliards déversés dans ce puits sans fond. Pour noircir le tableau et se poser en « sauveur de la nation », François Fillon évoque une situation de « quasi-guerre civile » sauf que cette fois ci, c'est à propos du bus des militants de Marine Le Pen attaqué par les opposants du FN et les gauchistes associés. On pourrait même croire que Fillon partage des intérêts communs avec l'extrême-droite en faisant face aux magistrats : Marine n'est-elle pas son meilleur ennemi puisque c'est elle qui doit le porter au final à la présidence ? Au deuxième tour, ce sera Le FN qui sera accusé d'attiser la guerre civile ! En attendant, Fillon frappe comme une brute sur le petit Macron... Ah, l'idiot !

Mélanchon lui parle d'une « onde de guerre généralisée ». Et curieusement, la Gauche ( avec le journal Libération ) trouve ses super-héros dans les banlieues, qui sont de fait des anti-héros avec un côté très sombre... Meklat ? C'est un chroniqueur, blogueur, réalisateur et écrivain français encensé depuis 2 ans mais qui se révèle par ses anciens tweets « raciste, antisémite, homophobe et misogyne ». Théo ? Sa famille est soupçonnée d'avoir détourné plus de 680 000 euros de fonds publics. Emmanuel Toula ? Ce sont ses copains qui manifestaient quand le jeune Emmanuel a sauvé une petite fille d'une voiture en flammes. En fait, tous ensemble ne valent pas mieux que le FN de Marine Le Pen ou que le LR de François Fillon mais pris séparément, Théo et Emmanuel sont formidables quand Meklat est détestable. C'est dans ces banlieues, en familles, en meutes ou en tribus qu'ils deviennent nos ennemis et fomentent leur petite « guerre civile ».

Alors, quand Mélanchon nous explique qu'il veut défaire la police d'intervention dans les quartiers et les banlieues pour imposer une police « amicale » faite de tous leurs proches et de leurs complices, j'ai comme un doute. Pour lui, il deviendra inutile d'entrer faire la police dans ces zones de non-droit, le « petit Maroc », la « petite Algérie », la « petite Somalie » ou le « petit Irak » etc., des enclaves protégées par « le grand Coësre » ou « le roi de Thunes », comme jadis à la Cour des miracles. Là, plus besoin de travailler, tout le monde aura un rôle et recevra un salaire ainsi que des aides et des subventions d'état à hauteur de ses talents :

Les « narquois » ou « drilles », faux soldats simulant des mutilations reçues au service du roi ; les « rifodés », fausses victimes du feu du ciel ; les « malingreux », faux malades ; les « francs mitoux », faux malades simulant des crises d’épilepsie ; les « piètres », faux estropiés ; les « marfaux » ou « marjauds », des souteneurs ; les « mercandiers », faux marchands ruinés par les guerres, par le feu, ou par d’autres accidents ; les « capons », chargés de mendier dans les cabarets et dans les lieux publics et de rassemblement, poussaient les passants au jeu auprès de quelques camarades à qui ils servaient de compères ; les « courtauds de Boutange », mendiants qui n’avaient le droit de mendier que pendant l’hiver ; les « millards », voleurs à la tire de provisions et pourvoyeurs de la société ; les « orphelins », jeunes garçons presque nus chargés de paraître gelés et trembler de froid, même en été ; les « hubains », porteurs d’un certificat constatant qu’ils avaient été guéris de la rage par l’intercession de saint Hubert ; les « prostituées » ; le « ragot », chef de la pègre sous Henri II ; le « chef-coësre », chef de la pègre ; les « cagoux » ou Ducs, lieutenants du chef-coësre ; les « coquillards », faux pèlerins arborant une coquille Saint-Jacques / Wikipédia.

Pour tout dire, le discours de Mélanchon l'Africain, me paraît légèrement alarmiste :

"... Je sens une onde de guerre généralisée qui part sur le monde et particulièrement en Europe ; je sens une onde de violence sociale qui traverse tout le vieux continent et jette les gens les uns contre les autres, ça tourne souvent au conflit ethnique... Enfin, je sais que le changement climatique est commencé et que la catastrophe écologique avance, donc je pars de cette extrême gravité et j'essaye d'y répondre mais comment ?... Comme il y a cette masse de rancœur, de désillusion, ça ne sert à rien de vouloir recommencer pour la millième fois l'accord d'appareil qui va permettre de regrouper tous ceux qui ont peur... C'est mon pari, peut-être que je vais me planter... Nous avons un peuple jeune... Je ne crois pas à la nation ethnique, je ne veux pas du droit du sang contre le droit du sol, je ne suis pas un nationaliste mais un patriote, je veux augmenter la dépense publique (financée par une banque d'état et la planche à billets), on travaillera en bonne intelligence, on redonnera des sous aux associations, on formera une police de proximité de gardiens de la paix où les policiers encadreront les jeunes dans leur service civique affecté aux tâches de police pour qu'ils ressemblent à la population dans un lien d'amitié, on réactivera tous les circuits de la prévention parce que c'est efficace et on offrira une allocation d'autonomie à tous les jeunes de 18 à 25 ans (qui n'auront plus besoin de travailler, comme leurs parents l'ont fait)... Enfin, on offrira des logements, des ressources et des allocations familiales à tous les jeunes, à tous les sans-abris comme à tous les immigrés parce qu'ils sont ici et que c'est entièrement de notre faute, les capitalistes et les colonisateurs ! ».

Ah, culpabilité, quand tu nous tiens ! Surtout, n'en déduisez pas qu'il encourage l'immigration du monde entier à venir en France... Enfin, sans rire: une fois Mélanchon élu, quel pays offrirait autant d'avantage avec sa seule planche à billets ? À moins que l'inflation conséquente ne tue ce beau rêve et ne jette la population dans la misère, comme en Argentine ou au Venezuela ?

Dommage, c'était un beau rêve... En attendant, Mélanchon ne devrait-il pas se contenter de sauver la Nature, d'encourager les énergies alternatives et de protéger la vie animale ? Car il ne pourra pas tout faire à la fois et je pense qu'il lui faut choisir son camp, maintenant. Bien sûr, son programme est formidable mais trop d'orgueil tue l'orgueil et je ne le vois pas devenir Président. Peut-être pourrait-il s'atteler à écrire un nouveau projet de Constitution européenne incluant la protection du vivant, dans le but de remplacer ou compléter la vision de Valéry Giscard d'Estaing, qui lui a publié en 2014 :
« Europa - La dernière chance de l'Europe ».

Emmanuel Macron, à l'opposé, est infiniment plus consensuel... et sans suites fâcheuses dans l'immédiat.

vendredi 24 février 2017

Billet d'humour : « Un petit tour de France... crapuleux », dans le blogiblag du 25/02/17 (LJ ©2017).

Macron, c'est le « plan B » de Fillon ! Oui, ça pue l'arnaque de droite... Les financiers tentent de nous terroriser (en même temps que le terrorisme islamiste) pour nous forcer à voter dans leur intérêt.

Le Salon de l'Agriculture qui ouvrira le 25 février à Paris, ce sont 3 800 animaux magnifiques mais hélas destinés à l'abattage : ils finiront après le salon exactement comme les milliards d'autres animaux, dans des camions puis dans les anti-chambres de la mort... avant de se faire accrocher par un croc de boucher et soulever d'une patte, égorgés et dépecés à moitié-morts ou à moitié-vivants, suivant que vous êtes pessimistes ou optimistes. Les volatiles ne seront pas représentés de peur de propager la grippe aviaire : un million d'oiseaux dont 600 000 canards des Landes seront occis directement dans les élevages. La vie animale ne vaut plus grand chose et nous baignons dans l'immoralisme à tous les niveaux. Faut-il encore parler de civilisation ?

« Disneyland Paris » qui fête ses 25 ans, c'est 320 millions de visiteurs... mais 1 petit milliard d'euros de déficit correspondant seulement à 1% d'intérêts
sur les emprunts à  6 % prélevés directement  par la maison mère aux États-Unis, de sorte que Disneyland Paris est éternellement déficitaire et paie un minimum d'impôts. Tout autour, ils sont propriétaires de terrains, d'hôtels, d'un golf, de centres commerciaux près d'une ville nouvelle (Val d'Europe, qui héberge ses employés) desservis par le RER A (financé par la région), par l'autoroute A4 à péage (payée par les automobilistes) et par une gare TGV (subventionnée par l’État) ... mais pour quelles bénéfices au total de la Walt Disney Company ? Il y en a qui se sucrent sacrément bien au passage, il me semble... Ne faudrait-il pas ouvrir une enquête publique pour nous expliquer la combine ?

L'élection présidentielle en France qui aura lieu les 23 avril et le 7 mai 2017 rassemble déjà près de 80 candidats... mais seulement 5 candidats,
« les Daltons », sont visibles quotidiennement dans les médias comme têtes de listes des principaux courants politiques : Le Pen, Fillon, Macron, Hamon et Mélanchon . Déjà, la candidate Marine Le Pen est sous le coup d'une enquête à laquelle elle refuse de répondre et un autre candidat, François Fillon, a vu s'ouvrir une information judiciaire à son sujet, de sorte que les journaux et les télés nous présentent les candidats les plus corrompus comme les meilleures options aux élections, façon Trump... Merci ! Quand vont-ils s'apercevoir de leur erreur et changer leur fusil d'épaule ?

Emmanuel Macron, le seul de ce « Club des 5 » qui n'a jamais été parlementaire, ne traîne pas toutes ces casseroles étant donné son jeune âge et son manque d'expérience : ses concurrents cherchent le moyen de le salir ! Il s'est adjoint François Bayrou, un vieux briscard, sous condition de moraliser la vie politique... Hélas, Macron est au service de la City, des banques d'affaire qui polluent notre économie et des lobbies. Il n'a pas prévu de taxer la finance crapuleuse des paradis fiscaux, les multinationales de l'exemption fiscale, les rentiers millionnaires et il ne se prononce toujours pas pour la sauvegarde de la planète, ce qui satisfait bien les industriels. En somme, il est à droite !

Jean-Luc Mélanchon, lui qui sait à quel point les parlementaires sont corrompus et vendus aux lobbies, exige de réunir une Assemblée constituante pour fonder une  VIe République... et pour virer tous les parlementaires des anciennes assemblées, après le gouvernement imbécile de François Hollande. Eureka ! En 1793, le citoyen Mélanchon aurait formé un « Comité de salut public » et passé lui-même par la baïonnette tous ces députés et sénateurs traîtres à la nation. Quelle chance ils ont de vivre en 2017... Mais sans aller jusque là, peut-être est-il temps de rénover de fond en comble la classe politique ?

D'autres candidats aux élections présidentielles de 2017 sont formidables : Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle etc. qui devraient prendre la place de ces politiciens corrompus. Mais le système politico-économique issu d'après-guerre et des « Trente Glorieuses » tend à se perpétrer indéfiniment. D'ailleurs, les indices boursiers n'ont jamais été aussi hauts et les golden boys parient à la baisse comme à la hausse... Ainsi, les profiteurs se sont encore renforcés depuis la crise de 2008. 


Des dossiers sont ouverts sur la souffrance animale, sur la pollution chimique de l'eau et de l'alimentation, sur les détournements des multinationales, sur le réchauffement planétaire et le diesel etc. Peut-être est-il temps d'ouvrir le dossier à propos de la corruption de la classe politique et des parlementaires, et surtout de leur main mise sur les choses de l'État.

Mais la Droite de Fillon et de Le Pen nous fait : « Circulez, y a rien à voir ! ». Pourtant, le parquet national financier a décidé de l'ouverture d'une enquête judiciaire ce vendredi 24 février pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique ». Pas de trêve pour les pourris... Faut-il en rire ou en pleurer ?

lundi 20 février 2017

Fillon nous fait du Trump : « Le bal des faux-culs », dans le blogiblag du 21/02/2017 (LJ ©2017).

Oui, sa rhétorique à des relents de vieille Amérique. Fillon joue les outsiders depuis l'affaire des emplois fictifs mais s'agace du traitement médiatique à son sujet ( et comme le dit si bien Donald Trump à propos de la presse américaine : « Les fake news médias ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis du peuple américain »). Oui, comprenez bien, Fillon est investit par le peuple de France d'une grande mission et le suffrage universel va le laver de sa cupidité : surtout, la fonction de président de la République française bénéficie d'une immunité, accompagnée d'irresponsabilité et d'inviolabilité ! Miracle, le voici donc bientôt au dessus de tous soupçons, adoubé par ses sympathisants.

Mais, de fait, ça ne marche pas vraiment comme ça en France et Sarkozy le lui aura répété ce mercredi, au 77 rue de Miromesnil. Moi, j'ai envie de dire à cette Droite décomplexée, pour ne pas dire crapuleuse : « Par pitié, arrêtez la machine ! ». Car avec ses gros sourcils, le sanglier de la Sarthe va finir dans un pot de rillettes du Mans ( et rien à voir avec le circuit automobile du même nom ). C'est qu'il a contre lui l'opinion et les médias, les fonctionnaires et la bureaucratie, les gagne-petit et les banlieues etc. Alors vite, un exorcisme : « Sarkozy, sort de ce corps ! ». Fillon se rebiffe sous les croix et les têtes d'ail, suivi par une nuée de petits curés qui s'agitent tels des moucherons derrière ses fesses de « gentleman farmer ». Quoi, même pas un archevêque pour prendre sa défense ? L’Église n'est plus ce qu'elle était en ces temps d’obscurantisme.

Peut-être devrait-il aller chercher vers le Liban ou l'Algérie les voix manquantes à l'appel, à la mode socialo-communiste ? Si la France profonde est écœurée par ses détournements des finances publiques, les descendants d'immigrés lui feront-ils plus confiance dans les banlieues ? Après tout, eux aussi font du business qui ne s'embarrassent pas beaucoup de scrupules... Mais je parierais plutôt sur Mélanchon (l'extrême-gauche anti-européenne et anti-américaine) ou éventuellement sur Benoît Hamon parce qu'ici, un ministre de Sarko, ça pue l'embrouille à plein nez.
    - Eh, nique ta race !

Pourtant fin novembre 2016, c'était bien François Fillon le calife à la place du calife ! Lui, le vainqueur de la course en sacs de la primaire LR, avec le score fabuleux de presque 3 millions d'électeurs, se voyait déjà au deuxième tour des élections présidentielles face à Marine Le Pen : la messe était dite, amen !

Hélas, il a perdu un bon million d'électeurs et toute sa superbe depuis le Penelopegate fin janvier 2017, même que 65 % des Français attendent son retrait des élections. Brusquement, le voici devenu presque humain avec des yeux de cocker, à la messe ou s'en allant pleurnicher chez Sarkozy... mais sans jamais renoncer à la présidence. Droit dans ses bottes, les pieds dans la crotte.

Aujourd'hui les sondages lui accordent à peine 3 millions de sympathisants du LR, soit moins de 7 % d'intentions de votes sur les 45 millions d'électeurs attendu : le suffrage universel décidera de sa mise à la retraite anticipée mais qu'importe, il veut y croire encore ! Tout est possible d'ici là et ses équipes s'occupent de dénigrer un à un ses concurrents, avec peut-être l'aide du KGB et de Poutine... Quoi, Marine Le Pen aura bien l'agrément de la CIA au service de Trump !

En attendant, le discours « Fillon » ressemble à la méthode Coué quand il doit se convaincre de son succès attendu et s'envoyer des fleurs. Pire, le voleur craint de se faire voler, mais quoi donc ? Son succès à la primaire, pardi ! Et par qui ? Non... Ne parlez pas de Jean-François Copé ! Horreur, malheur, faudrait tomber bien bas...

Étonnant et pathétique à la fois, Fillon comme Donald Trump essaie de soigner sa blessure narcissique à coups de meeting, sauf qu'il lui est difficile de se présenter à ses réunions (comme à la Réunion) sans se faire abreuver de quolibets et de bruits de casseroles... Tout le monde n'a pas le service d'ordre d'un Donald Trump et Fillon-le-combinard doit entrer sous les huées, à l'égal d'un vulgaire sympathisant de Marine Le Pen qui se ferait conspuer.

Ah, les tribuns (de foule) ne sont plus ce qu'ils étaient. Mélanchon-le-coléreux et Macron-le-petit doivent faire bien des envieux en remplissant des salles entières sans aucun malaise.

Ainsi méprisé, comment Fillon pourrait-il se rendre audible et court-circuiter les médias ? Toujours pour imiter Trump au sommet de sa « Trump Tower », il a décidé de s'adresse à ses sympathisants sur les réseaux sociaux mais en inversant la proposition, c'est à dire qu'il parle directement « au nom du peuple ». Moi, je l'imagine bien juché en haut des tours de son manoir de Beaucé, sa tour d'ivoire.

Fillon, manipulateur sur les réseaux sociaux :

« Ne nous laissons pas intimider, ni par les attaques, ni par les quelques manifestants qui voudraient nous empêcher de parler ; ils font du bruit ? Nous, nous défendons un projet pour la France et en démocratie, c'est le suffrage universel qui décide et lui seul ; alors continuons ensemble, tenons bon parce que la victoire est à notre portée, et bonne campagne à tous ».

Ainsi, le suffrage universel aurait la vertu du saint lavement des pieds : François Fillon ira donc jusqu'au bout, quelque soit la décision de la justice, et même s'il est mis en examen. Il s'est contredit à quelques semaines d'intervalle puisque ses avocats n'ont pas pu désister le Parquet national financier (PNF) de l'affaire mais
« Fillon a reçu la bénédiction des urnes aux primaires » insiste le président du Sénat, Gérard Larcher.

Ta rhétorique, François, a des relents d'Amérique*.

*Tes états d'âme sont pour moi Éric, comme les états d'Amérique / Luna Parker

samedi 18 février 2017

« Les républiques putassières inventées par nos candidats aux élections présidentielles de 2017 », dans le blogiblag du 19/02/2017 (LJ ©2017).

Pour moi, évidemment, la république est une et indivisible... Alors comment se fait-il que pour 15 candidats à la Présidence en 2017, il y a le choix entre quinze républiques différentes ? Et là, je flippe ma race !

Sans parler des « nouvelles républiques » improbables, celle de Mélanchon et de Hamon, je voudrais évoquer celle de Macron et de Fillon.

Celle de Fillon, c'est une république de vieux briscards occupés à s'enrichir en puisant dans les caisses de la République Française, rien que ça... « Je laisse le suffrage universel décider ! »... C'est ça, enfoiré !

Celle de Macron est plus énigmatique parce que ce candidat fait tout pour dissimuler ses intentions. Et le peu qu'il révèle est pure démagogie. J'avais une certaine considération pour l'intelligence de cet énarque mais là, je dois avouer qu'il m'a estomaqué : « La colonisation [en Algérie] est un crime contre l'humanité ». Tiens donc, c'est nouveau !

Déjà, j'avais des doutes sur « City man », l'homme des banques recouvert d'un verni « geek ». Car Macron de Rothschild, c'est le virage à Droite de François Hollande en faveur de la finance internationale : tous les économistes nous expliquent pourtant que les multinationales ont détourné en France 70 milliards d'euros l'année dernière, soit le montant de notre déficit national et aussi le budget de l'éducation qui sont expédiés directement aux paradis fiscaux. Bravo le GAFAMacdo ! Qu'importe, Hollande a effacé l'ardoise et pressé le peuple un peu plus... En plus, Macron c'est l'ami de Ségolène Royal, la ministre qui a enterré l'écologie et les énergies renouvelables attendues
en France pour préférer l'énergie atomique ( 150 milliards de dettes pour le nucléaire en France, dont 100 milliards pour maintenir un parc vieillissant).

Mais l'Algérie a-t-elle subi un « crime contre l'humanité » de la part de la France, pour recevoir hier les excuses d'un petit apprenti président ? Son mea-culpa inespéré dans le désert politico-médiatique a des relents de décadence occidentale sur fond d'humanisme : peut-être croit-il faire son devoir de " bon petit socialiste " comme d'autres sont des " bons chrétiens " qui vont à confesse, façon Fillon, pour obtenir l'absolution ? Ou bien veut-il refaire l'histoire et endosser les responsabilités des colonisateurs anglais,
américains, espagnols, portugais, allemands, belges etc. qui sont partis conquérir le monde ? Voyons, est-ce par ignorance, suffisance, prétention, provocation, niaiserie ou pure connerie de débutant ? C'est que l'acte a été prémédité pour faire parler de lui : Macron a pris la grosse tête en se faisant accueillir par le plus grand pays d'Afrique, soit 4 fois la France, quand d'autres candidats se sont contentés de visiter le Liban. Il a donc marqué le coup, hum...

Pour Macron, l'Algérie serait en somme la victime d'un ancien génocide français équivalent à celui des Juifs exterminés par les nazis ou celui des Tutsis exterminés par les Hutus. Allez poser la question aux « pieds-noirs »... L'Algérie est-elle seulement intervenue pour sauver les Tutsis massacrés dans des églises à seulement 5 heures de vole de ses aéroports ? A-t-elle jamais montré de la compassion pour les Juifs ou les derniers chrétiens d'Orient, qui ont contre eux tous les musulmans réunis dans une oumma guerrière et conquérante ?

Après, comment expliquer que la France continue de faire la police en Afrique et que les contribuables français paient des milliards d'euros, en accroissant une dette abyssale ? Macron est comptable  de cette politique et de ses nombreuses victimes en tant qu'ex-ministre de l'Économie et des Finances. Avions nous reçu ce mandat de l'Europe et de l'Afrique ? Et pour quel défraiement de nos forces armées ? Demain, nous serons traités de criminels de guerre par ceux qui nous applaudissaient... En attendant, nous nous payons de mots et de gloires mal placées, au gré des visites de nos candidats.

Alors désolé mais je n'y vois qu'une opération racoleuse et putassière de plus. Macron fait du Hamon en victimisant les fils d'immigrés mais en même temps, rien qu'à Paris deux flics ont été brûlés dans leur voiture, un pauvre Chinois c'est fait tabasser à mort en pleine rue et une petite fille a failli être brûlée vive pendant la manif pour Théo... Les Chinois, les mères de familles et les petits vieux sont des victimes toutes désignées et les enfants sont rackettés, qui ne peuvent tout simplement pas venir tout casser et brûler dans les rues devant des cordons de CRS.

Déjà, les racailles attendent la dépénalisation du cannabis grâce à Hamon et Mélanchon. Imaginez bientôt les mères de familles avec des gamins drogués jusqu'aux yeux :

- Allo police, mon fils s'est enfermé dans sa chambre après qu'on l'a jeté de l'école. Il ne fait plus que fumer du haschich, venez m'aider !
- On ne peut rien pour vous, madame, c'est légal, même le crack. Mais vous pouvez signer la pétition sur internet... Salut !

Après, les fournisseurs baisseront les prix sur la cocaïne, la morphine et toutes les drogues de synthèse. Merci messieurs ! Toute le jeunesse sera shootée à mort et son intelligence baissera encore de cinq points. Même que tous les diplômes français passeront en version QCM, histoire de ne pas défavoriser ces pauvres petits des banlieues. Seuls les fils de riches et les bourgeois s'en sortiront dans des écoles privées : du coup, les musulmans imposeront leurs écoles religieuses etc. Effet boule de neige garanti.

Non, je n'ai pas de doutes que Macron, avec son slogan « La France en Marche », soutiendra la reprise des essais sur le cœur artificiel « Carmat ». Mais pour le reste, j'avoue que j'ai des doutes : par exemple, fera-t-il payer des impôts aux multinationales correspondant à leurs bénéfices effectifs en France ? Merde ! Faut-il préférer la république de « Debout la France » avec Nicolas Dupont-Aignan ? Peut-être.

lundi 13 février 2017

Billet d'humour : « Apologie du christianisme... Onfray n'a rien compris, dommage ! », dans le blogiblag du 14/02/17 (LJ ©2017).

Michel Onfray, c'est l'auteur du «Nihilisme pour les nuls» et du fameux «Connerie intégrale» en 15 volumes. En ces temps d'élections présidentielles, d'impuissance et de démission, il a pour exemples Benoît Hamon qui s'apprête à vendre du cannabis aux jeunes des banlieues, Mélanchon qui veut ouvrir la France à l'Afrique, Fillon qui se fait remonter les bretelles par le petit curé de la paroisse pour avoir abusé des finances publiques mais avec des airs de repentance... mon dieu!

L'Occident est-il décadent comme l'affirme Michel Onfray? Au contraire, j'ose penser que l'Occident et le christianisme (qui sont à l'origine de l'iconographie, l'imprimerie, la photographie, les réseaux électriques, les télécommunications et finalement «la société de spectacle»), sortiront les grands vainqueurs du 21éme siècle.

Non, bien sûr, je n'ai pas lu son dernier ouvrage et ce n'est pas nécessaire puisque du haut de sa chaire universitaire invisible, le philosophe pontifie et poncifie à loisir. 
Ainsi, Onfray s'imagine faire le hold up du siècle contre le christianisme mais son dernier livre n'est qu'une compilation des tentatives précédentes, depuis le siècle des Lumières en passant par la Révolution française, la laïcisation, la séparation de l’Église et de l’État, mai 68, la bande à Baader et le développement du terrorisme musulman, etc. Tous ont échoué lamentablement parce que l'Occident est entièrement christianisé des pieds à la tête: les institutions, la justice, le calendrier, le commerce international et les finances, les sciences, la médecine, le bâtiment, les guerres, l'information, le cinéma, les séries policières ou les telenovelas, les sentiments, l'amour, la haine, la bonté, la générosité, le bien et le mal à la base de tout...

Michel Onfray, notre philosophe des plateaux télé, s'imagine achever l'Occident malade d'un christianisme sanguinaire en tuant Jésus Christ une bonne fois pour toutes: «mon constat est clinique, dépourvu d'animosité»... Moi j'y vois plutôt une colère froide et cérébrale.

Jésus n'est plus selon lui qu'une fable sans chair et sans visage, mais c'est cette chair symbolique que le curé continue d'offrir post-mortem à ses communiants. Et qu'importe pour les chrétiens la rage de ce philosophe impuissant puisque le christianisme, celui malmené par le philosophe chez Ruquier ou chez Zemmour, est passé d'une minuscule secte martyrisée à 2,2 milliards de membres aujourd'hui répartis dans le monde entier, sans compter les religions dérivées. D'ailleurs, l'islam n'a-t-il pas commencé à étudier notre religion pendant cinq siècles pour ensuite la combattre avec Mahomet, un chef de guerre arabe? L'islam n'est en somme qu'un sous-produit concurrent du christianisme, Monsieur Onfray, et c'est pourquoi Mahomet a prévu une clause interdisant aux musulmans de revenir en arrière et de se convertir au christianisme, sous peine de mort. Et vive la liberté religieuse!

Les pires ennemis des musulmans sont-ils les chrétiens d'Europe, les luthériens scandinaves, les protestants d'Amérique du Nord, les orthodoxes de Russie ou bien Erdogan et Bachar el-Assassin? Il y a une erreur manifeste chez les terroristes car l'islam ne s'est jamais mieux portée qu'en collaborant avec la chrétienté. L'islam est l'ennemi de l'islam quand daech ou al-Qaïda ne sont que haine et poison!

Pire, et c'est bien ce qui excède nos musulmans réactionnaires: le christianisme, quoique mis a mal et torturé par des bandes criminelles, fait mieux que résister et sort fortifié de l'épreuve. Et ce christianisme est désormais deux fois millénaire et puissamment armé depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, qui offre la paix à la planète contre le commerce international, pour 7 milliards d'habitants toutes confessions confondues sur les 5 continents, soit la grande «société du spectacle» couverte par les émissions des satellites chrétiens. Même les peuples les plus incrédules ont adopté les codes occidentaux et ils se reconnaissent volontiers dans l'amour inconditionnel de Jésus Christ, l'idée d'un commerce florissant et sa morale chrétienne, et ils aiment quand nos films finissent bien. Curieusement, il n'y a que Michel Onfray et ses copains islamistes pour vouloir que ça finisse mal: il est évident qu'ils ont décidé de prendre le contre-pied de l'Occident et du christianisme, les pauvres...

Le christianisme prend ses lettres de noblesse en même temps qu'il maintient les équilibres entre les peuples: il n'a plus besoin de s'imposer par la force et se moque bien de Michel Onfray. La France par exemple, conçue comme une immense tour de Babel avec la tour Eiffel au centre, permet de faire converger des dizaines de millions de touristes chaque année en provenance de toutes les nations, qui ne sont nullement contraints de venir les fers aux pieds pour prier Jésus Christ, comme jadis les esclaves d'Afrique. Et le miracle se reproduit dans toutes les grandes capitales européennes jusqu'à New York et jusqu'au Kremlin, n'en déplaise à Donald Trump ou à Poutine.

Le philosophe peut prétendre que la bonté de Jésus n'est qu'une fable, les évangiles illuminent nos vies et qu'importe si Nazareth n'était en réalité qu'un petit village perdu avec un nom imprononçable, il y avait à cet endroit un charpentier qui irradiait de bonté... Oui, qu'importe s'il ne faisait aucun miracle, cela ne le rend que plus humain... Et qu'importe si les moines et les exégètes ont fabulé sa vie car on rêve tous de le rencontrer. Après, a-t-il chassé les marchands du temple avec une corde en guise de fouet? Et pourquoi pas, si encore il a bien existé... Ou bien n'est-ce que le symbole d'une lutte contre un manque cruel de spiritualité, comme aujourd'hui dans notre société bétonnée et consumériste? Mais cela ne fait pas du Christ le complice d'Hitler et du nazisme, bien au contraire.

Car, cher monsieur Onfray, vous avez tort d'attaquer le fils de Dieu, l'homme et le prophète dans sa noblesse... Il suffisait de s'attaquer à l'imposture, aux religieux et aux dévots qui ont trahi pendant des siècles l'enseignement de Jésus de Nazareth au nom d'une Église toute-puissante et de papes malfaisants. On les connaît, ce n'est pas une découverte: ils ont pratiqué la christianisation forcée et l'inquisition, et la religion chrétienne a été l'instrument des conquêtes au service des rois et des empereurs, des états et des armées, des conquistadors et de tous les mercenaires venus d'Europe. L’Église et le Vatican ont prospéré jusqu'à la colonisation mais après notre retraite derrière les frontières figées, l'Europe compte presque 745 millions d'habitants plutôt prospères qui pensent tous ensemble: «tu ne tueras point, tu ne feras pas de mal à ton prochain etc.». Par contre, l'Islam qui s'étend du Maghreb au Moyen-Orient en passant par l'Asie est loin d'être aussi prospère et ses guerres sont permanentes et monstrueuses. Non, le succès est bien du côté de l'Occident et de la chrétienté, n'en déplaise à notre philosophe insupportable, pessimiste, rationaliste et matérialiste.

Il ne suffira pas d'avoir un taux de natalité élevé à «la religion la plus con du monde» pour conquérir l'Europe et la soumettre, parce que le christianisme a dépassé la taille critique, quand aucune organisation ne peut plus l'attaquer que par des pichenettes qui lui tapent dans les pieds. Le christianisme atteint la sagesse ineffable, celle des vieilles religions comme l'hindouisme, le confucianisme. Jésus lui a atteint la taille d'un mythe indestructible, comme Superman sur Krypton et comme Bouddha.

Alors, faire croire aux musulmans que le christianisme est décadent, en train de mourir, est une erreur majeure et un pousse-au-crime. J'en veux pour exemple ce pauvre musulman qui a fait le voyage jusqu'à Paris pour attaquer à la machette quatre militaires devant le musée du Louvre: quelle bande de salauds lui ont fait croire que les fusils mitrailleurs étaient chargés à blanc et que les militaires n'allaient pas se défendre?

Non, monsieur Onfray, c'est très mal se comporter ainsi car vous incitez ces pauvres gens à la haine religieuse et au terrorisme: pas étonnant qu'ils vous citent dans leurs vidéos! Et Jésus n'a pas besoin d'être réel ni de vous prouver son existence! On comprend que vous n'ayez pas la foi mais surtout un immense ressentiment...

Après, deux-mille ans d'évangélisation ont permis à Jésus de survivre à l'obscurantisme et à traverser des siècles de confusion transpercés «in extremis» par la philosophie des Lumières, le rationalisme et les sciences. Pas mal pour une fable, un fantôme, une invention de toutes pièces... Et qu'importe si des centaines de villes continuent de se disputer encore aujourd'hui les prétendues reliques de ses restes, des bouts de la sainte croix et des épines de sa couronne, des morceaux de son suaire et des centaines de petits morceaux de son prépuce divin, dixit le philosophe goguenard. L'important n'est-il pas que l'imaginaire populaire du monde entier se soit approprié le «sauveur» des Juifs et des Chrétiens, au nom du bien ?

Maintenant, la «sacralité» et la «sainteté» qu'auraient pu nous conférer cette origine divine judéo-chrétienne nous dessert... Tiens, au lieu d'être protégés, nous voici attaqués de toutes parts par l'islam radicale, par les communistes vengeurs et par la science officielle qui veut déconstruire l'homme brique par brique et le recomposer génétiquement: curieusement, tous se prétendent «progressistes» , exactement comme nos candidats aux élections présidentielles de 2017. Macron se rêve en révolutionnaire et Fillon se déclare le seul candidat du changement, c'est tout dire!

Si les «créationnistes» ont imaginé en lisant la genèse que Dieu à créé l'homme à son image en six jours, les «animistes» pensent eux que c'est notre mère Nature qui en 4,5 milliards d'années d'évolution a expérimenté la la vie dans toute sa diversité. Mais les scientifiques eux sont des vilains «interventionnistes» qui prétendent court-circuiter les processus infiniment lents et complexes de la nature pour sortir l'homme de l'évolution lente et le pousser dans le vide froid interplanétaire.

Onfray, qui s'oppose bien sûr au créationnisme, s'empare de «l'avènement de l'homme augmenté» et du «transhumanisme» pour nous confirmer que Dieu est mort et que les hommes doivent prendre son relais , donnant la part belle aux interventionnistes, aux généticiens, aux biologistes de tous poils et aux chimistes adeptes du transhumanisme. Tout porte à croire pourtant que l'Homme, au sein d'une nature protégée, aurait évolué pour le mieux pendant le million d'années à venir, indépendamment de toute intervention brutale sur ses membres et ses organes comme dans ses gènes.

Hélas, monsieur Onfray,
Toutes vos preuves de décadence sont réductrices: 

L'art ne se réduit pas en Occident aux «boîtes à merde» de Manzoni ou à «l'Urinoir» de Marcel Duchamp, même si la laideur et l'opportunisme sont au rendez-vous des musées.

Toute votre philosophie n'est que verbiage: la parousie, l'eschatologie, le nihilisme, le consumérisme, le progressisme, le messianisme, la post-vérité, le post-humain, le post-territoire, la réalité virtuelle.

Tous vos marqueurs sont subjectifs et artificiels : la naissance improbable de Jésus suivie de l'hégire, le rousseauisme totalitariste, la naissance de l'athéisme avec Jean Meslier, la fin de l'Occident avec Ben Laden, le projet transhumaniste, les réactionnaires (les chrétiens et la Droite) contre les progressistes (l'Islam fantasmée et la Gauche).

Il faudrait plutôt opposer la «société du spectacle» occidentale à des religions régressives, terrorisées à l'idée par exemple de passer de Mahomet au 21ème siècle. La crainte des religions belliqueuses est de se faire absorber par un christianisme énorme mais de plus en plus diffus, soluble dans l'information et l'informatique.

Michel Onfray, le philosophe des plateaux télé, est inclus dans ce spectacle politico-médiatique pour les nuls et n'a donc aucune impartialité. Au contraire des lanceurs d'alerte, il s'apparente plus au professeur Calys qui annonce la fin du monde à Tintin dans «L'Étoile mystérieuse» de Hergé qu'à Julian Assange. La vente de ses livres est probablement sa seule jouissance. Alors, son dernier pavé de 650 pages qu'il balance dans la mare aux canards, est-ce «l’Évangile du Diable» écrit par l'anti-messie ? Ce serait lui faire grand honneur... Dès fois, il me plaît d'imaginer Onfray comme le diable, Satan ou
Méphistophélès, un bouc en rut, la bête de l'apocalypse: j'imagine que Laurent Ruquier lui tient le chibre en l'air et le branle pendant que ses deux acolytes Moix et Vanessa Bourgrave lui tiennent la chandelle, à défaut d'un chandelier à sept branches. Et puis tout de suite après, je ne vois plus qu'un gros bonhomme avec une petite bite qui se pisse sur les orteils... Dommage, la «Décadence» a fait pschitt...

C'est Tzvetan Todorov, décédé le 7 février 2017, qui disait: «vouloir le bien à tout prix pour les autres est pire que le mal que l'on combat», ce qui résume parfaitement la philosophie de Michel Onfray. Mais curieusement, le philosophe n'a que «Jésus Christ» à la bouche, la personnification du bien... Il résout son conflit simplement : «l'Occident est décadent et c'est l'Islam de Ben Laden qui doit le remplacer*!».
 
Michel Onfray dans son spectacle permanent apprécie d'utiliser la magie du direct pour nous convertir à l'islamisme, le choix par défaut:

    - Attention... Maintenant je tue le Christ, qui n'est qu'une pure invention, et notre civilisation s'écroule sous vos yeux ébahis! Il ne reste plus que Allah...

On y croirait presque! Après, il faut penser que dans la doctrine religieuse intitulée «millénarisme», le Messie revient pour chasser «l'Antéchrist», juste avant le Jugement dernier: il chassera donc Michel Onfray et ses copains islamistes à coups de pieds au cul comme jadis les marchands du temple, amen.


* D'après son livre intitulé : «Décadence... De Jésus à Ben Laden, Vie et mort de l'Occident».