vendredi 16 mars 2018

Johnny hallyday : «un évadé fiscal post-mortem?», dans le blogiblag du 16 mars 2018 (LJ ©2018).

Et qui peut comprendre le testament de feu Johnny Hallyday mieux que le FISC?

Question héritage, Laura Smet et son demi-frère David Smet, qui se fait appeler d'après le pseudonyme de son père «David Halliday», ont trouvé semble-t-il des alliés inespérés en les tribunaux et l'administration fiscale française pour régler leur litige avec Laeticia Hallyday.

Johnny Hallyday, c'était un rocker mais aussi un rebelle, n'est-ce pas? Né à Paris en 1943 et mort à Marnes-la Coquette en décembre 2017, sa fortune s'est faîte en France, là où il a résidé la majeure partie de son temps.

Son attrait pour les gamines était courant dans les années 60-70 dans le milieu du spectacle, entre Claude François, David Hamilton, Serge Gainsbourg en France et avec les Rolling Stones en Angleterre. Johnny et Cloclo ont partagé les mêmes goûts pour les jeunes filles, la même blondeur platine et les pattes d'eph au temps des yéyés. Aujourd'hui, entre une plainte pour détournement de mineur et un #balancetonporc, leurs carrières seraient largement compromises. Heureusement Johnny, avec l'âge, s'est rangé des voitures.

Vu ainsi, rien ne justifiait sa fuite aux États-Unis, sinon sa liberté. D'autant que, même en s'appliquant à chanter des balades avec une douceur contenue, notre «Elvis Presley» français n'a jamais réussi à s'imposer là-bas: trop gueulard, trop bagarreur peut-être. Contrairement à Édith Piaf qui chantait «Fais moi mal, Johnny, Johnny !» et qui a conquise l'Amérique en seulement deux soirées à New York, notre rocker national a été reçu les bras fermés. «Quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule?». Qu'importe! Johnny Hallyday, qui avait longtemps «oublié de vivre» (mais pas de baiser) est parti s'installer à Los Angeles un beau jour en remplissant son garage de Harley-Davidson de collection. Il a aussi refait sa vie avec une jeunette de 20 ans à peine, la petite fille d'une famille d'affairistes avec des tendances légèrement mafieuses.

Au départ, tout semblait si simple après sa mort:

Chanteur-rockeur pendant 57 ans de carrière, il était presque un demi-dieu en fin de vie, un «homme célèbre divinisé». Aujourd'hui, ses héritiers sans concessions se disputent sa fortune et ses disques. Les chroniqueurs à la petite semaine des bulletins d'information unis à d'autres commentateurs invétérés le traitent de fraudeur, d'abuseur de jeunes filles (Adeline Blondieau à l'âge de 14 ans, bien avant de devenir sa femme), et surtout de traître à ses héritiers biologiques. Ils lui dénient jusqu'à ses dernières volontés, pourtant consignées sur un testament ultime.

"Laeticia Boudou, la veuve indigne, a confisqué toutes les motos, toutes les guitares et même le droit de regard sur le dernier album", se plaignent de concert Laura et David. Et notre philosophe de salon Michel Onfray de s'étonner ingénument: mais comment un homme «foncièrement bon et généreux» a-t-il pu déshériter sa fille et son fils et par extension la France entière? Sous quelles influences familiales et quelles lois américaines? Quelle évolution contre-nature l'a poussé finalement à léguer sa fortune restante, jugée colossale, au seul clan des Boudous?

Aujourd'hui, on se souvient de lui comme d'une victime de son entourage, à commencer de sa maison de disque et de ses producteurs, avec une cour de bons à rien et de profiteurs patentés qui lui collaient aux basques : les Boudous lui ont-ils dessillé les yeux ou bien est-il tombé sous leur emprise?

La mort l'avait déjà menacé en décembre 2009, quand les médecins l'avaient plongé dans un coma artificiel suite à une infection postopératoire. De cette expérience limite date sans doute un nouveau testament très en faveur de Laeticia: Johnny est devenu un autre homme, préoccupé et protecteur. Il s'est même racheté une conduite!

Au début des années 2010, notre «Elvis français» a emménagé à «L.A.» avec femme et enfants pour y vivre une partie de l'année en tant que résident fiscal, non pas à la façon des aventuriers de ses rêves mais pour se la couler douce auprès de sa belle famille.

Sûrement que d'avoir frôlé la mort l'a profondément changé. Et puis on sait tous les dangers de la vie moderne: fumer, boire et manger des hamburgers le tueront à la longue. On devrait dénoncer notre mode de vie brutal et tous les industriels criminels qui distillent leurs poisons mais non... rien, le cancer est devenu «normal», autant que le sida. Mais chacun n'est-il pas libre de jouer à la roulette russe avec sa vie, à ses risques et périls? Alors, allez donc arrêter un jouisseur... En atteignant l'âge de 74 ans, Johnny Hallyday a presque "doublé" le cap de la quarantaine, un âge canonique pour tous ces "artistes maudits" qui vivent dans l'excès et tombent comme des mouches. Que pouvait-il demander de plus? Peut-être une quatrième vie ou une énième aventure amoureuse...

Ses ex-femmes n'avaient pas été en reste au moment de leurs divorces et leurs enfants respectifs avaient bénéficié chacun d'un appartement ou d'une maison et de rentes aussi: on dit qu'à ses proches il donnait tout ! Car Johnny ne comptait pas ses sous. Sauf que d'un coup, il a déshérité les enfants de ses lits précédents avec Sylvie Va-t'en et Nathalie Bye-bye*! Et Adeline Blondieau qui s'imaginait innocemment, à 18 ans à peine, "le sortir du démon de la boisson" par la seule force de son amour, en épousant ce vieux cochon ? N'en parlons pas... Le chanteur s'est offert une biographie hagiographique (publiée en 2013) pour célébrer dignement sa carrière et régler ses comptes avec son passé, avant que de couper définitivement les ponts avec eux. Son nom de scène, il l'a légué avec sa fortune par testament en 2014 à sa femme Laeticia Hallyday et par extension à sa belle famille, au grand damne des premières épouses ou amantes.

Cependant, si Laeticia est devenue cette femme d'affaire avisée en même temps que l'héroïne de sa renaissance, elle a aussi offert à Johnny ses vingts ans (elle aussi), sa belle jeunesse et surtout l'appui de sa famille pour qu'il réussisse au mieux sa «troisième vie», en luttant contre tous ses démons*. L'alcool et le désespoir auraient dû le laisser seul au bord du précipice, comme Serge Gainsbourg ou Renaud Séchan.

Alors, juste retour des choses ou pas ? L'amour que l'on se porte, les sacrifices consentis et les ruptures familiales ne sont-ils pas libres du jugement des journalistes comme du moralisme des philosophes? Ses enfants déshérités lui opposent le jugement des tribunaux et le droit moral (sur plus d'un millier de chansons dont il n'était souvent que l'interprète et 4000 enregistrements divers).

Pendant 23 ans passés avec Laeticia et sa belle famille envahissante, Johnny Hallyday s'est-il découvert comme «des accointances mafieuses» façon Frank Sinatra, en bon «parrain» de son clan? Peut-être a-t-il viré de bord et s'est-il transformé de Batman en Joker? Et Laeticia est-elle une espèce de Calamity Jane, une usurpatrice qui a fini sur la paille? Déjà, elle s'inquiète pour ses enfants quand l'opinion en France se montre méprisante.

En lisant le testament de Johnny Hallyday fait en 2014, il semble que David, cet enfant pourri-gâté, n'était déjà plus son fils à «sang pour sang». Un Smet sûrement mais un Hallyday? Il représentait le passé plus que le futur... Il n'y a pas eu de transmission artistique et Johnny reste le taulier dans l'au-delà. Il a aussi renié cette bourgeoisie d'artistes parvenus et ces rentiers du showbiz pour se choisir une famille plus aventureuse. Pire encore, les Boudous se sont mis entièrement à son service et l'ont convaincu:
_Mamour, nous sommes depuis dix ans des résidents américains et nous avons la carte verte. Que dit le cabinet d'avocats ? Qu'entre le droit français, le fisc et les héritiers de tes unions précédentes, 75 % de ta fortune sera dissipée... Mon père a-t-il travaillé toutes ces années passées pour remettre de l'ordre dans tes affaires pour finalement nous voir moi et nos deux filles dépossédées? Tu me connais, je peux être généreuse avec Laura et David, mais faut-il rajouter pour eux une quelconque compensation monétaire dans ton prochain testament quand ils sont déjà riches et adulés, surtout que la législation américaine sera bien plus favorable si tu me désignes comme ta seule héritière. Fais-moi confiance, tu veux?

-Ah que tu as raison, j'ai bien trop donné! je suis peut-être idiot mais pas encore sénile. Maintenant, je vais tous les éparpiller par petits bouts, façon puzzle. Avant de disparaître des radars je créerai un trust avec des sociétés écrans et des prête-noms aux postes-clés. Ta famille sera l'exécutrice testamentaire mais la Bank Of America restera la seule gestionnaire de ta fortune. Ah que coucou!

Et voilà comment Johnny Hallyday serait devenu un évadé fiscal post-mortem. Les tribunaux gèlent déjà l'héritage contesté et le FISC risquent de démonter la famille Boudou. «Il suffira d'une étincelle...» comme par exemple un compte off-shore dissimulé quelque part sur les Îles Caïmans ou ailleurs. Déjà, son dernier testament est sujet à contestation et les déclarations de la famille Boudou ne sont perçues que comme un tissus d'approximations. Les sociétés diverses qui gèrent ses droits et ses avoirs dissimulent-elles des montages financiers pour échapper à la législation française en ce qui concerne l'héritage? Après-tout, les Boudous ne sont que des petits affairistes improvisés qui travaillent en famille.

Certains voudraient même faire rapatrier la dépouille du chanteur de l'île française de Saint-Barthélemy jusqu'en France métropolitaine, ce qui serait un comble pour notre pauvre Johnny national. Jacques Brel n'avait-il pas choisi comme lui, après avoir tout donné à son public, de se faire inhumer loin d'ici, aux Marquises?

On regrettera aussi que les tribunaux français et le ministère de Bercy soient plus prompts à traquer les montages financiers illicites de quelques exilés fiscaux post-mortem que de faire rendre gorge aux GAFAM infâmes et à toutes les multinationales de l'exemption fiscale qui trichent par milliards de dollars. Hélas, toutes se sont opportunément «virtualisées» pour payer le moins possible d'impôts sur les sociétés et pour ne pas déclarer leurs parts de bénéfices en France, sans compter la vente en ligne, les commissions, le captage des recettes publicitaires, l'abus de position dominante, la non-rémunération de leurs auteurs et de leurs sources, les abonnements, le détournement des informations confidentielles etc. :
_Quoi ? Nous respectons scrupuleusement le droit français qui n'est, à notre niveau, qu'une passoire !

Enfoirés! Et voilà, encore deux poids, deux mesures... C'est l'injustice complète entre nos riches! Merde in France.

*L'état de santé réel de Johnny Hallyday est un secret bien gardé. Cancer, problèmes de drogue, d'alcool, opérations des hanches, hernies discales, côtes cassées, tentative de suicide, empoisonnement… depuis cinquante ans, le chanteur a de nombreuses fois eu la mort aux trousses. /le Figaro 2012

*ses ex-femmes Sylvie Vartan et Nathalie Baye

jeudi 15 mars 2018

Stephen Hawking*: «Ma condition de sous-homme!», dans le blogiblag du 15 Mars 2018 (LJ ©2018).


Tous ceux qui voudraient me voir comme un surhomme évidemment se trompent. Tout au plus suis-je un cerveau prisonnier dans une boîte crânienne. Un gamin se plante devant moi et, les yeux dans les yeux, me balance en pleine poire :

_Monsieur Hawking, c'est quoi l'univers?

_L'univers est... une compression qui explose... une onde expansive... qui ouvre un espace élargi... à la vitesse de 300000 km/s... Les planètes et les étoiles sont comme le sable et le gravier dans le béton... Les trous noirs sont des points de résorption de l'énergie excédentaire... qui brûlent la trame spatio-temporelle... et rééquilibrent la gravitation... dans la soupe primitive.

Le gamin me dévisage, bouche bée, comme s'il avait serré la main de Michael Jordan.

Hein, hein, p'tit con... Ça t'en bouche un coin... Mais cette réponse, je ne l'ai pas faite en un claquement de doigts... Je l'ai dactylographiée avec les micro-mouvements de mon pouce pendant plus de 20 minutes sur ma tablette et je l'ai enregistrée parmi une dizaine d'autres réponses au choix pour servir à mes interviews... Je suppose que la teneur de mon propos dépasse l'entendement de cette jeune personne mais là n'est pas le but... Simplement, c'est pour témoigner devant le monde entier que "je pense donc je suis encore vivant". 

Hélas, je me fais vieux, mes neurones se cristallisent, je m'épuise très vite et je perds ma concentration... C'est pourquoi j'utilise depuis 2010 l'intelligence artificielle appliquée au langage pour m'assister... Il me suffit de taper trois mots d'un thème quelconque  pour qu'un algorithme prédictif compose un texte d'une demie-page dans mon style et avec mes mots préférés... Les meilleures résultats obtenus sur le thème de Dieu ont été compilés sous forme de discussion pour en faire un livre édité sous mon nom... la critique n'a pas été tendre avec moi... J'ai aussi offert quelques textes prétendument "savants" pour servir d'introduction aux ouvrages de mes amis... Maintenant, le plus souvent,  je me contente de taper trois lettres au hasard et l'écriture prédictive me fait dire n'importe quoi... Non, c'est plus vraiment moi car ce programme artificialise mes propos, me caricature, me dévoie... Pire encore, ma pensée se simplifie à l'extrême et je deviens ordinaire. 

Aujourd'hui, je suis réduit à n'être plus qu'une poupée de chiffon connectée à un ordinateur, la tête de travers dans un rictus éternel... un pantin a qui l'on a coupé les fils, écroulé sur lui-même, la poitrine creuse et les jambes trop longues qui pendent lamentablement sur une chaise roulante... D'autres avant moi ont été «éteints» définitivement car personne ne se souciait plus de recevoir leur bonne parole.

Fini les voyages interplanétaires... Mon dernier rêve est de devenir une "Rock Star"!... C'est pourquoi j'ai assisté à la télévision aux obsèques nationales du chanteur français Johnny Halliday, une sorte d'archétype d'artiste, un être frustre avec des paroles fortes... une "bête de scène" qui a américanisé son nom pour entrer dans le showbiz... Après lui, je sais que ma fin est proche...


C'est Johnny qui chantait au début des années soixante: «Retiens la nuit ». Il paraissait immortel  55 ans plus tard en chantant : «De l'Amour» , avant de mourir comme  monsieur tout le monde d'un cancer des poumons métastasé.

Quand la dernière femme officielle de Johnny et ses deux filles adoptives ont embrassé son cercueil... je me suis rappelé ce baiser délicat de ma femme, quand je reposais inerte sur ma chaise roulante... Moi aussi, elle aurait pu m'éteindre avec des paroles convenues du genre:

_Tu comprends, mon chéri, je dois refaire ma vie. Je suis encore jeune!

Voilà pourquoi je veux rester modeste. Le début de la fin de mon histoire s'écrit en ces mots:

Singularité
De l'humanité, je ne suis plus l'alpha mais l'oméga
Emmuré dans ma conscience, je ne prédis pas l'avenir tel l'oracle de Delphes mais j'ai quelques fulgurances
Par la pensée, je me vois comme «le plus petit dénominateur commun» de l'espèce humaine
Je suis un arbre qui parle, avec une voix métallique, quand on coupe la forêt 

Suis-je le dernier représentant d'une espèce en voie d'extinction, celle des grands penseurs?
Et c'est extraordinaire que je puisse encore prendre la parole et que l'on m'écoute avec attention
Je suis le microbe, la paramécie
Je suis la bactérie et le virus indispensables à la digestion et au renouvellement de la vie sur Terre

J'ai laissé un nom et un sourire penché
J'ai ouvert le cosmos pour le théoriser 
Et j'ai offert ma pensée à toute l'humanité
En plus simple, je l'ai vulgarisée...
Je suis... j'étais Stephen Hawking.

*Stephen William Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique, est né le 8 janvier 1942 à Oxford et mort le 14 mars 2018 à Cambridge.

mercredi 7 mars 2018

Les monologues de Macron de Rothschild : « Trump, le déconstructeur ! », dans le blogiblag du 07/03/18 (LJ ©2018).


« AMERICA FIST ! »

«Mon petit président d'amour» était vénère, au fond de ses draps roses. Plus que quelques heures à dormir et son cerveau sur-excité refusait de se mettre en veille. À ses côtés Brigitte ronflait, comme à son habitude, dans les bras de Morphée. C'est le moment qu'il choisit pour lui avouer la chose... un message subliminal adressé à sa chère et tendre moitié:

-Écoute moi bien, sans en prendre ombrage, ma louloute... D'accord, le 8 mars c'est la journée de la femme mais tu ronfles comme un sonneur et je n'ai plus que 4 heures de sommeil à espérer... Peut-être serait-il temps que tu te fasses opérer de la cloison nasale et des amygdales? Sinon, je ne vois pas d'autre espoir pour finir ce quinquennat que de faire chambre à part. Voilà, c'est dit! Bon... tu t'en fous...

Sur sa lancée, il poursuivit:

…mais que vont manger nos petits touristes Américains si nous leur surtaxons le beurre de cacahuète, le jus d'orange, le bourbon, les airelles... C'est déjà pas facile de les faire traverser l'atlantique jusque chez nous, et pour quels attraits? Même les hamburgers de chez Mac Do sont moins goûteux et les rations sont trop petites. Ils vont crever de faim en France, c'est sûr! Tout ça pour défendre de l'aluminium et de l'acier produits par l'Allemagne et les pays de l'Est qui ont si bien coulé notre industrie sidérurgique... Morbleu! En Europe, c'est toujours la France qui fait les frais des décisions contre-productives... Trump fait ressortir le pire qu'il y a en nous. Celui-là, je vais me le faire...

…L'acier et l'aluminium plus chers, le prix des matériaux de construction vont flamber et les constructeurs automobiles ou de lave-linges parieront encore plus sur les dérivés du pétrole. Ils vont nous envoyer des voitures en plastique moulé, des tambours de machines à laver en plastique, des canettes en plastique et quoi encore? Plus de pétrole, plus de déchets à enterrer ou à incinérer, plus de pollution de l'air, des sols et des eaux. Il faudra absolument qu'en 2025 tous ces plastiques soient recyclés, sinon... Merde in France!

"Les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner... Je promulguerai ces mesures la semaine prochaine et elles seront appliquées pour longtemps. Maintenant, vous devrez reconstruire vos industries" avait précisé Donald Trump à l'intention des industriels américains.

Sur le point de s'endormir, le président Macron eût cette brève image du dernier président des États-Unis, le grand mammouth blond, en train de siphonner la piscine ou grenouillaient et crapotaient les dirigeants du monde entier, qui se retrouvaient ainsi tous à poil à se monter dessus, contraints et forcés à une orgie diabolique. La fin du monde! Lui essayait en vain de se hisser sur le rebord quand le président chinois Xi Jinping n'était même pas éclaboussé. Poutine était hilare. Kim Jong-un, dit "Rocket-Man", s'échappait de la piscine sur une fusée.

...TRUMP est un déconstructeur: ignare, le big boss a travaillé six mois à défaire toutes les avancées d'Obama et maintenant il joue l'avenir de son pays sur des coups de tête, le menton en avant comme un boxeur. Pitoyable, il se prend pour un génie de la négociation! La chute ne sera que plus terrible après un bourre-pif car il y aura toujours un nouveau président pour descendre le précédent. N'est-ce pas la loi du genre? Moi, sans trop le vouloir, j'ai ringardisé Hollande et si je ne fais pas gaffe, je trouverai à mon tour un con pour démonter ma présidence avant la fin de mon premier quinquennat. Après, je joue à quitte ou double mon deuxième mandat.

Nonobstant, Brigitte Macron ronflait de plus bel, dans l'insouciance de sa condition de femme supérieure, à l'égale d'une Melania Trump. Se voyait-elle quitter le palais de L’Élysée dans quelques années, vieille et dépitée, devant la haie d'honneur de ses derniers serviteurs? En attendant, pour "la nuit de la femme", elle pouvait bien prendre ses aises et s'étendre au beau milieu du lit conjugal.

Macron se serra précautionneusement sur le côté... Sa nuit s'annonçait courte mais le sommeil cueillit «mon petit président d'amour» comme une fleur. Dans sont rêve, l'échec inéluctable de la COP21 (ratifiée à Paris en 2015 et entrée en vigueur en 2016 sous la présidence de François Hollande) apparaissait en filigrane sur les billets de banque, les euros comme les dollars à face de Trump.

dimanche 29 octobre 2017

La République se macronise ? « Oui, on l'a profond dans l'os », dans le blogiblag du 29/10/17 (LJ ©2017).

Comme dirait monsieur Mélanchon (le sosie de Carles Puigdemont ) à propos d'Emmanuel Macron : " C'est lui qui a le point ! ". En bref, la République l'a dans le cul.

Mais c'est quoi la « nouvelle  république numérique » imposée par Macron de Rothschild ? C'est une raie publique au beurre,  celle d'une grosse putain que notre gouvernement de nabots offre aimablement aux trusts américains comme à tous les profiteurs du World Wide Web, c'est à dire en priorité au GAFAM infâme et au NATU qui viennent capter nos économies, d'autant qu'ils ne paient pas d'impôts sur le bénéfice en France.

Les anciens "services publiques" disparaissent à toute vitesse à la façon des toilettes publiques, des bancs publiques, des cours du soir gratuits, des administrations, des écoles et des hôpitaux, des boulangeries dans les villages, des médecins de campagne, des  universités gratuites, des bureaux sociaux avec tous les imprimés nécessaires pour faire valoir ses droits, des boîtes aux lettres et des cabines téléphoniques, des fiches horaires dans les gares, des places de stationnement gratuites, du nettoyage des rues et du fleurissement des allées, des policiers aux carrefours remplacés par des caméras  et par des équipes de "conciliation" à l'entrée des quartiers chauds.

Et chaque jour, ce gouvernement de crétins des hautes écoles nous impose de nous rendre sur internet... vous savez, ce projet de l'armée américaine mis au point pour dominer le monde, à base de PC, de MacBook, d'iPhones et autres smartphones connectés à des super-calculateurs IBM, avec tous les abus caractéristiques d'un système informatique totalitaire : dépenses somptuaires pour acheter des téléphones, des tablettes et des laptops américano-asiatiques, frais additionnels de connexion à un fournisseur d'accès (américain), fourniture
contrainte de nos identifiants privés, création sans cesse de besoins nouveaux, multiplication d'accès inutiles à des services, inscriptions nécessaires, abonnements obligés pour pouvoir téléphoner à des parents ou pour écrire une simple lettre avec Word/Office, abus de position dominante en imposant des produits et des services virtuels « made in USA », identification systématique, traçage et ciblage permanents, débit de nos comptes bancaires demandé sous prétexte de chaque « nouveauté », pour chaque service ajouté et chaque logiciel bridé avec sa prétendue "version pro", publicités envahissantes plein les écrans, spams et virus, dépossession, dépendance et soumission par le stockage automatisé de nos informations sur des bases de données à New York ou Los Angeles (le Cloud) en remplacement des disques durs, enregistrement dans leurs fichiers de nos données personnelles,  vole occasionnel de millions de données bancaires et d'identités... J'en passe et des meilleures. Les milieux avertis décrivent leurs algorithmes comme des objets totalitaires prenant le pas sur les gouvernements et leurs administrations jusqu'à prendre le contrôle de nos vies devenues "plug and pay".

Non, le Web n'est pas net, loin s'en faut ! Au moyen âge, on balançait tous les matins son pot de chambre à Paris par la fenêtre
sur les passants en ricanant, la bonne blague ! Aujourd'hui ? On nous piétine pire que tout dans l'espace public numérique, la "raie-pue-blik" (celle de Mouna, crachée par derrière) offerte non seulement aux trusts américains mais aussi aux voyous et aux mafias qui vous menacent d'enlever vos enfants ou vous « ransoment » en cryptant vos données, qui  vérolent vos ordinateurs à loisir en passant par un maillage de serveurs distants, avec au bout un sale type assis là-bas, sur un trottoir de Bamako ou peut-être ce gus en costard assis à la terrasse d'un café-wifi au coin de la rue.
 
Oui, l'État français est coupable de négligence crasse sous prétexte de nous faire passer au 21éme siècle en deux coups les grosses, façon Macron-Hollande-Sarkozy, c'est à dire « à la hussarde ». Ce gouvernement est coupable de nous offrir pieds et poings liés aux réseaux commerciaux et mafieux, au nom de la très sainte « marchandisation » des « nouveaux citoyens de la mondialisation » sur Google, Facebook et Amazon, faisant de nous les victimes d'un vol organisé de grande envergure, une escroquerie internationale...

Alors, faisons les choses proprement ici et maintenant, Monsieur Macron ! Nous sommes français, oui ou non ?

Offrez nous donc des nouveaux "mobiles" bien de chez nous, et pas ces petites saletés d'iphones à 1350 boules pour servir la République... Non, pas ces appareils fabriqués en Chine par des « petites mains », des enfants et des femmes réduits en esclavage. Je veux parler d'un bon vrai "téléphone" des familles, fabriqué en France, par nos ingénieurs français rapatriés, avec un fournisseur d'accès français, sur un réseau français, sur un moteur de recherche français, dans un espace public numérique français garanti sans virus, sans espionnage, sans voleurs, sans abus de position dominante... et finalement sans les Américains.

Non, vous n'avez pas le droit de nous retirer tout ce qu'il y avait de bien depuis 50 ans en France, pour nous imposer cette saloperie de World Wide Web à l'américaine.

Voilà, je veux le Nouveau Service Public français du 21éme siècle, le NSP à la place du WWW ! Surtout pas cette pourriture infâme que vous nous servez avec un grand sourire sous le titre ronflant d'Internet, avec la complicité de messieurs Xavier Niel, Patrick Drahi ou Bill Gates. Pourquoi nous obliger à passer par leurs services pour simplement payer nos impôts ou pour dialoguer avec les administrations restantes ? C'est comme rajouter de la perversité à l'injustice. Ne sont-ils pas assez riches ?
 
Sinon ? Je préfèrerais aller naviguer sur le web en Chine, chez BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi). Parce que, tant qu'à se faire espionner et arnaquer, je trouve les chinois beaucoup plus professionnels.

Et puis non, je vais casser mon ordinateur, piler mon téléphone à coups de talons et disparaître dans la forêt. Merde in France !

vendredi 27 octobre 2017

Sauvons Nicolas Hulot : «#Glyphosate-2-merde», dans le blogiblag du 28/10/2017 (LJ ©2017).

Au siècle passé, les savants ont imaginé une source d'énergie inépuisable:la radioactivité. Hélas, les tonnes de déchets résultants ont une durée d'activité de plusieurs centaines de milliers d'années, de sorte que ces déchets mortels pourront remonter à la surface longtemps après que l'homme les aura enfouis sous terre et probablement même aura-t-il abandonné cette technologie.

Déjà, des millions d'habitants de la Terre sont atteints de cancers, de leucémies et souffrent d'hyper/hypothyroïdie. Sans traitement, ils se traînent comme des larves. Leurs enfants ont des ralentissements de la croissance, des troubles hormonaux et des retards mentaux. Mais curieusement, aucune statistique ne permet d'incriminer les nuages radioactifs qui se sont abattus sur nous suite aux essais nucléaires, aux fuites et aux explosions successives contrôlées ou accidentels. Étonnant, quoi! Rusé, l'état français a choisi des endroits peu peuplés au mètre carré, des femmes et des hommes peu susceptibles de se révolter en nombre comme sur le site de Bure, à pas plus d'une heure de Paris en TGV, pour enfouir ces déchets stratégiques hautement ou moyennement radioactifs au fond de cavités souterraines.

La chimie n'est pas en reste, avec des effets comparables: les produits les plus toxiques, mis au point dans les laboratoires américains et allemands, ont été disséminés en petits nuages sur les hommes, les bêtes et les plantes pendant les deux grandes guerres mondiales et surtout pendant la guerre du Vietnam par les États-Unis, qui ont utilisé 80 millions de litres de défoliant (l'agent orange) produit par Monsanto. Aujourd'hui, cette compagnie américaine, qui s'est associée à l'allemand Bayer, continue d'arroser la planète des pires cocktails de produits toxiques, fongicides, insecticides, herbicides et défoliants qui détruisent les cultures voisines et toute les végétations à l'entour. En plus, les paysans aspergent leurs terres d'engrais chimiques NPK.

Alors, il est urgent que les populations européennes se rebellent contre ces traitements ignobles et qu'elles réclament des comptes à leurs dirigeants et à l'Europe, à commencer par les Allemands eux-mêmes. Nos paysans doivent être soutenus et pris en charge par des organismes officiels de protection de la nature - car ce sont des grands malades - pour retrouver une agriculture saine et respectueuse de l'environnement en s'opposant courageusement au couple démoniaque Monsanto/Bayer. Hélas, notre champion Nicolas Hulot, adepte des petits pas, est contraint de négocier au minimum le retrait du glyphosate comme des centrales atomiques. Il a besoin du soutien des populations car sans nous, que peut-il exiger? Un beau soir, il mettra la clé sous la porte du ministère de la Transition écologique et solidaire. Par contre, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, complice de tous les lobbies, passera comme une fleur l'épreuve du temps.

Surtout, les contaminations successives ont déjà tué 80% des populations d'insectes (toutes espèces confondues), 80% des populations aquatiques et marines qui en plus sont poursuivies avec des sonars et sur-pêchées, 80% des espèces animales sur-chassées souvent jusqu'à l'extinction complète, 80% des variétés végétales et de la biodiversité sauvage.

Les herbicides et les engrais artificiels servent les grands céréaliers ainsi qu'une politique agricole d'un autre âge à base d'épandages rapides et d'une mécanisation à outrance, sur les territoires immenses du remembrement, après la ruine des petits paysans méprisés, esseulés et la captation de leur héritage. Mais de plus en plus de ces gros profiteurs et de leurs fils crèvent maintenant, intoxiqués, soit des milliers de familles anéanties dans le silence d'un profit coupable. Et toutes leurs terres agricoles resteront mortes encore pour des centaines d'années, vierges du moindre vers, incultes de la moindre bouse, ignorantes de la plus petite fleur sauvage... sans des lois draconiennes pour écarter ces méthodes abominables initiées par les technocrates de l'OECE/OCDE et développées pendant nos «Trente Glorieuses» pour booster l'économie et nous enrichir facilement.

Donald Trump, lui, dans la grande tradition américaine du mépris du sol et des indigènes, a décidé seul de quitter l'Accord de Paris (ratifié précédemment par Barack Obama pendant la COP21). Avec ce monstre de mépris à leur tête, les États-Unis sont-ils encore un pays? Hélas, je n'y vois qu'une armée d'assassins au service des opportunistes, des profiteurs, des businessmen, des financiers et des millionnaires. Mon pays aurait tort de vouloir encore les imiter... Merde in France!

vendredi 20 octobre 2017

Le système Rothschild : « #Macron100%salopard », dans le blogiblag du 21/10/2017 (LJ ©2017).


La base du « système Macron », c'est le laxisme pour les riches et la surtaxe des pauvres. Est-ce cela l'égalité de traitement des uns et des autres ? Macron fait payer les mêmes taxes pour tous alors que « la règle de la proportionnalité» était devenu le symbole de la justice sociale : nous voici donc revenus au moyen-âge, deux cents ans avant la lutte des classes ! 

Par exemple, il supprime les charges sociales payées par le patron pour les reporter sur la Contribution sociale généralisée (CSG) sur tous les contribuables, y compris les petits retraités qui ont déjà cotisé toute leur vie. Les patrons reçoivent tellement d'avantages qui n'en demandaient pas tant ! Macron leur avait déjà offert sous le gouvernement précédent le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). 


Pour faire ces cadeaux, il supprime un maximum d'aides sociales dont l'Aide personnalisée au logement (APL).

Surtout, il exonère les plus riches qui pourront utiliser ces sommes faramineuses économisées pour en investir une part en « actions » dans l'économie fictive, celle des bulles spéculatives qui ruinent tous les dix ans les petits actionnaires. Vous parlez d'une justice fiscale ? Ils ne seront surtaxés que si ils en profitent pour acheter dans l'immobilier en France mais qu'importe ? Avec la mondialisation, ils partiront acheter des maisons au Portugal ou en Amérique du Sud. Avez vous bien mesuré les conséquences de vos cadeaux fiscaux, Monsieur Macron ?

Avant de taxer les petits épargnants et les petits retraités, pourquoi ne pas faire payer en priorité les multinationales, les GAFA et les autres, qui doivent absolument déclarer leur part de bénéfices en France ? C'est simple et efficace, mais non... La France et l'Europe sont impuissants face aux délocalisations et aux paradis fiscaux. L’État n'est autorisé par l'Europe qu'à imposer les petits contribuables français, qui eux sont poursuivis et harcelés par le fisc. Vous parlez d'une justice fiscale ?

Les Français les plus riches pratiquent aussi la fuite des capitaux : pourquoi ne pas les imposer partout dans le monde en proportion de ces capitaux exilés, comme le font les Américains ? Non, au contraire, on leur supprime l'Impôt sur la fortune pour être sûr qu'ils ne paient vraiment rien. Mais comme vous êtes agréable Monsieur Macron !


Pire encore : l’État doit rembourser 9 milliards d'euros aux entreprises au titre de la taxe de 3% sur les dividendes, invalidée il y a peu par la Cour de justice de l'Union européenne, malgré tous les cadeaux fiscaux faits aux entreprises. Vous parlez d'une justice fiscale ?

Macron va supprimer la « Taxe d'habitation » des plus riches comme des plus pauvres sous prétexte que les quelques centaines d'euros économisés par les plus faibles économiquement sont une somme considérable qui va augmenter leur pouvoir d'achat tandis que cette économie ne représente pas grand chose pour les plus riches. Et pourquoi ne pas faire une taxe d'habitation proportionnelle à la richesse plutôt que de la supprimer complètement sous prétexte de l'égalité de traitement des riches et des pauvres ? Vous parlez d'une justice fiscale ?

Les Plans d'Épargne Logement comme les Assurances-vie (qui ont été conseillés aux petits travailleurs pendant trente ans) vont devoir payer une « Flat Tax » de 30 % pour que les intérêts résiduels chutent à 0,7 %, à l'égal des livrets d'épargne. Le prétexte est que ces sommes économisées après une imposition et des contributions sociales confiscatoires représentent « de l'argent dormant» qu'il vaut mieux investir ailleurs. Mais depuis quand l'argent destiné à l'achat d'un logement ou au financement d'un projet est de l'argent dormant qu'il faut surtaxer ? Vous parlez d'une justice fiscale ?

Et plus on va vers les plus démunis, les petits retraités et les petits chômeurs, et plus ils sont perdants, incapables de rémunérer leurs petites économies, incapables de s'acheter un logement, assujettis à l'égal des plus riches à tous les impôts, toutes les taxes et à toutes les contributions sociales, ruinés et bientôt jetés sur la paille... Vous parlez d'une justice fiscale ?

On la reconnaît la paupérisation rampante, celle qui à déjà jeté des millions d'Américains sur les routes, cette qui rémunère des Allemands à 1 euro de l'heure à l'égal des pays sous-développés d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique du Sud : comme eux, nous allons devenir à notre tour très concurrentiels ! Et pourquoi les travailleurs se sont-ils syndicalisés et battus pour leurs droits tout ce temps passé... Vous parlez d'une nouvelle justice sociale ?

Et puisque l'immigration est forcée et que le gouvernement veut accélérer les procédures de droit d'asile pour fournir de la main d’œuvre qualifiée (avec les impôts des petits contribuables) aux grands groupes français et aux multinationales de l'exemption fiscale, on va mettre tous ces jeunes immigrés en formation professionnelle et au travail chez nous pour imiter l'Allemagne victorieuse, tandis que les anciens travailleurs foutus à la porte et poussés au chômage, incapables à cet âge de s'adapter à la concurrence, sortiront des statistiques du chômage au bout de deux tentatives avortées pour retrouver un emploi. Vous parlez d'une nouvelle justice sociale ?

Oui, d'ici peu le chômage retombera à 5 % quand tous les pauvres et les exclus auront disparu des écrans et des statistiques comme en Allemagne, aux USA ou au Japon. Vous parlez d'une nouvelle justice sociale ?

Tiens, vive la mondialisation, bande de cons ! Il faudra même augmenter très vite l'immigration pour répondre à une forte demande de croque-morts et de fosses communes à creuser... Des maisons et des places dans les HLM vont se libérer en laissant crever les vieux et en jetant les chômeurs dans les oubliettes de Macron de Rotschild, à la Bastille ou ailleurs : la revanche des bourgeois industrieux ! On va même taxer le sucre comme jadis le sel avec la gabelle*, et puis on va rétablir les barrières d'octroi pour taxer les pauvres qui veulent rentrer dans les villes avec leurs vieilles voitures jugées trop polluantes etc. Mais surtout, on ne taxera pas les transporteurs internationaux qui traversent notre pays, polluent l'air et défoncent les routes payées par les contribuables. On ne taxera pas Amazon et les autres qui vont livrer à tours de bras les marchandises du CETA (accord commercial UE-Canada) et du TTIP (UE – Etats-Unis) pour concurrencer la Chine (qui elle a pris en esclavage toutes les petites mains d'Asie), pour finir de couler notre industrie flageolante.

Alors laissez-moi vous dire ici et maintenant : l'Entreprise Macron, celle qui fait en plus porter tout le poids de l'imposition et des taxes sur les plus faibles d'entre nous sous prétexte d'encourager la mondialisation, l'exploitation des travailleurs, la capitalisation boursière et l'exonération fiscale des multinationales est une belle saloperie.

*La gabelle était une taxe royale sur le sel imposée en France au Moyen Âge.

mardi 17 octobre 2017

Billet d'humour : « Christine Angot ou la duplicité des intellectuels », dans le blogiblag du 18/10/2017 (LJ ©2017).

Si j'ai traité précédemment de la duplicité des riches qui se font passer pour pauvres pour mieux capitaliser, je veux ici aborder le sujet de « la duplicité des intellectuels ». Et s'il est une femme admirable dans cet exercice solitaire, c'est Christine Angot. Fourvoyée par mégarde dans « ONPC », son discours haché et sinueux révèle une intellectuelle pur jus, raison pour laquelle nul ne devrait lui jeter l'anathème à propos de son dernier dérapage. Pour sûr, elle a déconné face à Sandrine Rousseau : avec son regard bas des mauvais jours, Angot a refusé toute légitimité à cette tête pensante d'Europe Écologie Les Verts qui osait parler « au nom de toutes les femmes violentées ».

C'est que Christine Angot a bâti son discours et son succès littéraire sur sa souffrance intérieure, celle de l'inceste. Écrivaine, elle refuse toute posture, toute victimisation au milieu des abuseurs, des violeurs et des pédérastes. Non, jamais plus elle n'endossera ce rôle en allant porter plainte inutilement, d'autant qu'il y a « prescription », mais quelle connerie : c'est un piège, une stigmatisation réservée aux brebis bêlantes qu'on mène à l'abattoir avec une fausse compassion.

Peu lui chaut Harvey Weinstein, qui restera célèbre pour ses frasques sexuelles en profitant de plusieurs générations de starlettes (au temps béni du droit de cuissage dans les coulisses des studios de cinéma). Et qu'importe la mort de Hugh Hefner, fêté par tous les médias, lui qui a prostitué les femmes (mais pas « la femme », une entité qui n'existe pas...) dans sa revue «Playboy». Car elle connaît trop bien la nature profonde des hommes, celle de prédateurs-jouisseurs. Derrière chaque prise de pouvoir au sein de la famille comme de l'entreprise, il y a des mains baladeuses et des abus sexuels. Oui, elle les connaît les Dominique Strauss-Kahn, les Bill Clinton, les Bill Cosby etc. mais elle leur dénie définitivement cette dernière coercition quand il faut venir en plus s'humilier devant les tribunaux.

Curieusement, les Américains auront été infiniment plus prompts à condamner Strauss-Kahn que Weinstein ou Cosby, cinquante ans après des carrières entièrement dédiées au lucre et au stupre : on ne voit bien la paille que dans l’œil de son voisin !

Christine Angot, concevant le phénomène dans sa globalité, ne peut pas simplement venir s'asseoir pour écouter les plaintes de quelques victimes expiatoires, ni quêter une quelconque « parole rédemptrice »: elle se voit plus grande et mieux armée. Chaque femme ne devrait-elle pas devenir un îlot de résistance ? Pourquoi attendre une porte-parole, même pure et vertueuse comme en a l'air Sandrine Rousseau ? Il faut « s'arranger » avec la réalité et chacune comme elle peut, car chaque cas est différent.

Ce faisant, au milieu de la fine équipe composée de Ruquier (un branleur de mots qui pouffe à chacune de ses blagues, avec le mauvais goût des amuseurs publics) et de Moix ( un branleur de subjonctifs pédant et pète sec), voilà que notre petite intellectuelle se met à son tour à saucissonner les propos de ses adversaires, à ratiociner plus que de raison pour conclure stupidement par un « C'est mon avis » qui clôt le débat (comme en use habituellement Yann Moix) . Ah, mais quelle erreur de casting de la part de Ruquier et de Catherine Barma ! Bien sûr, je comprends l'urgence de défendre Christine Angot et de dissimuler son « pétage de plombs » aux yeux des téléspectateurs ( Ruquier-Barma ont gardé les pleurs dans les yeux de la biche aux abois, histoire de faire le buzz ). En 1986, au « Jeu de la vérité » avec Patrick Sabatier, la production n'avait pas hésité à ruiner la carrière de Chantal Goya.

Surtout, cette fine équipe qui joue les trublions du PAF a raté le coche et la marche : merde, ils auraient pu anticiper la révolte des femmes avec l'affaire Weinstein ! Sans doute Ruquier est-il plus pressé d'anticiper le retour de « la Manif pour tous » ou de donner des leçons au pape François car la sodomie n'est plus un péché, seulement une extension du domaine de l'amour. Son ex-chroniqueur Aymeric Caron, lui, a critiqué (mal à propos) le mot d'ordre jugé spéciste #BALANCETONPORC sur les réseaux, mais on connaît sa lutte au nom de la cause animale : des cochons sacrifiés par millions à notre appétit méritent infiniment plus de respect, autant que tous les chiens battus, surtout venant de milliers de femmes victimisées.

Contre l'avis péremptoire de Christine Angot, l'affaire des abus sexuels est devenue virale et politique.

Et quoi ? Une intellectuelle a accepté imprudemment de participer à ce cirque médiatique des fins de semaines, quand les bobos se prélassent sur leurs divans, sans autre posture que sa bonne conscience et sa parole torturée et tortueuse autant que son cortex ? En plus, elle est allergique à la politique et aux politiciens : de fait, la voici en échec à chacune de ses interventions. Mais Ruquier n'avait pas pu résister en l'embauchant, pour changer des journalistes avec des vraies questions mais sans cesse éludées ! L'essentiel n'est-il pas de parvenir au
cœur du débat par des chemins de traverse ? Et puis, le cadeau du patron : une petite copine pour jouer avec Yann Moix, ce faux intellectuel de salon qui se prend pour une huître perlière, ce « pince sans rire » doté d'un humour de bulot hargneux (tellement loin de celui de Paul Meurisse), et de rire... ou de pleurer. 

Comment concilier sur un même plateau l'humour LGBT, moralisateur et christianophobe de Laurent Ruquier, tout dans la dénonciation, avec l'intellectualisme pervers de Christine Angot, assistée du très prétentieux Yann Moix (Sciences Po, prix Goncourt du premier roman et Prix Renaudot) ? C'est un mauvais calcul de la production d'opposer cette élite, venue s'attaquer à la médiocrité des dernières parutions littéraires et artistiques, au « tout venant » issu de la politique, de la scène, du sport, des banlieues etc. Pour Angot, l'intérêt n'est pas de surfer en 140 caractères sur les vagues du populisme et du politiquement correct et ces trois là, je vous l'assure, n'ont rien de féministe.  Ensemble, n'ont-ils pas épuisé en une nuit leur capital sympathie  pour les années à venir ?