vendredi 22 juin 2018

Souvenirs d'été : «Les vacances de monsieur Noland» dans le blogiblag du 03/07/2015 (LJ ©2018).

Dans les rôles de :

François Noland            F. Hollande
Manuel Walls                M. Valls
Domi de Saint-khan      D. Strauss-Kahn
Sarko                              N. Sarkozy
Macron de Rothschild   E. Macron
Ségolène Royale           S. Royal
Julie G.                          J. Gayet
Najat Belkaça         N. Vallaud-Belkacem


François Noland avait réuni ses ministres à table pour les briefer de la sorte:
Bon, les enfants, hein... C'est les vacances... Je veux pas voir un poil de cul qui dépasse du slip de bain! Vous connaissez les paparazzis, la CIA, la NSA, je vous fais pas un dessin... Et vous restez en contact à deux heures d'ici, pas plus loin.
_Bah, deux heures en jet, moi j'ai vais à Barrcélone!
_Ah non, Walls, pas de conneries, le jet en famille c'est fini! Prends le TGV, ça te fera du bien...
Le premier ministre se rembrunit mais releva le menton avec un grand sourire pour dévisager la tablée. Même Ségolène piquait du nez en tripotant du bout des pouces son iphone.

_…Et je vous rappelle que les smartphones sont interdits pour m'appeler! Vous prenez le portable crypté Teorem, hein, c'est valable pour tous... Julie G. battit des cils en réponse. Ségo se fendit à son tour d'un sourire charmant tout en rabattant son caquet. Incroyable! «Dans ton cul» ne faisait pas partie de ses expressions favorites mais elle la pensa très fort.

Noland était dans un grand jour. Ses ministresses avaient sorti les jupes-raz-la-foune et les mini-shorts moulants pour le pique-nique dans les jardins de l’Élysée. La petite Belkaça l'émoustillait grave! Il rêvait de les buriner toutes à la fois au dessert après un délicieux concours de tee shirts mouillés: envoyez la crème! Mais bon, le jardinier avait coupé prudemment l'arrosage automatique une demi-heure plus tôt et l'après-midi commençait dans une moiteur de sous-bois.

François se perdait dans son verre de rosé, sa robe et ses reflets mouvants sous un rai de soleil qui transperçait les frondaisons. Il préférait l'ombre des arbres à la toile de tente, celle des campagnes napoléoniennes. Il était content d'être passé au travers de tous les pièges cette année, dont la célébration de Waterloo, morne plaine... Les Anglais, les Allemands et les Belges rejoints par les Prussiens avaient vaincu Napoléon au physique comme au moral, avec au terme de la bataille 50000 de nos soldats blessés, morts ou disparus, plus que dans toutes les armées adverses réunies. Pas de quoi fanfaronner à Waterloo, même 200 ans après!

Et puis Noland se voyait mal caricaturé avec un bicorne sur la tête, celui de l'empereur à la cocarde. Pour se faire traiter de chef d'état «présomptueux et arrogant»? Simplicité, simplicité, basta des héros! En plus, la célébration de Waterloo aurait fait de l'ombre à celle du 14 juillet.

François fit un clin d’œil par dessus son verre de vin à son fidèle Manuel qui n'attendait que cela, le regard mobile sous le sourcil pointu, à l'affût tel un chasseur de palombes. Ségolène Royale et Macron de Rothschild, l'Ancien et le Nouveau Régime, se faisaient des sourires compassés en se tendant le pot de caviar dans un essai méritoire de s'apprivoiser mutuellement:

_À la bonne franquette ma chère!

Rêveusement, le Président se demandait comment faire pour accueillir plus de «migrants» en France contre toute logique, soit autant de chômeurs et de sans-abris par milliers. Et puis la Grèce, quelle catastrophe! Sarko n'avait pas tort de s'inquiéter de tout ce qui se passait par là... Les guerres balkaniques contre l'Empire Ottoman, Sarajevo et la Première Guerre mondiale, la Campagne des Balkans et la Seconde Guerre mondiale etc. L'affaiblissement de la Grèce et le jeu de la Russie étaient de mauvaise augure: l'Europe ne pouvait tout simplement pas lâcher ce petit pays à ce moment là de sa construction ni l'autoriser à une alliance contre-nature. Un Aléxis Tsípras avec sa tronche de cake s'imaginait jouer sur un échiquier à la manière d'un Poutine. Mais ce fouteur de merde devrait sauter bientôt et tous les services secrets travaillaient déjà sur le scénario de sa disgrâce...

Et puis maintenant Sarko prenait des airs de général en campagne pour venir lui donner des leçons, à lui, en rejouant son échec aux élections de 2012: un père-la-vertu dans ses promesses et un va-t-en-guerre dans ses analyses.

Qu'importe, la provoc' fonctionne toujours pour l'opinion publique: Domi de Saint-Khan était pressenti (dans un sondage Viavoice) comme le meilleurs candidat de la Gauche après Walls pour les présidentielles à venir! À l'heure de «YouPorn» tout semblait possible. Une sexualité «épanouie» n'était plus un handicap, passées les condamnations. Noland s'en félicitait par moments: qui pourrait lui en vouloir pour ses quelques aventures extra-conjugales? D'ailleurs, le couple politique original «François-Ségo» s'était reformé (comme prévu de longue date). Même le Président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, n'en finissait plus de renaître de ses cendres.

Oui, toutes les configurations étaient possibles pour être un bon candidat aux élections de 2017: une main de fer sous un gant de velours, celle d'une femme, d'un homo, d'un pervers, voire d'un tortionnaire, tous aimables et doux à la ville. Par opposition, les candidats refoulés devenaient des «jouisseurs sans destin», suivant la formule lapidaire autant qu'arrogante de feu le président Mitterrand.

Arrivé à ce point de réflexion, Noland se prit à soliloquer et toutes les conversations oiseuses engagées autour à sa table s'éteignirent. Sa voix se fit plus claire au fur et à mesure de son discours :

_…le constat est amer les enfants: «Les Guignols de l'info» vont disparaître des écrans de nos concitoyens si je ne fais rien et la Une de «Charlie Hebdo» tutoie l'insignifiance: notre humour national issu du gros rire qui tâche, bien franchouillard et raciste, cède le pas à la bien-pensance internationale, à ses diktats et au politiquement correct. Les Français en viendraient presque à regretter papy Le Pen et ses mauvaises blagues.

Alors, Macron et Walls, vous me coincez Bolloré dans les chiottes et vous lui faîtes un shampoing "Canal Plus WC": il oublie ses conneries et devient amnésique! Si c'est un coup de jarnac de Sarko, je le saurai tôt ou tard... Je veux la France insouciante, je veux "Intervilles et ses vachettes", "Fort Boyard" et "la Carte au Trésor". Oui, fini de se prendre le chou à la téloche avec des concours de cuisine à la con. De l'air! Si on laisse la Droite-catho-facho prendre les rênes, on aura 65 millions de dépressifs à la rentrée: on va pas se laisser miner le moral? Déjà que j'ai envoyé UberPop se faire voir chez Plumeau: c'est pas que je sois contre le progrès, mais il faut calmer les tensions pendant l'été...

En même temps l'intelligence économique nous a désertés depuis que les Américains et les Chinois nous espionnent, nous contrent, nous copient et pompent tout le génie de nos chercheurs. Ils ont découvert nos points faibles, poussé à la roue de la déliquescence et coulé nos industries: c'est Waterloo dans le slip! Les "Five Eyes" sont redoutables mais je suis obligé de leur laisser carte blanche à deux pas d'ici puisque c'est eux qui nous renseignent sur les agissements de nos compatriotes. C'est du donnant-donnant et ils en savent bien plus que nous...

Pour la création et l'innovation sociale, il faut chercher dans un triangle entre Reykjavik, Stockholm et Copenhague. C'est dire si les syndicats nous mettent dans la merde... C'est à la France maintenant de prendre des leçons de démocratie avec la Suède ou le Danemark: leur société est plus libre (moins de délinquance), plus chantante (gagnants récents du Concours Eurovision de la chanson 2015), plus travailleuse (moins de chômeurs), plus gastronome (les meilleurs restaurants classés au Top 50 après l'Espagne), plus verte (le vélo remplace la voiture), polyglotte (avec l'Anglais), décomplexée (plus de viols aussi), plus automatisée (suivant le modèle de l'industrie allemande) et plus industrieuse.

Chez nous, faut croire que les couilles et le cerveau marchent de pair, c'est pourquoi nous resterons toujours des French Lovers! Mais je ne veux plus de bras cassés dans mon équipe ni de petits joueurs, et n'oubliez jamais que nous avons une réputation à défendre, c'est tout ce qu'il nous reste en France. Ne revenez pas à l'Élysée pour vous faire cirer les pompes: je veux d'autres raisons de vous virer! Allez, je veux de la gaudriole, je veux du cuir et des gros seins, je veux de la vie dans ce gouvernement quoi... Vous avez défendu le "mariage pour tous", soyez-en fiers, vivez à fond votre socialisme et donnez l'exemple. Baisez les filles, vous ne savez pas qui vous baisera! Pour la rentrée, je veux voir dans les couloirs des Montebourg amoureux et des Rachida Dati en cloque. Cet été, ne soyez pas économes de vos fluides, hein hein? Il faut que ça mouille dans les culottes et que ça jouisse dans les chaumières!

Avec Noland, c'était comme tourner à poil devant les caméras: on comprenait mieux son association avec Julie G.

_Bon, je continue ma tournée en Afrique. Si tout va bien, on se revoit officiellement à la rentrée des classes... Et je ne veux pas voir des camions frigorifiques pleins de petits-vieux qui tournent après la canicule! Vous me surveillez ça de près, et s'il fait trop chaud, faîtes péter les bornes incendie. Je ne peux rien faire de plus... Alea jacta est!

Quand François releva la tête, il capta le regard interrogateur de Manuel et l'étonnement d'Emmanuel. La petite Belkaça lui rendit un sourire éloquant plein de promesses. Surpris par cette leçon champêtre (de joie), ses ministres n'étaient pas accoutumés à autant d'emphase présidentielle à propos de leur sexualité. Ce discours, c'était comme une main baladeuse dans la culotte, une ingérence dans les affaires intimes.

Mais dans ces jardins, c'était l'heure du lâcher prise pour un président soit-disant "normal", après tant de contrariétés l'année passée... Alors, vous imaginez les vacances présidentielles, quelle partie de rigolade!

dimanche 3 juin 2018

Macron l' affabulateur doit-il rectifier ses propos ? :« #Make Nature great again », dans le blogiblag du 03/06/2018 (LJ ©2018).

Face à Trump-la-Mort, le président Macron est un arnaqueur. La prolongation des glyphosates et la destruction de la forêt amazonienne ne rendront certainement pas notre planète plus grande et Macron ne rentrera pas dans l'histoire. En même temps, ils prolongent ensemble l'effort de guerre, l'augmentation de l'armement militaire et civil, les centrales atomiques défaillantes, le stockage des déchets pour des milliers d'années dans des sols contaminés etc. Pire, Macron prend pour modèle les Américains pendant la conquête de l'Ouest pour mettre à son tour la Guyane en coupe réglée à coups de fusils  pour tuer les natifs, de milliards de tonnes de dynamite dans la roche et de cyanure dans l'eau au nom de la prospection.

Ainsi, « Make our planet great again » est une formule dévoyée qui ne veut plus rien dire, surtout que nous ne sommes pas les possesseurs de la planète Terre mais seulement les passagers provisoires. C'est une réponse facile qui convient bien à Bill Clinton quand il concurrence Donald Trump : « Il faut que l'on se concentre sur l'avenir, nous sommes très compétitifs pour cela, avec notre jeunesse, notre diversité, la force de nos industries, la force de notre recherche... ». Mais c'est aussi une injonction exécrable pour augmenter la surexploitation de notre planète et enrichir encore plus quelques milliardaires. Non, ces politiciens ne sont pas des écologistes, loin s'en faut.

Après les grandes famines et le manque de pain à Paris au XVIIIéme siècle, à l'origine de la Révolution Française, tous les chefs de gouvernement se sont soucié en priorité de l'approvisionnement des villes et de la libre circulation des marchandises, d'où l'autre sortie de Macron pour qualifier d'illégale la taxation par Trump de l'aluminium et de l'acier importés aux USA. Mais encore une fois, il défend plus l'Europe et l'Allemagne que son pays,  après leur avoir cédé complaisamment  plusieurs industries défaillantes. Et en menaçant de taxer les marchandises américaines à « tant pour tant... pour éviter l'escalade », c'est un commandement chrétien qui inspire l'UE : « Ne faites pas à d'autres pays ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fasse ». Quoi? La guerre économique est une guerre sale qui n'a rien d'écologique, mais il ne faut pas oublier ses principes de base.

In fine, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot est dans une impasse, voire dans un placard. Au moment ou les États-Unis ravagent leur pays avec la fracturation hydraulique, en même temps que le Canada et l'Australie, les Français cherchent du pétrole en Guyane et off-shore. Nos centrales atomiques seront maintenues coûte que coûte au delà de l'âge légal et les panneaux solaires de la filière chinoise sont décriés, accusés de dumping : comment, la Chine voudrait équiper les Français de panneaux solaires économiques ? Zemmour, ce roquet, s'en étrangle. Déjà qu'EDF est menacée de faillite avec ses centrales atomiques ruineuses, et cet imbécile de Nicolas Hulot qui prétend soutenir un « plan hydrogène » à lui tout seul et sans aucun financement, en équipant simplement les stations services existantes : les moteurs ne recracheraient plus que de l'eau et remplaceraient avantageusement le diesel... En plus, l'hydrogène permet de stocker l'énergie, contrairement au solaire et les moteurs hybrides sont au point dans les cartons. Mais qu'attend-t-on ? « Make France great again ? » C'est Hulot qui avale des couleuvres et c'est Macron qui s'étrangle. Non, arrêtez Hulot... Faut qu'il démissionne.

Depuis, tous les lobbys et les médias, cette bande de vendus, sont vent debout contre le ministre de la transition écologique. Macron de Rotschild, alias MdR, s'écrase gentiment pendant l'hallali car l'état en passant taxe l'essence et le diesel à plus de 60 % du prix de revient à la pompe : c'est une manne qui ne faudrait pas voir se tarir ! Même le philosophe de salon Michouette Onfray en rajoute une couche (de pure connerie), contre Hulot-le-Mulot, dans son dernier livre-pamphlet... Merde in France !

mardi 29 mai 2018

6ème extinction des espèces : « le désespoir d'une journée ordinaire ! », dans le blogiblag du 29 Mai 2018 (LJ ©2018).

Dire que notre gouvernement, nos industries et jusqu'à «l'assemblée nationale» travaillent contre le peuple est une évidence. Après avoir tué le roi et les nobles en France, faudra-t-il massacrer nos technocrates ainsi que les grands céréaliers?

L'exemple le plus frappant de cette traîtrise en est l'usage du «glyphosate», un herbicide cancérigène dont abusent les céréaliers pour tuer les herbes folles, des plaines de la Beauce jusqu'à la pampa argentine, mais qui n'est rien comparé au cocktail chimique NPK+nitrate utilisé pour servir d'engrais qui brûle la terre en profondeur et fait mousser les eaux de pluie jusque dans les nappes aquifères et les océans-poubelles. Et la France est championne de cette agriculture industrielle!

Le glyphosate, celui de la «Monsanto compagnie» et de l'allemand Bayer, extermine le vivant et pas seulement les plantes sauvages et les cultures voisines en tant qu'herbicide total, mais aussi les abeilles, les oiseaux et tous les insectes! Résultat? Nos campagnes sont en voie de désertification.

Et c'est là que le bât blesse puisque ce gouvernement, tout occupé en priorité a capter des milliards d'euros chez les plus infortunés pour les redistribuer aux plus riches dans un soucis d'équité: «le pognon doit retourner au pognon sinon nos riches vont continuer de s'enfuir!», ce gouvernement disais-je refuse de faire proscrire le serial killer dénommé «glyphosate» par le législateur. Nous voici donc les otages d'un terrorisme chimique sournois, défendu par les députés de l'assemblée nationale!

«Mais ne vous inquiétez pas: ce sera fait!» rétorque un porte-parole. Le glyphosate devrait sortir des pratiques paysannes «un de ces jours» tranquillement par la petite porte, et sans passer par l'assemblée nationale. On rêve!

Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, est aux anges quand Nicolas Hulot, notre champion écolo, fait grise mine.

C'est que les priorités gouvernementales (au moment où tous les accords de libre-échange, auxquels Macron souscrit, nous concurrencent) soutiennent d'avance notre industrie agricole menacée, qui serait forcément déficitaire avec des rendements supposés moindres et des coûts de production très supérieurs en cas de suppression du merveilleux «glyphosate»: nos dirigeants vont trouver des solutions industrielles et scientifiques...

Quoi? une production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement n'est pas jugée rentable face aux importations attendues du «libre-échange». Et Macron se mord la langue!

Nous sommes donc les pieds et poings liés par les industriels et les scientifiques qui les servent. Notre «environnement» est industriel, notre «bio» est industriel et notre «raison» est industrielle. En bref, la France redevient à 100 % industrielle! Fini de rigoler, vous allez «manger», mais quoi?

Là où l'urgence est absolue, là où le bon sens du peuple et le respect de l'environnement devraient prévaloir, le gouvernement Macron missionne quelques scientifiques de l'Inra pour trouver une soit-disant alternative un peu moins polluante: l'usage du glyphosate devrait se résorber avec le temps comme la couche de polluants dans l'ozone, le nuage de Tchernobyl à la frontière et les plastiques dans les océans (qui se transforment en billes microscopiques voyageuses).

Misère de nous! Car les technocrates et les lobbyistes de tous poils sont au pouvoir depuis De Gaulle, des étudiants de Sciences Po et des énarques à la con !

Déjà, l'industrie automobile a tué des millions de Français et cancérisé nos poumons mais cela ne représente-t-il pas en contre-partie des milliers d'emplois et la satisfaction pour tous les travailleurs de rentrer chez eux à vive allure, épuisés mais contents? Et bien, l'agriculture française fait la même chose, et pas seulement dans les abattoirs mais aussi à l'assemblée nationale, dans le silence complice de la FNSEA et du gouvernement: silence, on tue.

Ainsi, le lobby agricole organise «la sixième extinction des espèces», rien de moins.

Voulez vous plus de contraintes? Les députés vont légiférer sur les crottes de chien, car le chien Médor est devenu un «serial krotter» qu'il faut verbaliser.

Et puis c'est tellement plus facile de dénoncer le lobby des armes aux États-Unis et la «National Rifle Association»! Hélas, en même temps que chacune de leurs tueries, des dizaines d'automobilistes en France sont accidentés et des piétons sont renversés sur nos routes soit-disant «tellement sûres». Car les lobbies criminels sont partout... Et que dire en France de ces associations comme «40 millions d'automobilistes» qui interdisent de limiter la vitesse des véhicules sur les voies rapides et que le moindre tronçon de route rendu aux piétons rend fou (à Paris sur les bords de Seine comme ailleurs). Les lobbies agricole et automobile sont encore plus criminels chez nous que le lobby des armes là-bas.

Comment imaginer la France sans risque d'accidents de voiture, sans pollution atmosphérique, sans contamination des eaux et sans glyphosate? Nos technocrates, au service des industriels, sont pire que des terroristes par leur inaction. Car tous les signaux d'alerte sont éteints un à un en attendant que l'avion s'écrase...

Et souhaitez vous voir rapatrier nos belles industries en France? Mais ne soyez pas trop pressés car elles sont très salissantes et je dirais même... mortelles! Par exemple, les Indiens n'ont plus d'eau putride à boire que le Gange et leurs autres réserves d'eau ne sont souvent que des bains de mousse nauséabonds à la sortie des usines. Devons nous les imiter en tous points? Déjà nous buvons du nitrate et du glyphosate à gogo.

Alors, un grand merci aux industriels, aux scientifiques et aux technocrates assassins qui font de tous ces procédés inhumains leur REALPOLITIK... Et merde in France!

samedi 26 mai 2018

Un travail pour le fun : « Cyber-ménage et compagnie ! », dans le blogiblag du 27 Mai 2018 (LJ ©2018).

Chers lectrices et lecteurs,

Je suis heureux de vous annoncer que ce printemps mon blog intitulé BLOGIBLAG a dépassé allègrement grâce à vous les dix milles vues. Mais si les derniers articles sont encore consultés un mois après, d'autres plus anciens et démodés, par dizaines, sont déjà ignorés et oubliés.

Pendant la première année j'ai eu des lecteurs jusqu'en Amérique mais ce n'est plus le cas depuis fort longtemps et encore moins en Chine. Suis-je boycotté ? Je suppose que mon ton goguenard ne convient pas à tout le monde et je m'en réjouis: "Heureux les rigolards, le royaume des cieux leur est grand ouvert !". Ah, ah, ah...

J'ai suivi avec une série d'articles notoires le quinquennat de François Hollande (F. Noland) et depuis un an déjà je m'attache entre autres à évaluer la gouvernance du président Macron (Macron de Rothschild, alias MdR) et j'en suis fier : ces articles sont comme des banderilles plantées dans le cou du taureau mais sans faire souffrir la bête. Tout dans la finesse...

Deux points sont à souligner :

Le premier est que je ne tire aucun bénéfice de cet effort consenti librement et surtout des centaines d'heures de travail passées à écrire ces articles inspirés de mes lectures diverses et variées, de mes analyses personnelles et de l'observation du quotidien, le tout dans la bonne humeur.

Le deuxième point est que ce travail bénéficie à d'autres, et en premier à Google qui exploite les informations des internautes pendant leurs lectures à l'aide des fameux "cookies" dont tous les ordinateurs (à commencer par le mien) sont farcis à chaque connexion. Et je ne peux donc en aucun cas en être tenu pour responsable.

Il tient seulement à vous de vous protéger de la collecte d'informations à l'aide d'un nettoyeur de type "cleaner" et à Google de vous informer de l'usage qui est fait des cookies qu'il émet.

Les autres conseils pour "faire le ménage" sont par exemple de troquer son vieux navigateur Internet "pour un logiciel plus respectueux de la vie privée comme DuckDuckGo"
(Le Parisien). Google pourra être remplacé avantageusement par le moteur de recherche français Qwant, qui cherche moins à "tracer" ses utilisateurs.

De plus, diverses publicités peuvent être ajoutées sur ce blog indépendamment de ma volonté et vous devez toujours utiliser un "bloqueur de publicités" pour en limiter la pollution lors de vos accès, mais aussi partout sur Youtube, Facebook et ailleurs.

Je dois ici vous communiquer l'avertissement de l'entreprise Google, qui dissimule ses manipulations lucratives sous un voile pudique de prévention et de courtoisie, comme si indépendamment de sa volonté tous les blogueurs étaient susceptibles de se livrer à des opérations illicites avec des fournisseurs tiers, ce qui bien sûr n'est pas mon cas :

" Conformément à la législation européenne, vous devez informer les internautes des pays européens de l'utilisation qui est faite des cookies employés et des données collectées sur votre blog. Dans de nombreux cas, ces lois exigent également que vous obteniez l'autorisation des internautes.
 
Par mesure de courtoisie, nous avons ajouté sur votre blog une note d'information expliquant l'utilisation que fait Google de certains cookies Blogger et Google, y compris les cookies Google Analytics et AdSense, ainsi que d'autres données collectées par Google.

Vous êtes tenu de confirmer que ces informations concernent effectivement votre blog et qu'elles y apparaissent. Si vous utilisez d'autres cookies, notamment parce que vous avez ajouté des fonctionnalités tierces, il se peut que cette note d'information ne vous concerne pas. Si vous incluez les fonctions d'autres fournisseurs, il est possible que des informations supplémentaires soient collectées auprès de vos utilisateurs."

vendredi 16 mars 2018

Johnny hallyday : «un évadé fiscal post-mortem?», dans le blogiblag du 16 mars 2018 (LJ ©2018).

Et qui peut comprendre le testament de feu Johnny Hallyday mieux que le FISC?

Question héritage, Laura Smet et son demi-frère David Smet, qui se fait appeler d'après le pseudonyme de son père «David Halliday», ont trouvé semble-t-il des alliés inespérés en les tribunaux et l'administration fiscale française pour régler leur litige avec Laeticia Hallyday.

Johnny Hallyday, c'était un rocker mais aussi un rebelle, n'est-ce pas? Né à Paris en 1943 et mort à Marnes-la Coquette en décembre 2017, sa fortune s'est faîte en France, là où il a résidé la majeure partie de son temps.

Son attrait pour les gamines était courant dans les années 60-70 dans le milieu du spectacle, entre Claude François, David Hamilton, Serge Gainsbourg en France et avec les Rolling Stones en Angleterre. Johnny et Cloclo ont partagé les mêmes goûts pour les jeunes filles, la même blondeur platine et les pattes d'eph au temps des yéyés. Aujourd'hui, entre une plainte pour détournement de mineur et un #balancetonporc, leurs carrières seraient largement compromises. Heureusement Johnny, avec l'âge, s'est rangé des voitures.

Vu ainsi, rien ne justifiait sa fuite aux États-Unis, sinon sa liberté. D'autant que, même en s'appliquant à chanter des balades avec une douceur contenue, notre «Elvis Presley» français n'a jamais réussi à s'imposer là-bas: trop gueulard, trop bagarreur peut-être. Contrairement à Édith Piaf qui chantait «Fais moi mal, Johnny, Johnny !» et qui a conquise l'Amérique en seulement deux soirées à New York, notre rocker national a été reçu les bras fermés. «Quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule?». Qu'importe! Johnny Hallyday, qui avait longtemps «oublié de vivre» (mais pas de baiser) est parti s'installer à Los Angeles un beau jour en remplissant son garage de Harley-Davidson de collection. Il a aussi refait sa vie avec une jeunette de 20 ans à peine, la petite fille d'une famille d'affairistes avec des tendances légèrement mafieuses.

Au départ, tout semblait si simple après sa mort:

Chanteur-rockeur pendant 57 ans de carrière, il était presque un demi-dieu en fin de vie, un «homme célèbre divinisé». Aujourd'hui, ses héritiers sans concessions se disputent sa fortune et ses disques. Les chroniqueurs à la petite semaine des bulletins d'information unis à d'autres commentateurs invétérés le traitent de fraudeur, d'abuseur de jeunes filles (Adeline Blondieau à l'âge de 14 ans, bien avant de devenir sa femme), et surtout de traître à ses héritiers biologiques. Ils lui dénient jusqu'à ses dernières volontés, pourtant consignées sur un testament ultime.

"Laeticia Boudou, la veuve indigne, a confisqué toutes les motos, toutes les guitares et même le droit de regard sur le dernier album", se plaignent de concert Laura et David. Et notre philosophe de salon Michel Onfray de s'étonner ingénument: mais comment un homme «foncièrement bon et généreux» a-t-il pu déshériter sa fille et son fils et par extension la France entière? Sous quelles influences familiales et quelles lois américaines? Quelle évolution contre-nature l'a poussé finalement à léguer sa fortune restante, jugée colossale, au seul clan des Boudous?

Aujourd'hui, on se souvient de lui comme d'une victime de son entourage, à commencer de sa maison de disque et de ses producteurs, avec une cour de bons à rien et de profiteurs patentés qui lui collaient aux basques : les Boudous lui ont-ils dessillé les yeux ou bien est-il tombé sous leur emprise?

La mort l'avait déjà menacé en décembre 2009, quand les médecins l'avaient plongé dans un coma artificiel suite à une infection postopératoire. De cette expérience limite date sans doute un nouveau testament très en faveur de Laeticia: Johnny est devenu un autre homme, préoccupé et protecteur. Il s'est même racheté une conduite!

Au début des années 2010, notre «Elvis français» a emménagé à «L.A.» avec femme et enfants pour y vivre une partie de l'année en tant que résident fiscal, non pas à la façon des aventuriers de ses rêves mais pour se la couler douce auprès de sa belle famille.

Sûrement que d'avoir frôlé la mort l'a profondément changé. Et puis on sait tous les dangers de la vie moderne: fumer, boire et manger des hamburgers le tueront à la longue. On devrait dénoncer notre mode de vie brutal et tous les industriels criminels qui distillent leurs poisons mais non... rien, le cancer est devenu «normal», autant que le sida. Mais chacun n'est-il pas libre de jouer à la roulette russe avec sa vie, à ses risques et périls? Alors, allez donc arrêter un jouisseur... En atteignant l'âge de 74 ans, Johnny Hallyday a presque "doublé" le cap de la quarantaine, un âge canonique pour tous ces "artistes maudits" qui vivent dans l'excès et tombent comme des mouches. Que pouvait-il demander de plus? Peut-être une quatrième vie ou une énième aventure amoureuse...

Ses ex-femmes n'avaient pas été en reste au moment de leurs divorces et leurs enfants respectifs avaient bénéficié chacun d'un appartement ou d'une maison et de rentes aussi: on dit qu'à ses proches il donnait tout ! Car Johnny ne comptait pas ses sous. Sauf que d'un coup, il a déshérité les enfants de ses lits précédents avec Sylvie Va-t'en et Nathalie Bye-bye*! Et Adeline Blondieau qui s'imaginait innocemment, à 18 ans à peine, "le sortir du démon de la boisson" par la seule force de son amour, en épousant ce vieux cochon ? N'en parlons pas... Le chanteur s'est offert une biographie hagiographique (publiée en 2013) pour célébrer dignement sa carrière et régler ses comptes avec son passé, avant que de couper définitivement les ponts avec eux. Son nom de scène, il l'a légué avec sa fortune par testament en 2014 à sa femme Laeticia Hallyday et par extension à sa belle famille, au grand damne des premières épouses ou amantes.

Cependant, si Laeticia est devenue cette femme d'affaire avisée en même temps que l'héroïne de sa renaissance, elle a aussi offert à Johnny ses vingts ans (elle aussi), sa belle jeunesse et surtout l'appui de sa famille pour qu'il réussisse au mieux sa «troisième vie», en luttant contre tous ses démons*. L'alcool et le désespoir auraient dû le laisser seul au bord du précipice, comme Serge Gainsbourg ou Renaud Séchan.

Alors, juste retour des choses ou pas ? L'amour que l'on se porte, les sacrifices consentis et les ruptures familiales ne sont-ils pas libres du jugement des journalistes comme du moralisme des philosophes? Ses enfants déshérités lui opposent le jugement des tribunaux et le droit moral (sur plus d'un millier de chansons dont il n'était souvent que l'interprète et 4000 enregistrements divers).

Pendant 23 ans passés avec Laeticia et sa belle famille envahissante, Johnny Hallyday s'est-il découvert comme «des accointances mafieuses» façon Frank Sinatra, en bon «parrain» de son clan? Peut-être a-t-il viré de bord et s'est-il transformé de Batman en Joker? Et Laeticia est-elle une espèce de Calamity Jane, une usurpatrice qui a fini sur la paille? Déjà, elle s'inquiète pour ses enfants quand l'opinion en France se montre méprisante.

En lisant le testament de Johnny Hallyday fait en 2014, il semble que David, cet enfant pourri-gâté, n'était déjà plus son fils à «sang pour sang». Un Smet sûrement mais un Hallyday? Il représentait le passé plus que le futur... Il n'y a pas eu de transmission artistique et Johnny reste le taulier dans l'au-delà. Il a aussi renié cette bourgeoisie d'artistes parvenus et ces rentiers du showbiz pour se choisir une famille plus aventureuse. Pire encore, les Boudous se sont mis entièrement à son service et l'ont convaincu:
_Mamour, nous sommes depuis dix ans des résidents américains et nous avons la carte verte. Que dit le cabinet d'avocats ? Qu'entre le droit français, le fisc et les héritiers de tes unions précédentes, 75 % de ta fortune sera dissipée... Mon père a-t-il travaillé toutes ces années passées pour remettre de l'ordre dans tes affaires pour finalement nous voir moi et nos deux filles dépossédées? Tu me connais, je peux être généreuse avec Laura et David, mais faut-il rajouter pour eux une quelconque compensation monétaire dans ton prochain testament quand ils sont déjà riches et adulés, surtout que la législation américaine sera bien plus favorable si tu me désignes comme ta seule héritière. Fais-moi confiance, tu veux?

-Ah que tu as raison, j'ai bien trop donné! je suis peut-être idiot mais pas encore sénile. Maintenant, je vais tous les éparpiller par petits bouts, façon puzzle. Avant de disparaître des radars je créerai un trust avec des sociétés écrans et des prête-noms aux postes-clés. Ta famille sera l'exécutrice testamentaire mais la Bank Of America restera la seule gestionnaire de ta fortune. Ah que coucou!

Et voilà comment Johnny Hallyday serait devenu un évadé fiscal post-mortem. Les tribunaux gèlent déjà l'héritage contesté et le FISC risquent de démonter la famille Boudou. «Il suffira d'une étincelle...» comme par exemple un compte off-shore dissimulé quelque part sur les Îles Caïmans ou ailleurs. Déjà, son dernier testament est sujet à contestation et les déclarations de la famille Boudou ne sont perçues que comme un tissus d'approximations. Les sociétés diverses qui gèrent ses droits et ses avoirs dissimulent-elles des montages financiers pour échapper à la législation française en ce qui concerne l'héritage? Après-tout, les Boudous ne sont que des petits affairistes improvisés qui travaillent en famille.

Certains voudraient même faire rapatrier la dépouille du chanteur de l'île française de Saint-Barthélemy jusqu'en France métropolitaine, ce qui serait un comble pour notre pauvre Johnny national. Jacques Brel n'avait-il pas choisi comme lui, après avoir tout donné à son public, de se faire inhumer loin d'ici, aux Marquises?

On regrettera aussi que les tribunaux français et le ministère de Bercy soient plus prompts à traquer les montages financiers illicites de quelques exilés fiscaux post-mortem que de faire rendre gorge aux GAFAM infâmes et à toutes les multinationales de l'exemption fiscale qui trichent par milliards de dollars. Hélas, toutes se sont opportunément «virtualisées» pour payer le moins possible d'impôts sur les sociétés et pour ne pas déclarer leurs parts de bénéfices en France, sans compter la vente en ligne, les commissions, le captage des recettes publicitaires, l'abus de position dominante, la non-rémunération de leurs auteurs et de leurs sources, les abonnements, le détournement des informations confidentielles etc. :
_Quoi ? Nous respectons scrupuleusement le droit français qui n'est, à notre niveau, qu'une passoire !

Enfoirés! Et voilà, encore deux poids, deux mesures... C'est l'injustice complète entre nos riches! Merde in France.

*L'état de santé réel de Johnny Hallyday est un secret bien gardé. Cancer, problèmes de drogue, d'alcool, opérations des hanches, hernies discales, côtes cassées, tentative de suicide, empoisonnement… depuis cinquante ans, le chanteur a de nombreuses fois eu la mort aux trousses. /le Figaro 2012

*ses ex-femmes Sylvie Vartan et Nathalie Baye

jeudi 15 mars 2018

Stephen Hawking*: «Ma condition de sous-homme!», dans le blogiblag du 15 Mars 2018 (LJ ©2018).


Tous ceux qui voudraient me voir comme un surhomme évidemment se trompent. Tout au plus suis-je un cerveau prisonnier dans une boîte crânienne. Un gamin se plante devant moi et, les yeux dans les yeux, me balance en pleine poire :

_Monsieur Hawking, c'est quoi l'univers?

_L'univers est... une compression qui explose... une onde expansive... qui ouvre un espace élargi... à la vitesse de 300000 km/s... Les planètes et les étoiles sont comme le sable et le gravier dans le béton... Les trous noirs sont des points de résorption de l'énergie excédentaire... qui brûlent la trame spatio-temporelle... et rééquilibrent la gravitation... dans la soupe primitive.

Le gamin me dévisage, bouche bée, comme s'il avait serré la main de Michael Jordan.

Hein, hein, p'tit con... Ça t'en bouche un coin... Mais cette réponse, je ne l'ai pas faite en un claquement de doigts... Je l'ai dactylographiée avec les micro-mouvements de mon pouce pendant plus de 20 minutes sur ma tablette et je l'ai enregistrée parmi une dizaine d'autres réponses au choix pour servir à mes interviews... Je suppose que la teneur de mon propos dépasse l'entendement de cette jeune personne mais là n'est pas le but... Simplement, c'est pour témoigner devant le monde entier que "je pense donc je suis encore vivant". 

Hélas, je me fais vieux, mes neurones se cristallisent, je m'épuise très vite et je perds ma concentration... C'est pourquoi j'utilise depuis 2010 l'intelligence artificielle appliquée au langage pour m'assister... Il me suffit de taper trois mots d'un thème quelconque  pour qu'un algorithme prédictif compose un texte d'une demie-page dans mon style et avec mes mots préférés... Les meilleures résultats obtenus sur le thème de Dieu ont été compilés sous forme de discussion pour en faire un livre édité sous mon nom... la critique n'a pas été tendre avec moi... J'ai aussi offert quelques textes prétendument "savants" pour servir d'introduction aux ouvrages de mes amis... Maintenant, le plus souvent,  je me contente de taper trois lettres au hasard et l'écriture prédictive me fait dire n'importe quoi... Non, c'est plus vraiment moi car ce programme artificialise mes propos, me caricature, me dévoie... Pire encore, ma pensée se simplifie à l'extrême et je deviens ordinaire. 

Aujourd'hui, je suis réduit à n'être plus qu'une poupée de chiffon connectée à un ordinateur, la tête de travers dans un rictus éternel... un pantin a qui l'on a coupé les fils, écroulé sur lui-même, la poitrine creuse et les jambes trop longues qui pendent lamentablement sur une chaise roulante... D'autres avant moi ont été «éteints» définitivement car personne ne se souciait plus de recevoir leur bonne parole.

Fini les voyages interplanétaires... Mon dernier rêve est de devenir une "Rock Star"!... C'est pourquoi j'ai assisté à la télévision aux obsèques nationales du chanteur français Johnny Halliday, une sorte d'archétype d'artiste, un être frustre avec des paroles fortes... une "bête de scène" qui a américanisé son nom pour entrer dans le showbiz... Après lui, je sais que ma fin est proche...


C'est Johnny qui chantait au début des années soixante: «Retiens la nuit ». Il paraissait immortel  55 ans plus tard en chantant : «De l'Amour» , avant de mourir comme  monsieur tout le monde d'un cancer des poumons métastasé.

Quand la dernière femme officielle de Johnny et ses deux filles adoptives ont embrassé son cercueil... je me suis rappelé ce baiser délicat de ma femme, quand je reposais inerte sur ma chaise roulante... Moi aussi, elle aurait pu m'éteindre avec des paroles convenues du genre:

_Tu comprends, mon chéri, je dois refaire ma vie. Je suis encore jeune!

Voilà pourquoi je veux rester modeste. Le début de la fin de mon histoire s'écrit en ces mots:

Singularité
De l'humanité, je ne suis plus l'alpha mais l'oméga
Emmuré dans ma conscience, je ne prédis pas l'avenir tel l'oracle de Delphes mais j'ai quelques fulgurances
Par la pensée, je me vois comme «le plus petit dénominateur commun» de l'espèce humaine
Je suis un arbre qui parle, avec une voix métallique, quand on coupe la forêt 

Suis-je le dernier représentant d'une espèce en voie d'extinction, celle des grands penseurs?
Et c'est extraordinaire que je puisse encore prendre la parole et que l'on m'écoute avec attention
Je suis le microbe, la paramécie
Je suis la bactérie et le virus indispensables à la digestion et au renouvellement de la vie sur Terre

J'ai laissé un nom et un sourire penché
J'ai ouvert le cosmos pour le théoriser 
Et j'ai offert ma pensée à toute l'humanité
En plus simple, je l'ai vulgarisée...
Je suis... j'étais Stephen Hawking.

*Stephen William Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique, est né le 8 janvier 1942 à Oxford et mort le 14 mars 2018 à Cambridge.

mercredi 7 mars 2018

Les monologues de Macron de Rothschild : « Trump, le déconstructeur ! », dans le blogiblag du 07/03/18 (LJ ©2018).


« AMERICA FIST ! »

«Mon petit président d'amour» était vénère, au fond de ses draps roses. Plus que quelques heures à dormir et son cerveau sur-excité refusait de se mettre en veille. À ses côtés Brigitte ronflait, comme à son habitude, dans les bras de Morphée. C'est le moment qu'il choisit pour lui avouer la chose... un message subliminal adressé à sa chère et tendre moitié:

-Écoute moi bien, sans en prendre ombrage, ma louloute... D'accord, le 8 mars c'est la journée de la femme mais tu ronfles comme un sonneur et je n'ai plus que 4 heures de sommeil à espérer... Peut-être serait-il temps que tu te fasses opérer de la cloison nasale et des amygdales? Sinon, je ne vois pas d'autre espoir pour finir ce quinquennat que de faire chambre à part. Voilà, c'est dit! Bon... tu t'en fous...

Sur sa lancée, il poursuivit:

…mais que vont manger nos petits touristes Américains si nous leur surtaxons le beurre de cacahuète, le jus d'orange, le bourbon, les airelles... C'est déjà pas facile de les faire traverser l'atlantique jusque chez nous, et pour quels attraits? Même les hamburgers de chez Mac Do sont moins goûteux et les rations sont trop petites. Ils vont crever de faim en France, c'est sûr! Tout ça pour défendre de l'aluminium et de l'acier produits par l'Allemagne et les pays de l'Est qui ont si bien coulé notre industrie sidérurgique... Morbleu! En Europe, c'est toujours la France qui fait les frais des décisions contre-productives... Trump fait ressortir le pire qu'il y a en nous. Celui-là, je vais me le faire...

…L'acier et l'aluminium plus chers, le prix des matériaux de construction vont flamber et les constructeurs automobiles ou de lave-linges parieront encore plus sur les dérivés du pétrole. Ils vont nous envoyer des voitures en plastique moulé, des tambours de machines à laver en plastique, des canettes en plastique et quoi encore? Plus de pétrole, plus de déchets à enterrer ou à incinérer, plus de pollution de l'air, des sols et des eaux. Il faudra absolument qu'en 2025 tous ces plastiques soient recyclés, sinon... Merde in France!

"Les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner... Je promulguerai ces mesures la semaine prochaine et elles seront appliquées pour longtemps. Maintenant, vous devrez reconstruire vos industries" avait précisé Donald Trump à l'intention des industriels américains.

Sur le point de s'endormir, le président Macron eût cette brève image du dernier président des États-Unis, le grand mammouth blond, en train de siphonner la piscine ou grenouillaient et crapotaient les dirigeants du monde entier, qui se retrouvaient ainsi tous à poil à se monter dessus, contraints et forcés à une orgie diabolique. La fin du monde! Lui essayait en vain de se hisser sur le rebord quand le président chinois Xi Jinping n'était même pas éclaboussé. Poutine était hilare. Kim Jong-un, dit "Rocket-Man", s'échappait de la piscine sur une fusée.

...TRUMP est un déconstructeur: ignare, le big boss a travaillé six mois à défaire toutes les avancées d'Obama et maintenant il joue l'avenir de son pays sur des coups de tête, le menton en avant comme un boxeur. Pitoyable, il se prend pour un génie de la négociation! La chute ne sera que plus terrible après un bourre-pif car il y aura toujours un nouveau président pour descendre le précédent. N'est-ce pas la loi du genre? Moi, sans trop le vouloir, j'ai ringardisé Hollande et si je ne fais pas gaffe, je trouverai à mon tour un con pour démonter ma présidence avant la fin de mon premier quinquennat. Après, je joue à quitte ou double mon deuxième mandat.

Nonobstant, Brigitte Macron ronflait de plus bel, dans l'insouciance de sa condition de femme supérieure, à l'égale d'une Melania Trump. Se voyait-elle quitter le palais de L’Élysée dans quelques années, vieille et dépitée, devant la haie d'honneur de ses derniers serviteurs? En attendant, pour "la nuit de la femme", elle pouvait bien prendre ses aises et s'étendre au beau milieu du lit conjugal.

Macron se serra précautionneusement sur le côté... Sa nuit s'annonçait courte mais le sommeil cueillit «mon petit président d'amour» comme une fleur. Dans sont rêve, l'échec inéluctable de la COP21 (ratifiée à Paris en 2015 et entrée en vigueur en 2016 sous la présidence de François Hollande) apparaissait en filigrane sur les billets de banque, les euros comme les dollars à face de Trump.